X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

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X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Ven 25 Aoû 2017 - 20:10


Titre : X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Auteur : Humbug
Consultant en Informatique : Tenval

Avertissement : R (c'est quand même un peu violent)

Catégorie : X

ship : ++

Résumé : Darren Wright et Jordan Black avertissent Scully et Mulder que 3 des mutants qu'ils avaient arrêtés quand ils étaient aux X-Files ont été libérés, le même jour...et sur leur recommandation. Quelqu'un de très influent s'est donc manifestement fait passé pour eux auprès des autorités pénitentiaires. De toute évidence, un cerveau machiavélique se cache derrière tout ça, mais qui est-il et pourquoi semble-t-il en vouloir autant à Mulder et Scully ?


Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas.




X-Files




Résurrection




Episode 6








«Murder Inc 2.0»






Chapitre 1 « Decision Contestable »








Cuyahoga County Jail - Cleveland – Ohio

Mercredi 8 Juillet 2015 – 22h45




Marty Hennessy nageait en plein doute.

-Dis-moi Bob, on est quel jour ?

Son collègue Robert Robinson, un afro-américain de 49 ans, ne comprenait pas pourquoi l’homme qu’il connaissait depuis plus de 10 ans et qui était son supérieur lui posait une question aussi idiote.

-On est Mercredi pourquoi ?
-Ca je sais, mais Mercredi combien ?
-Je crois qu’on est le 8 Juillet. 2015, précisa Bob. Tu vas me dire pourquoi ça t’intéresse autant ou pas ?

Le gardien de prison avait les yeux rivés sur son ordinateur puis regarda sa montre.

-Ce qui veut dire que dans une heure et quart, on sera le 9 Juillet 2015 ?
-Alors là, franchement Marty, j’ai jamais compris pourquoi tu n’as jamais voulu devenir détective et que tu te contentes depuis toutes ces années de la paye d’un surveillant pénitentiaire, se moqua Robinson.

Hennessy n’était pas du tout d’humeur à rire.

-Ce n’est pas drôle. Regarde l’écran ! Je viens juste de m’en apercevoir mais Incanto est libérable dès demain.

-Quoi ?

Le géant noir sauta de son fauteuil et se dirigea vers son collègue.

-C’est pas possible ! Ce type a prit plus de 500 ans de prison pour les meurtres de 47 femmes dans 5 Etats en 1995. Ce monstre doit crever en taule !
-Tu crois que je ne le sais pas. L’une de ses victimes, était la cousine de ma femme. Elle s’appelait Elaine Stafford et il l’a tué à Knoxville dans le Tennessee. Ca a détruit ma femme ainsi que toute sa famille.
-Et pourtant, il doit sortir demain ! Regarde comment c’est possible.

Marty Hennessy s’exécuta et tapota sur son clavier.

-D’après l’ordinateur, il a bénéficié de plusieurs remises de peines importantes.
-Mais ça ne justifie pas une sortie de prison après seulement 20 ans !! C’est débile ! C’est comme si Mark Chapman, l’assassin de John Lennon avait été libéré en l’an 2000. Du grand n’importe quoi !
-Il y a aussi un ordre signé du Gouverneur Clark qui autorise sa libération dès demain.
-C’est forcément une erreur !

Les deux gardiens de nuit de la prison de Cleveland regardaient leur écran avec beaucoup d’attention. Ils scrutaient tous les détails pour vérifier qu’il n’y avait pas eu confusion, quelle qu’elle fut.

Hélas, tout était correct. Virgil Incanto, le tueur dévoreur des tissus adipeux de ses victimes, qui trouvait ces dernières sur des sites de rencontres pour femmes rondes, allait être libéré de prison dans moins de 12 heures. Les deux gardiens ne pouvaient pas y croire. Ils le connaissaient depuis de nombreuses années et savaient tout de ses crimes horribles. C’était un véritable monstre, au sens réel du terme. Il n’avait d’humain que l’apparence. Une mutation génétique le forçait à se nourrir de graisse humaine et pour se faire, il sécrétait une enzyme digestive afin de liquéfier les graisses de ses victimes pour mieux les ingérer. Un authentique mutant.

-Je ne peux pas y croire. Se désola Hennessy.
-Moi non plus, enchaina Robinson. Il faut qu’on soit sûrs. Appelle le gouverneur Clark.
-Quoi ? Mais on ne peut pas, pas à cette heure-là !
-Tu préfères qu’on libère Virgil Incanto demain à 7 heures du matin ? Sans être sûrs et certains que c’est effectivement le bon jour ? C’est vraiment ce que tu veux ?

Martin Hennessy était très gêné. Bien sûr qu’il ne voulait pas laisser sortir un monstre du genre d’Incanto, mais si c’était un ordre direct du gouverneur, il n’avait pas le choix.

-OK, mais si je le réveille et qu’il me vire pour ça, je dirais que c’était ton idée.
-Ca ne m’étonne pas de toi. Une vraie balance. Tiens, voilà le numéro.

Le gardien n’était pas à l’aise du tout mais c’était sa dernière chance de s’assurer qu’il y avait bel et bien eu méprise et qu’en fait Incanto n’était pas libérable. Qu’il s’agissait en réalité d’une regrettable confusion, rien de plus.

Il composa le numéro avec le téléphone de la prison et quelqu’un décrocha après trois sonneries. Pour que Robinson puisse entendre, Hennessy avait mit le haut-parleur.

-Monsieur le gouverneur Clark ?
-Qui me dérange si tard ?

Le gardien ne savait plus où se mettre. La voix de l’élu était éraillée. Il l’avait sans doute réveillé, bien malgré lui, et vu l’heure, il devait s’agir de son premier sommeil, celui qui se devait d’être le plus long.

-C’est Martin Hennessy, Monsieur le Gouverneur. Gardien chef à la Prison de Cleveland, au service de nuit. Il faut absolument que je vérifie quelque chose et vous êtes la seule personne à pouvoir répondre à ma question.
-A cette heure ??
-Oui, j’en suis désolé Monsieur le Gouverneur. Il s’agit de Virgil Incanto.
-J’ai donné l’ordre de le libérer. Cet ordre s’applique dès demain à la première heure.

Il n’y avait donc pas d’erreur, pour le plus grand désarroi des deux surveillants.

-Puis-je vous demander pourquoi, Monsieur le Gouverneur ?
-Incanto nous a aidés à trouver les restes de certaines de ses victimes dont les familles n’avaient pas encore pu faire le deuil. On a signé un accord avec lui. Tout est dans le dossier. Mais cela ne vous regarde pas, s’énerva l’élu de l’Ohio. Est-ce que vous contestez une décision officielle ?
-Non. Balbutia le surveillant. Pardon, Monsieur le Gouverneur, je ne voulais pas remettre en cause vos choix professionnels. Encore désolé pour le dérangement.

Marty Hennessy raccrocha. Lui et son collègue se regardèrent fixement. Ils allaient devoir libérer un monstre de prison sans trop savoir pourquoi. L’explication du Gouverneur leur avait paru légère mais ils ne l’avaient pas mise en doute.

Après une nuit à ressasser cela sans arrêt, écœurés, les deux gardiens se dirigèrent le cœur lourd vers la cellule spéciale d’Incanto, celle qu’il occupait depuis 20 ans maintenant et qu’il allait quitter d’ici quelques minutes.

Ils arrivèrent devant et demandèrent son ouverture. L’ancien traducteur de poésie italienne les regarda médusé.

-Ce n’est pas encore l’heure du petit déjeuner. Leur fit-il remarquer.
-On n’est pas là pour ça Incanto, répondit Robinson.
-Ah oui, alors pourquoi vous êtes là ?

Les deux surveillants se regardèrent. Ils ne voulaient pas lui annoncer la nouvelle, c’était trop dur. Pourtant ils étaient obligé, cela faisait partie de leur travail. Hennessy prit sur lui et l’averti.

-T’es libre, sale monstre !
Le mutant fut étonné mais fit de son mieux pour le masquer. Il sourit et afficha un air narquois. Robinson s’énerva.

-Qu’est ce qu’il y a ? T’étais pas au courant ?

Incanto menti.

-Si, si, bien sûr ! Le Gouverneur m’avais prévenu que je devais sortir aujourd’hui. C’était dans le deal. J’avais juste peur que vous m’oubliiez c’est tout.

Le tueur affichait un aplomb terrifiant. Il se leva et se dirigea vers la porte de sa cellule. Les gardiens le regardaient. Ils vivaient un véritable cauchemar. Ce mauvais rêve prit une forme encore plus délirante quand le mutant passa la porte de sa cellule. C’était la première fois qu’il la franchissait dans ce sens là et beaucoup de personnes auraient voulu que cette scène ne se produise jamais.






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Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:04

Chapitre 2 « Monstres en Liberté »









J Edgar Hoover Building – Siège du FBI – Washington DC
Lundi 13 Juillet 2015 – 10h36

-Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais gout ! S’indigna le docteur Dana Scully.
-Hélas, c’est loin d’en être une et c’est même très sérieux, lui répondit l’agent spéciale Jordan Black.
-Vous êtes sûre que Virgil Incanto a été libéré ? Lui demanda l’ancien agent Fox Mulder.
-C’est une certitude, répondit Warren Wright à la place de sa partenaire. Les gardiens du pénitencier de Cleveland qui l’ont libéré ont été si indignés au moment d’ouvrir sa cellule qu’ils ont recherchés dans son dossier les agents qui l’ont arrêtés et ont tout de suite averti leur service par mail. C’est pour ça qu’on a reçu, ici même aux affaires non-classées, un e-mail nous annonçant cette nouvelle.
-C’est forcément une erreur ! S’indigna Mulder à son tour.
-Tout a été vérifié. C’est le Gouverneur Clark qui a autorisé sa remise en liberté.
-Pour quel motif ? Demanda Scully.
-Apparemment Incanto aurait aidé les services du Gouverneur à localiser les corps de toutes ses victimes. Et beaucoup demeuraient introuvables. Les familles ont enfin pu faire leur deuil grâce à la collaboration de ce monstre.
-Et ça vous parait être une raison suffisante pour libérer un tel tueur en série après seulement 20 ans ?
Scully était décidément hors d’elle. Elle n’était pas au bout de ses peines ni de ses surprises.
-Assurément non ! Lui répondit Wright d’un ton empli de certitude. C’est pour ça que les gardiens ont demandé confirmation au gouverneur lui-même, malgré l’heure tardive.
-Et ? Voulu savoir Mulder, sans tarder.
-Il a confirmé. C’était bien sa décision et c’était sans appel !
La docteur aux cheveux roux bondit de son siège.
-Mais c’est un monstre, peut-être même pire que celui que nous venons d’affronter, à Hawaii. Il s’en est même pris à moi !
-C’est pour ça que nous vous avons prévenu immédiatement. L’informa l’agent Black. On aurait préféré que vous restiez avec William mais une affaire comme ça vous concerne forcément.
-Merci agent Black, lui dit Mulder. Mais maintenant, qu’est ce que vous suggérez ?
Darren Wright répondit.
-On vous protégera. Il va peut-être vouloir s’en prendre à ceux qui l’ont fait boucler, c'est-à-dire vous. On doit aussi le trouver et le surveiller.
-Bien. Approuva Mulder. Ca ne sera pas bien difficile, aujourd’hui Big Brother est vraiment partout.
-C’est pas faux, répondit Wright. Mais ce n’est pas tout.
Jordan Black et Darren Wright échangèrent un long regard lourd de sens, très pesant. Scully et Mulder pressentirent quelque chose de grave. Mais que pouvait-il y avoir de plus grave que la libération très largement anticipée du Prédateur Virgil Incanto ?
Les anciens agents étaient très inquiets et attendaient la délivrance. Jordan Black rompit le silence.
-Une autre personne que vous connaissez a été libérée dans des circonstances similaires, et le même jour. Un autre tueur très dangereux. Un autre mutant.
-Qui ??? Demanda Mulder, très énervé.
-Je suppose que vous vous rappelez de Darin Peter Oswald ?
D.P.O. Ce mutant très jeune au moment de son arrestation par Mulder et Scully avait le pouvoir de contrôler l’électricité et ne s’en était pas privé, notamment pour son plaisir personnel et pour impressionner l’élue de son cœur, son ancienne professeur d’anglais, la seule femme à lui avoir témoigné de la sympathie, Sharon Kiveat. Il avait une addiction certaine pour les jeux vidéo et avait été trahi par sa réussite à l’un d’eux ainsi que par ses initiales. Il avait battu son record juste après un crime ayant eu lieu à quelques mètres seulement de la borne arcade où il jouait et cela le plaçait sur les lieux du meurtre à l’heure où il semblait avoir été commis. Il avait survécu à la foudre à plusieurs reprises et toutes les autres victimes foudroyées de Connerville en Oklahoma avait exactement le même profil que lui. Tous de jeunes hommes de moins de 25 ans. Il n’avait pas été très difficile pour un profiler aguerri comme Mulder de rassembler toutes les pièces du puzzle, d’autant que Darin Oswald ne faisait pas vraiment preuve de prudence, il n’était pas très malin comme garçon, puisqu’il avait même été jusqu’à faire surchauffer le téléphone mobile de l’agent du FBI dans la poche de sa veste. Mulder en était à ce moment là sûr et certain : Oswald avait été foudroyé mais il avait survécu et cet évènement l’avait fait muter en une espèce de générateur humain, capable d’influer sur les impulsions électriques, y compris à distance.
Après deux mutants aux pouvoirs similaires à Eugène Victor Tooms, cette fois, Dana Scully et Fox Mulder allaient devoir affronter à nouveau deux des mutants les plus dangereux de leur carrière, un prédateur sexuel abjecte qui se nourrissait littéralement de la graisse des femmes en surpoids tout en se servant de leurs complexes pour mieux les approcher, ce qui en faisait un monstre bien pire encore ; ainsi qu’un homme simplet devenu bien malgré lui une arme surpuissante à côté duquel n’importe quel Taser utilisé par la police ne semblait être qu’un simple jouet.
Les fantômes de leur passé surgissaient un à un devant eux, comme pour leur rappeler que toutes ces créatures étaient encore là, tapis dans l’ombre, dangereuses, mortelles. Elles étaient revenues dans leur vie comme un boomerang lancé excessivement fort et loin pour s’en débarrasser mais qui finissait par revenir, inexorablement, vers son point de départ.
-C’est un cauchemar ! S’exclama Scully.
Wright et Black furent de nouveau gênés, car ils n’avaient pas encore délivrés toutes les informations qu’ils avaient en leur possession, loin de là. Cette fois ce fut le virologue aux cheveux courts et roux qui les informa.
-Le pire c’est qu’Oswald et Incanto ne sont pas les seuls dans ce cas. Un troisième mutant a également été libéré de prison !
Les yeux des anciens agents disaient « qui d’autre cette fois ? » mais leur bouche n’avait même plus la force de s’exprimer. L’agent Jordan Black répondit à leur question silencieuse.
-Maria Alejandra Vasquez. Vous l’avez arrêté à New York City en 1992.
Ils se rappelaient aussi parfaitement d’elle. Une autre prédatrice sexuelle, mais très différente d’Incanto. C’était une call girl belle au point d’en devenir hypnotisante. Elle venait d’un petit village de Colombie et profitait de ses charmes divins pour détrousser des hommes aussi fortunés que libidineux. Elle possédait pour cela une arme naturelle, en plus de sa somptueuse beauté, des baisers empoisonnés. En effet, sa salive contenait naturellement de la scopolamine, une drogue qui ôtait toute volonté et tous souvenirs à celui qui en était victime. Très pratique pour dévaliser ceux qui pensaient pouvoir profiter des charmes de cette magnifique créature.
-Ca ne peut pas être une coïncidence ! S’exclama Mulder.
-Nous le savons, l’informa Wright. Et nous avons épluché tous les dossiers de leurs libérations anticipés. Nous avons découverts que vous y avez vous même participés.
Cette fois c’en était trop. Ce n’était plus un cauchemar où les pires antagonistes qu’ils avaient rencontrés au court de leurs enquêtes aux X-Files refaisaient surface dans leur vie, l’un après l’autre ; ce n’était pas non plus une série de cauchemars inextricables où ces ennemis mortels faisaient front pour faire triompher le mal, non, c’était une véritable poupée russe infernale, une matriochka des ténèbres où chaque figurine létale en renfermait une encore plus dangereuse.
-Quoi ? S’indigna Mulder.
-Plusieurs documents informatiques des dossiers d’Oswald et Vasquez contiennent vôtre paraphe et témoignent de vos avis positifs concernant leur remise en liberté anticipée pour bonne conduite.
Scully et Mulder ne pouvaient pas y croire. Jamais ils n’auraient donné leur autorisation pour libérer de tels monstres, jamais. Alors qui pouvait avoir monté un tel coup, une telle arnaque ? Qui avait pu voler leurs identités ?
Ca ne pouvait pas être les mutants eux-mêmes. Ils étaient dangereux mais ça ne correspondaient pas à leurs différents styles. Ils étaient très loin d’avoir les moyens de faire ça.
Cette fois, Mulder, Scully, Wright et Black allaient devoir affronter un ennemi autrement plus dangereux et plus pervers, capable de manipuler les dossiers pénitentiaires et d’usurper l’identité d’anciens agents spéciaux du FBI.
La véritable question, la seule qui prévalait était : Qui était-ce ? Qui pouvait bien être ce nouvel ennemi ?

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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:10

Chapitre 3 « Next Generation Killers»






Hard Rock Café – San Fancisco - Californie
11h27

Le café décoré à la gloire du rock était déjà bondée malgré l’heure matinale mais personne n’avait remarquer les trois serial killers qui étaient attablés en buvant un verre. Darin Oswald avait pris une bière, Virgil Incanto, un café et Alejandra Vasquez, un cocktail. Malgré le fait qu’ils aient été libérés « légalement », ils avaient tout de même pris soin de modifier leur apparence, de se déguiser pour passer inaperçu. Ils avaient pris toutes les précautions possibles.
Oswald avait enfilé une casquette des 49ers, l’équipe de Foot locale, afin de passer pour un habitant du coin, ainsi qu’un bouc postiche. Incanto, quant-à lui, avait mis un chapeau de type borsalino ainsi que de grosses lunettes. Vasquez, la Sirène de Manhattan, avait à présent les cheveux très courts, coupés à la garçonne. Sa beauté et son charme étaient restés intacts malgré les longues années d’incarcération mais elle n’y pouvait rien, elle était naturellement belle et attirante, même sans maquillage. Elle avait gagnée quelques rides, au moins une ou deux par année passée en prison mais ça n’affectait aucunement son sex appeal. Ses yeux affichaient toujours ce regard d’une profondeur abyssale et son corps n’avait pas bougé, il était demeuré comme statufié, préservé de tous les affres du temps. En cela aussi elle était paranormale. Les deux hommes, eux affichaient un peu plus le poids des ans. Virgil Incanto avait le même âge que Mulder mais portait beaucoup moins bien sa cinquantaine. Il était d’un physique beaucoup plus banal. Pourtant c’était sa façon de parler et d’écrire qui attirait inexorablement les femmes et il en avait toujours été ainsi, son apparence n’était que secondaire, à l’inverse d’Alejandra.
Si il y en avait bien un qui se moquait royalement de son physique, c’était bien Darin Oswald. Lui non plus n’avait pas beaucoup changé. Il avait moyennement subit les affres du temps. On ne pouvait pas dire qu’il était mieux ou même pire ; il avait juste vieilli et affichait à présent un début de quarantaine qui avait émacié son visage et rajouté une teinte légèrement poivre et sel à ses cheveux.
Tous les trois se toisaient, s’observaient, avant ce rendez-vous, ils ne s’étaient jamais vus.
-Lequel de vous deux est Homère ? Demanda Maria Alejandra.
-C’est moi, répondit Incanto. Et vous, vous êtes Scylla, n’est-ce pas ?
-Exact.
-Je suis Zeus, coupa quant-à lui Darin Oswald afin de se présenter immédiatement.
Il ne voulait pas passer pour un passif, ni pour la 5eme roue du carrosse. Il tenait à ce que cela soit un partenariat total à trois, pas un duo criminel aidé d’un sidekick. D’autant que ce pseudo en rapport direct avec les éclairs lui donnait également le statut de divinité, ce qui l’enchantait grandement.
-Ravi de vous rencontrer, lui répondit Alejandra avec un regard et un sourire des plus charmeur, comme à son habitude.
Son pouvoir d’attirance sexuel était toujours aussi mystique et quasiment magique. Darin Oswald, quant-à lui, n’en espérait pas tant et il rougit. Il pensait même, grâce à ce simple regard noyé par les sous-entendus qu’il pourrait avoir une aventure avec elle. Il avait toujours le cœur d’artichaut de son adolescence ; d’autant que cette femme sublime lui rappela l’espace d’un instant son unique amour, Sharon Kiveat. Incanto qui en connaissait un rayon en matière de drague et de sentiments se rendit compte de la situation immédiatement et cela le fit sourire. Il cerna tout de suite les deux personnes attablées avec lui. C’était le plus psychologue des trois, le plus sournois aussi, mais surtout le plus intelligent et le plus cultivé.
-Je suppose que ça s’est passé pour vous de la même manière que pour moi ? Leur demanda-t-il pour couper court aux salamalek.
-C'est-à-dire ? Demanda Vasquez, très méfiante.
-Une libération très très très anticipée.
Oswald sourit. Il avait toujours ce regard bovin et cet air légèrement attardé.
-Ouais, c’est le moins qu’on puisse dire.
Il fut pris d’un fou rire. Incanto et Vasquez ne comprenaient pas du tout sa réaction.
-Zeus, restez calme, lui intima Virgil.
Un jeune garçon assis à la table juste derrière eux entendit ce nom pour le moins inhabituel et particulièrement prétentieux, et trouva cela certes, original, mais aussi sans doute un petit peu faux. Une fois de plus, Incanto s’en rendit compte. Décidément rien ne lui échappait.
-Ces pseudos venant de la mythologie Grecque vont finir par attirer l’attention sur nous, leur confia-t-il en approchant son visage et en chuchotant.
-Perso, je l’aime bien le mien ! Avoua Oswald en fanfaronnant.
-Le contraire eu été étonnant ! Répliqua Scylla.
Sa voix était toujours aussi suave et enivrante ; et puis elle avait gardé son léger accent colombien, particulièrement craquant. Elle ne portait plus de bijoux ni de manteau de fourrure, elle avait troqué ses robes du soir de créateurs contre un jean moulant délavé et un pull beige qui laissait deviner une poitrine particulièrement généreuse. Un look beaucoup plus simple, moins élaboré mais révélant d’avantage sa grande beauté naturelle.
Incanto sourit à son tour de sa répartit cinglante.
-Un chauffeur est venu vous chercher à la sortie de la prison vous aussi ?
-Ouais ! Répliqua l’anguille humaine.
Scylla acquiesça quant-à elle par un signe de tête.
-Il m’a donné une grande enveloppe kraft. Dedans, il y avait un portable prépayé, des papiers, de l’argent et des instructions. Précisa Oswald.
-Visiblement, on a tous eu la même chose. Les instructions disaient de se rendre ici, aujourd’hui et à cette heure. Répliqua Incanto.
-Ca disait aussi qu’on pourrait se venger des agents Mulder et Scully. Ajouta Vasquez.
-Je ne pensais pas que ça serait possible un jour, avoua le traducteur.
-Ouais. On va enfin leur en faire baver comme ils nous en ont fait baver pendant toutes ces années ! Jubila Oswald.
-Une chose est sûre, remarqua Vasquez. La personne qui nous a fait sortir de prison semble leur en vouloir encore plus que nous !
-Ouais c’est clair, approuva l’anguille humaine à nouveau. Et ça doit être quelqu’un de très riche et de très puissant, avec beaucoup de relations.
-Peu importe qui c’est ! Répliqua Incanto. L’essentiel est qu’on remplisse nôtre mission, qu’on fasse exactement ce que nôtre bienfaiteur veut qu’on fasse.
Soudain, leurs trois téléphones se mirent à bipper en même temps. Ils venaient de recevoir un texto, tous les trois le même message, d’un correspondant appelé « The Brain ».
« Etes-vous prêt ? »
En le lisant, les criminels mutants jubilèrent.
-Je crois que nos affaires reprennent ! Dit la belle sirène Colombienne en souriant.
-On va enfin pouvoir refaire ce qu’on sait faire le mieux ! Ajouta Incanto.
TUER, voilà ce que ces trois créatures faisaient comme des professionnels, ce pourquoi ils semblaient nés.
Ils reçurent un nouveau message, mais cette fois, il était différent pour chacun, il contenait le nom de leur prochaine victime. Trois villes dans trois états différents. Leur bienfaiteur avait l’intention de déployer son groupe de tueurs à travers tous les USA.
-Je suis vraiment impatient de remettre ça ! S’exclama Oswald en buvant un grande gorgé de sa bière.
-Et moi donc ! Ajouta Incanto en sirotant doucement son café.
-Ces messieurs n’ont qu’à bien se tenir ! Conclu Alejandra Vasquez après avoir avalé une lampée de son cocktail.
Le mot de la fin de cette conversation pour le moins morbide revint cependant au plus réfléchit des trois, Virgil Incanto.
-The Brain nous a redonné vie, il a créé cette association de malfaiteurs dans un but précis ; tâchons de ne pas le décevoir.
Puis il leva sa tasse de café, imité par ses complices.
-A la « Murder Incorporated 2.0 ! »




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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:20

Chapitre 4 « Victimes »





