Quand Tombe la Neige...

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Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:15

Titre : Quand Tombe la Neige...
Auteur : Mary Fiévé
Classification : PG-13, R
Résumé : Scully se prépare à passer Noël en famille mais elle est tourmentée par ses démons intérieurs...
Disclamé : Mulder, Scully, Maggie, Bill, Tara, et Charles sont la propriété exclusive de CC, je ne fais que les empreinter !
Note de l'auteur : Cette est la première que j'ai écrite en essayant de coller le plus possible au personnages, j'explore le côté fragile de Scully (ou du moins j'essaie...)!


Quand Tombe la Neige




Le silence cotonneux, une atmosphère froide mais dans laquelle on se perd de bien être, le ciel est d’un blanc inhabituel, caractéristique de cette saison, présage du miracle qu’attendent les enfants à la veille de Noël. Dana contemplait le calme apparent de la ville endormie, un matin d’hiver comme un autre accueillant la clarté du jour à travers les nuages. Hypnotisée par cette ambiance si particulière, elle buvait les dernières gorgées d’un thé brulant, attendant patiemment de voir apparaitre les premiers flocons de neige de la journée. Les étoiles de glaces firent enfin leur apparition, apaisement total de l’esprit, sa respiration se fit plus calme encore, plus lente, elle aimait cette sensation que provoquait la chute de ce rideau blanc, l’enveloppant dans un monde isolé de tout, lui procurant un bien-être et une sécurité rarement ressentis, elle replongeait dans l’enfance, quelques souvenirs lui revenaient en mémoire.
Une rafale de vent plus intense rabattit violemment un des volets, la sortant de ses réflexions dans un sursaut de surprise. Elle se tourna vers sa valise, ouverte sur son lit, qui n’attendait que d’être emplie d’affaires, préparant ainsi un voyage de quelques jours dans sa famille. Depuis 7 ans qu’elle avait débuté son travail aux affaires non classées, c’était la première fois qu’elle se permettait de prendre quelques jours pour Noël. Trop consciencieuse dans son travail, peut être aussi trop dévouée à son coéquipier, elle n’avait jamais osé partir pour les fêtes, redoutant de le laisser seul elle ne passait que le réveillon avec ses proches, ou alors le passait avec Mulder lui-même qui avait réussi à l’attirer dans une de ces escapades farfelues prétextant qu’il avait besoins d’elle pour une enquête. Laissant finalement vagabonder ses pensées sur ces années passées en partenariat avec cet homme devenu son meilleur ami, elle alla dans la cuisine reposer sa tasse et, au passage, alluma la radio, désireuse de se tenir informée des dernières nouvelles concernant la météo. A l’écoute des prédictions elle comprit qu’elle mettrais au moins deux fois plus de temps qu’à l’habitude pour rejoindre la maison de sa mère en dehors de la ville, elle retourna dans sa chambre, entreprenant de terminer cette valise désespérément ouverte et vide depuis son levé. Ces quelques jours seraient placés sous le signe du repos, de la douceur retrouvée d’un cocon familial trop longtemps éloigné de sa vie, elle déposa donc dans le bagage des pulls, des jeans, un ou deux gros gilets pour les petits déjeuners en famille, aucune trace de tailleurs ou de chemises, ils resteraient à Georgetown avec sa plaque et son arme. Quelques jours d’une vie normale qu’elle n’avait pas construite, qu’elle avait laissée s’échapper au fil des années, s’accrochant à ce travail devenu une quête. Quelques jours où le FBI serait mis entre parenthèse, où elle serait séparée de Mulder, pas de nouvelles, pas d’appels, ils en avaient convenu ainsi.
Midi. La ville avait revêtu son manteau blanc que le ciel continuait de tisser imperturbablement. La vie semblait avoir déserté les rues, les parcs, ce silence de plus en plus en profond, de plus en plus en plus apaisant enveloppait la jeune femme avec une délicatesse infinie qu’elle chérissait. Cette atmosphère la faisait se perdre dans ses pensées, elle se l’autorisait si rarement qu’elle en profitait comme on se délecte d’un cadeau inattendu. Elle fut sortie de ses réflexions à regret par la sonnerie du téléphone, se dirigeant dans le salon pour répondre elle priait pour que se ne soit pas Mulder tout en espérant de toutes ses forces entendre la voix de son partenaire dans le combiné.

-Oui ?
-Dana ? C’est maman ! Comment vas-tu ?
-Maman ! Un sourire forcé se dessina sur les lèvres de la jeune femme, curieusement, elle n’avait aucune envie d’avoir une conversation avec sa mère, sachant pertinemment pourquoi elle appelait. Ca va, je me prépare !
-Tu viens toujours n’est-ce pas ?
-Oui, je viens toujours, j’ai pris quelques jours exprès, ce n’est pas pour passer Noël seule chez moi !
-Tu viens seule ?
-Maman ? Elle n’aimait pas la tournure que cette discussion prenait.
-Tu vas faire la route seule par ce temps ?
-Je pars demain matin, les chasse-neiges et les saleuses seront passés, ne t’inquiète pas, je te téléphone à mi chemin d’accord ?
-Entendu ! A demain ma chérie !

Scully raccrocha, légèrement irritée par les questions de sa mère, elle savait qu’en tant que catholique pratiquante elle se devait de se marier un jour, surtout du point de vue de sa mère, mais elle tolérait mal ce genre d’intrusion dans sa vie privée. La jeune femme alla se préparer à déjeuner, non pas qu’elle ait faim, mais le besoins de s’occuper les mains et l’esprit afin d’éviter de gâcher ce moment de calme si rare dans sa vie dernièrement était devenu son but premier. Elle ne pu empêcher de laisser aller ses pensées de nouveau, son esprit se perdit une fois encore dans les souvenirs de ces 7 dernières années, elle était en congé depuis 72 heures seulement, et chaque moment où elle s’évadait dans sa mémoire, une seule personne habitait son regard perdu dans le vide, Mulder. Elle secoua la tête, fermant les yeux un instant, qu’est ce qui lui arrivait, ça ne lui ressemblait pas, rester pensive toute la journée n’était pas dans ses habitudes, elle alla déposer son assiette de salade sur la table basse du salon attrapant un livre au passage, décidément il fallait qu’elle s’occupe l’esprit avant de sombrer dans une léthargie de réflexion qui n’était pas en accord avec ce qu’elle était.
Plongée dans sa lecture, un frisson lui fit lever les yeux, la nuit tombait, les nuages laissaient place aux étoiles accompagnées de l’astre de la nuit, donnant des reflets argentés à la ville qui s’apprêtait à célébrer Noël. Elle fut tirée de sa contemplation par une personne frappant à la porte. Elle baissa la tête, essayant de refreiner un sourire, elle savait qui c’était, un 23 décembre au soir, ça ne pouvait être que lui, elle reprit sont sérieux, voulant l’accueillir froidement, non cette fois il ne l’aurait pas, cette fois elle résisterait, elle passerait noël en famille. Le visage sérieux, presque sévère, elle s’approcha de la porte et l’ouvrit, laissant ainsi apparaitre son coéquipier dans l’encadrement de bois.

-Mulder ! Souffla-t-elle dans un soupir qui se voulait plus las qu’elle ne l’aurait souhaité.
-Je…J’aurais besoins de toi !
-Ah non ! Non ! Mulder je prends la route demain, il est hors de question que je ne passe pas noël en famille cette année ! Le coup des fantômes une fois mais pas deux !!
-Donc tu reconnais avoir vu deux fantômes ! Lança-t-il le regard moqueur. Elle baissa les yeux.
-Bon ne reste pas là entre ! Elle chuchotait presque, il venait de la moucher. Elle se reprit rapidement, récupérant une voix claire. Je peux savoir ce qui t’amènes, même si je ne te suivrais pas !
-Le temps…
-Le temps ? Elle l’observa en silence, il s’était posté devant la fenêtre du salon, contemplant la ville sous ses éclairages nocturnes et la lueur argentée de la Lune. Il finit par lui faire face.
-Le temps ! Il afficha un sourire satisfait de la surprise qu’il provoquait chez la jeune femme. Il alla s’assoir dans le canapé, lui tournant ainsi de nouveau le dos.
-Bon je veux bien te faire du café à la condition que tu m’expliques cette histoire ! Elle avait dit ça sur un ton quelque peu exaspéré, laissant filer ces mots dans un soupir d’agacement.

Elle partit s’afférer dans la cuisine pendant que Mulder se perdait dans ses pensées. Il était sur qu’elle réagirait comme ça, il savait qu’il l’agaçait, il aimait la taquiner, mais aujourd’hui il ne savait pas comment aborder le réel sujet de sa visite, il savait qu’elle n’apprécierait pas, trop indépendante pour le laisser faire il était certain qu’il aurait du mal à la convaincre. L’odeur du café se fit sentir, Scully revint dans le salon, deux tasses fumantes en main, elle en tendit une à son ami avant de s’installer à côté de lui dans le canapé. Elle replia ses jambes sous elle et s’appuya le dos à l’accoudoir, une fois à son aise elle leva ses yeux interrogateurs et sévères sur cet homme qui lui préparait une fois de plus une des ces extravagances. Il tourna la tête et plongea dans la mer azurée de son regard inquisiteur, le silence les habitait, comme souvent ils restèrent ainsi plusieurs minutes sans prononcer un mot, ils avaient l’habitude des ces longues pauses dans leurs conversations, ils s’y retrouvaient sans gène. Le calme fut brisé par la voix de Mulder.

