La lettre (AU pré revival)

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La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Jeu 20 Juil 2017 - 18:59

Prologue :

Ça faisait bientôt une heure qu'il était assis dans sa voiture, en face de cet immeuble qu'il découvrait pour la première fois.  Il n'était jamais venu auparavant, il ne savait même pas qu'elle vivait ici. Tout ce qu'il savait de sa nouvelle vie, c'est qu'elle travaillait toujours au Lady Sorrow Hospital. Le temps était passé vite, trop vite. Il n'aurait jamais imaginé passer autant de temps sans la voir. 2 ans... Ça allait faire bientôt 2 ans qu'il ne l'avait pas vue. Bientôt 2 ans qu'elle l'avait quitté. Et qu'il ne l'avait pas retenue...

Et il était là. Devant son immeuble. Tenant cette lettre dans ses mains, la tournant, la retournant, sachant pertinemment que ce simple bout de papier allait tout changer... Ses sentiments étaient contradictoires. Il était partagé entre l'envie de courir vers elle, de l'enlacer et de ne plus la lâcher et l'envie de fuir le plus loin possible d'elle. Ça n'aurait pas été si important, il se serait permis un peu de lâcheté. Un peu plus, il n'était plus à ça près après tout... Mais elle devait savoir.

Il aperçut une silhouette familière entrer dans l'immeuble. Sans se laisser le temps de se poser plus de question, il sortit de la voiture puis se dirigea vers son appartement. Quelques coups résonnèrent... Les quelques secondes qui suivirent lui parurent extrêmement longues. Il ferma brièvement les yeux. Il ne savait vraiment pas comment elle allait réagir, il ne savait pas non plus comment lui-même allait réagir. Trop de temps s'était écoulé... La porte s'ouvrit enfin, et il put lire le choc sur son visage. Il était probablement la dernière personne qu'elle pensait voir ce soir. Ça se lisait sur son visage. Mais au-delà de ça, il ne pouvait s'empêcher de l'admirer. Elle était toujours aussi belle. Elle avait coupé ses cheveux, qui lui tombaient désormais juste au dessus des épaules. Elle portait un pantalon noir, une chemise verte dont l'ouverture des premiers boutons lui permettait de voir l'éternelle croix qui ornait la base de son cou, et sa veste qu'elle n'avait pas eu le temps d’ôter. Elle n'avait pas changé. Elle exerçait toujours le même pouvoir sur lui. Il était sous le charme. Il n'eut guère le temps de se laisser aller et de la contempler plus qu'il vit son regard se durcir. Il l'avait rarement vu aussi dur, en tous cas lorsque ses yeux se posaient sur lui... Elle lui claqua un simple « Vas-t'en ! » et referma la porte.

Il s'était attendu à une réaction violente. Il s'était attendu au fait qu'elle lui en veuille toujours mais pas au point de refuser toute discussion. Cela ne lui ressemblait pas.

« Scully, c'est important. »

Il ne pouvait pas partir, il fallait qu'il lui montre. Il fallait qu'ils en parlent. Même si elle ne voulait pas lui parler pour l'instant, elle finirait par lui être reconnaissante d'avoir insisté...

Alors il resta devant la porte qu'elle avait dressée entre eux et compta sur sa curiosité. Il la connaissait par cœur... La porte ne mit pas longtemps à se rouvrir. Il savait qu'elle était restée derrière dans la même position que lui, mettant de l'ordre dans ses idées et ses sentiments.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Il faut que tu voies ça. »

Il leva sa main et lui montra la lettre, pliée en quatre entre ses doigts.

« Je peux entrer ? »

« Mulder, je... »

Elle ne put terminer sa phrase qu'un homme surgit derrière elle, visiblement préoccupé.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Mulder leva la tête et fixa l'homme qui venait de faire intrusion dans leur duo. La vérité lui apparut en pleine face. Et ça faisait mal. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Quand à Scully, elle était gênée, c’était évident. Elle essayait de le cacher et de reconstituer son masque habituel de froideur, mais sans grand succès. Peiné, il fit demi tour, ne pouvant en supporter davantage pour l'instant.

Chrissaez
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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Jeu 20 Juil 2017 - 19:04

Chapitre 01 :

« Qui était-ce ? »

Scully posa son front contre la porte qu'elle venait de refermer. Elle se sentait extrêmement mal. 2 ans qu'elle essayait de l'oublier. 2 ans qu'elle essayait d'avancer. Elle pensait avoir réussi, mais en l'espace de quelques secondes, elle se rendait compte qu'elle avait lamentablement échoué. Elle n'était jamais passée à autre chose. La colère et la peine étaient toujours présentes. L'amour aussi.

« Dana ? »

Elle se retourna doucement et leva les yeux vers l'homme qui partageait sa vie désormais.

« C'est quelqu'un que je n'avais pas vu depuis longtemps. Et que je ne pensais pas revoir... Écoute, je suis désolée, mais je suis fatiguée. Je sais ce qu'on avait dit, mais est-ce que tu pourrais rentrer chez toi ce soir ? »

Un air d'incompréhension traversa son visage, puis à regret, il dut acquiescer. Il savait qu'avec Dana, mieux valait ne pas insister quand elle se renfermait. Il commençait à la connaître. En tout cas, c'est ce qu'il croyait.