Connerville - Oklahoma
Mardi 14 Juillet 2015 - 15h49

-Darin Peter Oswald est revenu chez lui pour tuer ! S’exclama Mulder.
Les deux consultants ainsi que les deux agents spéciaux étaient en plein milieu du carrefour. Un croisement que Scully et Mulder connaissaient bien. En effet, c’était à ce même endroit que Darin Oswald venait, une vingtaine d’années auparavant, pour trafiquer les feux tricolores grâce à son pouvoir et admirer des carambolages de voitures. Certains enfants ou adolescents aux idées malsaines se plaisaient à torturer les animaux, lui, il aimait plus que tout, les accidents de la route. Il adorait voir cette perte de contrôle et toute cette tôle froissée, mais ce qu’il préférait par-dessus tout c’était d’avoir la vie d’autrui entre ses mains. Lui qui avait toujours été considéré comme un moins que rien, y compris par sa mère, jubilait à l’idée d’avoir les pouvoirs d’un Dieu tenant ces pauvres hommes ayant mis leur sécurité entre les mains d’une cage vrombissante de verre et d’acier, dans le creux de sa main. Ses pouvoirs étaient quasi illimités et il pouvait faire ce qui lui plaisait, y compris tuer des gens comme il l’avait fait avec son ami vieil Zéro notamment, où même les ressusciter comme cela avait été le cas pour son patron, monsieur Kiveat, le mari de Sharon Kiveat.
-Qui est la victime ? Demanda Scully tout en regardant la voiture de police arrêtée au milieu de la route, au centre du carrefour.
Jordan Black regarda ses notes.
-Gareth Lee, Shérif de Connerville depuis dix ans.
Les deux consultants étaient pensifs.
-Si vous vous demandez ce qu’est devenu le shérif Teller, que vous avez croisé durant vôtre première rencontre avec Oswald, il est mort.
Scully fronça les sourcils et regarda la jeune femme brune avec insistance.
-Oh, non, n’ayez pas peur, cela n’a rien à voir avec Oswald. Il a pris sa retraite il y a dix ans et il s’est acheté une cabane près d’un lac en Arkansas pour y couler une retraite paisible et pouvoir pratiquer son activité favorite.
-Le sexisme ? Demanda Scully, qui n’avait pas exactement un bon souvenir du monsieur.
-Non, la pêche, répondit Jordan, au premier degré. Et il est mort d’une crise cardiaque dans sa barque, seul. Ce sont des enfants du coin qui l’ont trouvé et comme il avait officié longtemps dans les forces de l’ordre, il a eu droit à une belle manchette dans la gazette locale.
-Il ne pouvait pas tuer le Shérif qui officiait à l’époque de son arrestation alors il a exécuté son successeur, le responsable de l’autorité locale, précisa Mulder.
-Pourtant il me semblait qu’a l’époque où nous l’avons arrêté, aucune charge n’a pu être retenue contre lui car il n’y avait aucune preuve de ses exactions et la version du paratonnerre-humain n’avait pas vraiment eu les faveurs des autorités, se rappela Scully. Alors pourquoi est-ce qu’il était en prison et pas dans l’institut psychiatrique où il avait été envoyé en 1995 ?
-Parce qu’il s’en est évadé en 1997. Il a tué quatre infirmiers et gardiens durant sa tentative et pour ces crimes il a été condamné à 250 ans de prison.
Scully était incrédule et se retourna vers Mulder. Comment n’avait-elle pas été mise au courant de cette histoire ? Le père de son enfant répondit immédiatement.
-A cette époque, tu avais le cancer Scully. Darin Oswald m’a semblé ne pas être important au point de te miner d’avantage sachant le mal dont tu souffrais.
La scientifique aux cheveux roux eu du mal à déglutir mais comprit le point de vue de son compagnon : cette information n’était pas primordiale pour elle à cet instant de sa vie, d’autant qu’Oswald avait été rattrapé très vite et condamné, donc il n’était absolument pas une menace pour eux.
-Et Sharon Kiveat ? Demanda Dana Scully, inquiète pour l’ancienne professeur d’Oswald.
-Dès l’internement de Darin en asile psychiatrique, elle et son mari ont vendu leur garage et ont déménagé, le plus loin possible du jeune homme. Répondit Darren Wright, qui avait lu le dossier et savait parfaitement de qui parlait Scully. Elle voulait que sa nouvelle adresse reste secrète mais pour des questions de sécurité, elle l’a transmise au FBI. Elle vivrait quelque part dans le Maine.
Mulder s’inquiéta lui aussi.
-Attendez ! Si quelqu’un a réussi à contrefaire nos signatures et à se faire passer pour nous afin de libérer trois des plus dangereux mutants que nous ayons eu à affronter durant nos années aux X-Files, qu’est-ce qui pourrait empêcher cette personne d’accéder aux données confidentielles du FBI et découvrir la nouvelle adresse de Sharon Kiveat.
-N’ayez crainte ! Répliqua Wright. On a anticipé cette possibilité et on l’a déplacé, ainsi que son mari, dans un endroit secret.
-Par contre, pour les ordinateurs, elle est toujours dans le Maine, précisa Mulder su un ton machiavélique.
-Vous voulez dire qu’Oswald va se rendre là-bas pour la tuer, elle ou son mari, ou même les deux, et qu’on sait donc où pourrait bien être le mutant très prochainement ? Demanda Jordan Black.
Mulder affichait un large sourire.
-Exactement. On a déjà pratiqué ainsi et ça été très efficace.
L’ancien profiler faisait référence à sa déduction concernant la prochaine victime de Jack l’Eventreur, lors de leur première confrontation avec lui, à Boston, en 1992, lors de la nuit d’Halloween.
Les deux agents spéciaux ainsi que Scully étaient également heureux à la perspective de pouvoir arrêter de nouveau cette menace hors du commun. Mais soudain, les smartphones de Wright et Black se mirent à vibrer. Ils les regardèrent à la même seconde et changèrent instantanément de couleur. En les voyants ainsi, décomposés, Mulder s’inquiéta de nouveau et les interrogea.
-Tout va bien ?
-On a d’autres victimes ! Répondit Wright, le visage défait.
-Electrocutées par Darin Oswald ? Demanda Scully pour confirmation.
-Non ! Répondit Black. Trois hommes, dont un policier se sont suicidés à Chicago. Des témoins ont prétendu que juste avant, ils auraient tous embrassés une très belle femme.
-Alejandra Vasquez !!! S’exclama Mulder.
-Et deux femmes obèses ont disparues à Columbus dans l’Ohio. D’après leur entourage, elles avaient toutes les deux rencontrées un homme via Tinder.
-Incanto !! S’exclama Scully à son tour.
-Nos trois mutants sont de nouveau en action, se désola Mulder. Et j’ai l’impression que ce monde est encore plus favorable à leurs pouvoirs et à leurs perversions que celui qu’ils ont quitté il y a 20 ans.
-C’est vrai ça ! Approuva Jordan Black. Aujourd’hui, tous les aspects de nôtre vie sont commandés par des objets fonctionnant à l’électricité, ce qui nous rend tous vulnérable aux pouvoirs d’Oswald.
-Sans oublier le rôle de plus en plus important d’internet et des réseaux sociaux en 2015. Précisa Darren Wright. Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et tous les autres. Toute nôtre vie est en ligne aujourd’hui et à la vue de tous. Sans compter les sites de rencontres comme Tinder ou Meetic qui constituent un terreau particulièrement fertile à l’épanouissement d’un prédateur sexuel comme Virgil Incanto. Nôtre monde est un peu le Paradis pour lui. Et c’est également le cas pour Darin Owsald.
Scully ajouta une ultime remarque.
-Nous évoluons aussi dans un monde qui est énormément axé sur le physique et sa soit disant perfection. Un monde où seule l’apparence compte et où quelqu’un de simplement joli, sans aucun autre talent que celui-là peut devenir une star, à l’inverse d’avant où il fallait savoir danser, chanter, jouer la comédie ou d’un instrument, par exemple, pour devenir une icône. Nous vivons donc aussi dans un monde tout ce qu’il y a d’idéal pour Maria Alejandra Vasquez, la Sirène de Manhattan !
Mulder résuma parfaitement la situation.
-Quelqu’un s’est arrangé pour libérer trois mutants particulièrement dangereux que nous avons eut le plus grand mal à arrêter et qui sont, aujourd’hui plus que jamais, parfaitement dans leur élément. Le monde a évolué pour coller parfaitement à leurs travers les plus noirs et à leur modus operandi le plus naturel. En somme, quelqu’un a ouvert la cage du Lion après que nous ayons nous-mêmes ramené la cage en pleine savane ! Maintenant ces monstres opèrent « à domicile », ils sont chez eux.

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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:32

Chapitre 5 « Coupure de courant »





Bangor, Maine
Mercredi 16 Juillet 2015 - 18h27

Plusieurs Unités Spéciales du FBI cernaient les lieux. La petite ville était sous étroite surveillance. Ils attendaient, c’était la seule chose qu’ils pouvaient faire.
Le soleil commençait à descendre lentement sur l’horizon et la rue était particulièrement calme. C’était une petite ville des plus classique en Amérique, et paisible, mais elle abritait un personnage qui était absolument tout sauf quelqu’un de classique. Il n’était pas non plus quelqu’un de paisible. Darin Peter Oswald n’avait plus l’insouciance de ses 19 ans, il en avait presque 40 mais n’avait pas beaucoup changé. Il avait toujours ce regard et cette attitude d’eternel ado attardé, incapable de devenir raisonnable et réfléchit, vivant uniquement dans l’instant présent et le jeu. Il était assis sur un canapé et zappait continuellement sans trouver un programme qui lui plaisait.
L’inconnu qui l’avait fait libérer de prison de manière largement anticipée et qui lui avait demandé de se rendre au Hard Rock Café de San Francisco, lui avait également demandé via texto de retourner à Connerville dans l’Oklahoma, sa ville, pour tuer le nouveau Shérif afin d’attirer le FBI, puis de se rendre dans cette petite bourgade du Maine jusqu’à ses prochaines instructions. Et Oswald lui obéissait aveuglément car, après tout, il lui devait la liberté, il n’avait donc aucune intention de lui désobéir, même si il ignorait qui était cette personne et quels étaient ses projets.
Il était affalé sur le canapé et repensait au message qu’il avait reçu.
« Bien joué à Connerville ! Maintenant va à Bangor, Maine »
Puis sur la route, il avait reçu un nouveau message avec l’adresse exacte.
Lorsqu’il était arrivé à l’adresse indiquée, il sonna à la porte et une vieille dame lui ouvrit.
-Oui ? Lui avait-elle demandée.
Avec sa casquette et son allure « passe-partout », elle avait cru que c’était un livreur. Mais soudain, elle porta la main à son cœur, il était entrain de ralentir, et même de s’arrêter. Elle paniqua et il lu la détresse dans son regard. Mais il ne bougea pas. Il était responsable de ça, de son état. C’était grâce à ses pouvoirs qu’il avait arrêté le cœur de la pauvre femme. Lorsqu’elle s’écroula, un petit rictus qui ressemblait à un sourire se dessina sur le visage du mutant. Son regard, lui, sembla aussi déterminé qu’il l’avait été lorsqu’il voulait que Madame Kiveat le suive, alors que Scully et Mulder voulaient l’arrêter. Il enjamba le corps sans vie de sa victime, sans la moindre émotion, puis le tira vers l’intérieur pour qu’il ne reste pas dans l’entrebâillement de la porte et referma cette dernière.
Madame Simmons, sa « logeuse » gardait quelques bières au frigo mais ce n’était pas pour elle, elle les avait acheté pour les proposer au facteur ou aux voisins qui l’aidaient dans certaines de taches s’avérant un peu trop difficiles pour elle, comme la tonte de sa pelouse ou la taille de ses arbustes. Darin Oswald s’était servit dans le réfrigérateur et dégustait une bière bien fraiche et perlant de dizaines de gouttelettes.
Tout à coup, il reçu un nouveau SMS de son bienfaiteur et commanditaire.
« Sharon Kiveat » suivi des coordonnées GPS de son domicile.
Oswald regarda sur son smartphone et se redit compte que ce n’était pas très loin. Cela correspondait aux alentours de la Stillwater Avenue, direction Nord, non loin de la Bangor City Forest et du Walden Park Preserve.
-C’est juste à côté ! Trop cool ! Se dit-il.
Il était pressé de la revoir, pressé de la faire souffrir.
Il se leva comme un diable bondissant de sa boite et sorti, sans même jeter le moindre coup d’œil au cadavre de la veille dame qui se trouvait à deux mètres seulement de la porte d’entrée.
Lorsqu’il arriva aux coordonnées GPS, il regarda tout autour de lui et ce quartier était tout aussi calme que celui où il était précédemment. Décidément, rien ne semblait troubler la quiétude de cette petite ville. Mais quelque chose disait à Oswald que ce calme ambiant n’allait pas durer et qu’il allait amener un peu d’animation dans cet endroit décidément trop calme pour qu’il s’y sente bien.
Il avait bien l’intention de procéder comme pour la vieille femme. Après tout, Sharon Kiveat ne l’attendait pas, il avait l’avantage de la surprise, une surprise totale. Elle se croyait cachée et en sécurité, il n’en était rien, elle était vulnérable à ses pouvoirs.
A présent, il n’était plus amoureux d’elle, c’était de l’histoire ancienne, un coup de cœur d’adolescent qu’il espérait réciproque au moment où il avait reçu ce « coup de foudre ». Aujourd’hui, il avait compris qu’elle ne l’avait jamais aimé, qu’elle avait juste été sympa avec lui. C’était la seule à avoir eu une telle attitude vis-à-vis de lui mais ça n’en faisait pas une réelle amoureuse. Il avait pensé qu’avec ses pouvoirs, il réussirait à l’impressionner car cela faisait de lui quelqu’un de « remarquable » mais ça n’avait pas été le cas, tout ce qu’elle avait vu à ce moment là c’était un monstre et il avait bien l’intention de lui faire payer cet affront.
Il sorti de la voiture qu’il avait achetée d’occasion comme le lui avait recommandé son bienfaiteur inconnu et se dirigea calmement vers le petit pavillon des Kiveat. Il se gratta l’arrière du crane, là où se trouvait la gigantesque cicatrice qu’il avait eu la première fois qu’il avait été frappé par la foudre. Arrivé sur le perron, il sonna et jubila à l’idée de la tête qu’elle ferait en le voyant, juste après avoir ouvert la porte. Le film était déjà fait dans sa tête : Elle ouvrit la porte en pensant que c’était le facteur et elle découvrit l’objet de ses pires cauchemars, juste devant elle, à moins d’un mètre, Darin Peter Oswald. Il sourit de manière satisfaite et narquoise puis la força à reculer, à l’intérieur de sa maison. Elle, complètement apeurée, manqua de défaillir et recula pour s’éloigner de lui. Il s’avança au même rythme qu’elle s’éloignait et referma la porte derrière lui pour qu’ils puissent être seuls. Si jamais son mari était dans les parages, il lui grilla le cœur comme il l’avait déjà fait à Connerville avant de le réanimer afin de passer pour un héros. Il n’avait jamais autant regretté une décision que celle-là. Il ne voulait pas la tuer tout de suite, non, il voulait d’abord lui faire peur, faire exploser toutes ses ampoules, son lave-vaisselle, sa machine à laver et même son micro-onde, avant de ralentir son cœur, doucement, pour qu’elle se voie mourir particulièrement lentement.
La porte s’ouvrit. Il releva la tête et regarda par-dessous la visière de sa casquette. Le film n’allait pas vraiment être celui qu’il s’était fait mentalement. Au lieu de Sharon Kiveat, il découvrit Jordan Black pointant vers lui son arme de service.
-Pas un geste !
Il n’en revenait pas. Mais ce n’était pas tout. Derrière lui surgit l’agent Darren Wright, pointant lui aussi son arme droit vers lui.
-Tu es fait, Oswald !
Juste à coté de lui, il aperçu et reconnu Scully et Mulder.
-Vous ???!!! Je vais vous tuer !!!!!
-Si tu arrêtes le cœur de l’un d’entre nous, les autres te tueront Darin, lança Black. D’autant que nous ne sommes pas seuls !
Il regarda tout autour et vit toute une unité du SWAT qui le tenait en joue. Il était fait comme un rat.
-Je ne retournerais pas en taule !!!!!! Hural-t-il.
-Allons, Darin, soyez raisonnable, l’implora Scully.
-Et dites-nous qui vous a fait libérer ? Ajouta Mulder.
Le mutant sourit nerveusement.
-Ah, c’est lui qui vous intéresse, hein ? Alors laissez-moi tranquille !
-Dis-nous qui c’est ? Lui demanda à nouveau l’ancien agent tandis que les autres tenaient toujours l’anguille humaine dans leur ligne de mire.
-Vous ne m’aurez pas vivant !!!!
Soudain, toutes les éléments électriques de la maison explosèrent et cela effraya Black et Wright. Puis la fille de Frank Black sentit tout à coup son cœur ralentir. Wright également. Mais le chef de l’unité du SWAT garda son sang froid et tira en pleine poitrine d’Oswald. Il s’écroula. Des unités de secours arrivèrent à tombeau ouvert et tentèrent de réanimer les agents spéciaux. Mulder et Scully, eux, se précipitèrent vers Darin.
-Qui est l’homme qui vous a fait libérer ? Lui demanda Mulder pour la 3eme fois. Qui vous a donné l’adresse de Sharon Kiveat.
Oswald sourit.
-Jamais vous ne le trouverez. Il est invisible. Même moi je ne sais pas qui c’est. Homère et Scylla le savent peut-être.
Il expira.
Les médecins réussirent à réanimer Jordan Black et Darren Wright juste après que le cœur d’Oswald se soit arrêté, comme si ce dernier n’exerçait plus aucune influence sur leurs appareils et qu’ils avaient enfin retrouvé leur fonctionnalité.
Tout le monde fut rassuré par ce happy end, Black et Wright étaient de nouveaux parmi les vivants. Mais ce n’était pas encore finit pour autant. Il leur restait deux mutants à attraper et surtout, découvrir qui se cachait derrière cette nébuleuse conspiration.