-Je ne suis pas là pour une enquête en réalité !
-Vraiment ? Que me vaut l’honneur alors ?
-La neige ! Un léger sourire quasi imperceptible se dessina sur ses lèvres.
-Tu peux m’expliquer ce qu’il t’arrive à la fin ? Scully ne comprenait pas, elle était agacée, heureuse de le voir, mais agacée, elle aurait voulu se coucher tôt pour partir de bonne heure, projet raté…
-Je vais t’emmener chez ta mère, je fais juste l’aller retour, je te dépose là bas !
-Mulder je ne suis une grande fille…il la coupa
-Je ne veux pas que tu conduises avec toute cette neige !
-Mulder…Je vais prendre la route demain matin que ça te plaises ou non, et c’est moi qui conduirais !
-Non !
Elle le regarda interloquée, depuis quand lui interdisait-il quoi que ce soit, depuis quand quelqu’un lui dictait ce qu’elle devait faire ? Le visage de Mulder avait revêtu un masque de sérieux des plus impressionnant, il n’avait pas envie de plaisanter, il ne voulait pas qu’elle risque un accident la veille de Noël avant de rejoindre sa famille. Il connaissait l’importance pour elle de retrouver ses proches, il savait qu’elle attendait ces quelques jours de congé depuis longtemps, sa proposition de l’emmener lui permettrait de s’assurer qu’elle arriverait bien à destination et qu’elle pourrait profiter de ces instants en famille comme elle le désirait.

-Ecoutes tu es fatiguée à cause de notre dernière enquête, et la route est dangereuse, laisse moi faire ça pour toi, être deux pour conduire n’est pas aberrant ! Il avait posé sa main sur la cheville de la jeune femme, s’assurant ainsi qu’elle serait attentive à ses paroles.

Elle resta silencieuse, mettant fin aux jeux de leurs regards ses yeux s’étaient perdus dans le vide, il n’avait pas tord, et finalement ce ne serait pas la première fois qu’elle se repose sur lui, il était là, s’il n’était pas venu elle ne l’aurait pas appelé, par orgueil, par soucis de toujours vouloir se montrer forte, mais là, il était là, pour elle. Elle releva les yeux sous la pression des doigts de son partenaire sur sa cheville, plongeant dans son regard interrogatif, il attendait une réponse, quelle qu’elle soit, il respecterait son choix et elle le savait, mais il voulait savoir.

-Très bien tu as gagné ! Souffla-t-elle dans un soupir faussement exaspéré…
-Tu m’en vois ravi ! Un sourire vainqueur étirait ses lèvres.

Le silence s’installa, ils se regardèrent quelques minutes puis Scully se leva, obligeant leur contact physique et l’étreinte de leurs regards à se briser, elle allait ranger les tasses dans la cuisine. Elle disparut quelques minutes pour revenir avec une couverture et un T-shirt qu’elle tendait à Mulder. Il l’interrogea silencieusement, sachant parfaitement ce qu’elle sous entendait par ces gestes, elle lui sourit, un sourire discret, presqu’indécelable.

-Je mets le réveil à 7h, on part à 8h30 au plus tard, je voudrais arriver avant le déjeuner ! Ca te convient ?
-Tu sais parfaitement que je serais levé avant 7h, alors oui ça me convient !
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Re: Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:16

Elle refreina un rire timide et sans un mot alla dans sa chambre, refermant la porte sur Mulder qui venait de prendre possession de la télécommande. Elle se mit en sous-vêtements et s’enveloppa de son peignoir avant de sortir de sa chambre en silence pour aller dans la salle de bain. Elle priait pour que Mulder ne se retourne pas. Elle se glissa sous une douche chaude voulant chasser toutes les pensées de la journée. En quelques minutes elle ressortait de la pièce humide, ne pouvant s’attarder sous la douche à cause de la présence de cet homme dans son appartement. Elle avait du mal à calmer les sentiments qui se bousculaient en elle, tiraillée entre la peur de se dévoiler d’avantage à son partenaire, et le bien être et l’apaisement que pouvait lui apporter sa présence. Elle se glissa dans sa chambre pour se coucher aussitôt, Mulder se retourna au bruit de fermeture de la porte, il sourit, il l’avait entendue se doucher mais il la respectait trop pour la regarder revenir, ne souhaitant pas la mettre mal à l’aise.
7h15. Elle sortit de sa chambre en silence, habillée, coiffée et légèrement maquillée, son premier regard fut pour lui, il dormait, la télécommande dans sa main posée sur le ventre. Elle alla éteindre la télé avant de se rendre dans la cuisine pour préparer du café, elle le réveillerait après, quelques minutes de sommeil supplémentaires lui seront bénéfiques. Le parfum du liquide noir le réveilla, le sortant d’un sommeil réparateur qui ne lui était plus familier depuis bien des années. En se levant il remarqua avec surprise que son mal de dos matinal ne l’accompagnerait pas aujourd’hui, il se dirigea vers la cuisine et s’arrêta à l’entrée, il prit le temps de la regarder, s’appuyant sur le chambranle de la porte il resta silencieux, voulant profiter de ce moment si particulier. Elle se retourna, une tasse dans chaque main, le voyant là elle s’arrêta net, leurs regards se croisèrent, s’accrochèrent, un sourire, leur façon à eux de se dire bonjour, le silence ne serait pas perturbé ce matin. Elle lui tendit l’un des cafés, l’invitant sans un mot à s’assoir à la table, face à face ils laissèrent le calme de ce matin de veille de Noël les envelopper, leur procurant ce bien être qu’ils ne ressentaient que trop rarement, à l’exception des moments qu’ils passaient ensemble.
8h00. Pas une parole ne s’était échangée entre eux, Mulder prit la valise de son amie pour la descendre à la voiture, elle le suivait, fermant son appartement à double tours. Le froid les saisit à leur sortie de l’immeuble, Dana resserra le col de son manteau alors que Mulder ne réagit pas, ses jogging matinaux l’avaient habitué à la dureté des matins d’hiver. La neige s’était à nouveau invitée sur la ville, épaississant son manteau blanc de quelques centimètres, donnant une atmosphère de silence et de calme inhabituel à ce milieu urbain. Scully s’engouffra dans la voiture pendant que son partenaire mettait le bagage dans le coffre avant de la rejoindre, se plaçant au volant.

-Tu n’as rien oublié, on peut y aller ?
-C’est bon, allons-y, on va en avoir pour deux fois plus de temps avec cette neige, je voudrais arriver pour le déjeuner !
-Bien !

Une Ford noire démarra dans les rues de Georgetown, troublant le silence ambiant elle se dirigea vers la sortie de la ville. Les deux premières heures de route se déroulèrent sans un mot, quelques regards croisés au hasard d’une observation mutuelle, mais pas un son ne perturba ces moments de complicité. Mulder s’arrêta sur une étendue de terre battue, il avait besoin de se dégourdir les jambes quelques minutes, il lui restait deux heures de conduite, il avait besoin de s’aérer pour se reconcentrer. Il laissa Scully seule dans la voiture, le contact allumé pour lui procurer la chaleur nécessaire.
30 secondes, 1 minute, 5 minutes, il ne savait pas combien de temps elle avait mis pour le rejoindre dans le froid, mais elle était là, devant lui, fragile, au bord des larmes, elle tremblait mais pas de froid, ses yeux fuyaient les siens, elle se mordait la lèvre, elle résistait, il le savait. Il finit par l’entourer de ses bras, il ne lui demanderait rien, si elle le souhaitait elle parlerait, mais il ne la questionnerait pas, elle le savait. Contre lui elle laissa ses larmes s’exprimer, leur permettant de dévaler ses joues rosées par l’air glacé. Elle laissa l’étreinte de Mulder se resserrer sur elle, ne pouvant lutter, elle avait besoin de cette sécurité, de ce soutient sans jugement qu’il lui portait, elle avait besoin de laisser ses émotions s’exprimer pour un moment lui permettant ainsi de ne pas craquer une fois en famille, toujours être forte devant eux, seul son ami serait le témoin de ses faiblesses, comme il avait pu l’être ces 7 dernières années. Quelques sanglots et la jeune femme avait repris le dessus, la sentant se calmer il desserra son étreinte, plongeant dans son regard océan il encadra le visage de son amie avec ses mains, essuyant les dernières larmes assez téméraires pour continuer de rouler sur ses joues. Leurs yeux s’accrochèrent, il lisait combien elle était bouleversée, elle le laissait voir sa détresse, ouvrant son âme à l’analyse attentionnée et protectrice de cet homme qui prendrait soin d’elle quoi qu’il arrive. Il l’invita silencieusement à retourner au chaud dans la voiture, il ne reprendrait pas la route tout de suite, elle avait besoin de son écoute, de son attention, il ne repartirait qu’avec son accord.
Une fois installée, elle inspira longuement, emplissant ses poumons à leur maximum avant de les vider dans une expiration lente et contrôlée, elle reprenait les rênes de ses sentiments, retrouvait son self-control avant de se lancer dans la justification de ce moment de faiblesse. Elle le lui devait, il était toujours là, ne demandait jamais rien, lui expliquer était sa façon de le remercier.