La porte se ferma une nouvelle fois, et Dana dût lutter pour ne pas se laisser aller et glisser derrière elle, la tête entre les mains.

Mulder gara sa voiture devant la batisse isolée dans laquelle il avait trouvé refuge depuis plusieurs années déjà. Au bout de quelques minutes, il s'extirpa de l'habitacle, rentra chez lui et se laissa tomber lourdement dans le canapé. Il sortit de nouveau cette fameuse lettre de sa poche puis il la relut encore une fois. Une larme lui échappa. Il avait tout gâché. Tout aurait été tellement différent si... Il était dévasté. Tout était de sa faute... Mais peu importe, il retournerait la voir. Il lui montrerait la lettre. Mais pas ce soir. Ce soir, c'était trop dur. Il ne pouvait pas accepter de la voir avec un autre homme. Il ne pouvait pas accepter cette réalité-là. Même s'il avait déjà songé qu'elle pourrait refaire sa vie, cela lui paraissait inconcevable. Il ne pouvait pas imaginer Scully tourner la page et se jeter dans les bras d'un autre homme. Le simple fait de l'imaginer lui sourire, de répondre aux caresses de ce type était tout simplement insupportable. Ce devrait être lui qui devrait être à cette place. Pas ce type !

Les phares d'une voiture éclairèrent furtivement le salon. Les bruits des pneus sur du gravier résonnèrent. Elle était là. Elle était venue. Mais pourquoi ? Elle qui lui avait clairement fait comprendre qu'il était de trop, qu'il n'était pas le bienvenu... Il se leva, ouvrit la porte et la regarda se diriger vers lui. Son regard était différent, il était plus doux, plus en accord avec la femme qu'il connaissait.

« Tu voulais me montrer quelque chose ? »

A partir du moment où elle lui avait rouvert la porte, et où il lui avait montré ce papier, Scully avait comprit à son regard que c'était très important. Ses yeux avaient retrouvé toute sa vivacité, tout son sérieux.

« Entre. »

Il se rassit à la place qu'il occupait peu de temps auparavant, mais Scully elle, ne s'assit pas. Elle observait le salon. Rien n'avait changé. C'était le même mobilier, la même disposition, la même décoration. La seule chose différente, c'est qu'il n'y avait plus une seule de ses affaires. Les deux trois photos qu'elle avait autrefois posées sur le buffet avaient disparu. Aucun nouvel objet n'était venu les remplacer. C'était comme si la maison elle-même attendait son retour. Elle reporta son attention sur Mulder mais n'avançait pas pour autant. Elle se contenta de refermer la porte derrière elle, mais resta debout à l'entrée, à distance. Comme si la distance physique maintenue entrainerait le maintien de la distance psychologique qu'elle s'imposait. Mulder se saisit de nouveau de la lettre et la lui tendit.

« Je l'ai trouvée dans la boite aux lettres. »

Elle fut contrainte de s'avancer de quelques pas pour prendre la lettre en prenant soin de ne pas effleurer les doigts de Mulder. Doucement, elle déplia la lettre, et après un dernier regard, elle en débuta la lecture.

Ses yeux se voilaient, au point qu'elle ne distinguait plus les mots écrits sur le papier. Sentant qu'elle perdait pied, elle se retourna et se dirigea vers la cheminée dont les braises étaient encore vivantes. Elle autorisa les premières larmes à s'échapper.
Elle sentit deux mains sur ses épaules et après quelques secondes, elle se retourna vers lui.

« Quand l'as-tu trouvé ? »

« Aujourd'hui. Mais je ne sais pas quand est-ce qu'elle a été déposée. »

Un regard interrogateur l'incita à poursuivre, malgré lui.

« Je ne m'occupe pas souvent du courrier... »

Un petit sourire s'invita sur le visage en pleurs de Scully. Avec hésitation, il l’enlaça doucement. D'abord tendue, elle finit par poser sa tête contre son épaule et laissa aller quelques larmes supplémentaires. Elle se laissait bercer, profitant de cette étreinte, de ses bras qui lui avaient tellement manqué. Ce que contenait cette lettre, c'était l'espoir qu'elle avait toujours attendu. L'espoir qu'elle avait laissé derrière elle malgré elle. Et ce soir, tout pouvait changer. Elle se sépara de son étreinte et essuya ses larmes.

« Qu'est-ce qu'on va faire ? »

« Je... Tu plaisantes ? »

Mulder ne savait pas s'il devait être amusé ou indigné par sa question. Comme s'ils avaient le choix.

« Non bien sûr, tu vois ce que je veux dire... » Elle prit une inspiration pour tenter de calmer son cœur qui battait à tout rompre. « C'est que je ne m'y attendais pas... »

« Je sais, moi non plus. »

Leurs regards s'accrochèrent et ils se sourirent doucement.