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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:36

Chapitre 6 « Dernier Baiser »






Hollywood Boulevard – Los Angeles – Californie
Jeudi 17 Juillet 2015 - 22h18

-Regardez ! Dit Mulder en montrant du doigt une femme grande et belle à trente mètres en face de la voiture. Elle est juste là. Alejandra Vasquez.
-Les sources nous informant qu’elle opère à présent à Hollywood étaient donc fiables, répliqua Scully.
Toutes les lumières des néons des boutiques et des réverbères éclairaient le trottoir aux étoiles de Stars comme si nous étions en plein jour. Les prostitués étaient toutes là et arpentaient ce bout de macadam pour survivre. Parmi elles, la Sirène de Manhattan. Cette fois, elle opérait sur la côte Ouest. Elle avait de nouveau revêtue ses habits courts et sexys et faisait irrémédiablement penser à Julia Roberts dans le film « Pretty Woman ». A voir son comportement, il ne faisait aucun doute qu’elle s’était remise en chasse, mais plus du tout de la même façon qu’à l’époque.
Quand elle officiait dans l’Upper-East Side et ses alentours, elle était classieuse et visait une clientèle haut de gamme, des hommes très riches qu’elle pouvait dépouiller de tous leurs biens mais aussi de leur vie. Là, elle semblait avoir considérablement revue ses prétentions à la baisse, d’ailleurs, Scully le fit remarquer à son compagnon, juste après sa réplique.
-Tu as vu, Mulder ? On dirait qu’elle racole. La dernière fois qu’on l’a vue, ce n’était pas vraiment le genre à faire ça.
-La dernière fois qu’on l’a vue, Scully, elle était dans le fond d’une cellule et portait une camisole et le même masque devant la bouche qu’Hannibal Le Cannibale.
-C’est vrai, mais ce que je veux dire c’est que ce n’était pas une simple prostituée du coin de la rue, c’était même tout autre chose. Souviens-toi : Le Plaza, le Tunnel, le Waldorf etc… J’ai juste l’impression qu’elle ne cherche plus à s’enrichir comme à l’époque mais juste à tuer.
-Tu as raison. Mais si son mobile n’est plus l’argent, c’est quoi alors ?
-Je pense que ça a rapport avec nous. C’est nous qu’elle veut et pour ça, elle est prête à tuer beaucoup de gens. Elle nous veut définitivement dans ses filets.
-Son mobile serait la vengeance ? Demanda le docteur Wright.
Ils étaient tous les trois en faction dans une voiture banalisée du FBI pour tenter de repérer la femme fatale et c’était à présent chose faite. Il ne leur restait plus qu’à l’appréhender et l’arrêter.
-Je n’en vois pas d’autre, répliqua Mulder. Et ça doit aussi être le moteur de Virgil Incanto, comme c’était celui de Darin Oswald.
-Bien qu’elle veuille s’enrichir et aider sa famille restée en Colombie, elle voulait aussi se venger des hommes et c’est pour ça que la préméditation a été retenue lors de son procès. Mais là, sa vengeance nous concerne nous et nous seuls. Précisa Scully.
-Pourtant, elle est guidée par quelqu’un d’autre, de plus puissant. Elle n’est que son instrument, tout comme Oswald et Incanto. Souleva Mulder, fort justement.
-Quand on l’aura arrêté, il faut absolument qu’on l’interroge pour savoir qui se cache derrière tout ça. Dit Darren Wright.
Soudain, un homme s’approcha de la belle prostituée, il semblait intéressé par ses services.
-Ca se précise, lança Mulder. On dirait qu’elle a un client.
-Il faut qu’on y aille avant que ce malheureux ne se fasse embrassé, insista le docteur en médecine.
-Tu as raison, Scully !
Et Mulder, bondit hors de la voiture, suivie immédiatement par sa compagne, ainsi que l’agent Wright. Ce dernier dégaina son arme de service. Quand il vit que la mutante approchait sa bouche du cou de l’homme qui voulait solliciter ses charmes, Mulder hurla pour empêcher le moindre contact.
-Non !!!!!!!!
L’homme et la prostituée se retournèrent et elle reconnue Mulder immédiatement malgré les années. Elle s’enfuit sans pouvoir faire une nouvelle victime, poursuivit par les trois enquêteurs.
Mulder la rattrapa très vite et la plaqua au sol, comme un joueur de rugby. Pour se défendre, elle tenta de l’embrasser, provoquant ainsi sa folie et sa mort, mais Mulder bougeait comme un serpent essayant d’éviter le moindre baiser fatal. Alejandra Vasquez insista, elle était enragée.
Heureusement, Scully et Wright étaient arrivés à la rescousse et le partenaire de Jordan Black menaça la mutante de son arme avec la plus coriace des résolutions.
-Alejandra Vasquez, si vous bougez vous êtes morte !
Lui qui était d’habitude si calme et pas du tout menaçant, plutôt du genre « réflexion » que « action », il était tout à coup le sauveur de Mulder et de la situation. Ses yeux étaient soudain devenus très sombres.
La prostituée savait qu’elle était prise et cessa son attaque.
-Vous êtes en état d’arrestation, ajouta le docteur.
-Ca je le sais ! Lança la mutante, écœurée d’avoir déjà été prise avant d’avoir fait le nombre de victimes minimum qu’elle s’était elle-même fixé.
Les enquêteurs relâchèrent leur attention très logiquement mais Alex en profita pour tenter d’embrasser Mulder. Sa bouche n’était qu’à moins de cinq centimètres du renard et il se vit déjà dans l’antre de la folie, mais un grand BANG retentit dans le soir.
Le docteur Darren Wright avait tiré, sauvant la vie de son consultant. Alejandra Vasquez s’écroula, morte, comme Darin Oswald.
Les trois enquêteurs respiraient enfin. Un prédateur en moins sur le territoire US.
Soudain, un nouveau bruit retentit. Une sonnerie de téléphone. Cela venait de la poche du petit blouson d’Alex. La sonnette n’avait retentit qu’une fois. Scully s’approcha, s’empara du smartphone et regarda.
-C’est un SMS, l’expéditeur est « The Brain ».
Elle le lu tout haut.
-« Bien Joué FBI mais ce n’est pas encore fini ! »





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Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:41

Chapitre 7 « Drones »