-Pardonne-moi… Elle avait les yeux rivés sur ses mains posées sur ses cuisses, ses doigts jouaient de nervosité sur le tissu épais de son manteau toujours fermé.
-… Il tourna ses yeux vers elle, l’enveloppant d’un regard qui se voulait rassurant, il la laisserait aller jusqu’au bout, sans l’interrompre, écoutant ce qu’elle dirait, sans lui en demander d’avantage.
-Je…l’an dernier…elle soupira…l’an dernier je n’y ai pas pensé, notre escapade dans la maison abandonnée ne m’a pas permis de laisser aller mes pensées… Elle sentait les larmes revenir, non il ne faut pas, une fois c’était déjà une fois de trop, elle ferma les yeux, offrant un rempart aux flots qui menaçaient de la submerger. La dernière fois que j’ai passé Noël avec eux…ça a été pour être tourmentée par le souvenir de Melissa et finalement pour apprendre que j’étais…maman… Le mot de trop, une larme roula jusqu’au coin de ses lèvres. Tu comprends la dernière fois que j’ai mis les pieds là bas pour fêter Noël, j’ai reçu le plus beau des cadeaux pour qu’on me le reprenne quelques jours plus tard.

Plus de force, plus de patience, les sanglots la secouèrent de nouveau, les larmes roulaient sans retenue, venant mourir dans son cou, trempant son écharpe, la faisant frissonnée comme pour lui rappeler que sa fille avait froid là où elle était maintenant. Dans un geste lent et calme il approcha sa main, séchant quelques unes des gouttes salées du dos de sa main, il termina sa course en glissant ses doigts dans les cheveux de la jeune femme, la faisant basculée contre lui, toujours sans un mot, parler serait inutile, que dire pour consoler d’une douleur si vive, rien, les gestes suffisaient, elle se laissa de nouveau aller, plus de volonté, plus de barrières, elle avait trop mal.
Lentement il la redressa, se permettant de plonger son regard dans le sien, elle venait de se livrer, de tout laisser échapper, il en était et en serait le seul témoin. Comment trouver les mots qui lui permettraient de tenir pendant ce séjour, peut être étaient-ils superflus, peut être n’avait-elle besoins que de sa présence maintenant, la soutenir, lui montrer qu’il était là, qu’il la comprenait, qu’il partageait sa peine, la parole serait de trop, risquant de la fragiliser d’avantage. Il passa sa main sur sa joue salée, effaçant les traces de ses larmes, un léger sourire, qu’elle lui rendit difficilement, et la voiture redémarra.
Midi et demi. La Ford noire s’engagea dans l’allée de la résidence Scully, le trajet avait été silencieux, Dana reprenant ses esprits, revêtant ce masque d’indifférence qui la protégeait du monde extérieur. Maggie venait d’apparaitre sur le perron, fronçant les sourcils, essayant de comprendre pourquoi il y avait deux personnes dans la voiture de sa fille. Le véhicule se rapprochant, elle reconnu Mulder au valant, un sourire étira ses lèvres, comment avait-elle pu imaginer qu’elle vienne seule. A la vue du visage enjoué de sa mère, Scully poussa un soupir, venant de couper le contact Mulder se tourna vers elle, lui prenant la main il s’assura qu’elle l’écoutait :

-Ca va aller tu verras…un sourire volatile se posa sur ses lèvres…je t’aide à sortir tes bagages et je repars, je ne veux pas te priver de ta famille !
-Tu ne restes pas déjeuner ? Elle avait levé ses yeux couleur océan, le suppliant presque du regard. Maman ne te laissera pas repartir comme ça tu le sais !
-Bill n’appréciera pas et tu le sais aussi…
-Mulder…
-Je ne veux pas créer des tensions autour de toi la veille de Noël, ce soir c’est le réveillon, profites d’eux…

Ils sortirent de la voiture, Maggie embrassa sa fille, la prenant dans ses bras, puis elle se tourna vers Mulder, lui disant bonjour elle lui proposa de déjeuner avec eux mais le ton qu’elle avait employé ne laissa pas de place au refus, ce dernier accepta donc sous le regard reconnaissant de Scully.
Pendant que Dana déposait ses affaires dans sa chambre d’adolescente, Mulder s’affairait à descendre les cadeaux qu’elle avait amenés pour sa famille.

-Décidemment on ne vit plus sans vous dans cette famille !!! Bill venait d’apparaitre dans l’encadrement de la porte.
-Je ne fais que déposer Scully, je repars tout à l’heure !
-Dana est assez grande pour conduire elle-même, elle a son permis vous savez !
-Je sais ! Je lui ai proposé pour lui éviter la fatigue d’une conduite par ce temps, ainsi elle profitera plus de vous tous !
-Et si vous laissiez ma sœur tranquille pour une fois ?
-Vous la connaissez, si elle n’avait pas voulu elle aurait dit non ! Faudrait savoir, une fois je la mets trop en danger à votre goût, et maintenant je m’occupe trop d’elle, décidez vous !
-Bill ! Aide-le à décharger plutôt que de le déranger avec ton discours irrespectueux, je ne t’ai pas élevé comme ça ! Maggie venait de réapparaitre sur le pas de la porte.

A la surprise de Maggie et surtout de Mulder, Bill s’exécuta sans mot dire. En quelques minutes, les cadeaux étaient rangés et tout le monde était installé dans le salon. Dana descendit rejoindre ses proches, ils n’attendaient plus qu’elle pour se mettre à table. Un combat silencieux de regards s’était installé entre Bill et Mulder, agaçant Maggie et Tara, mettant Scully en position délicate, laissant Charles indifférent.
Autour de la table, Maggie s’était encadrée de ses deux fils, Dana entre Charles et Mulder et Tara entre Bill et Mulder. Le repas ne fut pas très animé, la tension entre Bill et Mulder laissait une ambiance loin de celle d’un repas de veille de Noël. Au milieu de ce déjeuner quelque peu glacial, Tara se leva, allant chercher son fils, un enfant de deux ans, qui la réclamait alors qu’il ne s’était pas fait entendre jusque là, jouant tranquillement dans son parc. Elle revint aussitôt, installant son bébé sur ses genoux. Scully ne pu empêcher un sourire de naître sur son visage, mais son regard se fit mélancolique, discrètement Mulder avait attrapé sa main posée sur ses genoux, elle ne réagit pas, ne voulant pas que ses proches remarquent ce geste, mais elle resserra l’étreinte que lui proposait son ami, le temps de refouler les quelques larmes qui menaçaient de monter alimenter l’azur de ses yeux.
Cet enfant était devenu une source de joie et de souffrance à la fois, lui offrant la chance de s’occuper d’un petit être fragile mais lui rappelant sans cesse ce Noël deux années au par avant, rouvrant continuellement une blessure qui ne cicatrisait déjà pas. Etre en présence de ce miracle de la vie ravivait en elle tous les doutes qui pouvaient l’animer ces dernier temps, tenter l’expérience, être mère célibataire, partir dans une croisade contre la médecine, contre son esprit scientifique qui la poussait à n’avoir aucun espoir, essayer coute que coute, elle souhaitait, plus fort que ça, un appel de l’instinct, elle avait besoin, un besoin presque vital, devenu obsessionnel, devenir mère, donner la vie elle-même à son tour. Une pensée de trop, elle se leva de table, brisant l’étreinte que lui offrait Mulder, elle sortit, ses larmes la guettaient, attendant patiemment le moment où une brèche s’ouvrirait dans les barrières d’indifférence qu’elle érigeait continuellement.
Une ou deux minutes, encore une ou deux minutes et elle retournerait à table, une larme, une seule avait finit par avoir le dessus sur elle, se reprenant rapidement elle avait calmé sa respiration et recouvrait le contrôle de ses émotions. Sa mère la rejoignit, elle posa une main maternelle sur le visage de sa fille.

-Ca va ma chérie ?
-Je vais bien maman, je me disais qu’il était tant d’amener le dessert ! Tout en disant cela elle s’était emparée du plat pour repartir aussitôt vers la salle à manger, accueillie par des acclamations de satisfaction à la vue de la bûche qu’elle apportait.
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Re: Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:17

Maggie resserra le châle qu’elle portait sur ses épaules, laissant échapper un soupir d’impuissance fasse au mutisme de sa fille cadette. Elle rejoignit la table afin d’aider Dana à servir cette bûche de Noël qui n’attendait que d’être dégustée. Le déjeuner se termina comme il avait commencé, peu jovial, toujours cette tension entre Mulder et Bill, toujours ce mal être chez la jeune femme, il lui venait presque l’envie de repartir avec son partenaire tout à l’heure.