« Tu veux boire quelque chose ? »

« Un verre d'eau. »

Pendant qu'il se dirigeait vers la cuisine, Scully reporta toute son attention sur la lettre. Comment quelques simples et courtes phrases pouvaient changer autant de choses ? Toutes leurs vies à Mulder et elle venaient de se renverser par ce simple petit bout de papier... Malgré toute la colère et la peine qui avaient envahi sa vie, à cet instant, elle sentit le bonheur réinvestir son être. Elle tenta malgré tout de se contenir et d'empêcher ce sentiment d'espoir de muer en état d'excitation. Les choses ne se passeraient peut-être pas aussi bien que le laisser présager ses mots. Et si... ?

« Tu crois que c'est une bonne idée ? »

Scully l'avait rejoint dans la cuisine. Désormais, elle avait peur. Et si c'était un piège, et si ça le mettait en danger ? Tous ces sacrifices ne seraient-ils pas vains ? Avait-elle le droit de s'accorder ce bonheur ?

« Ne t'inquiète pas. »

Il ne put s'empêcher de poser sa main sur sa joue et essuya une larme du bout de son pouce. Rapidement, Scully se dégagea de ce contact. Comment pouvait-il se comporter comme si ces dernières années n'avaient pas eu lieu? Depuis qu'elle avait pris connaissance de la lettre, ils avaient instinctivement retrouvé leur complicité via leurs gestes et leurs regards. Mais la réalité devait bien refaire surface. Et c'est cet instant qu'elle avait choisi.
Scully prit le verre que Mulder tenait dans une main et but quelques gorgées pour se donner une contenance.  
Mulder sembla également reprendre contact avec la réalité. L'image de Scully et de cet homme s'imposa de nouveau à lui. Il devait faire quelque chose pour éviter d'y penser. Ce n'était pas le moment de se laisser aller...

« On a un numéro de téléphone Scully... Est-ce que tu es prêtes ? »

Devant l'absence de réaction de Scully, il s'empara de son téléphone et composa le numéro qui était noté sur la fameuse lettre. Scully avait l'impression que la terre allait l'engloutir sous son poids. Elle se sentait partir et elle n'était pas préparée à ça. Comment aurait-elle pu imaginer ça... Quelques tonalités. Mulder les trouva interminables. ..

« Bonsoir monsieur. Je suis Fox Mulder. J'ai trouvé la lettre que vous avez écrite... Bien... Quand vous voulez... Oui, nous serons là... Pas de soucis... Je vous remercie... Au revoir. »

Il n'avait pas lâché Scully des yeux durant toute la conversation. Il l'avait vue fermer les yeux, vaciller avant de s’asseoir sous le poids de l'émotion.

« On a rendez-vous demain à 17h... Scully ? Ça va ? »

« Oui, ça va. William... Je dois juste... J'ai besoin d'être un peu seule... »

Elle se leva et monta s'enfermer dans son ancienne salle de bain. Elle s'autorisa ce qu'elle tentait de retenir depuis le début de cette soirée. Elle s'effondra.

Mulder la regarda monter les escaliers puis disparaître. Avant de lui montrer la lettre, il se sentait anxieux à l'idée de ce qui allait arriver, de la façon dont lui allait réagir, mais en cet instant, tout ce qui l’inquiétait, c'était sa réaction à elle. Il fallait vraiment que ce rendez-vous se passe bien sinon elle ne s'en remettrait pas. Et il y avait suffisamment de dépressifs dans cette maison. Il s'assit sur son canapé et attendit. Le temps s'était comme arrêté et Scully ne semblait pas vouloir redescendre. A bout de patience il monta à son tour, s'approcha de la porte de la salle de bain et entendant le bruit de l'eau couler encore et encore, il comprit son subterfuge.

Scully se reprit en entendant Mulder frapper à la porte. Elle essaya de se reprendre et s'éclaircit la voix. « Une minute. » Elle se regarda dans le miroir et se passa un peu d'eau sur le visage. Après avoir pris son courage à deux mains, elle sortit de la salle de bain mais évita soigneusement le regard de Mulder qui s'était adossé contre le mur d'en face.

« On doit partir à quelle heure demain ? »

« Tôt le matin. Vers 7h, ce serait bien. »

« Bien... Il faut que je rentre mais je serai là à 7h. »

« Oui... Bien sûr, tu dois prévenir... euh... »

Scully avait complètement oublié Marc. Depuis qu'elle avait débarqué dans cette maison et qu'elle avait lu la lettre, c'est comme si elle était repartie dans son passé ; sa vie actuelle n'ayant plus aucun intérêt. Elle leva le regard vers Mulder, cherchant à croiser ses yeux qui la fuyaient à leur tour. Il était toujours adossé contre le mur, les épaules discrètement affaissées et le regard fuyant ;

« Non Mulder c'est pas ça. C'est absolument pas ça. »

« Je comprends Scully, c'est juste que... C'est pas évident à accepter. »

« C'est pas ce que tu crois. »

Leurs yeux s'accrochèrent l'espace d'un instant mais avant que Mulder n'ait pu dire le moindre mot, elle tournait les talons.