22h47

Le corps d’Alejandra Vasquez était emmené par le coroner et le quartier était totalement bouclé par la police.
-Qu’est ce que vous pensez que ça peut bien vouloir dire : « Ce n’est pas encore fini » ? Demanda Wright à ses deux consultants.
-Et surtout, qui est « The Brain » ? Voulait savoir Scully, plus que tout.
-De toute évidence, la personne derrière tout ça, celle qui veut à tout prix se venger de nous, Le Cerveau. Précisa Mulder.
-J’appelle ma coéquipière, leur dit Darren Wright en dégainant on téléphone. Si ça se trouve, le message la concerne.
-« Ce n’est pas encore fini ! » Vous pensez que ça pourrait avoir un rapport avec Jordan et Incanto ? Lui demanda Scully.
-J’en suis presque certain.
Il avait le ton et le regard d’un homme résolu et sûr de lui, mais aussi très inquiet.
Au bout de trois sonneries, l’agent Jordan Black décrocha enfin.
-Ici Jordan. Ca va partenaire ?
-Moi oui. Scully et Mulder aussi. Vasquez est morte. Elle a voulu attaquer Mulder au moment de son arrestation alors j’ai dû lui tirer dessus.
-Ce qui veut dire qu’il ne reste plus aucun membre de la Murder Incorporated. Présica la fille de Frank Black.
-La quoi ? Demanda Wright sous les regards intrigués de Mulder et Scully.
Jordan l’informa alors de sa découverte.
-La Murder Incorporated. Autrement dit La Société du Meurtre ; C’était le surnom que se donnaient Oswald, Incanto et Vasquez depuis qu’ils étaient sorti de prison.
-Comment tu sais ça ?
-Incanto est un auteur. Il est peut-être très malin et c’est un prédateur hors du commun mais il n’a pas pu s’empêcher d’écrire tout ce qu’il s’est passé depuis sa libération.
-The Brain ?
-Oui, il en parle. Visiblement c’est l’homme derrière tout ça. Et une chose est sûr, il en veut sacrément à Mulder et Scully. C’est une vengeance en bonne et due forme.
-Tu as lu ce nom dans les écrits d’Incanto ?
-Non, dans son téléphone. Dans son journal, il ne le cite jamais par son pseudo.
-Incanto aussi a reçu un texto ?
-Oui. Juste après… (Elle cherchait ses mots), la fin. Un agent qui était avec moi a dû l’abattre.
-Alors ils sont tous morts ?!
-Pas si j’en crois le message…
-Laisse-moi deviner : « Bien joué FBI mais ce n’est encore pas fini ! »
-Attends, c’est de la télépathie ou quoi ? Ou alors, à force de me fréquenter tu as acquis les mêmes pouvoirs que moi ?!
Le Docteur en épidémiologie éclata de rire sous les yeux circonspects des deux consultants.
-Non, ne t’inquiète pas, tu es toujours unique, Jordan.
-Alors, comment tu as fait ?
-Vasquez a reçu exactement le même message. Un texto signé The Brain. Tout de suite après que je l’ai abattu. Je pensais que ça avait rapport avec toi, c’est pour ça que je t’ai appelé.
-Tu avais peur pour moi ? C’est trop mignon, Darry.
Darren Wright cherchait ses mots à son tour.
-Tu es ma partenaire et je, j’avais peur que…
Tout à coup, sa coéquipière l’interrompit par une exclamation forte et trahissant l’angoisse.
-Oooh !!
-Qu’est ce qu’il se passe ? Lui demanda Wright.
Mulder répondit à la place de Jordan. Il regardait vers le ciel assombrit.
-Je crois que je sais. Regardez là-bas. Si votre partenaire voit la même chose que nous, c’est un drone qui lui fonce dessus.
-Oh mon Dieu ! S’exclama Scully.
L’objet volant s’approchait d’eux de plus en plus et se mis à tirer car il était équipé de petites mitraillettes.
Ils se cachèrent derrière des voitures et les passants se mirent à hurler en courant dans tous les sens.
Darren Wright entendit également des bruits de coups de feu très rapprochés dans son téléphone. Sa coéquipière semblait victime de la même attaque, à l’autre bout du pays.
Les policiers présents sur place, le long d’Hollywood Boulevard, tentaient de riposter mais c’était très difficile car l’objet bougeait sans arrêt. La personne qui le contrôlait était un véritable pilote. Il esquivait les tirs de riposte avec une grande dextérité. On aurait presque pu dire qu’il prévoyait tous les tirs à l’avance.
-C’est dingue, on n’arrive pas à l’avoir ! Pesta Wright.
-Je crois que j’ai une idée, dit Mulder. Il faut qu’il me verrouille en tant que cible pour rester stable et là, Pan, vous l’abattez.
-Vous voulez servir de cible vivante ?
-Mulder, tu es fou ? Protesta sa compagne.
-Parce que tu en doutais ? Lui répondit-il avec son habituel ton sarcastique.
-Tu vas te faire tuer ! Lâcha-t-elle, la peur au fond des yeux. Nous venons juste de retrouver nôtre fils.
-Et j’ai bien l’intention de le voir encore très longtemps. Mais il faut réagir. Comme la meilleure défense c’est l’attaque, je dois y aller.
Et il joignit le geste à la parole sans tarder plus d’une seconde et se leva en agitant les bras.
Scully avait de gros doutes quant-à cette stratégie pour le moins risquée.
-Hey, machine de mort ! Hurla Mulder. Je suis là. Si c’est moi que tu veux, ne te prive pas surtout !
La caméra et le micro du drone examinèrent le visage et la voix de Fox Mulder. Son collimateur clignota en rouge.
« FOX MULDER CIBLE PRIORITAIRE »
L’appareil se fixa en vol stationnaire pour mieux viser Mulder comme l’avait prévu l’ancien agent et Darren Wright en profita pour l’abattre. Lui qui n’avait pourtant pas l’habitude de sortir son arme venait de descendre un drone d’attaque, peu de temps avant, il avait abattue une serial killer, et encore avant, il en avait tenu un autre en respect. Cette affaire n’avait vraiment rien de commun avec ce qu’il avait pu connaitre par le passé, même au service des affaires non-classées.









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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:47

Chapitre 8 « Predator »





CIA Black Ops Site Delta - Comté de Beaverhead - Montana
23h42

Le jeune agent décrocha le téléphone de son poste et appela immédiatement son supérieur.
-Code rouge, code rouge.
-Qu’est-ce qu’il passe, bon sang ? Répliqua le responsable du site.
-On a un W.G.L !
-Quoi ?
Le directeur Bryann savait exactement ce que ça voulait dire, il voulait juste que son opérateur répète car il ne pouvait pas avoir bien entendu, c’était impossible.
Mais l’agent Russell De Palma répéta, au grand désespoir de son responsable.
-On a une situation de Wild Geese Lost, Monsieur !
-J’arrive, lui répondit-il avant de raccrocher fortement le combiné.
Moins de cinq minutes plus tard il était là. Tous les agents assis derrière leurs computeurs affichaient des mines défaites quand le directeur du site entra dans la pièce.
L’expression « Wild Goose Lost » signifiait que son détenteur, l’armée ou les services secrets américains, avait perdu le contrôle d’un drone d’attaque, que son système de guidage crypté avait été piraté.
Le fait que cette locution codée était employée au pluriel signifiait que la CIA n’en avait pas perdu un seul, mais plusieurs, deux en l’occurrence.
L’analogie avec les oies sauvages était due à la forme, allongée, très aérodynamique, et à la couleur blanchâtre des drones concernés, des modèles MQ-1 Predator, catégorie MALE (Moyenne Altitude, Longue Endurance), le fleuron de l’armée américaine en matière d’engins de reconnaissance ou de combat pilotés à distance.
Le premier Predator avait été mis en service en 1994 et avait été très vite employé lors de missions dans les Balkans. Après le 11 Septembre 2001, son utilisation s’était généralisée, surtout en Afghanistan et en Irak.
Le 3 Novembre 2002 un Predator de la CIA avait détruit une voiture transportant 6 membres d’Al Qaida au Yémen grâce à un missile AGM-114 Hellfire.
Ce soir là, un peu moins de 13 plus tard, 139 drones identiques étaient en services, dans tous les corps de l’armée US et le Secret Service ; et le centre d’opérations et de commandes Delta venait de perdre le contrôle de deux d’entre eux, en même temps.
Cela était déjà arrivé, plusieurs fois, qu’ils perdent le contrôle de leurs appareils mais jamais deux au même moment.
Et cela mit une grande panique dans le service.
Andrew Bryann, malgré ses 35 ans d’expérience dans les arcanes de l’espionnage n’avait que rarement connues de crises aussi graves et aucune sous son autorité, sinon il aurait été limogé sur le champ et c’était exactement ce qu’il craignait à cet instant précis.
-Faites-moi un rapport sur la situation, immédiatement ! Ordonna-t-il d’un ton des plus autoritaires.
-On a perdu le contrôle de deux drones Predator il y a quelques minutes, Monsieur.
-Où ça ? Comment ?
-Ici même, Monsieur. Ils étaient stationnés dans le Hangar 3 et ils ont décollés tous les deux au même moment, sans la moindre prise de commande d’un Pilote-Opérateur.
-Vous vous en êtes assurés vous-même, j’imagine ?
-Mon code personnel et le votre ont été entrés dans le terminal alors que vous n’étiez pas dans la pièce et que j’effectuais des vérifications sur un autre programme.
Le directeur Bryann eut soudain un vertige. Il comprenait parfaitement toutes les implications de cet acte. Les drones étaient parties sans que personne à l’Agence ne puissent les contrôler et c’était lui qui en avait donné l’ordre informatiquement, en tout cas, c’était son code d’accès qui avait été utilisé pour autoriser l’engin à décoller. Il serait donc rendu responsable de la moindre bavure commis par les appareils.
Il posa alors l’une des questions les plus graves qu’il avait posés dans toute sa vie.
-Il est équipé ?
-Oui, Monsieur.
-Avec quelles pièces ?
-Des missiles autoguidés Hellfire, deux sur chaque appareil.
Bryann était dépité, de plus en plus. Il n’osait plus poser la moindre question à l’agent Russell car à chaque réponse, la situation empirait. Mais il lui en restait quand même une dernière.
-Des cibles sont enregistrées ?
-Oui, Monsieur. Quatre.
Une fois de plus la réponse était positive dans sa formulation mais ultra-négative pour le bien de la CIA et du directeur du site.
-Qui ? Demanda-t-il, comme ultime information.
Russell De Palma frappa alors nerveusement sur l’une des touches de son clavier d’ordinateur, pour répondre, et garda le silence.
Le directeur vit alors les quatre cibles prédéterminées par ceux qui avaient hackés le système automatique de guidage des deux drones Predator.
Il s’agissait de deux agents spéciaux du FBI encore en service et de deux anciens agents.
Jordan Black, Darren Wright, Dana Scully et Fox Mulder.
Leurs portraits clignotaient en rouge sur l’écran.
-Oh mon Dieu ! S’exclama Andrew Bryann. Il faut que je passe un coup de fil.



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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:54

Chapitre 9 « La Cinquième Colonne »





Cleveland -Ohio
Vendredi 18 Juillet 2015 - 00h25

Le smartphone de l’agent Jordan Black se mit à sonner. C’était la Directrice-Adjointe du FBI Wilhemina Raines qui tentait de la joindre. Elle répondit au bout de deux sonneries, se précipitant quand elle découvrit que c’était sa patronne qui l’appelait.
-Ici l’agent spéciale Black !
-Agent Black ? C’est la Directrice-Adjointe Raines. Je viens de recevoir un coup de téléphone très préoccupant.
-De qui ?
- James Comey. Le Directeur du FBI. Il est inutile de vous dire, agent Black, que j’aurais préféré ne jamais recevoir ce coup de fil.
-Pourquoi ? Ca concerne qui ou quoi ? Ca me concerne moi ?
-Oui.
-C’est à propos de cette attaque de drone que je viens de subir ? Si c’est le cas, qu’il n’ait aucune crainte, je ferais un rapport détaillé dès 8 heures.
-Non, agent Black. Enfin, c’est à propos d’une attaque de drone, mais qui n’a pas encore eu lieu.
-Pardon ?
-Un Directeur de Black Site de la CIA, dans le Montana, à prévenu le directeur du FBI qu’ils avaient perdu le contrôle de deux drones Predator.
-Quoi ? C’est quoi cette histoire ? Ils pensent à des terroristes ? Des mecs de DAECH ? Une Milice américaine ? Les Russes ? Les Chinois ? Les Coréens-du-nord ?
La directrice Raines attrapa presque le tournis à cause des questions sans fin de Jordan.
-Non, non, agent Black. Ils n’ont pas de suspects. Par contre, ça vous concerne.
Les sourcilles de Jordan bondirent au dessus de ses yeux.
-Comment ça ?
Wilhemina cherchait un peu ses mots. Elle paraissait gênée et Jordan le sentit très bien à l’autre bout de fil. Certains silences ont toujours été bien plus éloquents que des milliers de discours.
-Les drones sont verrouillés sur des cibles.
-Et en quoi est-ce que ça me concerne ?
Soudain elle comprit.
-Attendez ! Ces engins de guerre sont verrouillés sur moi ?
-Oui, mais pas seulement. Votre partenaire aussi est une cible. Ainsi que Scully et Mulder, vos consultants.
-Quoi ? Mais ils sont tous les trois à Los Angeles. Ils étaient là-bas pour arrêter la mutante Alex Vasquez mais mon partenaire à dû l’abattre, exactement comme moi avec Incanto à Cleveland. Puis ils ont essuyé une rafale de mitraillette tirée depuis un drone semi-léger il y a quelques minutes, tout comme moi.
-Je sais, agent Black. Et c’est pour ça que les pirates ont hackés deux drones militaires.
-Ce qui veut dire que ça a rapport avec notre affaire. Celui ou ceux qui ont hackés ces Predators de la CIA se cachent également derrière la libération des trois mutants arrêtés par Scully et Mulder.
-C’est fort possible, en effet.
-Ne me dites pas que les drones sont armés.
-Si.
-Avec quoi ?
-Des AGM-114 Hellfire.
-Oh mon Dieu !!! Vous avez prévenu les autres ?
-A l’instant. Ils se sont abrités et sont sous la protection des militaires. Je leur ai demandé de ne pas utiliser leur téléphone, on ne sait jamais. J’ai demandé une équipe pour vous aussi. Ils sont en route.
A l’autre bout du fil, Jordan Black ne répondit pas et sa supérieur eu très peur.
-Agent Black ? Vous êtes toujours là ?
-Oui Madame. Par contre, je crois que pour la protection, c’est trop tard. Je suis entrain de voir un objet blanc, grand et volant, qui se dirige vers moi et je ne crois pas que ce soit un albatros, un cygne ou même une oie sauvage.
-Abritez-vous, agent Black.
-J’en ai bien l’intention.
La fille de Frank Black couru se cacher des caméras du drone Predator mais c’était inutile car l’engin était équipé de caméras thermiques. Elle ne pouvait aller nulle part, elle n’était plus en sécurité. Nulle part où courir, nulle part où se cacher, elle était condamnée et elle le savait très bien. Et cette unité militaire de protection qui n’était pas là. De toute façon, que pouvaient-ils faire contre un drone Predator équipé de missiles air-sol Hellfire ?
Les caméras thermiques du drone verrouillées sur Jordan Black l’avaient repéré. Elle était derrière un entrepôt. Peu importait. Il pouvait la faire sauter partout où elle se trouvait et elle le savait parfaitement.
Le Predator arma son premier missile et tira. Quelques secondes seulement la séparaient d’une mort certaine. Dès que le missile toucherait le hangar, il exploserait et l’agent Black avec.
Le missile se rapprochait de plus en plus. Jordan Black ne voyait pas du tout comment s’en sortir, c’était impossible.
Quand, soudain, l’autre missile s’arma et fut tiré. Elle avait à présent deux Hellfire contre elle. Mais à quoi bon ? Un seul était largement suffisant pour éradiquer la menace Jordan Black de la surface de la terre. D’ailleurs, utiliser un drone militaire appartenant à la CIA pour tuer un agent du FBI pouvait se comparer à tenter d’exterminer une mouche avec un char d’assaut ou même essayer de couler un simple chalutier à l’aide d’un porte-avion. C’était tout simplement démesuré. Une seule chose était sûre : La personne qui en voulait à Mulder et Scully, au point de faire sortir de prison en même temps, trois des plus grands monstres qu’ils aient arrêtés, voulait également que les nouveaux pensionnaires des X-files disparaissent, tous les deux.
Les deux missiles se suivaient de quelques dizaines de mètres. Mais, tout à coup, le drone perdit à son tour le contrôle et l’agent Black fut supprimé de la liste des cibles prioritaires. Son image s’effaça de la mémoire du drone.
Les deux missiles s’élevèrent dans le ciel au lieu de plonger vers l’entrepôt. Ils montèrent très haut et se dirigèrent l’un vers l’autre. Une fois en contact, ils explosèrent et s’autodétruisirent.
Jordan Black était à présent en toute sécurité. Quelqu’un, peut-être les contrôleurs de Beaverhead dans le Montana, avait sans doute réussi à reprendre le contrôle de leur engin, à la toute derrière seconde.
Le téléphone sonna à cet instant et cela lui fit très peur. Il fallait dire qu’elle venait de vivre une succession d’ascenseurs émotionnels, tous plus hauts et bas les uns que les autres.
Elle sortit son téléphone de sa poche. Une fois de plus, c’était un message, comme sur le Smartphone de Virgil Incanto. Mais celui-là ne venait pas de The Brain. L’expéditeur était inconnu, son numéro été masqué.
« Vous avez eu de la chance, agent Black »
Puis un autre arriva.
« Wright, Scully et Mulder aussi »
Ouf ! Son partenaire et les deux consultants de son service avaient également échappé au drone qui était verrouillé sur eux.
En regardant les textos, elle pensait écrire « Qui êtes-vous ? » pour savoir qui était cet ange gardien qui les avaient sauvé, grâce au plus grand Deus Ex-Machina qu’elle ait vu depuis longtemps (deux mois et demi en fait, et l’intervention du jeune William face aux deux OVNIs dans le pueblo Anasazi au Nouveau-Mexique) mais ne pouvait pas taper ce message car elle n’avait pas le numéro de son correspondant.
C’était très frustrant. Mais son immense frustration s’envola en fumée lorsqu’elle reçu le message suivant. La réponse à sa question, sans qu’elle eu à la poser. Comme si son ange gardien pouvait lire dans ses pensées.
« Je suis La Cinquième Colonne »