Quatorze heures trente. Le moment du départ approchait, Mulder dit au revoir à tout le monde, remerciant chaleureusement Maggie pour lui avoir permis de se reposer avant de prendre la route. Il sortit de la maison en compagnie de Scully, elle ne le regardait pas, peur, peur de lui dire au revoir, peur de lui demander de rester, peur pour la première fois de se retrouver en famille, impossible de lui offrir son regard, il le verrait, elle ne voulait pas, il était assez tracassé comme ça, elle serait assez forte. Elle lui dit au revoir du bout des lèvres, sans croiser son regard.
Sur le perron, face à face il venait de lui dire au revoir, il passa à côté d’elle, leurs mains se frôlèrent pour s’accrocher l’une à l’autre, elle se retourna, un dernier regard, leurs doigts se séparèrent laissant le bras de la jeune femme retomber le long de son corps, il monta dans la voiture, elle le regarda partir, finalement, elle aurait aimé qu’il reste…
Elle resta là quelques instants, ses yeux se perdant dans la découverte de ce jardin enneigé qui s’offrait à elle. Le manteau hivernal de la nature avait épaissi, personne ne l’avait remarqué mais le déjeuner avait laissé place à une nouvelle chute de neige, laissant les cristaux de glace danser dans la valse du vent jusqu’à se déposer au sol, apportant quelques centimètres de plus à l’épaisseur déjà existante. Il avait repris la route, faisant le chemin inverse dans des conditions encore moins clémentes qu’à l’allée, et elle l’avait laissé faire. Elle retourna à la porte, se mettant au chaud après avoir été secouée par un frisson que le froid lui avait imposé. Elle entra, claquant la porte sans vraiment le vouloir, n’accordant aucun regard à sa famille elle monta l’escalier voulant se réfugier dans sa chambre au plus vite. Nerveusement elle se mit à ranger les quelques affaires qui comblaient encore sa valise, elle sentait son corps bouillonner, agité par un tourbillon d’émotions de moins en moins gérable, même pour elle qui avait l’habitude de ne jamais rien montrer. Pourquoi maintenant, pourquoi en ce moment, pourquoi elle, autant de questions semant le trouble en elle, elle ne savait pas y répondre, ne comprenant pas son état depuis quelques temps, elle était à fleur de peau, s’était remise à penser à Emily, à Melissa, à son cancer, à sa stérilité, autant d’idées qui la tourmentaient ne la laissant en paix que rarement depuis quelques jours. Son désir d’enfant s’accroissait à mesure que ses chances s’amenuisaient, sa solitude perpétuelle lui devenait pesante, l’absence d’êtres chers lui devenait insupportable, que lui arrivait-il, elle se sentait à bout, à bout de souffle, à bout de forces, à bout de larmes, à bout de tout, elle s’allongea sur son lit, repliant ses jambes contre elle, elle laissa glisser une larme silencieuse avant de s’endormir, fatiguée de trop penser.
Un quart d’heure qu’il roulait, il du se résoudre à faire demi tour, la neige avait encombré la route il n’avait parcourut que deux kilomètres, le retour à Washington était impossible pour ce soir. En vingt minutes il franchissait de nouveau le portail de la résidence Scully, Maggie sortit sur le perron, elle avait entendu la voiture revenir, tout le monde dans la maison vaquait à ses occupations, elle était seule dans le salon quand elle avait perçu le bruit du moteur.

-Fox ? Il y a un problème ?
-Pardonnez-moi mais…la neige empêche toute circulation…
-Ce n’ai pas un problème, entrez !

Après lui avoir offert le café, Maggie conduisit Mulder dans la chambre d’ami à l’étage, celle-ci se trouvait en face de la chambre de Dana. Maggie laissa cet homme qu’elle considérait presque comme son troisième fils s’installer, lui spécifiant que sa fille se trouvait dans sa chambre s’il la cherchait. Il s’installa sommairement, il n’avait aucune affaire de rechange, aucun bagage à défaire. Après s’être accorder quelques minutes de calme il alla frapper à la porte d’en face, le silence lui répondit, il redonna un coup plus fort et entendit la voix de sa partenaire dire qu’on pouvait entrer. Il découvrit la jeune femme allongée sur son lit, toujours les jambes repliées sur elle, dos à la porte elle fixait le mur qui s’offrait à sa vision. En silence il vint s’assoir sur le bord du lit, elle aurait reconnu son parfum entre mille, elle ne bougea pas, sachant que c’était lui elle n’avait pas à bouger, il comprendrait. Elle ne chercha pas à comprendre pourquoi il était là, plus d’une heure qu’elle avait vu la voiture disparaitre au coin de l’allée, mais il était là, peu importe la raison, elle se sentit apaisée, rassurée par sa présence. Il posa une main sur son épaule, elle tourna le regard vers lui avant de se redresser pour s’assoir adossée à la tête de lui.

-Ca va ?
-Oui ça va…elle avait gardé les yeux baissés…et toi ? Que fais-tu ici ?
-La neige…les routes sont bloquées j’ai du faire demi-tour…Il passa un doigt sous le mentant de Scully, l’obligeant à lever les yeux et à le regarder en face…
-Mulder…je vais bien, ça va ! Elle détourna le regard, rompant le contact avec la main de son ami.

Il la regarda en silence, scrutant son visage à la recherche d’un quelconque signe de la part de la jeune femme, attendant qu’elle cède, peut être. Elle garda les yeux rivés sur un point imaginaire, quelque part sur les motifs de son dessus de lit, non elle ne cèderait pas, une fois de plus non, elle ne pouvait se le permettre. Un léger soupir imperceptible et il se leva, jetant un dernier regard à cette femme qu’il n’arrivait pas à consoler depuis ce matin il sortit de la chambre, la laisser seule était la meilleure chose à faire, le meilleur soutient à lui offrir lorsqu’elle s’enfermait dans ce mutisme qui laissait paraitre tout son mal être sans pour autant l’exprimer vraiment. La porte se referma, elle laissa échapper une larme qu’elle retenait de justesse, pourquoi le repoussait-elle, depuis la veille il était là pour elle sans poser une seule question, depuis 7 ans il était là de façon inconditionnelle, il ne lui demandait jamais rien, il était simplement là.

Trois heures du matin. Insomnie, le plafond argenté sous la lumière de la Lune, le silence de la nature endormie par l’hiver, le froid de la nuit, il se leva, décidément il ne dormirait pas de si tôt, se dirigeant vers l’escalier il remarqua que le chambre de son amie était ouverte, il s’approcha, personne, il descendit dans le salon. Il la trouva là, assise sur le canapé, les jambes contre elle ses bras autour, elle regardait dans le vide, il s’approcha, elle pleurait. Sans un mot il s’assit à ses côtés, posant une main sur son genou, ils restèrent ainsi plusieurs dizaines de minutes, peut être même une heure, elle ne bougea pas, laissant couler ses larmes silencieusement. Puis elle fit ce que jamais il n’aurait imaginé d’elle, elle baissa sa garde complètement, son âme mise à nue, elle lui demanda sa protection, elle vint s’appuyer contre lui, cherchant son réconfort, son étreinte, sa chaleur. Pas un son ne vint briser cet instant, il la prit dans ses bras sans question, sans hésitation, sans jugement, elle se laissa aller, ses larmes venaient tremper le T-shirt de son ami, mais qu’importe, elle en avait assez de tout retenir, de tout garder pour elle, il était là, et craquer devant lui n’était plus signe de faiblesse, mais signe de confiance. Après quelques minutes il déposa un baiser sur le front de la jeune femme, passant une main dans le roux si particulier de ses cheveux il lui chuchota de sa voix la plus rassurante :

-Si tu me parlais…je pourrais peut être t’aider à surmonter ça…
-Comment te parler de quelque chose que je ne contrôle pas…je…des tas de choses me font réfléchir en ce moment, et puis il y a Emily… Ses larmes coulaient sans qu’elle ne les retienne, il passa une main dans son dos, pour lui assurer de sa présence, de son soutien, elle releva la tête pour se caler sur l’épaule de son ami. Je ne peux pas me résoudre à l’idée que je ne serais jamais mère, mon côté scientifique me dit que tout est perdu, mais mon instinct me dit qu’il y a encore de l’espoir, tu me dis qu’il y a encore de l’espoir…
-…Je pense qu’il faut toujours croire qu’il peut y avoir une chance de faire quelque chose qui semble impossible…
-Merci… Elle leva les yeux vers lui, il répondit en plongeant dans l’océan tumultueux de son regard, il la questionnait silencieusement… Merci de m’avoir amené, et … d’être revenu… Elle se mordit la lèvre inférieure en signe d’hésitation, baissant le regard pour se perdre dans l’observation de la pénombre ambiante… et merci d’être resté…je…quand tu es parti cet après midi, je voulais te demander de rester, je souhaite que tu fêtes Noël avec nous…avec moi…

Le salon replongea dans le silence total, Mulder avait répondu aux révélations de la jeune femme en resserrant son étreinte sur elle, quelques minutes passèrent ainsi puis il l’embrassa sur le front tout en se levant et la tirant à sa suite.

-Retournons dormir, la journée de demain va être longue…

Ils remontèrent à l’étage, arrivés devant leurs portes Mulder déposa un baiser sur la pommette de son amie et lui souhaita bonne nuit, ils se séparèrent, retournant chacun dans sa chambre, trouvant rapidement le sommeil, tous deux apaisés par la discussion qu’ils venaient d’avoir.

