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No sex in the office...

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No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:16

No sex in the office !


Avertissement
: NC-17

Auteurs : MissyCam, Bermuda


**************


- Pas question de faire ça au bureau, Mulder !
- Pourquoi spécifiquement « au bureau » ?
Il glisse négligemment sa main dans mon cou en disant cela et commence à m’effleurer doucement.
Le fourbe !
- Parce qu’au bureau on est supposés travailler par exemple ? Et que nous ne sommes pas payés pour nous offrir une séance de… hum…
Il me déconcentre. Et il le sait.
- Débauche ?
- Aux frais du contribuable !
Il sourit. Ses doigts s’écartent de ma peau. Quoi ?… Déjà ? !



Sur son visage, je vois pendant une micro-seconde ce qui ressemble furieusement à de la déception ! Ah Ah ! Elle regrette que je n’insiste pas plus.
C’est mal me connaître !
Je me déplace sur le côté et soudain, j’attrape le fauteuil sur lequel elle est assise et je l’envoie rouler vivement en arrière.
- Hey ! proteste-t-elle en voyant son rapport s’envoler dans le coup de vent.
- On dit merde aux rapports mortellement ennuyeux et on se laisse faire, je vous prie !
Je lui fais ma tête de mec qui sait ce qu’il fait. Et je continue de pousser la chaise jusqu’à ce qu’elle touche le mur et que Scully soit bloquée entre l’adossoir et mon propre corps. Je me penche vers elle.
Elle a frémit ! Mmm, que j’aime la voir frémir ainsi !
Elle croise les bras.
- Tu négliges gravement l’attrait qu’exercent sur ma petite personne ces dossiers structurés et intellectuellement si stimulant puisque c’est moi qui les écrit ! me défie-t-elle en me regardant droit dans les yeux.
- Oooooh ! C’est ça ! Tu as besoin de… stimulations !

...

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:20

«Stimulations».
*Ce* mot prononcé par *sa* bouche est le seul encouragement dont j’ai vraiment besoin, et bien sur je me garde de lui dire.
-Non Mulder, ce dont j’ai réellement « besoin » c’est de ton aide !
Ah ça il lève un sourcil bien trop heureux à mon gout.
-Mais c’est justement mon aide que je te propose !
Je resserre un peu plus les bras contre ma poitrine, essayant de donner plus de poids à mes paroles.
-Mulder, la première fois quand on en a parlé… on s’est fixé une règle.
Ses yeux me fixent intensément et j’ai la soudaine envie de tout envoyer valser !
-Tu as fixé cette règle Scully, et moi, comme pour toutes les autres règles j’ai bien envie de la briser !




Je ne sais pas si elle se rend vraiment compte de ce qu’elle fait. La voir me résister à toujours eu cet effet provocateur en moi.
Et puis… elle croise fermement ses bras contre sa poitrine, et ça c’est justement tout le *contraire* de ce qu’elle devrait faire pour me dissuader.
Je lui offre un sourire railleur.
-Allez Scully tu sais que tu en as envie autant que moi ! Ne te fais pas prier !
Ses yeux me lancent des éclairs, et l’espace d’une seconde j’en oublie la faim que j’ai d’elle, juste pour la contempler.
Elle gesticule sur son fauteuil, soudainement mal à l’aise.
-Mulder arrête !
-Désolé mais je ne peux pas Scully !

&&&

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:22

Quand il me regarde comme ça, il y a des ondes qui viennent torturer ma colonne vertébrale… Elles arrivent doucement d’abord puis soudain, elles fusent vers ma nuque comme les fusées d’un feu d’artifice. Et ça, ça me met sens dessus dessous.
Complètement.
J’ai la chair de poule.
Il s’agemouille. S’age-N-ouille ! Je perds la boule !
S’agenouille…
Pffffffff. Je souffle le plus discrètement possible pour calmer la tempête qui prend ma raison en otage.
Mon Dieu, il faut que je tienne sinon c’est la berezina et je ne pourrais plus jamais venir travailler dans ce bureau l’esprit serein.
Un. Deux. Trois.

- Ce rapport, Skinner le veut pour la réunion de demain. Je vais devoir le présenter devant une assemblée de spécialistes qui guetteront le moindre faux pas. Je veux assurer, Mulder.

Ses yeux verts ne m’ont pas lâché pendant mon petit laïus que j’ai dit d’une traite. Je vois passer un éclair qui traverse ses iris. Il comprend.
Mais il est toujours à genou devant moi. Et ça… ce n’est pas bon.
Enfin, pas bon…


Je sais le souci qu’elle a d’assurer. Elle ne se donne guère le droit à la médiocrité. Et que l’assemblée soit quasi exclusivement masculine lors de ces réunions y est probablement pour beaucoup. Il en faut toujours quelques-uns uns pour ne commenter que son physique et qui dégomment ensuite avec une crânerie virile et imbécile un exposé dont ils n’ont pas compris les deux tiers. C’est trop intolérable pour ces crétins qu’une femme puisse être à la fois belle et intelligente. C’est dangereux.
Mais Scully ne doit pas oublier qu’elle en est une. De femme.
Et qu’elle est terriblement séduisante.
Je dirais même que c’est mon rôle de le lui rappeler !
Exactement ! Mon rôle !
(Et ça n’a rien à voir avec la vie complètement autonome de cet instrument entre mes jambes que je n’ai jamais bien su tempérer !)
Ces petits bras qui tentent de barrer la vue du parfait symbole de sa féminité, ces petits bras me contrarient là, tout de suite…
Je saisis ses poignets. Je pose mes lèvres sur chaque creux et elle tressaille. Et je l’oblige à ouvrir son corps, haut et bas en m’avançant entre ses jambes.
Je crois bien qu’elle ne respire plus !
...

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:23

Seigneur !
Un jour cet homme réussira à m’achever !

Il ne me lâche pas des yeux alors qu’il baisse une nouvelle fois ses lèvres sur mon poignet. Sa langue tourbillonne sur ma peau m’obligeant à fermer les yeux et essayer de me concentrer sur ma respiration.

Inspire. Expire.
Une fois. Deux fois.