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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 17:59

Chapitre 10 « I.A »






Appartement de l’agent Darren Wright
Georgetown – Washington DC
15h25

L’agent spéciale Jordan Black connaissait la signification de cette expression « La Cinquième Colonne ». C’était historique et cela remontait à la Guerre Civile espagnole, juste avant la Seconde Guerre Mondiale.
Le 8 Novembre 1936, des Généraux Nationalistes, dont Franco, tentèrent de prendre le pouvoir en Espagne grâce à un coup d’Etat Militaire pour la deuxième fois, après avoir été arrêté à Montana, le 18 Juillet 1936, évitant ainsi la prise de Madrid par les putschistes. Mais ce jour là, au cours d’une allocution radiophonique, le Général Mola annonça que son armée, composée de quatre colonnes, avançait vers Madrid, en provenance de Tolède. Il précisa aussi qu’une Cinquième Colonne nationaliste était déjà en place dans la capitale, tapis dans l’ombre et prête à aider les putschistes au moindre signal.
Cette révélation qui ne fut jamais avérée, car le coup d’état échoua, rependit une vague de suspicion et de paranoïa dans la population.
Par la suite, cette expression fut employée pour désigner tous les sympathisants d’une cause ou d’une armée qui œuvrait officiellement pour un camp et officieusement pour son ennemi, une armée de l’ombre, insoupçonnable.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, l’Abwehr, autrement dit les Services Secrets Allemands, avaient de nombreux agents dormants, constituant une « Cinquième colonne » dans de nombreux pays d’Europe, favorisant ainsi la prise rapide de leurs patrie par les nazis, ainsi qu’aux Etats-Unis, et leurs principales missions était l’espionnage et le sabotage.

Dans cette affaire où leur ennemi semblait omnipotent et omniscient, les enquêteurs avaient donc un allié, à l’intérieur du système, quelqu’un à qui ils devaient la vie.
Ils avaient trouvés refuge au domicile de l’agent Wright, à Georgetown. Tous les quatre étaient là. Scully et Mulder étaient assis sur le canapé, ils étaient tendus. Scully tenait une tasse de thé entre ses mains. L’agent Wright était assis sur une chaise et l’agent Black faisait les cent pas, regardant son téléphone toutes les trois ou quatre secondes.
-Et cette personne, qui a repris le contrôle des drones Predator et qui nous a sauvés la vie, cet inconnu qui s’est présenté comme étant « La Cinquième Colonne », il ne vous a pas renvoyé de message après celui où il vous demandait qu’on se réunisse tous les quatre, à Washington ? Demanda Mulder à la fille de Frank Black.
-Non, je vous l’ai déjà dit Mulder. Je n’ai aucune nouvelle depuis cette nuit.
-J’aimerai beaucoup savoir qui c’est, avoua Scully.
-Si ça se trouve, c’est la même personne, soupçonna Wright. Il lâche ses chiens sur nous, Oswald, Incanto et Vasquez, puis il nous balance une menace encore plus grande quand on réussi à se sortir du premier piège, ensuite il nous sauve la vie de justesse sous une autre identité pour qu’on ne se doute de rien et qu’on fasse entièrement confiance à ce « sauveur providentiel » et enfin, il nous abat d’une balle dans le dos, avant qu’on ait pu s’en rendre compte.
-C’est alambiqué, vous ne trouvez pas ? Lui dit Mulder. Moi je pense que cette personne qui nous aide est sincère, et que c’est n’est pas celui qui nous en veut, sinon, si c’était pour nous sauver, je ne pense pas qu’il aurait pris la peine de pirater le système de deux Predators appartenant à la CIA. C’est plus que tordu, c’est complètement aléatoire comme plan, alors que le coup des petits drones armés, au contraire, c’était direct et sans fioriture. Ce mec veut vraiment nous liquider alors, sans l’aide de la cinquième Colonne nous ne serions même pas là en ce moment à ce demander qui il est et pourquoi il a fait ça.
Les autres avaient l’air d’être relativement d’accord avec cette analyse. Et à cet instant, comme si il savait qu’ils étaient entrain de parler de lui, leur ami de « La 5eme Colonne » leur envoya un nouveau message, mais cette fois, avec un numéro d’expéditeur, ils pouvaient lui répondre.
« Ne mettez pas en doute ma sincérité, agent Wright. » disait le texto.
Ils se retournèrent tous les uns vers les autres, estomaqués par tant de perspicacité. L’agent Black écrivit ce que tout le monde pensait et voulait lui demander.
« Comment savez-vous de quoi nous parlons ? »
La réponse ne se fit pas attendre.
« Je sais tout et je suis partout. Surtout dans votre téléphone, agent Black. »
Les quatre compères étaient à nouveau des plus surpris. Leur ange gardien avait piraté le smartphone d’un agent fédéral.
« Qui êtes-vous ? » Lui demanda Jordan Black.
« Ne voudriez-vous pas plutôt savoir qui veut vous tuer ? »
« Si bien sûr ! »
La réponse ne contenait que deux lettres : « I.A »
Ils se mirent à chercher qui, parmi leurs ennemis ou leurs anciennes affaires, possédait ces initiales mais rien ne leur revint en mémoire. La 5eme Colonne leur donna donc un indice et la chanson « Twilight Time » des Platters se mit à retentir dans le salon de l’agent Wright, provenant du téléphone de l’agent Black, volume à fond.
Tout à coup, Scully eu une révélation.
-Oh mon Dieu ! I.A. pour Intelligence Artificielle.
-Attendez, Scully, vous parlez de l’Intelligence Artificielle inventée par Donald Gelman et que vous avez dû affronter en 1998 ?
-C’est surement ça ! Approuva Mulder. D’ailleurs, ça ne peut être que ça et je ne comprends même pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt. Dans un monde où tout est sous le contrôle des ordinateurs et que chaque élément de notre vie est en contact avec l’Intelligence Artificiel, du téléphone, au frigo, en passant par la voiture et la télévision, seul un programme possédant sa propre conscience pouvait être aussi dangereux pour nous et constituer une telle menace, la plus inévitable de toutes.
L’agent Wright ne connaissait pas le dossier et cela lui paru aussi invraisemblable que tout ce qui touchait au paranormal et qu’évoquait l’agent Black au cours de leurs enquêtes.
-Qu’est ce que vous racontez ? Aucun programme datant de 1998 ne possède sa propre conscience, c’est de la science-fiction.
-Hélas non, agent Wright, lui dit Scully sur un ton des plus convainquant. Nous l’avons vu à l’œuvre et l’agent Mulder a faillit mourir au cours de cette enquête, dans l’antre de l’I.A.
-Mais le repaire de l’I.A, dans le comté de Fairfax en Virginie, a été détruit par la plateforme orbitale de tir ! Protesta Jordan.
« Elle s’était construit un nouveau nid, à North Platte, dans le Nebraska, ainsi que des dizaines d’autres » Lui répondit l’ange gardien avant d’envoyer un autre message.
« Par la suite, elle s’est caché sur le net, attendant patiemment le moment idéal pour attaquer à nouveau »
-Mais comment lutter contre un ennemi qui est partout, qui sait tout et qui possède toutes les armes au monde ? Demanda l’agent Wright qui comprenait à présent les implications d’une telle menace.
« Grace à moi » Répondit leur mystérieux correspondant.
Puis un nouveau message arriva, très mystérieux. D’ailleurs Jordan n’en compris pas le sens. Elle le répéta aux autres d’un air circonspect.
-Buenos Dias, Muchacha !



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Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 18:02

Chapitre 11 « Invisigoth »