25 décembre, Midi. Après un petit déjeuner en famille, tout le monde s’était afféré à préparer le repas de Noël, les uns mettant la table, les autres cuisinant ou préparant l’apéritif pendant que les derniers mettaient les cadeaux en place sous l’arbre. Mulder avait dit bonjour à sa partenaire en déposant un baiser sur sa tempe accompagné d’une caresse sur la joue, tout ceci sous l’œil protecteur et haineux de Bill. La jeune femme avait accueilli ce signe de tendresse avec un plaisir non dissimulé qui n’échappa à aucune des personnes témoin de cette scène. L’ambiance était à la fête malgré la tension persistante entre Mulder et Bill, l’ainé de la fratrie essayait de rester convenable mais gardait un regard plus que déplacé sur l’invité imprévu, alors que ce dernier ce faisait le plus discret possible, voulant perturber le moins possible cette fête de famille dans laquelle il ne se sentait pas vraiment à sa place malgré l’accueil chaleureux de Maggie et les révélations inattendues de Dana.
Quinze heures. Oppressé par la situation Mulder sortit prendre l’air, besoin de son moment de solitude, de ne plus être entouré par du monde, les fêtes n’ayant jamais été un point important pour lui, se retrouver là, dans une réunion de famille pour passer Noël, lui semblait bizarre. Scully le rejoignit quelques minutes plus tard, voulant s’isoler elle aussi, mais surtout elle voulait être avec lui sans se l’avouer. Le silence, encore une fois ils n’avaient pas besoins de se parler, un geste, un regard, cela suffisait, quelques minutes, ils avaient juste besoin de quelques minutes seuls, ensemble. Depuis qu’elle était là ils ne s’étaient pas lâchés du regard, liant leurs yeux par un lien invisible, indescriptible, indestructible, un lien qui s’était renforcé ces jours derniers sans qu’ils n’y fassent réellement attention, mais là, à cet instant, ils en prenaient conscience et ça les paralysait, de peur, d’émotion, de joie, de doutes, de certitudes.

-Dana ! Fox ! Vous rentrez on va ouvrir les cadeaux !
-On arrive maman !

Scully se tourna vers la maison, quittant les yeux de son ami pour retourner au près de ses proches. Mulder lui attrapa la main, la forçant à revenir vers lui, plantant son regard dans le sien il passa sa main sur la joue de la jeune femme, elle se laissant faire, lui offrant de lire en elle comme jamais elle ne l’avait fait parce qu’il la regardait comme jamais il ne l’avait fait. Dans une lenteur infinie il s’approcha d’elle, et avec douceur et timidité il vint déposer ses lèvres sur celles de son amie pour fondre dans un baiser doux et pudique. Ils se séparèrent pour replonger dans le regard de l’autre, un faible sourire éclaira le visage de Dana, elle lâcha sa main pour retourner vers sa famille.
L’après midi continua de s’écouler dans les rires, les souvenirs d’enfances fusaient, les cadeaux faisaient plaisir, Bill en avait oublié de porter son attention sur Mulder ce qui soulagea les trois femmes de la maison. Une fois tous les paquets déballés la famille s’installa confortablement pour prendre un thé au calme. Dans un moment de silence, Bill et Tara décidèrent de faire une annonce un peu particulière.

-Maman ? Tara et moi avons une nouvelle à faire partager ! Bill s’était lever pour faire face à tout le monde, invitant Tara à le suivre en lui tendant la main.
-Oui, euh voilà, Bill et moi…attendons un second enfant !
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Re: Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:17

L’effervescence gagna la pièce rester calme jusqu’ici, toute la famille se levant pour féliciter les futurs parents, seule Dana resta assise, accusant le coup de la nouvelle, en cette période qu’elle traversait, l’annonce d’un nouveau bonheur pour son frère et sa femme la replongea dans un état de tristesse incontrôlable. Lentement, elle se leva, ne se faisant pas remarquer elle empreinta l’escalier pour aller s’isoler dans sa chambre. Mulder fut le seul à remarquer son départ, dans la même discrétion il s’éclipsa pour la rejoindre.
Un coup, un autre, elle ne répondait pas, doucement il poussa la porte, s’introduisant dans la chambre de la jeune femme en silence, il prit soin de refermer derrière lui, elle n’avait pas besoin que sa famille la voit ainsi, il savait que le fait qu’elle se laisse aller devant lui voulait dire qu’elle allait vraiment mal, cela arrivait très rarement. Elle lui tournait le dos face à la fenêtre, le regard perdu dans le paysage enneigé qui s’offrait à elle, il s’approcha d’elle et se plaça dans son dos, tellement près qu’elle sentait qu’il était là, mais il ne la toucha pas, lui laissant la liberté de se confier ou non. Elle était au bord des larmes, se retenant tant bien que mal elle savait qu’elle ne tiendrait pas, surtout s’il était là, son soutient lui était devenu indispensable depuis qu’ils étaient chez Maggie, rendant les armes une fois de plus, elle laissa les larmes sillonner son visage, secouée par un sanglot elle recula pour trouver un appui contre lui, plaquant son dos contre son torse elle le laissa l’envelopper de ses bras protecteurs. Faiblesse avouée, elle avait lâché prise, maintenant il saurait tout, elle savait qu’il serait là et qu’il comprendrait. Pas un mot ne fut prononcé, elle laissa sa tête reposer sur l’épaule de son ami, il plongea son visage dans son cou humide de larmes, y déposant un long baiser qui se voulait consolateur. Elle accueillit cette marque de tendresse avec gène et timidité, n’étant pas encore sure de ce statut de couple qui naissait lentement mais avec assurance entre eux, à la fois heureuse et inquiète par ce tournant que prenait leur relation, elle était partagée entre accueillir pleinement cet homme dans sa vie ou simplement garder les distances qui les séparaient jusque là. Elle baissa les yeux, quittant la contemplation de la neige pour observer ses doigts jouer et s’entrelacer à ceux de Mulder, elle ne savait pas comment réagir, elle avait envie de lui dire que tout allait bien, elle voulait lui montrer qu’elle aussi voulait que ça change, mais comment faire. Doucement elle se tourna face à lui, leurs regards s’accrochèrent, instant suspendu hors du temps, pour la seconde fois de la journée cette étincelle s’apercevait au fond de leurs yeux, le chagrin oublié faisait place à une tension électrique dans le regard de la jeune femme, en un geste lent et interminable elle si hissa sur la pointe des pieds pour déposer ses lèvres sur celles de son ami, signature finale d’un pacte qu’ils n’avaient pas achevé de conclure quelques heures plus tôt, plus aucun doute, il la serra dans ses bras, elle répondit à cette étreinte en enserrant son cou, leur baiser se prolongea, plus fort, plus doux, plus passionné.
Leurs lèvres se séparèrent pour laisser leurs regards s’accrocher de nouveau, elle souriait, sourire discret d’un bonheur que l’on effleure enfin du bout des doigts, sourire timide, peur de ne pas avoir fait le bon choix, sourire simple, reflet d’un bien être insoupçonné. De ses doigts il traça les courbes de son visage, découvrant par le touché ce qu’il avait admiré durant des années, elle se laissait faire, ils savouraient cet instant, conscients de sa signification.

-Je… elle le prit par la main pour l’inviter à s’assoir sur le lit… je ne sais pas où tout ça va nous mener… elle avait baissé les yeux, chuchotant d’une voix quasi inaudible.
-Je ne sais pas non plus tu sais… il passa un index sous son menton pour plonger dans son regard… mais je suis sur d’une chose, on ne se trompe pas…

Une larme s’était invitée au coin du regard bleu de la jeune femme, elle lui offrit un sourire emplis de sens, il l’embrassa d’un baiser furtif mais doux.

-Aller, on doit descendre, tu es là pour profiter de ta famille…

Minuit. Une heure que tout le monde était couché, il frappa doucement à la porte de Scully, elle lui ouvrit presqu’aussitôt, le temps d’enfiler un gilet par-dessus son pyjama de soie. Il passa une main sur sa joue et déposa un baiser sur ses lèvres puis ferma la porte derrière lui. Il la serra dans ses bras, elle se blottit contre lui pour répondre à son étreinte. Ils se séparèrent le temps de se glisser sous les couvertures, elle attrapa son réveil qu’elle régla sur 7h00, Mulder l’interrogea du regard.

-Pour que tu retournes dans ta chambre…elle baissa les yeux honteuse de ce qu’elle s’apprêtait à dire…je ne veux prendre le risque que Bill te voit sortir de ma chambre demain matin. Il lui sourit et la prit par la main pour l’attirer à lui sous les couvertures.
-Ne t’inquiète pas, je ne veux pas générer des conflits, je veux que tu profites d’eux au maximum.
-Justement…à propos de ça…ça t’ennuierai de reprendre la route demain ?
-Demain ? Mais tu avais prévu de partir dans trois jours !
-Oui mais les routes sont débloquées et je ne veux pas risquer qu’elles le soient de nouveau dans trois jours.
-Mais c’est idiot, les chasses neige et les saleuses sont en service, moi j’étais bloqué à cause du jour férié mais là il n’y a pas de raison.
-J’aimerai rentrer…
-Dana ?!?
-Mulder !
-Très bien tu as gagné…

Elle se lova dos à lui, il l’entoura de ses bras et noya son visage dans son cou, déposant un baiser sur sa peau fraiche afin de lui souhaiter une bonne nuit. Ils s’endormirent dans le silence de l’hiver, lui se disant que ce retour précipité lui permettrait de passer ces deux jours seul avec elle, elle se disant qu’elle pourrait passer ces deux jours avec lui, qu’ils pourraient ainsi parler librement de ce tournant que leurs vies allaient prendre pour peut être construire un avenir commun.
6h00, 26 Décembre. Il se réveilla, dormir tard n’était pas dans ses habitudes, elle était toujours contre lui entre ses bras, il s’aperçut qu’elle ne dormait pas non plus. Elle avait le regard fixe dans la pénombre de la chambre, il passa sa main sur le ventre de la jeune femme et resserra son étreinte afin de la rapprocher de lui, elle entrelaça ses doigts aux siens, le remerciant silencieusement pour ce geste.