« A demain. »

Chrissaez
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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Sam 29 Juil 2017 - 22:01

Chapitre 2 :

Scully était allée chez Marc avant de rentrer chez elle. Il avait été surpris de la voir à son domicile si tard et surtout après avoir été mis à la porte de chez elle. Elle avait bien pensé à rentrer chez elle et à se contenter d'un sms ou d'un coup de fil pour le prévenir mais elle tenait à lui. Il s'était montré très prévenant et attentionné avec elle, rares sont les hommes capables de cela.

« Dana ? Tout va bien ? »

« Oui je... Je voulais juste te prévenir que demain je dois partir quelques jours ; Je ne sais pas encore combien de temps exactement mais je t’appelle dès que j'en sais plus. »

« C'est grave ? »

« Non, pas du tout. Enfin je crois... Je ne sais pas, tout est confus dans ma tête... Il s'agit d'une partie de mon passé dont je ne t'ai encore jamais parlée. Je ne sais pas bien pourquoi d'ailleurs, je crois que je voulais juste oublier. »

« Tu n'es pas obligée de m'en parler tout de suite si tu n'es pas prête. »

« Merci... Je te promets de t'en parler à mon retour. »

« Tu m’appelleras quand même ? Histoire de me donner de tes nouvelles ? Et d'en prendre des miennes ? »

Scully sourit. Lui aussi savait la faire rire quand la situation était tendue, ça, c'est quelque chose qu'il avait en commun avec Mulder, et même si elle s'empêchait de faire toute comparaison, elle devait avouer qu'elle adorait ça. Mulder avait été tellement distant et triste à la fin de leur relation qu'elle avait presque oublié qu'il avait été comme ça un jour et à quel point cela lui manquait. Elle s'approcha de lui et déposa un baiser appuyé sur ses lèvres.

« Je te le promets. »

Pendant que Scully était rentrée chez elle et préparait ses affaires avec anxiété quant à la tenue la plus adaptée, Mulder s'était allongé sur le canapé. Il se demandait en quoi leur futur allait changer. Si le rendez-vous du lendemain se passait bien, Mulder verrait enfin son fils. Il pourrait enfin apprendre à le connaître. Il s'imaginait déjà se balader avec lui, jouer au basket avec lui ou tout autre sport qu'il aimait faire, ou encore commenter le premier film qui passait à la télévision. Dans tous les scénarii qu'il se faisait, Mulder ne voyait qu'une seule ombre au tableau : il avait perdu Scully ; ils vivraient ces instants de bonheurs séparément. Et ça, il ne pouvait en vouloir qu'à lui-même.

Ils ne dormirent que peu de temps cette nuit-là. Le lendemain matin, Scully arriva à son ancienne maison et accepta de laisser le volant à Mulder sans dire un mot pour une fois et ils partirent.

Ils avaient roulé d'une traite sans un mot, mais sur les coups de midi, Mulder sentit qu'il fallait faire une pause pour se reposer et faire de l'essence. Ils avaient bien avancé, ils devraient arriver avec une heure d'avance. Comme à leur habitude, Mulder commanda un steak accompagné de frites tandis que Scully, complètement nouée, commanda une petite salade qu'elle toucha à peine.

« Tu devrais te forcer. Tu vas arriver là-bas et faire un malaise. »

« Je sais mais je n'y arrive pas... »

« Attends ne bouge pas. »

Scully se força à prendre quelques bouchées tandis que Mulder allait voir la serveuse. Il se rassit rapidement et Scully entama la conversation.

« Tu crois qu'il veut nous voir pour quoi ? »

« Et bien, je sais pas trop. Peut-être que William veut nous voir. »

« Et si au contraire il était mort ? »

« Je ne crois pas non... »

« Comment tu peux le savoir ? »

« Monsieur Van De Kamp n'avait pas l'air triste au téléphone. Je l'aurait senti si ça avait été ça. Et puis si c’était le cas, inutile de nous faire faire 900 kilomètres, il aurait pu me l'annoncer au téléphone. »

La serveuse choisit ce moment pour apporter une fondue au chocolat assortie de divers fruits.

« Merci Mulder. »

« je pense que ça, ça passera mieux ! »

« Tu n'as pas oublié. »

« Jamais. »

Gênée, Scully porta à sa bouche une pomme enrobée de chocolat sans lever le regard sur son ami.

Le reste du chemin passa encore moins vite tant le stress montait. Malgré tout, ils aperçurent enfin le panneau de la ville tant espérée. Ils se garèrent non loin du café où ils avaient rendez-vous.

« Tu veux qu'on se ballade un peu ? On a presque une heure d'avance. »

Scully hocha la tête et ils sortirent de la voiture.

« Ça va bien se passer, j'en suis sûr. »

« Oui... Dis, tu as pensé à réserver un motel ? »

« Non, dans la précipitation, je t'avoue que je n'y ai même pas pensé. »

Mulder s'en occupa pendant que Scully s'arrêta devant un magasin de prêt à porter. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas fait les boutiques. Ça n'avait jamais été vraiment son truc, elle n'y allait qu'avec sa mère ou quand elle avait besoin de quelque chose. Elle n'avait jamais été très coquette, Missy lui avait souvent reproché et c'est grâce à cette dernière qu'elle avait commencé à faire des efforts lors de son entrée à ma fac. Ils continuèrent un peu, arpentant les rues, croisant des personnes pressées, occupées à mener leur vie, inconscientes du reste du monde.