J’ouvre soudainement les yeux lorsque je sens sa main encercler délicatement ma cheville gauche. Il la masse, la caresse, et un soupir d’aise m’échappe alors que ma tête bascule en arrière de son propre chef.

Je *sais* qu’il a ce sourire satisfait sur les lèvres sans même avoir besoin de le voir, et une part de moi en est furieuse, mais je ne peux me forcer à ouvrir les yeux, tant les sensations qu’il fait naitre en moi sont violentes, imposantes.
Une partie de moi se refuse à voir les faits tels qu’ils sont exposés devant moi :

*Il* me courtise et *je* me laisse faire.
Que Dieu me pardonne c’est la seule chose censée que je puisse faire !



Forcément j’ai un petit sourire suffisant à la voir battre en retraite, pas seulement parce que cela veut dire que j’ai «gagné», Scully m’a apprit à ne jamais parler trop vite, surtout en ce qui la concerne, mais principalement parce que je sens l’euphorie me gagner par ce simple contact.
Je m’enhardis et remonte le long de son mollet, prenant toujours soin de ne pas me précipiter.

Une main sur sa jambe, l’autre sur son poignet, deux points qui m’ancre à elle, elle qui n’a toujours pas rouvert les yeux.

Je porte sa main à ma bouche, finit par délaisser son poignet et remonte vers sa paume. Puis, un à un, je baise le bout de ses doigts, et me décide finalement à en prendre un en bouche, la faisant ainsi sursauter.

-Mulder….

Je préfère ne pas répondre, laissant ma langue parler pour moi, et peut-être, la faire taire et oublier qu’elle veut me stopper.

Et là… ses yeux rencontrent les miens.
Nos regards s’accrochent et l’électricité monte très vite d’un cran.

&&&

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:25

Je ne *dois* pas céder !
Si j’abandonne, il gagne. Et je déteste qu’il gagne parce qu’il s’en gargarise pendant des jours !
Mais bon sang, cet homme est en train de martyriser mon doigt de façon si suggestive qu’il sait pertinemment que je l’imagine me martyriser de bien d’autres manières encore.
Il lève les yeux sur moi. Et ma tête explose.
Je suis la perdante. J’exige de perdre.
Parce que je lis dans son regard très exactement ce à quoi *je* pensais. Il sait tout.
Il n’y a que moi que j’ai plongé dans le noir en fermant les yeux. Pour lui, je n’ai jamais été que transparente. Il ne m’a pas déshabillée et pourtant… je suis nue. Trop troublée pour dicter quoi que ce soit d’approprié à ma volonté.
On reprend.
Inspire. Expire.
Une fois. Deux fois.
Je suis pitoyable.

Je m’arrache moi-même le cœur et je me lève brusquement pour m’écarter.
Je lui aurais sauté dessus sinon. Et ma dignité (qui ne vaut déjà pas grand chose face à lui en matière de désir. Il m’a si souvent fait flancher que c’est à se demander qui de ma tête ou de mes sens parle à Mulder lorsqu’il me touche), ma dignité donc en aurait encore pris un sacré coup…
Je le bouscule dans mon mouvement mais il ne l’entend pas de cette oreille et attrape à la volée mon bras pour me ramener contre lui.
Je suis forte. Je ne craque pas. Je suis forte. Je ne…
De son autre main, il enroule ma taille et me ramène avec autorité contre son bassin.
OK. Je craque.
Ca me tue de le dire mais Dieu que j’aime quand il fait ces trucs… autoritaires !
Et Dieu que son bassin est bavard contre le mien !
Il ondule. Il m’allume. Il me tient l’animal. Et me pousse contre le bureau.
J’essaye d’articuler dans un souffle.

- Je… je sais pourquoi il ne faut pas le faire ici…



J’éclate de rire. Je suis en train de lui jouer du pipeau contre son tailleur, son ventre est brûlant et son dos perle déjà d’une sueur dont l’odeur m’enivre, et elle, elle tente encore d’argumenter !
Je passe mes mains sous la flanelle et remonte doucement sous ses fesses. Elle hoquette.
- Pourquoi alors ? je demande trop heureux de la voir ainsi déstabilisée.
Je m’ajuste précisément à la courbure de sa chair délicate. Très précisément.
Ses yeux ont viré du bleu au noir et dans son regard, je vois avec une vive émotion qu’elle se noie. Elle se noie en moi et je me sens fondre.
- Parce que… ce n’est pas confortable, murmure-t-elle d’une voix rauque à peine audible.
Je la soulève et l’assoie doucement sur le bureau.
- Tu préfères la moquette ?
- Je préfère…
Mes mains se coulent maintenant sous son chemisier et je parcours de mes lèvres la ligne claire de son cou.
- Et puis merde ! lâche-t-elle en posant ses paumes sur mes joues et en s’emparant de mon visage.
Dans un soupir d’aise, elle vient prendre mes lèvres dans les siennes. Elle reprend la direction des affaires.
*Ma* Scully !

Je la connais. Quand elle est comme ça, il n'y a plus rien d'autre.
Maintenant, nul ne pourra nous arrêter !
...

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mar 22 Aoû 2017 - 22:32

***Toc, toc***

Rien n’aurait pu l’arrêter, nous arrêter, à part *ça*. Un coup donné à la porte.
Elle rompt le baiser, et une lueur paniquée passe dans ses yeux noirs de désir.
J’inspire lentement, tempérant ma frustration et m’enivrant encore de son parfum, quand la situation m’apparait clairement : nous sommes *légèrement* débraillés, elle est encore assise sur le bureau, la tension sexuelle est plus que palpable dans cette pièce et…. quelqu’un frappe encore à cette putain de porte !
Bravo ! Me tempérer n’est pas vraiment le but atteint là.
-Mulder !!
L’agitation qui pointe dans sa voix me fait réagir.
Je m’avance vers la porte, et l’ouvre, m’attendant à voir le Directeur Adjoint.
**Raté !**
-Kim ?!
Elle me jette un regard suspicieux avant d’entrer dans le bureau, puis elle s’arrête.
-Oh Agent Scully… vous êtes là aussi… tant mieux !
Le sourire angélique qu’elle arbore ne me plait pas et j’ai bien envie de le lui faire ravaler.
Oui mais….