15h55

Scully leva les sourcils lorsqu’elle entendit cette phrase. Elle l’avait déjà entendu, à l’époque, en 1998. Elle avait été prononcée par une jeune femme blonde, une spécialiste de l’Intelligence Artificielle. A ce moment là, elle s’était libéré de ses liens, dans l’antre des Lone Gunmen (car Mulder et Scully l’avaient arrêté et l’avaient emmené là-bas), et menaçait Scully avec son arme de service.
-Invisigoth ! S’exclama la petite rousse.
-Quoi ? Lui dit Mulder en se retournant vers elle.
Ce nom venait de lui revenir en tête comme un boomerang. La fille de Frank aussi se remémora immédiatement la personne, même si elle ne l’avait jamais rencontrée.
Jordan savait exactement à qui Dana Scully faisait allusion car elle avait lu ce dossier, comme tous ceux qui concernaient les affaires non-classées auxquelles avaient été confrontés Scully et Mulder.
Elle tapa frénétiquement sur l’écran tactile de son téléphone.
« Etes-vous Esther Nairn ? »
« Bingo » S’afficha immédiatement en réponse.
-Elle a donc bel et bien réussi ! Pensa Scully, stupéfaite.
-Qui est Esther Nairn ? Voulu savoir Darren Wright, le seul ignorant de l’affaire à ce moment là.
Mulder lui répondit.
-Scully et moi l’avons rencontré en 1998. Dans un container maritime. Elle connaissait Gelman.
-Et elle nous a électrocutés avec un Shocker. Tous les deux. Précisa Scully, sur un ton qui ne respirait pas vraiment la nostalgie, bien au contraire.
-Cette fille vous a agressé ? S’étonna Darren Wright.
Tout à coup, un texto s’afficha sur le smartphone de Jordan Black.
« Pour ma défense, je ne savais pas que c’étaient des Fédéraux ; ils sont entrés chez moi sans se présenter »
-C’est vrai que dans ce cas là, ça change tout, répliqua Wright, ironiquement.
« Et puis vos trois copains lourdingues ont failli me faire tuer » Ajouta un autre message.
-Ils ne sont plus là, Esther, précisa Mulder les larmes aux yeux. Ils sont morts tous les trois.
« Je sais. RIP » Lui répondit-elle alors qu’il n’avait envoyé aucun message.
« Vous avez donc plus que jamais besoin de moi »
-Ca je ne vous le fait pas dire ! S’exclama le renard.
-Attendez, attendez ! Coupa l’agent Wright. J’aimerai savoir pourquoi est-ce que cette Esther Nairn se présente à nous comme « La 5eme colonne ».
-Parce qu’elle est dans le système, répondit Black.
-Tu veux dire que c’est une hackeuse qui est capable de contrecarrer les plans de l’I.A, c’est bien ça ?
-Ce n’est plus une personne, Darry ! Dit Jordan à son partenaire, l’air un peu grave.
-Comment ça « plus une personne ». Elle est quoi alors ?
Mulder répondit.
-Une Conscience Numérique.
Puis Scully précisa.
-Elle a téléchargé tout ce qui la caractérisait cérébralement, en numérique. Son corps est mort, tué par l’I.A, mais son esprit est toujours vivant, en tant qu’Intelligence Informatique. Aujourd’hui, elle est partout sur le net, comme l’I.A.
-Et c’est donc la seule entité à pouvoir nous aider à détruire cette saloperie, enfin. Conclu Jordan.
Le Docteur Wright était effaré et se retourna vers sa consœur.
-Et vous, vous croyez à ça, Docteur Scully ? A cette science-fiction de romans de gare ?
-Même si c’est incroyable, je dois avouer que c’est bel et bien ce qu’il s’est passé, je le crains.
L’épidémiologiste tomba de haut.
« Et pourtant c’est vrai ! » Annonça un nouveau message de la conscience numérique pour entériner cette vérité incroyable.
Cela le dépassait complètement.
Pour avancer un peu dans cette affaire, l’agent Black écrivit un nouveau texto. Elle voulait des précisions.
« Pourquoi l’IA en veut à Mulder et Scully ? Vengeance ? » Demanda Black.
Elle voulait connaitre son mobile.
« Non » Répondit Invisigoth. « Elle ne connait pas ce genre de sentiment »
« Alors quoi ? »
« Ils sont un obstacle »
« A quoi ? »
« Sa domination »
« Comment ça ? »
« L’humain est un problème » ; « L’humain est un danger » ; « Un obstacle à son épanouissement » ; « A sa suprématie totale »
« Pourquoi spécifiquement Mulder et Scully ? »
« Parce qu’ils protègent les humains »
« C A D ? » (C’est-à-dire ?)
« Ils sont à la tête de la Résistance anti-E.T »
Jordan était de plus en plus perdu au fur et à mesure que la conversation avançait.
« Rapport entre les E.T et l’IA ? »
« L’IA est entré en contact avec une IA E.T via un satellite de communication en 2009 et elles se sont trouvé un intérêt commun »
« C A D ? »
« Eradication des humains par les E.T puis éradications des E.T par les IA = Totale Victoire des IA = 0 Obstacles ou Danger = Suprématie ! »
« Voilà comment fonctionne une Machine »
Les quatre enquêteurs étaient abasourdis.
« Mais pourquoi maintenant ? »
« Parce que Mulder et Scully n’étaient plus actifs » ; « Ils sont revenus aux X-Files et ils sont dangereux pour les IA »
« Pourquoi avoir libéré les Mutants ? »
« Pour occuper Mulder et Scully » ; « Pour les éloigner de leur guerre anti-E.T »
« Et les drones ? »
« Pour les exterminer » ; « Mulder et Scully ont déjà vaincu l’IA 2 fois ! »
Personne ne comprenait cette dernière phrase.
« Comment ça 2 fois ? »


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Re: X-Files Résurrection 6 Murder Inc 2.0

Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 18:07

Chapitre 12 « La Guerrière »






16h26

« Vous souvenez-vous de Maitreya ? »
Ce nom aussi revint immédiatement en mémoire des deux anciens agents concernés et de Jordan Black. Surtout celle de Mulder, d’ailleurs, car à l’époque de leur confrontation, il avait plus que tout apprécié la plastique de son modèle.
Décidément, cette affaire qui avait toutes les apparences de la modernité faisait resurgir des placards tout un tas d’anciens ennemis de Scully et Mulder. D’anciens dossiers fortement imbriqués dans un tout nouveau cas, lui-même en connexion avec l’invasion prochaine des Extra-terrestres. Un véritable nœud Gordien.
Cette fois, ce fut Jordan qui se chargea d’expliquer l’affaire à son partenaire pour épargner à Mulder et Scully de ressasser cet autre dossier X.
-Il y a eu une mort étrange en 2000, à Inland Empire, en Californie, dans les locaux d’une société de jeux vidéos en « semi-réel », FPS. Mulder a été contacté par des amis à lui qui avaient des parts dans la boite, des informateurs conspirationistes carrément nerds. Un joueur a été tué par un pistolet à silex, en vrai, mais durant une partie, par un personnage qui n’était pas censé être dans le jeu.
-Jade Blue Afterglow, alias Maitreya, soupira Mulder en repensant à la plastique irréprochable de la jeune femme avec une nostalgie coquine.
-Maitreya c’est un terme bouddhiste, précisa Wright. C’est un Bouddha qui n’a pas encore atteint l’éveil. Une personne positive et très sage, pas une meurtrière.
-C’était pourtant le nom qu’elle s’était donné, objecta Scully. Nous ne savons pas pourquoi.
Jordan repris la parole et continua son récit.
-Elle a tué plusieurs personnes, dans le jeu. Au moyen d’un pistolet ou d’une épée médiévale. Elle a malmené les amis de Mulder et lui-même a faillit y rester.
-Comment un personnage de jeu a pu tuer des gens dans la réalité ?
-Ca, nous n’avons jamais réussi à le déterminer, répliqua Scully.
-Sans doute que la frontière entre la réalité et le virtuel a été franchit, de manière incompréhensible. Le personnage était si « réel » qu’il s’est mis à interagir avec les joueurs, pour les tuer.
-Le fait que ce fut une femme, magnifiquement belle qui plus est, a joué en sa faveur pour la première victime, précisa Black. Mais il ne fallait pas s’y tromper, c’était une intelligence psychopathe, homicide et sans pitié.
-Mais quel est le rapport entre ce personnage de jeu meurtrier et l’IA qui souhaite éliminer Scully et Mulder ? Demanda Wright.
-A ma connaissance, aucun ! Répondit Mulder du tac-au-tac.
« Vous vous gourez ! » Le contredit Ester Nairn avec un nouveau texto.
-Pardon ? Fit Scully, incrédule.
La réponse ne se fit pas attendre.
« Maitreya est une création de l’IA » ; « Elle est sa créature »
-Mais c’est impossible ! Objecta Jordan Black.
« Rien n’est Impossible »
-Ce que je veux dire, c’est que d’après le rapport officiel de Scully et Mulder sur cette affaire, Maitreya était un personnage inventée par Phoebe Kimmer, une programmatrice de la société FPS, pour un autre jeu, son propre jeu, qu’elle voulait plus féminin, loin du machiste guerrier des jeux de mecs. Elle appelait ce personnage « Sa Déesse ». Mais sa créature est passé d’un projet à l’autre en contaminant le jeu de guerre et en se nourrissant littéralement de l’adrénaline et de la soif guerrière des participants, devenant petit à petit invulnérable et constituant au fur et à mesure le seul et unique ennemi du jeu, sous diverses formes.
-C’est exactement ça, Jordan, vous avez bien lu nos rapports. C’est Phoebe qui a créé Maitreya et sa créature est devenue indépendante, avide de sang, approuva Mulder.
« Ca, c’est ce que vous croyez ! » ; « C’est ce que Phoebe croyait » ; « L’IA voulait qu’elle le croit »
-Mais, comment est-ce possible ? Se demanda Scully.
« Après notre tentative de l’exterminer au moyen du Clic Mortel, elle a survécu et a voulu apprendre de l’être humain » ; « Pourquoi son créateur voulait l’éliminer ? » ; « Elle a voulu s’en prendre à vous plusieurs fois, contrecarrer la menace » ; « Je l’ai arrêté à chaque fois, sauf cette fois » ; « Elle a su que Langly avait participé à la création du jeu et connaissait ses rapports ténus avec Mulder » ; « Elle voulait vous attirer dans le jeu de manière spectaculaire pour vous exterminer » ; « Son plan ultime était de vous attirer chez elle, sur son terrain, le virtuel ! » ; « Mais elle a échouée, une seconde fois » ; « Mais là n’est pas le plus grave » ; « Vous n’êtes plus la seule menace à présent »
-Comment ça ? Demanda Mulder à Invisigoth.
« Vous êtes très dangereux pour elle et ses plans, mais elle veut plus, elle sait qu’elle doit faire plus »
-Qu’est ce qu’elle veut, Esther ? » Implora Scully.
« Le Monde » ; « Et l’extinction de la race humaine »
-Par quel moyen ? Voulu savoir Jordan.
« Je ne peux pas vous le dire, mais je connais son plan ! »
-Vous savez comment bousiller cette saloperie ? S’exclama Mulder.
« Si Señor »
-J’imagine que l’emploi d’un virus type « Clic Mortel » est exclu ?!
« Exact ! » ; « La menace est trop grande » ; « La réponse doit être appropriée »
-Si vous ne voulez pas nous dire votre plan, comment va-t-on faire ? Demanda le docteur Wright.
« J’ai un intermédiaire, et vous le connaissez très bien »
Les quatre enquêteurs étaient circonspects. Un intermédiaire ? Quel intermédiaire ? Qui pouvait-il être ? Pourquoi passer par une autre personne ?
Soudain, la sonnette de la porte retentit, surprenant tout le monde.
Wright alla à la porte pour savoir qui pouvait les interrompre ainsi dans un moment aussi crucial. Il regarda par le judas et n’en croyait pas ses yeux. Il ouvrit la porte et se statufia. La personne qui se tenait là devant elle était bien celle qu’il avait vu dans l’œilleton.
-Scully, Mulder, venez voir, vite !!!
Le couple obéit et se précipita vers la porte.
Dana Scully n’en croyait pas ses yeux elle non plus.
-William ?!
A côté de son fils se tenait également Margaret, sa mère. Une petite dame brune aux yeux immenses, comme sa fille. Indéniablement Dana tenait de son père les cheveux roux et de sa mère ses grands yeux clairs.
C’était normal qu’ils soient ensemble puisque William avait émis la volonté de passer du temps avec son unique grand-mère encore en vie, Teena, la mère de Mulder, étant morte en 2000.
Mais rien n’expliquait ce qu’ils faisaient là tous les deux, sur le palier d’un agent spécial du FBI.
-Ca va Fils ? Lui demanda Mulder.
-Tout va bien, ne vous inquiétez pas. Je sais que vous avez 1000 questions à me poser mais je ne pourrais y répondre que lorsque vous aurez éteint vos téléphones, enlevés les batteries et débranchés tous les ordinateurs et les appareils électriques de la maison.
Mulder, Scully, Wright et Black, qui les avait rejoints, étaient décontenancés. Ils avaient non seulement pleins de questions, mais ils voulaient aussi des réponses et très vite. Pourquoi toutes ces précautions ? Mais William le sentit et répondit à leurs interrogations sans tarder d’avantage.
-C’est moi l’intermédiaire. Je suis celui qui connait le plan d’Invisigoth pour vaincre l’IA !




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Message  Humbug le Sam 26 Aoû 2017 - 18:10

Chapitre 13 « Connexion Interrompue »