Ils s'installèrent à une table du café vingt minutes en avance, Scully n'avait pas tenu. Ils commandèrent un café, même si Scully était consciente que cela n'allait pas l'aider à se détendre... Mulder finit par poser sa main sur la sienne, Scully la serra puis la lâcha quand un homme grand, habillé de manière très décontractée et aux cheveux grisonnants pénétra dans la pièce. Il scruta du regard les diverses personnes assises et aperçut le couple qu'il cherchait. Il savait qu'il les reconnaitrait facilement, il avait vu des photos d'eux et William leur ressemblait. Il s'approcha doucement et les salua. Il remarqua d'emblée que la femme avait l'air stressée, contrairement à l'homme qui paraissait beaucoup plus à l'aise. C'est d'ailleurs lui qui lui serra la main en premier et avec qui il établit le premier contact verbal. Scully, elle, restait discrète.

« Je vous remercie d'être venus. »

« C'est bien normal. Pour être honnête, Dana et moi sommes assez inquiets. Vous avez été très succincts dans votre lettre. William va bien ? »

Monsieur Van De kamp leur sourit.

« Oui il va bien... Je ne sais pas par où commencer... Il a bientôt 11 ans, il est en classe de sixième et tout se passe bien pour lui. Il est en bonne santé et il est heureux. »

Pour la première fois, il vit Scully se détendre et sourire. Le couple échangea un regard complice et Mulder reprit la main de son ex compagne.

« Si je vous ai contactés c'est parce qu'il se pose beaucoup de questions. Sa mère et moi, nous ne lui avons révélé que récemment qu'il avait été adopté. On voulait attendre qu'il soit suffisamment grand. C'est un enfant très intelligent, il avait des doutes bien sûr, et quand il nous a posé la question, on le lui a dit. Il a plutôt bien réagi mais il voulait en savoir plus. Malheureusement, on n'a pas pu lui apprendre grand chose. On savait juste que sa mère était une mère célibataire qui avait un travail très prenant. Ça n'a pas été très facile, mais j'ai réussi à contacter la bonne personne qui a accepté de nous aider. C'est comme ça que j'ai obtenu vos noms. J'espère que vous ne m'en voulez pas d'avoir enfreint le secret de l'adoption... »

« Non, absolument pas. Je suis heureuse que vous l'ayez fait. Et je suis heureuse, enfin, nous serions heureux de le rencontrer. »

« Est-il au courant que nous sommes là ? »

« Non, ma femme et moi, nous ne lui avons rien dit, je voulais vous rencontrer d'abord... » Il parut assez gêné mais se reprit, hésitant. « Vous devez savoir que je n'ai pas trop de doutes sur vous... Je sais que vous étiez agents du FBI, je pense que vous ne nous poserez pas de problème, en tout cas j'espère, mais je doutais de ce que vous, vous voudriez, car si vous l'avez abandonné, j'imagine qu'il y avait des raisons à cela.»

Scully sentit son ventre se tordre au moment où le mot abandonné avait été prononcé, et Mulder resserra son étreinte autour de sa main. Mulder allait lui répondre mais se fit couper la parole par Scully.

« Nous ne vous poserons aucun problème. Vous êtes ses parents et je peux vous assurer que nous ne remettrons jamais cela en cause, mais je... » Elle ne pouvait continuer, sa gorge se serra, les larmes envahirent ses yeux même si elles ne coulaient pas. Elle avait envie de crier qu'elle voulait le revoir à tout prix, que c'était son seul désir depuis bientôt 10 ans et qu'elle serait prête à tout pour cela, mais elle se reprit. Elle avait peur de l'effrayer. Il aurait toutes les raisons du monde de prendre peur devant une furie qui menaçait de lui reprendre son fils par tous les moyens, même illégaux. Scully sentait qu'elle craquait, mais Monsieur Van De Kamp et Mulder lui laissèrent le temps de se reprendre et de mettre de l'ordre dans ses idées. « Je souhaite plus que tout le revoir. J'avais mes raisons de le confier aux services d'adoption et pour cela, je ne le regrette pas. Mais aujourd'hui les choses ont changé et même si je ne serai plus jamais sa mère, mon seul désir est de le voir, de voir qu'il va bien. »

Mulder passa sa main dans la nuque de Scully, lui marquant son soutien. Mr Van de Kamp hocha la tête et la gratifia d'un sourire, discret mais bienveillant.

Ils parlèrent encore un long moment, chacun racontant brièvement sa vie. Mulder et Scully apprirent qu'ils étaient tout deux agriculteurs, qu'ils vivaient dans une petite ferme où william adorait s'occuper du poulailler. Ils s'étaient rencontrés au collège et s'étaient mariés dès la sortie de l'école. Lui avait repris la ferme de ses parents, et elle, elle avait accepté de l'aider en s'occupant de la logistique. Ils avaient longtemps essayé de faire un enfant. Quand ils avaient appris que ce n'était pas possible pour eux, ils avaient traversé une passe difficile, surtout que leur demande d'adoption avait mis du temps à aboutir. Lorsqu'ils avaient su qu'ils allaient accueillir le petit William, ils avaient été comblés de joie. Ils avaient fait une demande pour donner un petit frère ou une petite sœur à william mais leur vœu n'avait jamais été exaucé à ce jour. Au fur et à mesure de la discussion, Scully se détendait, du moins en apparence. Elle commençait à entrevoir la vie de son fils et elle était soulagée qu'il soit tombé dans une famille en apparence aussi aimante et unie. Cela allégeait la culpabilité qu'elle trainait depuis une dizaine d'années.