Oh non Mulder ! Tu n’as pas intérêt à faire ce que tu penses faire !!
Le temps qu’il ouvre la porte m’a servi à me recomposer une posture, que j’espère présentable.
Je savais que j’aurai du ne pas me laisser convaincre par ses *arguments*. C’était une mauvaise idée, j’ai instauré cette règle pour une bonne raison.
Je sais, ce n’est que l’assistante de Skinner, pas de raison de s’angoisser, mais le problème ne se situe pas là.
Le problème n’est pas par qui nous nous sommes fait surprendre, le problème est qu’on s’est fait surprendre. Point.
Heureusement qu’on ne faisait que s’embrasser.
Mes joues s’empourprent bien malgré moi, le souvenir encore frais de ses lèvres sur les miennes et la promesse que détenait ce bureau, *son* bureau.
Merde ! Et maintenant Mulder qui me regarde d’un œil goguenard.




Tout à l’heure, en entendant le coup frappé à la porte et la réaction de Scully, je me suis alarmé une seconde. Maintenant qu’il n’y a qu’elle, Kim et moi dans ce bureau, la tension est retombée et je m’amuse de la voir encore si gênée.
-Alors Kim, qu’est-ce qui vous amène au sous-sol ?!
D’un coup je vois deux sourcils se lever, l’un bien plus dans la maitrise de cet art que l’autre, puis Kim prend un air inquiet.
-Est-ce que j’interromps quelque chose ?
**Si vous saviez….**
Scully ouvre la bouche pour lui répondre mais je la devance.
-Et si je vous dis que la réponse est «oui» ?!
Le choc se lit sur son visage. Ma main à couper qu’il est la réplique exacte de celui de ma partenaire.
Du coin de l’œil je la vois secouer la tête, refusant que j’en dise plus. Seulement je préfère ne pas la voir. Ce serait *beaucoup* moins drôle si je me rangeais de son avis.
-Je pense que vous devriez éviter ce genre de questions Kim, vous n’avez pas envie de connaitre la réponse.
Elle sourit timidement, pensant sans doute avoir tout compris.
-Kim, vous aviez besoin de nous ?
Ah, Scully et sa façon avenante de revenir au sujet premier.
-Non. Je veux dire, oui. Le Directeur Adjoint voudrait vous voir dans 1h.
-Et vous ne pouviez pas nous le dire au téléphone !?
J’évite d’éclater de rire en voyant la lueur furieuse et plus tout à fait farouche qui éclaire son regard.
La pauvre assistante ne sait plus vraiment où se mettre.
-C’est-à-dire Agent Scully, que vous ne répondiez pas…..
Scully et moi, tel un seul homme, nous tournons vers le téléphone, qui affiche bien une petite lumière rouge clignotante.

**Touché.**

Je capte le regard de Kim, lui faisant signe que le message était passé et qui en retour me fait une moue d’excuse avant de s’éclipser, prenant soin de refermer la porte derrière elle.
Délicate attention, mais quelque chose me dit que l’ambiance sera beaucoup moins fun que tout à l’heure !



La porte se referme dans un léger cliquetis et j’entends Mulder s’esclaffer derrière moi.
-C’était moins une !
Je me retourne lentement, prenant délibérément un regard dur.
-Tu trouves ça amusant Mulder !?!
Le voir déglutir péniblement me procure une joie intense.
-Avoue que ça aurait pu être pire… Skinner aurait pu être derrière cette porte !
J’aurai voulu esquisser un sourire, mais il faut que je garde mon cap.
-Tu te crois drôle peut-être ?!
Je le vois faire un rictus désolé, et j’ai de suite envie de le pardonné jusqu’à ce qu’il s’avance vers moi.
-Stop Mulder ! Ne me touche pas !
-Mais….
Je lève un index autoritaire.
-Pas de «mais» Mulder, c’est de ta faute si on en est là.

J’ai mal de le voir aussi peiné par mes mots, mais l’instant d’après il a ce sourire carnassier. Balayant l’autorité de mes paroles il m’embrasse à pleine bouche. Ce n’est pas le baiser séducteur de tout à leur, qui doit déboucher sur «autre chose», juste l’expression de l’amour qu’il me porte, et que je lui rends volontiers.
Puis il s’écarte, et nous ne nous touchons plus.
-Dommage que Kim soit arrivée, mais je compte bien reprendre nos «activités» ce soir Agent Scully !
Un clin d’œil et je suis perdue.
-Mais j’y compte bien Agent Mulder ! Maintenant au boulot !
Il se retourne et se dirige vers son bureau l’air de rien, je me surprends alors à soupirer… Ouais, dommage que nous ayons été interrompus, ce bureau avait l’air *très* prometteur !

&&&

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mer 23 Aoû 2017 - 15:50

50 minutes plus tard…

Nous nous dirigeons vers l’ascenseur. Nous sommes présentables, propres sur nous et tous gris. En mode FBI quoi.
En dépit de ma fougueuse embrassade de tout à l’heure pour me faire pardonner (elle aime ça, je le sais. Dire qu’elle s’imagine que je ne la vois pas prête à craquer !), je la sens encore contrariée. Son pied s’agite et torture la moquette du couloir alors que nous attendons devant les battants d’acier.
- Ne fais pas cette tête Scully ! Elle ne dira rien.
- Ca, tu n’en sais rien ! Et tu aurais pu y penser avant de faire le malin !
- Kim ne dira rien, j’en suis sûr. Elle m’aime bien !
Elle me dévisage d’un air incrédule. Mais pas seulement.
Je sens une pointe d’énervement. Youhou ! On dirait bien que ma Scully est… jalouse !
- Justement !
- Justement quoi ?
- Oh ça va ! Ne me dis pas que tu n’as…
Elle s’interrompt.
Que je n’ai quoi, d’abord ? !