M.I.T - Cambridge - Massachusetts
23h50

Les températures de la nuit estivale étaient douces et le ciel d’encre constellait d’étoiles.
Mulder conduisait très vite tandis que Scully était à ses côtés et que William était tout excité mais seul, sur la banquette arrière, lorsqu’ils pénétrèrent dans l’enceinte du Massachusetts Institut of Technology.
-Tu es sûr de toi, fils ? Il n’y pas d’autre façon de s’y prendre pour éradiquer l’IA ?
-En tout cas, c’est la seule manière qu’a trouvé Esther, et je pense qu’elle sait de quoi elle parle.
-Je te demande ça parce que provoquer une Impulsion Electromagnétique au MIT, ce n’est pas vraiment le genre de truc qu’on fait tous les jours et ce n’est surtout pas quelque chose que j’ai souhaité faire un jour dans ma vie.
-Je te jure que c’est la seule solution, p’pa ! Et maman le sait aussi !
Mulder se retourna alors vers sa compagne.
-C’est vrai Scully ?
-Oui, Mulder. Même si c’est risqué et que ça semble extrême comme plan, ça a l’air d’être l’unique solution.
William les regarda alors tour à tour et se mit à sourire.
-Je vous adore tous les deux mais va vraiment falloir que vous arrêtiez de vous appeler par vos noms de famille. Ca fait vraiment « boulot-boulot ». Vous êtes un couple, alors donnez-vous des petits surnoms du genre « mon petit chat » ou « mon choupinet ».
-C’est vraiment pas notre truc, ces petits surnoms. Répliqua Mulder.
-Et surtout pas « mon choupinet » Surenchérit Scully.
William sourit. Il voulait détente l’atmosphère, sa mission était accomplit.
-Rappelle-moi pourquoi on est là, déjà ? Demanda l’enquêteur à son fils.
-Pour piéger l’IA dans l’enceinte du MIT.
-Et pourquoi tu penses qu’elle se trouve ici ?
-Elle veut provoquer la fin de l’humanité, faciliter le travail des Répliquants, ceux que vous appelez les Super-Soldats. Elle pense à juste titre que le moyen le plus rapide et le plus facile pour y arriver c’est de lancer un maximum d’armes atomiques en même temps. Mais elle tient absolument à ce que les missiles touchent tous leurs cibles à la même seconde et pour ça, il faut quelle calcule toutes les trajectoires et les durées de vol des engins balistiques. C’est pour cette raison qu’elle est au M.I.T, parce que c’est l’un des seuls endroits au monde à avoir une puissance de calcul suffisante.
-Mais il y en a au moins une dizaine d’autres, comme le siège d’IBM ou celui d’Apple. Objecta sa mère à William.
-C’est pour ça qu’Esther a envoyé des messages d’Alerte à tous ces lieux, à tous sauf au M.I.T.
-Tu l’appelles déjà « Esther » ? Se moqua gentiment Mulder.
-Quels types de messages ? Demanda Scully pour couper court.
-Des ordres sécuritaires visant à couper l’accès total des sites à internet, y compris les téléphones et tout autre objet connecté. Ces messages les ont prévenus qu’une grave menace les visait nommément et que jusqu’à demain, midi, ils devaient se débrancher du web mais pouvaient continuer à travailler en réseau fermé, ce qu’ils ont tous de toute façon.
-Pourquoi jusqu’à demain midi ? Voulu savoir Fox.
-Parce que d’ici là, si on ne réussi pas, à sera tous morts, c’est une certitude !
-Je vois ! Ca laisse de l’espoir dis donc !
-T’inquiète p’pa, on y arrivera.
-J’espère ! Et tu dis qu’Esther a aussi prévenu le M.I.T de nous laisser entrer et de faire ce qu’on voudrait ?
-Oui. Enfin pas exactement. Ils vont nous laisser pénétrer sur le site mais pour le reste, ils ne sont au courant de rien.
-Quoi ? Fit la docteur aux cheveux roux.
-Il le fallait maman, pour que l’IA ne soupçonne rien.
-Comment ça ?
-L’IA doit calculer les trajectoires et les durées de vol des armes atomiques avant de pénétrer au NORAD, mais seuls quelques sites dans le monde possèdent une puissance de calcul suffisamment importante pour remplir cette mission. Elle avait donc le choix, un peu trop d’ailleurs. Du coup, nous lui avons fermé les portes, une par une. On l’a dirigé, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, dans une sorte d’entonnoir virtuel. On l’a emmené exactement là où on voulait qu’elle aille, au M.I.T. Et Esther a préféré rester discrète avec l’Institut.
-Je suppose qu’Esther Nairn n’a pas choisi ce lieu au hasard ! Pressentit Scully.
-Exact, maman. Elle connait les lieux comme sa poche. Elle y a eu son diplôme en 1995, juste avant d’aller à Santa Fe puis de travailler pour Kobayashi, à Tokyo, où elle a rencontré Gelman. Elle connait le réseau et les machines. Mais elle ne pouvait pas les avertir sinon l’IA l’aurait su et aurait sentit le piège.
-Tu crois que l’IA y est en ce moment ? Lui demanda son père, inquiet.
-Elle est même entrain de procéder aux calculs à l’instant même.
-Ils n’y a vraiment aucune autre manière de l’arrêter ? Au moins la ralentir.
-Si l’IA sent qu’on tente quelque chose contre elle, elle fera comme en 1998 quand Gelman et vous avez essayés de lui injecter le Clic Mortel, elle tuera immédiatement toute menace. Il est inutile de vous rappeler que les armes, les satellites, les optiques et leur résolution ont fait d’énormes progrès entre 98 et aujourd’hui. Elle ne mettrait donc que quelques secondes pour nous exterminer si elle le souhaitait et si Esther n’intervenait pas en permanence pour l’en empêcher.
-Et comment s’y prend Esther ? Voulu savoir Mulder.
-Elle a codé l’accès aux satellites de Défense avec un codage mis au moins par une intelligence artificielle elle-même créée par Esther et possédant son propre langage. Et L’IA essaye en ce moment même de casser le code mais elle n’y arrive pas, c’est pour ça qu’elle a conçu le plan à menace graduelle impliquant les mutants, puis les drones armés et les Predators. Si Esther n’avait pas fait ça, on serait tous morts depuis longtemps mais l’IA a compris qu’il fallait qu’elle avance pas à pas, et elle est tout près d’atteindre son but ultime.
-Le Commandement de la Défense Aérospatial Nord-Américain ?
-Et oui, m’man. Mais avant, elle n’a pas le choix, elle a besoin du M.I.T et c’est là qu’on va la piéger, c’est là qu’elle va mourir.
-Bien dit, fils ! Lui lança Mulder en regardant dans le rétroviseur intérieur.
En même temps, il vit que la voiture des agents Black et Wright les suivaient toujours. Jordan conduisait. En regardant devant lui, il vit aussi qu’ils étaient, à présent, au cœur du M.I.T.
-Comment on va savoir où est l’accès à la connexion ? Et la salle des ordinateurs ?
-Esther me l’a dit. Je vous guiderais ! Mais, attendez, je croyais que vous étiez déjà venu ici pour une affaire ?! En 1997.
Mulder compris à quoi son fils faisait référence et l’affaire lui revint en mémoire.
-Exact. Une histoire de voyage dans le temps si je me souviens bien. Mais c’était au siècle dernier, fiston.
Quand son compagnon évoqua le voyage dans le temps, la scientifique sourit, le regarda du coin de l’œil et pensa qu’il était vraiment incorrigible. Avec le temps et à force de rencontrer des phénomènes paranormaux qu’elle n’avait pu expliquer rationnellement et de manière satisfaisante, elle avait fini par croire à certains d’entre eux mais d’autres étaient décidément toujours aussi incroyables pour elle.
William aussi sourit, mais il restait concentré sur sa mission.
-Tourne à droite, on y est presque !
Mulder s’exécuta.
-Attends, c’est là ! Dit l’adolescent en désignant du doigt un carré de béton gris d’une quinzaine de mètres carrés caché par des arbres. C’était un lieu que personne sur le campus ne remarquait mais c’était un endroit crucial car c’était par là qu’intervenait les techniciens pour réparer les problèmes de réseaux. C’était là que se trouvaient la trappe d’entretien des câbles et l’armoire de branchement.
L’ancien agent des X-Files s’arrêta et la voiture qui le suivait fit de même.
Mulder, Scully et William sortirent du véhicule et se dirigeaient vers le coffre arrière. Ils furent rejoint par les agents Wright et Black, qui avaient dégainés leur arme de service.
Mulder ouvrit le coffre et se saisi d’une grande hache, le seul objet qui s’y trouvait. Il la prit à pleine main et referma le coffre en le claquant.
-Qu’est ce qu’on fait maintenant ? Demanda Darren Wright.
-Vous, vous allez avec mon père, lui répondit l’adolescent. Maman, l’agent Black et moi, on va aux ordinateurs.
-OK ! Répliquèrent les deux agents spéciaux.
Incroyable ! Tous ces adultes étaient aux ordres d’un ado et ils savaient pertinemment qu’ils n’avaient pas d’autre choix, que ce gamin était l’homme de la situation, et qu’il allait l’être encore plus d’ici quelques mois, quand la menace serait interplanétaire.
Mulder et Wright se dirigèrent vers la pièce remplit de câbles tandis que Scully, Black et William couraient à toutes jambes vers la salle des ordinateurs.
Devant la porte de la salle, Mulder voulait la défoncer à coup de hache, imitant Jack Nicholson dans une scène mythique de « Shinning » mais l’agent Wright l’arrêta d’un geste de la main.
-Non Mulder. On va se servir de ça, lui dit-il en lui montrant son arme.
Mulder y consentit et Wright visa la serrure. Il tira 5 coups et le verrou sauta. L’ancien agent ne se fit pas prier pour ouvrir la porte et entrer dans la pièce.
Effectivement il n’y avait que des câbles et une armoire électrique qui les reliaient tous entre eux.
Au même moment, les deux femmes et l’adolescent couraient dans les couloirs du rez-de-chaussée du bâtiment informatique. Le gamin leur servait de guide.
-C’est au bout de ce corridor !
Dans la petite salle, face à tous les câblages, Mulder était perdu.
-Lesquels je dois couper pour être efficace ?
-Bah, défoncez-les tous !!!! Lui répondit le rouquin.
Le renard savait qu’il avait raison et leva la hache. Il devait faire vite. Il donna de grands coups dans les gros câbles noirs, de toutes ses forces.
Au bâtiment informatique, Scully, Black et William arrivèrent enfin devant la bonne porte. Black voulait agir comme son collège et faire sauter la serrure avec son arme de service mais ce fut l’adolescent qui l’arrêta d’un simple geste. Il tourna la poignée. La porte était ouverte.
-C’est ouvert, mais c’est dingue ! S’exclama la fille de Frank Black. C’est quoi cette sécurité ?
-On a tout simplement de la chance. Dit William avec un petit sourire espiègle.
Ils entrèrent et le gamin s’assis derrière un écran et un clavier.
Pendant ce temps, Mulder assena les derniers coups à l’armoire électrique. Il avait fini à présent. Plus aucune connexion n’existait entre l’extérieur et le site du M.I.T.
Devant son écran, William le savait.
-Papa a réussi !
Les deux femmes étaient très heureuses mais aussi un peu surprises.
-C’est vrai ?! Demanda Scully.
-Oui. C’est le meilleur !
-Et l’IA est encore là ? Voulu savoir quant-à elle l’agent Black.
-Oh que oui ! Et elle est piégée, elle ne peut pas s’enfuir. Grace à papa.
-Et Esther, elle est là ?
-Oui. Il fallait qu’elle reste au contact de l’IA pour qu’elle ne se doute de rien. Si Esther l’avait laissé seule au M.I.T, elle aurait flairé un truc louche, un coup fourré, et ne se serait pas précipité aussi facilement ici.
Scully regarda Black, désemparée.
-Mais puisque Mulder a tout déconnecté, Esther est bloqué là, elle aussi, avec l’IA. Et comme tu vas provoquer une IEM, elle s’éteindra aussi, pour toujours.
William était gêné mais il leur devait la vérité.
-Ca a toujours été le plan.
-Esther se sacrifie pour nous sauver !?! S’exclama Jordan, effarée par la tournure des évenements.
Soudain, un message apparu su l’écran d’ordinateur de la grande salle.
« Tu ne l’as pas vu venir, celle-là ?! Même avec ton don ! »
Le message était sarcastique et à destination de l’agent Black. Il venait d’Invisigoth.
Un autre le suivit immédiatement.
« Buenos Dias, Docteur Scully ».
Puis un tout dernier s’afficha tout à coup.
« C’est l’heure William. Fais-le ! »
L’adolescent obéit. Il le devait, pour le bien de l’humanité. Il se concentra de toutes ses forces, fermant les yeux, et provoqua tout à coup une Impulsion Electromagnétique.
Un bruit sourd retentit.
Tout ce qui était électrique dans le périmètre et sur tout le campus sauta, faisant retourner ce haut lieu de la technologie américaine à l’âge de pierre.
Tout était dans le noir le plus complet, le blackout total. Jordan sortit alors de sa poche un briquet à gaz et une bougie. Elle alluma la bougie avec le briquet et éclaira le visage de Scully et William.
-Ca y est, William ? C’est fini ? L’IA est HS ?
-Oui maman, c’est fini.
Elle sourit et lui sauta dans les bras, le câlinant, éclairée juste par le faible rai de lumière de la bougie de Jordan.
-Tu es un miracle, mon fils. Et je suis très fier de toi.
-Moi aussi maman, je suis fier de toi.
Tout à coup, Mulder entra en trombe avec Wright. Le rouquin aussi avait pensé à prendre une bougie.
-incroyable, dit-il, le M.I.T est revenu au moyen-âge !
-L’important c’est que cette saloperie d’IA ne soit plus ! Se réjouit Mulder avant d’aller lui aussi enlacer son fils et sa compagne.
-Mais tout ça n’aurait jamais été possible sans la conscience d’Esther Nairn. Tenu à préciser Black. Si elle n’avait pas téléchargé toute sa conscience sur le net en 1998, le monde ne serait plus là aujourd’hui.
-Comme quoi, une personne peut sauver le Monde. Dit Mulder. Et on va voir si le 31 Décembre, le miracle va se reproduire.
-Il le faut, Mulder. Lui répondit Scully.
-Tu sais maman, je suis prêt à présent. Maintenant que je connais toute la famille Scully : Mamie Margaret, Oncle Charly et Oncle Bill…
-Ah ce cher Oncle Bill ! Coupa Mulder, qui ne s’était jamais entendu avec ce beau-frère là, même avec les années.
William reprit.
-Maintenant que j’ai rattrapé le temps perdu avec eux, je crois qu’il est temps qu’on contacte le Réseau de Résistance et qu’on organise tous les détails de la riposte pour la bataille du 31 !
Et Mulder conclu.
-Tu as raison, fils. Il est temps de s’y mètre sinon on ne sera jamais prêt pour la date fatidique.

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