« Vous restez ici combien de temps ? »

« On n'y a pas réfléchi pour être honnête. Tout s'est passé très vite. On va rester à un motel probablement quelques jours. »

« Très bien. Si ça ne vous embête pas d'attendre un peu, ma femme et moi allons discuter avec William et s'il est toujours désireux de vous rencontrer, peut-être pourriez-vous passer à la maison ? »

« Bien sûr. On attendra de vos nouvelles. »

Ils se saluèrent à la sortie du café, après que Muder lui ait communiqué son numéro de téléphone portable. Le père de William disparut à l'angle de la rue, Mulder passa son bras autour des épaules de Scully qui se retourna et enfouit sa tête contre son torse, le sourire aux lèvres et les larmes commençant à couler doucement. Ils s'enlacèrent sans faire attention au monde qui continuait de tourner comme si rien d'important n'était arrivé. Mais pour deux personnes anonymes dans cette ville, qui ne s’étaient pas vus depuis deux ans, un événement très important venait tout juste d'avoir lieu. Un événement espéré et inattendu.

Chrissaez
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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Jeu 3 Aoû 2017 - 19:35

Chapitre 3 :

Le soir, après avoir déposer leurs affaires au motel et pris une douche, ils sortirent se balader le long du fleuve, au calme. Sans se poser de questions, Scully glissa sa main dans celle de Mulder et ses pensées partirent loin. Ils avaient encore du mal à réaliser ce qu'il se passait. Ils allaient revoir William. C'était incroyable. Après toutes ces années, ces disputes, ils étaient réunis pour revoir leur fils, perdu trop tôt. Ils ne parlaient pas, chacun perdu dans ses propres pensées. Ils arrivèrent près du fleuve qui rentrait dans la ville et admirèrent la vue quand le téléphone de Scully se mit à vibrer. Elle lacha la main de Mulder qu'elle avait emprisonné dans la sienne et récupéra son téléphone. Mulder vit Scully se raidir à la vue de son téléphone et génée, elle s'excusa et s'éloigna de quelques mètres tout en décrochant.

« Bonsoir. »

« Bonsoir Dana. Escuse-moi, j'ai pas pu attendre ton appel... Je voulais m'assurer que tout allait bien. »

« Oui c'est gentil, tout va bien, ne t'inquiète pas. Nous sommes arrivés dans l'après-midi. Je vais en avoir pour quelques jours. »

« Prends le temps dont tu as besoin. C'est juste que tu me manques. On s'est à peine vu hier donc j'ai l'impression que ca fait une éternité. »

« Ca fait juste une semaine Marc, mais je comprends ce que tu veux dire. »

« Bon je te laisse, je voulais etre sur que tu étais bien arrivée... »

« Merci Marc. Je t'apelle quand je rentre. »

« A bientôt. Prends soin de toi. »

Scully garda le téléphone collé a son oreille suffisament longtemps pour entendre la tonalité (oui je saos c'est plus le cas avec les smartphones et c'est bien dommage ^^). L'anxiété ne la quittait plus. Elle se sentait terriblement mal, elle avait passé sa soirée main dans la main avec Mulder sans penser une seconde a Marc qui s'inquiétait pour elle... Quelle idiote ! Si seulement tout était plus simple dans sa tete... Mulder se retourna quand il la sentit revenir vers lui. Il n'avait pas entendu sa conversation, conversation qu'elle voulait lui cacher de toute evidence. Mais Mulder n'etait pas bete et il pensa directement à l'homme qu'il avait vu chez elle. Ses soupcons se confirmèrent quand il vit qu'elle maintenait ses distances depuis le coup de fil. Du reste de la soirée, elle avait fait bien attention a ne pas le toucher de quelque facon que ce soit et avait trouvé un pretexte pour retourner au motel le plus vite possible.

« Tu ne veux pas qu'on mange avant ? »

« On mangera a l'hotel. »

« Comme tu veux... »

Une fois à l'hotel, Scully s'enferma dans sa chambre pendant que Mulder commandait le repas. Elle pensa a Marc. Ils se connaissaient depuis plusieurs années ; il travaillait egalement a l'hopital Lady of sorrow, il était dans le service de médecine interne. Ils s'étaient croisé plusieurs fois mais n'avaient jamais vraiment discuté. Marc etait grand, mince, il avait les cheveux blonds parsemés de quelques cheveux blancs encore discrets et avait les yeux marrons. Elle n'y avait jamais fait attention mais un jour, elle remarqua à quel point il était charmant. Ils s'étaient croisés au restaurant de l'hopital un jour ou elle mangea plus tard que d'habitude. Cela faisait a peine plus d'un an qu'elle avait quitté Mulder et sa peine se dissipait enfin. Marc avait l'habitude de manger avec deux autres médecins alors que Scully avait pris l'habitude de manger seule. Ses collègues, surpris au début, avait finit par ne meme plus y faire attention. Un certain jour de juillet, Scully le surprit à s'assoir à sa table et depuis ce jour, ils discutèrent plus longuement a chaque fois qu'ils se croisaient dans les couloirs de l'hopital.