C’est pas vrai ! Le pire, c’est qu’il ne percute même pas, on dirait !
- Mulder, quand tu es passé par Oxford en psychologie, c’était en touriste, n’est-ce pas ?
Il reste interdit un instant.
Incroyable ce que les mecs peuvent choisir parfois de ne pas voir si ça n’arrange pas leur affaires !
- Qu’est-ce qui me vaut le privilège de me faire retailler le costard par le Docteur « même pas peur de corriger Einstein » ? !
- Je ne l’ai pas corrigé ! Je l’ai réinterprété !
- C’est pareil !
- Et toi, tu ne vois même pas que ta blondasse risque de lâcher le morceau !
- Et pourquoi ferait-elle ça, je te prie ?
- Parce que JE… !
- TU ? !
- JE suis avec toi !
- …
- Je suis avec toi. Et pas ELLE ! Mais ouvre les yeux au nom du ciel ! Elle pourrait être…


- Jalouse…
C’est moi qui termine sa phrase.
Hum.
Elle n’a pas complètement tort.
Oui, mais non. Elle est très mignonne Kim et…
- Mulder !
- Mmm ?
- Tu arrêtes tout de suite !
- Quoi ?
Ben oui, quoi ?
- Ca va je te connais, grommelle-t-elle.
Qu’est-ce que j’ai fais encore ?
- Qu’est-ce que j’ai fais encore ? je demande tout haut cette fois.
Les portes s’ouvrent. Elle s’engouffre au fond de la cabine, s’adosse à la paroi du fond en me défiant les bras croisés – non, Scully, ne refais pas ça… - et me balance :
- Tu lui trouverais toutes les excuses pourvu qu’elle te fasse ses yeux de biches !
Je la regarde, elle, avec ses yeux de gitane. Je me fous des biches ! Moi, je veux Esmeralda qui danse autour de moi le poignard à la ceinture. Et mon Esmeralda est une petite rousse dont les cheveux flamboient presque autant que le fond de son œil quand elle est en colère ou quand… elle m’aime !
Je la suis à l’intérieur de l’ascenseur. Je ne dis rien. Je n’en ai pas besoin ! Elle va culpabiliser toute seule de me faire une scène alors qu’elle n’a pas moindre crainte à avoir. Il me suffit juste de la dévisager en souriant…

Il me sourit. Il ne se donne pas la peine de me répondre et appuie sur le bouton d’étage. Son regard me fixe calmement, puis il a la décence (ou l’indécence, je ne sais pas) de quitter mes yeux au moment précis où je commence à me sentir ridicule et je le devine qui s’égare sur mes formes. Il en fait l’inventaire en silence.
Egare-toi sur mes courbes, Mulder. Je me réchauffe déjà à tes pensées qui redessinent chaque détail de mon corps. Et ne relève pas la tête. Parce que j’ai le rouge aux joues d’avoir osé te faire une histoire, moi qui, contrairement à la blanche biche, ai le privilège de poser mes mains partout sur ta peau presque chaque soir…
Je lui murmure.
- Excuse-moi. C’est idiot.
- Très, approuve-t-il et il tend sa main vers mes lèvres.

La cabine tressaute soudain et elle s’arrête brusquement. Nous nous regardons toujours.
- Cet ascenseur est une calamité, commente-t-il tranquillement.
J’acquiesce avec fatalisme.
- Un jour, il va nous planter.
- Vas-y. Tu sais parler à ces machines, dit-il en me désignant le côté droit près des numéros d’étages.
Il y a un truc. Il faut taper un coup sec et ça repart.
Je tape. Le moteur se met à ronronner et le mécanisme repart.
- Bon, commente-t-il. Encore raté.
J’esquisse quand même un sourire. C’est une vieille plaisanterie entre nous.
Je m’avance vers la porte, il se tourne aussi face au battant. L’appareil se stabilise et s’ouvre sur l’étage de la direction.

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mer 23 Aoû 2017 - 15:55

Plus tard dans la soirée….


Du sofa où je suis installé je la regarde s’activer pour nous préparer du café et jeter les derniers vestiges de notre repas.
Le meeting avec Skinner s’est bien passé, pas de quoi se précipiter comme on l’a fait, franchement ça aurait pu attendre.
Evidemment mon opinion est sans doute biaisée par ce que l’on faisait juste avant d’être dérangé.
Et puis ce que m’a dit Scully dans l’ascenseur me travaille un peu, ce qui ne m’a pas aidé non plus.

-Mulder ?!

Ah ! Nos cafés sont là, la soirée ciné va pouvoir vraiment commencé.
Une sorte de rituel s’est imposé au fil du temps, on arrive chez elle (ou occasionnellement chez moi), le repas est tranquille même si parfois le boulot pointe un peu trop le bout de son nez, puis on passe au dessert (et pas toujours le plus agréable…) et on prend le café devant un bon film, moment de pure détente et de câlinerie.
-Hum ?
-C’est quoi le film du soir ?
Je ne peux m’empêcher de lui sourire, fier de mon choix.
-Independance Day !
Elle perd, un peu, de son sourire, mais c’est juste pour la galerie.
-Tu rigole ?!
-Non !
Elle finit par hausser les épaules, et vient s’assoir à mes cotés, sirotant son café noir. J’en profite pour la taquiner un peu.
-Tu sais Scully j’me dévoue là, c’est pour toi que j’ai choisi ce film !
La mine ahurie qu’elle me sort me fait rire.
Je l’aime !
-J’en suis sure…..
-Tu es secrètement amoureuse de Will Smith avoue, et un jour il va passer par notre bureau et tu t’envoleras avec lui…..
-Mulder… à force de *toujours* me parler de lui je vais bien finir par croire que c’est *toi* qui a un faible pour lui….
Mon sourire tombe une seconde, réfléchissant à la perspective.
-Bah faut dire qu’il est vraiment pas mal ! Aie !!! Pas la peine de m’attaquer avec ce pauvre coussin Scully ! Il ne l’a pas mérité… et moi non plus !



Il me regarde, rieur et l’image même de l’innocence feinte.
-Bien sur que si tu l’as mérité. Et pas seulement à cause de film.

Quelque chose passe dans son regard, quelque chose qui ressemble fortement à une once de regret.
Regret d’avoir poussé le jeu jusque là ou regret d’avoir été interrompu ?