-Qu’est ce qui ne va pas ?
-Oh tu vas trouver ça stupide…
-Non, dis moi, il est six heures du matin, tu es en vacances et tu ne dors pas !
-Je…euh… Il déposa un baiser sur sa pommette, un encouragement lui assurant son soutient… Je n’ai pas envie que tu partes dans une heure…
-On se verra pour le petit déjeuner… je ne veux pas risquer pour ton frère… et puis on part juste avant le déjeuner…
-Oui…
-Tu es sure que c’est tout ce qui te tracasse ?
-Je veux juste…pouvoir profiter de ce « nous » qui semble vouloir naitre…c’est pour ça que je veux rentrer demain…

Mulder tendit le bras et désactiva la sonnerie du réveil, elle se retourna dans son étreinte pour se blottir face lui, plongeant son regard interrogatif dans celui de son partenaire.

-Je ne partirais pas dans une heure…on s’arrangera pour que je sorte sans que Bill ne le remarque…et si tu en as envie, nous passeront ces deux jours ensembles, ça nous permettra d’être sur de nous…qu’en dis-tu ?
-Merci…

Elle enfouit son visage dans le cou de cet homme qui venait de la comprendre sans qu’elle n’ait rien à expliquer et laissa le sommeil la gagner, invitée dans les bras de Morphée par un dernier baiser déposé dans sa nuque.

8h00.Ils se réveillèrent sous les rayons d’un soleil hivernal, couleur pâle sans chaleur, synonyme d’une nature endormie pour quelques mois, attendant patiemment son renouveau. Scully déposa un baiser volatile sur les lèvres de Mulder puis elle se leva, se dirigeant vers la porte. Avant de l’ouvrir elle l’interrogea silencieusement dans un regard auquel il répondit tout aussi silencieusement. Elle avait son accord pour sortir, il descendrait séparément pour le petit déjeuner, elle devait surveiller si Bill se trouvait encore à l’étage avant que son ami puisse sortir. Elle ouvrit la porte et sortit, elle revint presqu’aussitôt.

-Nous pouvons y aller !
-Nous ? Mulder s’était approché et avait placé ses mains sur la taille fine de sa partenaire.
-Oui, il n’est pas interdit de descendre ensemble quand même !
-Si tu veux…

Il l’embrassa tendrement avant de quitter la chambre, elle le suivit et ils rejoignirent tout le monde dans la cuisine pour un dernier petit déjeuner familial, il était 8h15, ils souhaitaient partir avant 11h00. Scully cherchait une manière d’annoncer son départ à sa mère sans pour autant lui en donner la raison, ce changement de situation elle avait décidé de le garder pour elle, d’en profiter avant de l’annoncer à qui que ce soit, de faire le point sur sa vie, sur leur vie, sur cette nouvelle vie qui semblait vouloir s’offrir à elle, à eux…

-Dana je peux te voir une minute ?? Bill venait d’entrer dans la cuisine.
-Euh…oui ? Elle le suivit à l’écart dans le salon.
-Tu peux m’expliquer ce qu’il te prend ?
-Je te demande pardon ?
-Je vous ai vu toi et lui tout à l’heure ! Tu as osé ?
-Mais de quoi tu parles ?
-Tu as invité cet homme dans ton lit ? Dans cette maison ? Sans même nous le présenter pour ce qu’il est ?
-Bien que ça ne te regarde pas, oui ! Et bien que ça ne te regarde pas non plus il ne s’est rien passé… Bill la fusillait du regard… Et pour finir, si je n’ai rien dit c’est que nous ne savons pas où nous en sommes…JE ne sais pas où j’en suis… elle baissa les yeux, Bill redevint alors le grand frère protecteur et à l’écoute devant le trouble de sa petite sœur.
-Qu’est ce qu’il t’arrive Dana…tu as l’air si… troublée depuis que tu es là ?
-Je…écoutes je n’ai pas envie d’en parler, et si tu veux tout savoir, puisque tu as l’air de me surveiller comme si j’étais en pleine crise d’adolescence, Mulder et moi, nous avons…ouvert les yeux seulement hier soir…
-Très bien, et vous dormez ensembles…
-BILL ! Plus son frère réagissait violemment plus elle avait envie de crier au monde entier qu’elle voulait faire sa vie avec cet homme.
-Mais ce n’est pas une conduite Dana !
-Ecoutes je suis majeure et vaccinée, et… et je suis bien avec lui, il s’occupe de moi sans pour autant m’étouffer…
-Bien, bien je m’incline… Elle le regarda, l’air interrogateur… Tu es ma petite sœur, l’envie de te protéger est normale non ? Mais tu es si…têtue !
-Je ne suis pas têtue, laisse ma vie tranquille, je te demande juste de le respecter, ce n’est pas la mer à boire, et que ça te plaise ou non, je vivrais ce que j’ai à vivre avec lui, rentre toi ça dans la tête une bonne fois pour toute !
-Bien !
-Bien !
-Mais qu’est ce qu’il vous arrive tous les deux ? Maggie venait de les interrompre, elle avait entendu la fin de leur conversation.
-Maman ?
-Dana, de qui parles-tu ? La jeune femme baissa les yeux, elle ne pouvait plus reculer, elle devait annoncer à sa mère qu’elle quittait la maison deux jours plus tôt que prévu, et suite à cette question, elle devrait lui expliquer pourquoi…
-Mulder et moi retournons à Washington aujourd’hui, nous souhaitons partir avant 11h00. Je…je parlais de Mulder maman, si nous partons si tôt c’est que nous avons besoins de temps…
-Bill, tu peux nous laisser s’il te plait, je voudrais être seule avec Dana !
-Oui. Il sortit de la pièce pour rejoindre la famille.
-Ma chérie ? Besoins de temps pour quoi ?
-Disons que nos vies vont peut être prendre une direction commune, c’est ce qu’il semble se passer depuis quelques jours…
-Mais c’est une bonne nouvelle !
-Maman ! Pas un mot s’il te plait, nous ne savons pas vraiment où nous en sommes, je ne sais pas ce que ça va donner…
-Ecoutes, tu as envie de vivre quelque chose avec cet homme ?
-…oui… Elle regarda sa mère avec curiosité et étonnement.
-Alors n’hésite surtout pas… Elle déposa une caresse sur la joue de sa fille, un sourire sur son visage pour lui assurer de sa bénédiction !
-Merci maman…

Les deux femmes retournèrent à la cuisine pour partager le petit déjeuner avec le reste de la famille.
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Re: Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:18

11h00. Mulder et Scully venait de monter dans leur voiture, la Ford passa le portail pour disparaitre au coin de la rue. Cela faisait une heure qu’ils roulaient et pas un mot n’avait été échangé. Il sentait que la jeune femme était nerveuse, préoccupée par quelque chose. Il posa une main sur la sienne.

-Ca ne va pas ? Tu veux retourner là bas ? Je comprendrais tu sais !
-Non non, ça va… c’est juste que…elle soupira…
-Tu veux que je m’arrête ?
-Non, mais je voulais te dire… tu sais tout à l’heure, Bill à voulu me parler…
-Oui ?
-Il nous a vu sortir de la chambre…et…Maman nous a entendu discuter avec mon frère, elle sait aussi…
-Et qu’est ce qui te tracasse à ce point ?
-Je…j’aurai voulu qu’on profite de ce qui nous arrive avant que ma famille sache…Il arrêta la voiture sur le bas côté afin de lui parler plus sérieusement, elle le regarda intriguée. Mulder qu’est-ce que tu fais ?
-Je ne veux pas que tu te préoccupes pour ça d’accord ? Maggie et Bill sont au courant, très bien ! Et alors ? Ils ne vont pas nous appeler toutes les dix minutes !
-Oui tu as raison… un silence, leurs regards se perdaient l’un dans l’autre…Merci… Il passa sa main sur la joue de son amie, une façon de lui dire qu’elle n’avait pas à le remercier.