« Ce week-end, il y a une exposition de peinture que m'a conseillé ma sœur, du coup je vais y faire un tour. Mais attendez, j'y pense, ca vous direz de venir ? »

Scully, malgré ses réticences à entamer une nouvelle relation, accepta. Ca faisait si longtemps qu'elle n'était pas sortie... Et puis, Marc était charmant et sympathique. C'était peut-etre l'occasion de retrouver une vie normale. Elle le laissa faire quand il l'embrassa la première fois, se surprenant à ne plus penser à Mulder. Marc était vraiment quelqu'un de bien et petit à petit, elle s'attacha à lui. Le seul problème dans leur relation était que parfois ils ne se voyaient pas pendant presque une semaine, à cause des gardes de chacun. C'est ce qui s'etait passé la semaine dernière. Ils avaient donc prévu de passer la soirée de la veille ensemble, mais Mulder avait tout chamboulé, comme d'habitude.

Un bruit à la porte la sortit de sa reverie. Elle laissa entrer Mulder qui tenait dans sa main gauche les sacs renfermant leur diner. Scully s'assit en tailleur sur son lit face à Mulder, ouvrit un des sacs et commenca a manger. Ils dinèrent en silence.

« Tu crois qu'il va appeler ? »

« J'en suis sur. Ne t'inquiete pas pour ca. Il a envie de reponses et nous sommes là. Je ne vois pas pourquoi il refuserait... »

« Il peux prendre peur et changer d'avis. »

« C'est une possibilité en effet, mais si c'est le cas, maintenant il sait où nous trouver et un jour, il surmontera sa peur. »

« Tu as raison. Il va bien... Si tu savais comme je suis heureuse de savoir qu'il va bien ! »

« Je sais... Moi aussi je suis heureux qu'il aille bien. »

Leurs regards s'accrochèrent. Decidement, William était très fort. Il n'était pas vraiment là et pourtant grace à lui, ils retrouvaient leur connexion, la rancoeur semblant loin derrière... Mulder se décalla et s'approcha de Scully pour prendre son visage dans ses mains et lui déposer un baiser insistant sur le front. Scully ferma les yeux et quand elle les rouvrit, ce fut pour decouvrir que Mulder la regardait intensément, le visage à quelques centimètres du sien, les mains encerclant toujours son visage. Surprise, le cerveau de Scully se mit sur pause et elle fut incapable de réagir. Heureusement pour elle, elle put se reprendre quand le téléphone de Mulder sonna, le forçant a s'éloigner. C'etait monsieur Van de Kamp. Ils avaient le feu vert, William voulait les rencontrer. Ils étaient attendu le lendemain à l'heure du café. Souriants, ils s'enlacèrent, puis Scully se détacha et commenca a ranger leur repas pour se donner une contenance. Mulder ne bougea pas d'un centimètre et l'observait. Elle lui manquait, il avait été stupide et désormais, elle avait quelqu'un d'autre. Il avait le sentiment que peu importe ce qu'il se passerait le lendemain avec leur fils, elle retournerait à sa vie une fois rentrés. Il avait tout detruit, c'etait trop tard.

« C'est trop tard...»

« Quoi ? »

Oups, il avait pensé a voix haute... « Je me demandais... Nous deux, c'est vraiment trop tard ? »

Scully le regarda incrédule...

« Tu plaisantes j'espère ? » La colère montait et il regretta aussitôt ses paroles. « C'est de ta faute si on en est la aujourd'hui ! »

« Je sais, je sais ca... »

Ils se fixèrent en silence, incapables de trouver les mots adaptés. Scully était énervé, autant contre lui que contre elle-meme. Elle lui en voulait son comportement d'il y a deux ans et elle lui en voulait de son silence radio depuis. Et elle s'en voulait d'etre aussi faible face a lui. Elle craignait de ne pas resister longtemps. Un regard de lui et ses sentiments ressurgissait... Scully détourna les yeux et Mulder comprit qu'il était temps de partir s'il ne voulait pas que cela dégénère.

« Je suis désolé... Vraiment. »

Ce furent les derniers mots qu'il prononca avant de quitter la chambre.

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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Dim 24 Sep 2017 - 18:01

Chapitre 04 :

Le lendemain, sur les coups de 14 heures, Mulder gara la voiture devant une vieille ferme. C'etait une batisse en bois dans les tons rouges, semblable à première vue à leur maison, mais celle-ci était en meilleure état, elle avait été rénové récemment. Mulder coupa le contact et tourna son regard vers Scully qui le fixait déjà. Son regard était difficilement déchiffrable mais il sentait son anxiété. Il passa sa main droite sur sa joue pour la rassurer. Les évènements de la veille semblait loin désormais. Tout ce qui comptait, c'était William. Ils allaient enfin le revoir et ils n'allaient pas le gacher avec leurs différents.