Derrière nous le film à commencé sans vouloir nous attendre, j’entends la voix lointaine de Will Smith, mais je ne m’en préoccupe guère. Non j’ai beaucoup plus intéressant devant moi.
Je suis dans ses bras, à moitié allongée sur lui, notre position habituelle lors de nos séances ciné. Je laisse courir mes doigts sur lui, essayant ainsi de lui faire comprendre que je n’étais pas, plus, «fâchée».
Il me répond d’un air contrit.
-Je suis désolé Scully, pour tout à l’heure
Non, non, non je ne veux pas qu’on s’aventure sur le terrain de l’auto-flagellation ce soir.
Mutine, je le tourmente un peu plus de la main.
-A quel point *tu* es désolé Mulder ?
J’éprouve une satisfaction sans borne à le voir se triturer la lèvre inférieure.
-Ce qui veut dire ?
-Que tu peux *toujours* te faire pardonner maintenant !
Merde ! Ces lèvres je les veux et je me les approprie.
Notre baiser a un arrière gout d’urgence, logique lorsqu’on sait qu’on s’est titillé toute la journée. Sauf que maintenant, ici j’ai encore envie de prendre mon temps.
Je romps donc le baiser.
-Scully ?
-Chut. On a un film à regarder….

Il est craquant quand il ne comprend pas tous les tenants et les aboutissants d’une situation, et celle-ci ne fait pas exception.
Il retourne donc son attention sur la télé, n’ayant pas encore remarqué que ma considération, elle, lui était entièrement dévouée.
Je remarque satisfaite que plus mes mains deviennent câlines et aventureuses, plus il a de mal à se concentrer.
-Scully…..
-Mulder tais-toi je regarde *mon* film !

Il risque un coup d’œil dans ma direction mais ne proteste pas plus. Encore heureux !
J’ai envie de quelque chose sans avoir envie de quelque chose…. Curieux état d’esprit.
Je passe ma main sur son abdomen, le sentant se contracter sous moi, et souris secrètement, puis je teste la bordure de son jean et entends sa respiration qui s’arrête, curieux de voir où je vais comme ça.
**Pas très loin Mulder, ne t’en fais pas….**

Je dépose un léger baiser sur son torse, près de son cœur, au moment même où j’attaque le bouton du jean et la fermeture éclaire. Et puis je reste *là*.
Nous continuons le simulacre de visionnage du film, lui et sa respiration saccadée, moi et mon cœur haletant, irrégulier.

Je le sens durcir sous mes doigts, prendre forme et vie et ne demander qu’une dose d’attention. Attention que je m’apprête à lui offrir.
Me mordant doucement la joue, je me faufile sous le boxer et le prends en main. Je le sens trépider contre ma peau alors que ma main le flatte d’un lent va-et-vient.
Je l’observe à la dérobée, il a la tête basculée en arrière, les yeux mi-clos et gémit faiblement.
Une vision parfaite d’érotisme.
J’ai envie de lui, mais plus important encore, j’ai envie de le voir *jouir*, se noyer dans le plaisir que *je* lui donne.
J’accélère la cadence et avant même qu’il ne comprenne véritablement ce qui lui arrive, il explose dans ma main, et je souris, heureuse.

J’attends patiemment qu’il revienne un peu sur terre, et lorsqu’il le fait il à le rouge aux joues et le regard plein d’excuses.
-Scully je…..
Je le fais taire d’un baiser chargé d’amour et d’ardeur. Puis je retire délicatement ma main de son refuge, la porte à ma bouche pour en retirer les quelques gouttes qui s'y trouvent et me penche pour prendre des mouchoirs.
-Tu sais Mulder je crois que tu as raison, j’ai bien un faible pour les films de Will Smith…..
On se sourit, heureux, puis le téléphone sonne.
-Allo ?! Oh maman…..

Nous partageons un regard.
Non le spectacle n’ira pas plus loin ce soir, mais peut importe j’ai déjà eu *tout* ce que je voulais !

&&&

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Re: No sex in the office...

Message  Bermuda le Mer 23 Aoû 2017 - 16:01

Le lendemain

Nous traversons les couloirs du FBI d'un pas vif. Dans quelques minutes, la fameuse réunion sur la mort d'Ed Krichton débutera dans la grande salle de briefing.
- Je te sens stressée…
- Ca va aller, Mulder. J'ai déjà fait ça. Je suis juste pressée que ce soit terminé. Tout ça n'est qu'une mascarade dans laquelle je refuse de jouer le rôle qu'on veut m'attribuer.
- Tu en as l'habitude. Ne les laisse pas avoir la moindre prise sur toi. Tu as raison de faire ce que tu fais.
- Je sais… Je sais…
- C'est parce qu'il y aura Clayton et Stiletti ?
Clayton est le coroner du district. Depuis que je l'ai pris en faute sur un dossier, il me déteste. C'est un vieux type pincé et arrogant mais qui, malheureusement pour moi, a beaucoup de poids dans l'Etat.
Stiletti, lui, est un connard de la CIA. Mais un connard qui a un beau bureau avec vue magnifique sur les rives du Potomac. Et qui est un parfait misogyne. Il s'évertue à bien me le faire sentir dès qu'il le peut. Avec eux deux en sus des probables consignes de tir à vue sur ma petite personne, il y a fort à parier que ça va être ma fête.
Youpi.
- Je n'attends plus grand chose de notre gouvernement et, pour Clayton et Stiletti, disons que je ne saute pas de joie à l'idée de devoir supporter une fois de plus leurs remarques désobligeantes et leurs regards au minimum déplacés.
- En fait, ils sont sensibles à ton charme et ils savent pertinemment qu'ils n'ont pas la moindre chance. C'est du dépit, de la frustration. Crois-moi.
- Oui enfin… mon charme… lorsque j'expose les causes de la mort d'un homme, je crois qu'on s'en fiche un peu…
- Détrompes-toi !
Il me sourit avec malice.
- Ces mots que tu dis…
- Quels mots ? !
Je me demande où il veut en venir. Mulder n'a jamais une parole gratuite. Il sait toujours précisément où il va. C'est à la fois réconfortant et… vaguement inquiétant.
- Tes mots techniques, savants… Ceux qu'on comprend à peine…
- Et bien ?
J'accélère le pas. Je ne veux pas être en retard. Inutile de donner du grain à moudre à ces gens-là. Il précise sa pensée.
- Quand le sens ne nous saute pas à l'esprit, c'est... la façon dont les choses sont dites qui interpelle.
- Mais enfin, où veux-tu en venir ? !
Il accouche enfin avec un air terriblement enjoué qui devrait me mettre la puce à l'oreille.
- J'adore quand tu fais tes exposés auxquels je ne comprends rien ! Je te regarde et je trouve ton examen furieusement … stimulant !
- Très drôle ! Tu vire macho de base ? ! Genre " sois belle et tais-toi " ? !
- Non, non, surtout pas. Parle ! Il faut que tu parles ! C'est sérieux ! Et plus tu dis ces mots incompréhensibles, plus ça me fait… - Il simule un frisson ravi en disant cela - des trucs partout !
Cette fois, je ris. Il m'a eu ! Je suis consternée de voir qu'il arrive encore si souvent à m'embobiner assez pour que je considère avec sérieux pendant quelques secondes les énormités qu'il me sort.
- OK, OK. Merci de me changer les idées.
- Je suis ton homme !
Il passe un bras chaleureux autour de mes épaules et tout en marchant, il me serre un peu contre lui tout en me claquant une petite bise en haut du front. Je m'écarte vivement.
- Mulder !
Il se marre. Mulder a toujours eu ce goût du danger et de la provocation. Si je l'écoutais, nous aurions contrevenu au moins vingt fois aux lois de cet état sur l'exhibition sexuelle ! Mais, il n'y a rien à faire, les interdits, ça l'excite !
- Scully, il faut que je te dise… Il y a autre chose.
Il s'approche de mon oreille. Je le dévisage avec un mélange d'appréhension et je dois l'avouer un brin de trouble (ce type déteint sur moi, c'est effrayant !). Il me susurre.
- A chaque fois que tu dis un de ces mots là, je m'imagine que tu…