15h00. La Ford noire se gara devant l’immeuble de Scully. D’un commun accord silencieux ils sortirent, Mulder s’occupa des bagages de son amie et ils montèrent à l’appartement. La porte s’ouvrit sur une demeure fraiche, plongée dans l’obscurité, demeure dénuée de vie depuis quelques jours retrouvant sa chaleur accueillante dès l’instant où la jeune femme avait réinvesti les lieux de sa présence. Scully s’assura d’un regard que son ami s’installait dans le salon pendant qu’elle sortait de quoi faire un repas simple, ils n’avaient pas pris le temps de s’arrêter sur la route pour déjeuner, voulant rentrer le plus rapidement possible.
Elle s’installa à côté de lui avec deux assiettes composées grâce à ce qu’elle avait laissé dans son frigo, ils mangèrent en silence, laissant s’installer un jeu de regards entre eux, jeu nouveau qu’ils apprenaient à déchiffrer avec délice. Ils avaient l’habitude de ces conversations silencieuses auxquelles ils se livraient plus souvent qu’à des discutions, mais cette fois, quelque chose avait changé, leurs regards avaient changé, leur façon de s’offrir à l’autre en le laissant sonder son âme, leur façon de regarder l’autre parce qu’il y avait cette nouvelle ouverture qu’ils ne connaissaient pas.
Lentement mais avec une assurance qui les effrayait quelques fois, leur amitié si particulière avait pris un nouveau visage, masquée dans un premier temps, cette nouvelle sensation se dévoilait peu à peu à eux, les rapprochant, les soudant, les rendant presque dépendants de l’autre, eux d’habitude si solitaires se découvraient un besoins de ne plus jamais être seul, plus jamais oui, mais uniquement accompagné de l’autre.
Leurs assiettes terminées elle retourna les ranger à la cuisine pendant que Mulder préparait un film, ils avaient prévu de passer le reste de la soirée devant la télé, lovés dans le canapé. Elle le rejoignit et s’assit à ses côtés venant s’appuyer contre lui, il l’accueillit en passant un bras autour de ses épaules, déposant un baiser sur sa tempe. Le film débuta sans qu’un seul mot n’ait été prononcé, Mulder attrapa un plaid et les recouvrit tous les deux, Scully laissa aller sa tête contre l’épaule de son ami, fatiguée par ces quelques jours emplis d’émotions.
Plus les minutes s’écoulaient, plus il la sentait se décontracter sous son bras, il fini par lui proposer de s’allonger, lui offrant ses genoux comme oreiller. Dans un demi-sommeil elle s’installa et se cala contre lui, le laissant passer une main sur sa taille et ses hanches tandis que l’autre s’emmêlait dans le feu de ses cheveux roux avant de terminer sa course sur son épaule, pouvant ainsi lui caresser la joue du bout des doigts. Peu à peu, elle laissa le sommeil la gagner, totalement en confiance, envahi par un bien être rarement ressentit, elle s’aperçut en s’endormant que c’était la première fois de sa vie qu’elle laissait les rêves l’emporter en présence d’un homme, la première fois qu’elle n’avait aucune crainte, peut être même aucun doute…
Le générique défilait, imperturbable, Mulder baissa le son et se pencha sur son amie pour contempler son visage, elle dormait, il l’avait sentie se détendre totalement et se doutait qu’elle n’avait pas résisté longtemps avant de permettre à ses paupières de se fermer. Il souleva sa tête avec douceur, pouvant ainsi se mettre debout, il la recouvrit de la couverture et la souleva délicatement du canapé avant de se diriger vers la chambre. Il voulut la déposer tendrement sur le lit, mais au moment de desserrer son étreinte il se rendit compte qu’elle n’avait pas réagit aux mouvements qu’il lui avait imposés en la prenant contre lui. Il tenta de la mettre en position assise, mais ce fut pour constater qu’elle ne se réveillait pas, sa tête était rejetée en arrière, aucun muscle ne réagissait pour raidir son corps et le maintenir debout. Il ne prit pas le temps de réfléchir d’avantage, il l’enroula dans la couverture pour la protéger du froid, réaffirma son étreinte sur elle et sortit de l’appartement pour prendre la voiture et la conduire au plus vite à l’hôpital, plein de remords il s’en voulait de ne pas avoir remarqué que la jeune femme s’était évanouie.
Arrivé à l’hôpital, Scully avait repris connaissance mais elle était dépossédée de ses forces, une équipe médicale la prit immédiatement en charge, Mulder avait joué de son statut d’agent du FBI pour que des soins soient prodiguées au plus vite à son amie, hanté par la peur que son cancer récidive.
1 heure, 2 heures, peut-être plus, il ne savait plus, il ne savait pas, depuis combien de temps faisait-il les cents pas dans cette salle d’attente impersonnelle, on lui avait refusé l’accès à la chambre de son amie, il n’avait aucune nouvelle, l’intérieur de sa joue commençait à lui faire mal, l’anxiété se faisait pressante. Il regarda l’heure, un tic destiné à l’apaiser mais n’ayant pas fait attention à l’heure de prise en charge de la jeune femme, cela ne lui donnait aucune indication. Enfin un médecin s’approcha de lui.

-Vous êtes Mr Mulder ?
-Mulder ! Oui c’est moi oui ?
-Elle souhaite vous voir…

Le médecin n’eut ni le temps de se présenter, ni le temps d’expliquer la situation de sa patiente, Mulder venait de partir sans plus attendre en direction de la chambre de la femme qui avait la place de choix dans ses pensées, dans sa vie, dans son âme.
Arrivé devant la porte il s’arrêta quelques secondes, prenant une respiration, essayant d’enfouir son inquiétude au fond de lui-même pour ce constituer un visage rassurant pour elle. Il poussa cette dernière barrière le séparant d’elle, la peur au ventre de la découvrir comme quelques années plus tôt, intubée, incapable de vivre d’elle-même, peur d’avoir à prendre une décision qu’il ne voulait pas prendre, peur de la voir souffrir, peur d’avoir laisser le temps filer, peur d’arriver trop tard, peur de sentir la culpabilité de l’avoir mise en danger l’envahir une fois de plus. Le clair de Lune naissant dessinait par une ligne argentée les courbes de son corps allongé face à la fenêtre, dans un silence absolue il s’avança, rassuré de constater que finalement, elle n’avait comme soins qu’une perfusion.
Sa façon de marcher, son parfum, sa discrétion, sa façon de poser la main sur son épaule, pas besoins d’ouvrir les yeux, elle savait qu’il était enfin là. Il se pencha, déposant avec douceur un baiser sur la pommette fraiche de la jeune femme, elle se laissa glisser sur le dos, lui offrant son regard qui retenait quelques larmes. Leurs doigts s’entrelacèrent, il passa sa main libre sur sa joue salée, essuyant les quelques larmes qu’elle avait fini par lâcher.

-J’ai eu peur, peur que ça recommence… quand je me suis rendu compte que tu m’avais emmenée ici… je n’aurais pas supporté un nouveau séjour ici…
-Moi aussi j’ai eu peur, te revoir dans cette…souffrance…, qu’est-ce qu’il se passe ? Quand j’ai su que tu me réclamais je n’ai pas laissé au médecin le temps de me dire ce que tu as !
-Ils vont me garder sous perfusion le temps de me redonner des forces, je sors demain matin…j’ai fait une grave chute de tension, trop de fatigue et trop d’émotion d’un coup.

Elle avait baissé les yeux, honteuse de lui avouer une telle faiblesse elle n’osait plus croiser son regard. Il passa son index sous son menton, relevant son visage aux teintes porcelaines pour venir embrasser ses lèvres dans un geste si naturel qu’il se surprit lui-même, elle lui rendit ce baiser avec la timidité de la peur, peur qu’il la juge, peur qu’elle savait injustifiée. Il la serra dans ses bras et s’allongea à ses côtés, elle se cala contre son torse, écoutant le rythme calme de son cœur qui la rassurait, bercée par cette mélodie régulière, miracle de la nature, elle s’endormie contre lui, envahie par ce bien être nouveau qu’elle ressentait en sa présence depuis quelques jours.
1 heure plus tard elle se réveilla, il n’était plus là, pas même dans la chambre, elle se leva, prenant sa perfusion en main elle alla dans le couloir, il était là, assis sur une de ces chaises destinées aux familles en attente de nouvelles de leurs malades, la tête entre les mains, il était préoccupé.

-Mulder ?!?
-…Scully… Je pensais que tu dormais …
-Oui… elle détourna le regard… euh… je… elle laissa échapper un léger soupir… c’est… c’est ton … absence… qui m’a réveillée…

Sans jamais croiser son regard elle s’approcha de lui, elle ne savait se l’expliquer mais depuis ce matin d’hiver où il l’avait emmenée chez sa mère, elle avait un besoins vital de l’avoir près d’elle, le sentir, le toucher, être dans ses bras, elle si indépendante, quelques minutes avaient tout fait basculer, le laissant voir ses larmes elle avait fait de lui sa bouée de sauvetage, son point fixe qu’elle ne voulait plus lâcher. Pourquoi maintenant ? Après tant d’années pourquoi se rendre compte seulement maintenant que finalement, elle était dépendante de lui, de sa présence, de sa bienveillance, de ses gestes, de leur lien. Ce lien qui petit à petit prenait une forme qu’elle n’avait jamais connue, plus complexe que l’amitié, plus fort que l’amour, déferlante de sentiments incontrôlables venant semer le trouble en elle.

-…Rentrons dans la chambre !

Il posa une main dans le bas de son dos afin d’accompagner son amie vers son lit, il ferma la porte derrière eux. Tous les deux voulaient dire à l’autre ce qu’il ressentait, tous les deux souhaitaient que cette mascarade de timidité cesse, ils voulaient se parler, ils devaient se parler, mais comment exprimer une tempête de sentiments qui agite tout votre corps, toute votre âme, alors que les montrer relève déjà d’un véritable exploit.

-Je… n’avais pas l’intention de te réveiller…
-Non…non ce n’est pas grave…
-J’avais simplement besoins de réfléchir un peu…de me calmer… Elle l’interrogea du regard… Oui… tu sais, j’ai voulu t’installer dans ton lit, et là… tu étais inconsciente… j’aurais pu avoir une poupée de chiffon dans les bras c’était le même effet…j’ai tout de suite pensé au cancer…
-Mulder… soupir imperceptible, elle comprenait peu à peu ce qu’il essayait de dire, elle comprenait qu’il aurait autant de mal qu’elle à parler librement.
-J’ai cru que…que je te perdais…un long silence les enveloppa…alors que je viens seulement de te trouver…

Assis sur le bord du lit, les yeux dans le vide, il finit par tourner la tête vers elle, à demi-allongée elle accrocha son regard presqu’aussitôt, ses yeux brillaient, larmes retenues, lumière nouvelle, espoir, bonheur, soulagement, il venait d’effacer définitivement tous les doutes qu’elle avait depuis ce baiser dans le jardin de son enfance l’après midi de Noël. Elle tendit la main, invitation à la rejoindre, signe lui assurant qu’elle était là, qu’elle ne partirait pas, il vint s’allonger à ses côtés, se glissant sous les draps il la serra dans ses bras pour attendre le sommeil ensemble.

8h00. 27 Décembre. Une infirmière entra dans la chambre avec le petit déjeuner de Dana, ce qu’elle vit l’arrêta net dans son élan. Sa patiente blottie dans les bras d’un homme, Mulder avait un bras sous la tête de Scully qui tenait sa main, leurs doigts entrelacés, l’autre bras de Mulder enserrait la taille de la jeune femme. Lui, qui ne dormait pas, leva la tête pour voir par-dessus l’épaule de son amie, il comprit l’effet de stupeur que pouvait provoquer sa présence, il se présenta en chuchotant et s’excusa pour le dérangement, l’infirmière était compréhensive, elle laissa le plateau sur la table et ressortit de la chambre en silence.
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Re: Quand Tombe la Neige...

Message  *Mary* le Mar 28 Avr 2009 - 16:18

-Mulder… ? Scully ne dormait pas, elle avait écouté la conversation…
-…
-Depuis quand sommes-nous mariés ??? Elle ouvrit les yeux, un sourire amusé aux lèvres et se tourna pour lui faire face.
-C’était plus simple de dire ça…
-Ah je vois… Elle déposa un baiser léger et rapide sur les lèvres de son ami puis se leva en prenant soin de sa perfusion pour aller chercher le plateau qui l’attendait sur la table.

11h00. Ils sortaient de l’hôpital, les médecins avaient recommandé d’éviter les chocs émotionnels dans les jours qui suivaient. Scully avait à peine tenu compte de ces recommandations tandis que Mulder avait été attentif, il ne voulait pas revivre la situation et entendait bien veiller sur la jeune femme que cela lui plaise ou non. Une fois dans la voiture en route pour l’appartement de Dana, elle demanda à Mulder de changer de direction.

-Emmène-moi au cimetière s’il te plait !
-Scully ???
-Oui j’ai besoins d’aller « voir » Melissa…

A la porte du cimetière Mulder regarda Scully, elle soupira légèrement et s’avança, prenant la direction de la tombe de sa sœur. Il la suivit tout d’abord du regard, puis lui emboîta le pas, restant à une distance suffisante pour respecter son deuil, sa peine, son besoins de se recueillir. Elle s’agenouilla devant la stèle, redessinant d’un effleurement de la main les lettres dorées immortalisant le nom de Melissa, seul vestige de son passage sur Terre, quelques mots gravés dans la pierre pour dire qui elle était et combien elle comptait. Les yeux embués, les lèvres tremblantes, Scully ne parlait pas, elle s’exprimait par des prières intérieures adressées uniquement à sa sœur. Les quelques larmes qu’elle retenait finirent par glisser silencieusement sur ses joues empourprées par le froid de ce zénith hivernal. La voyant sangloter Mulder décida de s’approcher en silence, restant un mètre derrière elle il lui laissa le choix de se reposer sur lui on non. Elle se releva, se tournant vers lui pour s’approcher, à quelques centimètres de son ami elle leva les yeux vers lui pour rencontrer son regard. Il déposa une caresse sur sa joue, se sentant impuissant devant le chagrin de la jeune femme, il ne savait que trop qu’on ne guérit pas de la perte d’une sœur.

-Nous étions très différentes…mais ça n’a pas empêché notre complicité, bien au contraire…elle me manque…

Que pouvait-il répondre à ça, ce genre d’aveux ne trouve pas son écho dans les paroles, il la serra dans ses bras, seul réconfort qu’il était capable de lui offrir. Il frottait son dos de sa main, pour la réchauffer, pour la réconforter, il ne savait pas vraiment, c’était le seul geste qui lui était venu, ne sachant comment lui apporter un soutient dont elle avait besoins et qu’elle osait à peine demander dans un reflet furtif de son regard azur assombrit mais tout de même sublimé par les quelques larmes qu’elle venait de verser. Après quelques minutes il desserra son étreinte pour retourner à la voiture, lui laissant quelques instants d’intimité pour se recueillir une dernière fois avant de quitter l’endroit. Elle se tourna vers la stèle, effleura la courbe de la pierre, un au revoir à sa manière, dans le silence, sans laisser paraitre ses émotions qu’elle avait refoulées de nouveau, reprenant le contrôle, redevenant elle-même, elle prit la direction de l’entrée du cimetière, rejoignant Mulder sans un mot.

Le bruit de la serrure brisa le silence de l’appartement laissé la veille, lumières allumées, télévision en fonctionnement sur une neige grise qui avait remplacé le générique du film visionné quelques heures plus tôt, rien n’avait bougé, Scully entra lentement, comme hypnotisée par l’ambiance qui régnait dans la pièce, comme imprégnée par l’angoisse qu’avait pu éprouver son ami au moment de quitter les lieux pour la conduire à l’hôpital. Il referma en silence, atmosphère tendue, par la tristesse de la jeune femme, par l’inquiétude qu’il éprouvait lui, peur, ils avaient tous les deux peur, ils avaient mis le doigt dans un engrenage imperturbable qui ne pouvait les conduire que vers un avenir commun. Mais quel avenir, à deux, ou chacun sur sa voie sans pour autant se séparer, accepteraient-ils le poids d’une relation différente entre eux, tant de questions qu’ils se posaient chacun de leur côté, sachant que l’autre y pensait également, nouveau jeu entre eux, lequel aurait le courage de parler le premier…
Mulder resta debout dans le salon, incapable de bouger, incapable de parler, la détresse de son amie le renvoyait à la sienne pour sa propre sœur, il ne savait pas comment agir, ni même s’il devait faire quoi que ce soit, se tournant vers la jeune femme il accrocha son regard, un sourire timide se dessina sur son visage porcelaine, elle était troublée, troublée par lui. Pour elle, la douleur était passée, pour un temps, mais lui avait l’air si ému, était-ce pour Samantha, ou bien de la voir comme ça. Ces derniers jours elle s’était dévoilée à lui, laissant apparaitre son mal être en sa présence comme jamais elle ne se l’était autorisé, et cet homme qui se tenait là, avait été là et l’était toujours, dévoilant lui aussi une partie de lui-même qu’elle ne connaissait pas. Elle avait découvert un homme attentionné, plus qu’à l’habitude, un homme qui n’avait pas eu peur de lui exprimer ses pensées, ses sentiments, elle avait envie de lui sauter au coup, de le serrer contre elle, de le couvrir de baisers, mais non, elle ne le ferait pas, trop de respect, trop tôt, trop de doutes encore perceptibles, ça ne lui ressemblerait pas, il ne comprendrait pas. Elle franchit les quelques pas qui la séparaient de lui, face à face, elle enlaça ses doigts aux siens, se hissant sur la pointe des pieds elle déposa un baiser volatile sur le coin de ses lèvres, elle partit dans sa chambre déposer ses affaires, il resta pensif quelques instants.
Elle ressortit rapidement, elle avait pris le temps de se changer et portait un jean et un pull col en V beige rosé avec des manches trois quarts.

-Tu veux manger quelque chose ? Elle se dirigeait vers la cuisine…
-Oui, mais on va commander quelque chose d’accord ?
-Mulder, mon frigo est plein !
-Oui et tu es sensée te reposer donc tu vas t’assoir dans le canapé !
-Mulder ! Elle planta son regard dans le sien, essayant de l’intimider, mais un bâillement vint l’empêcher d’être crédible…
-Tsss ! Il sourit, amusé par la scène qu’elle lui offrait. Aller, ne discute pas, si tu y tiens tant tu me feras la cuisine demain !!!
-Bon très bien ! Elle alla s’assoir. Je te laisse choisir ! Elle voulait paraitre contrariée mais au fond, ça lui plaisait qu’il s’occupe d’elle comme ça.

Gardant un œil amusé sur la jeune femme, Mulder téléphona à un traiteur pour commander un repas, il s’assit à côté d’elle, posant une main sur sa cuisse il l’informa qu’il n’y en avait que pour quelques minutes. Sans réponse elle s’appuya contre lui, laissant aller sa tête sur l’épaule de son ami elle ferma les yeux, me reposer quelques instants seulement pensa-t-elle. Le traiteur sonna, elle s’était endormie, il réussit à se lever sans la réveiller et alla ouvrir.
Une heure passa, elle dormait toujours, il décida de l’emmener dans son lit, il la prit dans ses bras, elle s’accrocha à son cou. Il la déposa délicatement avant de la recouvrir des couvertures, elle attrapa sa main, sans un mot, laissant leurs doigts joués, se lier et se délier, il finit par s’allonger à ses côtés. Face à face, il passa une main sur sa joue, remettant en place une mèche de cheveux il s’approcha, lentement, déposa un premier baiser sur sa tempe, puis dans son cou, sur son menton, le coin de ses lèvres, elle se laissait faire, autorisant un sourire discret à grandir sur ses lèvres. Ils s’arrêta quelques instants, les yeux de la jeune femme pétillaient, il l’embrassa…

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Mary Fiévé

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