Je lui chuchote mon idée en prenant bien soin d'expirer légèrement dans son pavillon. Par réflexe, elle remonte son épaule en riant pour se protéger de ce souffle chatouilleux.

- Tu es un obsédé !
- Penses-y tout à l'heure.
- Pas question !
- Oh si ! glousse-t-il déjà très fier de lui. Tu y penseras, crois-moi !
Je flippe.
Le salopard !
Il va me saboter mon intervention !


******

Scully parle depuis 5 minutes. Pour le moment, elle s'évertue à employer un langage parfaitement intelligible - je pense qu'elle le fait exprès ! - et elle évite de croiser mon regard.
L'affaire est grave mais semble perdue d'avance parce que le gouvernement voudrait faire croire que cet expert s'est suicidé. Or nous avons tout lieu de penser que ce n'est pas le cas : certains éléments semblent inexplicables, d'autres contredisent la thèse du suicide. C'est ce que Scully veut leur exposer ce matin alors qu'une vingtaine de bonhommes (pas une seule femme !) la toisent, sachant que selon toute probabilité la moitié est là en sachant parfaitement que Krichton n'a pas mis fin à ses jours et qu'on l'y a aidé…
Ils ont fait des pressions pour qu'elle rende un rapport dans le sens qui leur convient. Elle les a envoyés bouler au nom de la rigueur de la démarche scientifique. Elle n'entend pas se taire et eux vont tenter de la discréditer.
Elle le sait. Mais elle ne démordra pas de sa ligne de conduite. Ma Scully est l'intégrité en personne. Je voudrais juste que ces salopards ne réussissent pas à la manipuler. Je ne veux pas qu'ils lui fassent de mal. D'où l'idée qui m'est venue cette nuit alors qu'elle dormait profondément dans mes bras…

Scully ne dort pas toujours enroulée contre moi, mais même lorsqu'elle dort de son côté, elle s'arrange plus ou moins consciemment pour me toucher. Peut-être une façon de s'assurer que je suis bien là…
Quand elle se love contre mon corps longtemps après le début de notre sommeil, je sais qu'il y a quelque chose. Neuf fois sur dix. Ou alors, c'est que nous avons fait l'amour jusqu'à tomber d'épuisement et qu'elle n'a même plus la force de rouler à sa place. Mais ce n'était pas le cas hier soir.
Elle avait sa merveilleuse main tendrement et innocemment posée sur mon sexe et elle respirait profondément la tête contre mon torse, sa jambe glissée entre mes cuisses. Dans cette position, je savais qu'elle était en paix. Comme je savais que notre petite récréation autour d'Indépendance Day n'était pas due qu'à la montée de désir de cette journée particulièrement épicée.
Le sexe a toujours été un des meilleurs moyen de décompresser pour moi. Et parfois, Scully réagit comme un mec. Elle se branche sur le sexe pour balayer tout le reste, pour oublier et s'abrutir de plaisir… C'est plutôt marginal chez elle, mais je l'ai déjà vu faire et aujourd'hui, je voudrais convoquer ici ces forces primaires, instinctives, presque animales. J'aimerai déplacer son esprit soucieux ailleurs que dans cette arène. Je voudrais que ses émotions ne se concentrent que sur sa peau et son désir.
Je veux transformer cette réunion qui n'est ni plus ni moins qu'un peloton d'exécution pour la femme que j'aime en un jeu qui lui permettra de se tenir à distance du mal qu'ils veulent lui faire.
Aujourd'hui, je le proclame solennellement, c'est le sexe qui nous sauvera !

Mais on en arrive au rapport d'autopsie…
Je crois qu'on va rire !

- Ed Krichton porte des signes qui manifestent d'évidence la présence d'un traitement ou au moins d'une infiltration ponctuelle. Des sites de piqûres intraveineuses sont présents dans la fosse antécubitale droite - là, elle me jette un regard furtif, je simule un petit choc électrique. Elle se recentre immédiatement sur son exposé - ainsi qu'une ligne intraveineuse dans le pli du coude gauche.

Seigneur ! Il va le faire !
Mulder vient de singer un frémissement de plaisir. Il ne faut pas que je me déconcentre. Surtout pas. Je rive mon regard dans les yeux de Clayton qui fait délibérément mine de m'ignorer depuis le début et je poursuis.

- La lividité est réduite au dos. Un faciès hyppocratique est présent.

Qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ! Du coin de l'œil, je vois que Mulder se prend à nouveau pour Meg Ryan !
- Agent Scully, au fait, je vous prie ! L'entaille ! souffle Clayton avec exaspération.
- L'artère du poignet a été sectionnée mais l'artère cubitale est peu volumineuse…

Mulder a saisi le bouchon d'une bouteille en plastique et se met à le manipuler en le faisant rouler sous ses doigts. Très doucement sous ses doigts.
Hum. Ce mouvement… ! Il convoque des pensées très peu professionnelles en moi !
Ce n'est rien. Je me reprends. Mais ses yeux me fixent avec une telle insistance que…

- Il a perdu assez de sang pour crever, voilà tout ! coupe Stiletti.
- Justement non ! L'hémorragie issue de cette blessure n'a pas été telle et si rapide qu'elle puisse entraîner la mort.
- Et les médocs enfin ? ! On les a trouvés à côté de lui, vous n'y faites même pas mention.
- C'est faux ! Prenez la peine de lire ce rapport. J'y fais référence précisément pour établir que la concentration en co-proxamol dans le sang de Ed Krichton n'était en aucun cas suffisante pour provoquer une intoxication mortelle.

Mulder continue et entrouvre ses lèvres. Il porte son poing à la bouche et furtivement, il fait glisser le bout de sa langue sur sa lèvre supérieure. La suggestion est troublante et je réprime un tressaillement. Cet homme pourrait me faire mourir de désir tant il peut rendre sensuel le plus anodin des gestes. Je sens en moi l'envie qui m'enlace, qui dilate mes vaisseaux sanguins, qui fait chauffer mon visage. Elle gonfle et enfle en moi comme l'orage qui se prépare.

- Vous auriez du notifier que ce produit justifie une diminution de l'écoulement sanguin, accuse Clayton.
- C'est un coagulant, je le sais merci et là encore, je vous invite à prendre connaissance de mes conclusions, Monsieur.
- Pfffff…

Quel con ! Je…
Il y a un bruit. Mulder vient de faire tomber son eau minérale sur la table. Tous se retournent vers lui et je le dévisage, le feu aux joues. Il me rappelle à lui.
- Oups, ça mouille ! commente-t-il avec un petit rire en récupérant quelques feuilles trempées.
Et il me cloue à nouveau par une œillade digne d'un noceur en goguette. L'enfoiré ! Je balance entre le fou-rire et la fureur !
Mais mon Dieu, oui ! Il a raison. Ca mouille !
En attendant, Clayton n'a toujours pas ravalé sa fierté déplacée.
- Agent Scully, votre rapport est à peine digne d'un étudiant de première année de médecine, décrète-t-il en jetant avec dédain mon travail en travers de la table.
- Parce que sa conclusion ne vous convient pas peut-être ?
- Vous ne vous en tenez pas aux faits !
- Vous en voulez des faits ? ! Il s'est soi-disant ouvert le poignet et pourtant aucune empreinte n'a été trouvée sur le couteau… Un homme qui transpire de peur face à sa mort aurait laissé des empreintes sur le manche.
- Conjectures !
Je prends sur moi et j'articule le plus posément possible.
- Il n'a pas perdu assez de sang pour mourir -…
- Il a avalé ces pilules !
- …- dont la composition chimique permet de calculer précisément l'effet coagulant et le degré d'épaississement du liquide sanguin. Une démarche scientifique permet de manière rigoureuse et en faisant appel aux lois qui conduisent la mécanique de fluides d'établir dès lors le seuil hémorragique mortel. Vous trouverez mes résultats dans ce rapport !
- Du bla bla de physicien, pas de médecin ! Chacun sa spécialité !
Ce type est une merde ! Je serre les dents.



- Scully est au top en matière de maîtrise des fluides !
Je n'ai pas pu m'en empêcher. Elle se tourne vers moi. Les mâchoires lui en tombent et elle me regarde sidérée. Je lui souris largement et je rive mes yeux à son regard. Je veux qu'elle s'y accroche. Ce qu'elle fait pendant que je me tourne vers les autres participants.
- Et elle ne vous a pas encore parlé de l'inexplicable…
- Il ne manquait plus que ça ! ricane Stiletti.
Scully reprend plus calmement et maintenant c'est moi qu'elle regarde.
- L'aspect dorsal de l'avant-bras droit juste au-dessus du poignet est remarquable du fait qu'il présente plusieurs croûtes confluentes brun foncé de lésions correspondant semble-t-il à des morsures de… muridés vraisemblablement.
Là, elle ne regarde que moi et un petit sourire s'étire sur ses lèvres.
- Pour être précise, je dirais de type Leporillus conditor ou Rattus Norvégicus
Elle a les yeux brillants. Je tire sur le nœud de ma cravate en me mordant légèrement les lèvres. Elle tente de dissimuler un infime mais irrépressible halètement. C'est que… nous avons fait… des choses avec cette cravate !
- Des rats quoi, traduit Clayton en haussant les épaules.
Scully continue, indifférente à l'intervention du coroner et guettant le moindre de mes gestes.
- Un hématome est présent sur la partie proximale du troisième métacarpe. Du côté palmaire du troisième doigt gauche, on constate une abrasion sèche de 4 mm. D'anciennes traces bleu-gris de coloration correspondant à d'anciens hématomes sont présentes à la partie moyenne de la cuisse gauche sur une zone de 6 cm et…
J'ai perdu le fil et d'une certaine manière, je sais qu'elle aussi est ailleurs tandis qu'elle leur explique que cet homme a en réalité été drogué, retenu alité contre son gré dans un endroit où des rongeurs l'ont mordu et que s'il s'est soi-disant ouvert les veines, il a eu suffisamment d'esprit pour essuyer toute trace biologique sur l'arme du " suicide ". L'homme est mort d'épuisement et on l'y a aidé.
Je ne pense plus à rien. Je regarde sa bouche, ses lèvres voluptueuses qu'elle humecte du bout de sa langue par intervalles. J'ai défait les premiers boutons de mon col et j'ai vu ses pupilles se dilater. Maintenant, mon poignet - qu'on me pardonne ! - branle doucement mon innocent verre qui n'en demandait pas tant ! Clayton et Stiletti soupirent bruyamment pour manifester leurs mépris, mais elle les dédaigne d'un air souverain.
- Et les reins ? ! Vous avez négligé l'examen agent Scully ! râle le vieux.
- Le parenchyme de la section est uniforme et brun foncé. Le cortex mesure 10 mm en moyenne. Les jonctions cortico-médullaires sont bien individualisées. Tout baigne, ajoute-t-elle le souffle un peu court et le regard rivé sur ma main.
- Scully ? toussote Skinner que les curieuses réactions de ma partenaire semblent enfin avoir alerté.
- J'ai fini Monsieur. C'est un assassinat. Comprenne qui pourra, ajoute-t-elle en toisant ses deux adversaires et en faisant le tour de la pièce pour reprendre sa place à côté de moi.
En se rasseyant, elle effleure ma nuque.
Aujourd'hui, je prétends, j'affirme que… le sexe l'a sauvé ! Et je crois bien qu'il m'a perdu par la même occasion ! Je prends une feuille en face de moi et, après un coup d'œil furtif aux autres hommes de la salle, j'écris.

J'ai envie de toi tout de suite !


Je glisse la feuille doucement vers elle. Elle ne dit rien, mais son épaule vient toucher la mienne et je sens sa chaleur comme un soleil. Plus grave, j'hume son odeur et ça provoque en moi une montée de désir si soudaine qu'elle en est douloureuse.
Son parfum, sa sueur, je veux m'en emplir jusqu'à la lie ! Je voudrais goûter sa peau, lécher son sel et aspirer entre mes lèvres le parfait concentré de Scully qui me nargue entre ses cuisses !
A défaut d'y poser mes lèvres, j'y dépose une caresse. Et doucement, dissimulé par la table, en relevant millimètre par millimètre sa jupe, je découvre sa cuisse gauche et j'y insinue mes doigts, fleuretant avec le voile si fin, si fragile de sa peau à cet endroit.
Elle frémit et son visage prend des couleurs. Le désir la rend sublime.
Elle tente de garder un air concentré et intéressé pendant que d'autres collaborateurs lui demandent des compléments d'explication. Elle y répond et dans sa voix qui a pris des tonalités soudain très basses, j'entends sa respiration rauque qu'elle essaye tant bien que mal de réguler.
Je m'enhardis un peu plus haut et elle inspire soudain.

Mulder ! C'est une torture !
J'ai l'impression que je vais exploser sous l'avalanche de sensations. Plus j'essaye de les contenir, plus elles se répandent en moi, renversant ce qui me reste de raison.
Je réponds mécaniquement aux questions que l'on me pose mais je n'entends même pas ce que je dis, noyée par un bourdonnement qui part de mes oreilles, descend dans tout mon corps et qui me donne la chair de poule.
Un des types autour de la table éructe.
- Je n'y crois pas. Ce rapport est un tissu de conneries.
Je jette mes dernières forces dans la bataille.
- Ce rapport, c'est la vérité. La connerie quant à elle est ailleurs !
Je sais que j'ai été trop loin. Mais ils me dérangent ! Et je n'ai que faire de leur opinion ! Moi, je ne veux que Mulder à cet instant ! Mulder et ses mains sur moi. Mulder et ses lèvres si douces et si avides !
Je regarde la feuille de papier et je croise son regard. Il a suivit le mouvement de mes yeux. Il a compris.

- Encore une mal baisée ! siffle Stiletti juste assez fort pour qu'on l'entende. Moi en particulier.
Je me tourne vivement vers lui. Mes pulsions deviennent soudain beaucoup moins pacifistes !
Mais la main de Mulder remonte brusquement plus haut. Dans un mouvement réflexe, mon corps se tend sur ma chaise, raide comme la corde d'un arc.
Je ferme les yeux et je laisse soudain le plaisir me dicter ma conduite. J'expire profondément.
Je rouvre les yeux et je souris à l'assemblée. Je sais exactement ce que je vais faire.

- Monsieur… Stiletti… Sachez que… je suis extrêmement bien baisée. Dois-je développer au risque de vous renvoyer à votre propre inconséquence ou pouvons-nous en revenir au sujet ?



- Je suis extrêmement bien baisée !
J'ai sursauté en l'entendant proférer ces paroles avec une sérénité absolue et un sourire d'ange adressé à son détracteur.
Autour d'elle, le silence s'est fait d'un coup.
Soudain, c'est moi qui sens le rouge me monter au visage.
Elle l'a fait ! Elle a osé dire ça !
Et maintenant, ils la regardent tous, dans leurs petits souliers et avec ce pitoyable rire nerveux typique des gamins.
Elle les défie.
- Maintenant, reprend-t-elle toujours dangereusement calme, à moins qu'un autre ne souhaite proposer un nouveau commentaire aussi pertinent, nous pourrions peut-être reprendre là où nous en étions ? Monsieur le directeur ?
Skinner la considère encore avec stupéfaction.
- Oui… Oui, bien sûr ! Reprenons !


Quelques minutes plus tard…

Skinner s'approche de moi. Je me sens moins confiante tout à coup. Il s'arrête à côté de moi, me tourne presque le dos mais me frôle malgré tout. Bas, il s'adresse à moi. Sa voix tremble légèrement. De colère probablement.
- Vous vous êtes surpassée aujourd'hui Scully !
Oui, la colère. Certainement. Mais… je ne sais pas. Peut-être pas seulement.
- Monsieur, je suis désolée que vous ayez à en subir les conséquences…
- Vous pouvez !
- … mais je ne m'excuserais de rien d'autre ! je conclue en reprenant ma légitime détermination.
Il balaye ma remarque de la main et se tourne franchement vers nous.
- Vous et Mulder, fichez le camp de cette pièce immédiatement et allez plutôt m'attendre dans mon bureau. Je vous rejoins dès que… j'aurais pu limiter l'incident diplomatique !
Nous nous exécutons. Nous fendons tous les deux l'assemblée essuyant les regards courroucés de certains. Moins que je ne le pensais pourtant.
Et nous nous retrouvons dans le couloir.
Seuls.
Je me tourne vers lui.
- Et maintenant Mulder ?



Bermuda
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