Ils sortirent de la voiture et montèrent les marches du perron. Ils n'eurent pas besoin de frapper que Monsieur Van de Kamp ouvrit la porte et les salua. Mulder et Scully remarquèrent qu'il était plus géné qu'il ne l'avait été la veille. Ils pénétrèrent dans le salon et la première chose qui les frappa fut le charme et la tranquilité qui régnaient. Madame Van de Kamp arriva dans la pièce et les salua, leur serrant la main, visiblement mal à l'aise. Elle avait du mal à les regarder dans les yeux. Tous les quatre se souriaient, mais c'etait forcé et non naturel, la situation n'étant tout simplement pas naturelle...

« Cherie ? Si nous allions nous installer derrière dans la cour ? Ce serait plus sympa. »

« Oui tu as raison. »

Tous les quatre se diigèrent vers le fond du salon et sortirent par une petite porte donnant sur leur jardin. Enfin, ce n'était pas un jardin mais plutot une cour avec de nombreuses fleurs et arbustes, qui contrastait avec les champs situés tout autour de la maison et dont le vert était assez pale en ce plein mois d'aout. Au centre de la cour, il y avait une petite table en pierre à l'ombre d'une pergola.

« Je vous en prie, asseyez vous, je vais chercher le café. Vous prendrez bien du café ? » Mulder et Scully hochèrent la tete. « Chéri, tu vas chercher William ? Escusez-le, il est un peu stressé... »

« Je crois que nous le sommes tous... »

Mulder et Scully se retrouvèrent seuls et Scully prit la main de Mulder dans la sienne. Madame Van de Kamp revint avec les cafés et s'assit face à eux. Puis, après des minutes qui leur semblaient interminables, ils entendirent des bruits de chuchotements qui laissèrent un jeune garcon apparaître, talonné par son père. Dès sa sortie, il se figea, incapable d'avancer vers ces deux inconnus. Son regard passait de l'un à l'autre comme s'il ne savait pas lequel regarder.

« Bonjour William. » c'est Mulder qui brisa le silence qui devenait un peu trop lourd.

« Bonjour. »

« Viens t'assoir mon chéri, je t'ai servi une menthe à l'eau. »

« Merci maman. »

Le cœur de Scully se serra. Elle savait qu'elle n'etait plus sa mère, plus vraiment, mais l'entendre apeller une autre femme maman était difficile. William s'assit et regarda son verre, intimidé.

« Nous sommes très contents de te rencontrer William. J'imagine que ca ne doit pas etre facile pour toi, c'est tout à fait normal. Et j'imagine que tu as beaucoup de questions a nous poser.» William leva les yeux vers lui, appréciant la douceur que Mulder avait mit dans ses paroles.

« Nous allons vous laisser. Ca va aller William ? »

« Oui maman. »

« Bien, a tout a l'heure. »

Madame Van de Kamp hesita à partir mais d'un pression de la main, son mari la convainct de retourner dans la maison.

« Alors... Vous etes mes parents ? »

« Oui. » Scully avait enfin prit la parole, un sourire timide sur les lèvres.

« Vous habitez où ? »

« Vers Washington. Sur la côte est. »

« C'est loin. »

« Oui en effet. »

« Je ne suis jamais allé dans une grande ville. Ca doit etre joli. »

« Oui ca l'est. On te fera visiter. Enfin, si tu veux... »

« Oui pourquoi pas. »

« C'est joli ici. Tu as une belle maison.»

Monsieur et madame Van de Kamp les observèrent à travers la fenêtre de leur cuisine. Madame Van de Kamp était tendue, elle avait peur. Même si elle n'avait pas pu se résoudre à refuser leur rencontre devant l'insistance de son mari, elle avait peur. Elle avait toujours pressenti qu'un jour William voudrait retrouver ses vrais parents, mais c'était trop tôt à son goût. Elle espérait encore que ce couple ne soit là que par devoir et qu'une fois les réponses apportées, ils repartiraient chez eux pour ne jamais revenir. Mais ce qu'elle avait vu dans le regard de la rousse ne lui inspirait rien de bon. Cette femme aimait son fils, ca se voyait dans la façon dont elle le regardait.

« Ne t'inquiète pas chérie, tu es sa mère. William le sait, ca ne changera rien. Il a juste besoin de savoir d'où il vient... »

William se détendait, elle le voyait de là où elle était. Sa posture changeait, ses muscles étaient moins crispés. Ils virent William se lever avec enthousiasme et ses « parents » suivirent...

Un labrador sortit vivement de la grange vers laquelle ils se dirigeaient et s'approcha de William avec entrain.

« Buck !!! Viens là mon chien ! » Buck remua la queue et leva son museau vers le garcon qui lui caressa vigoureusement la tete. « Ca, c'est Buck. » Le chien profita de l'innatention de William pour se faufiler vers Mulder et Scully, leur tournant autour et les reniflant, aboyant parfois sous le regard amusé de William.

Ils allèrent tous les trois voir le poulaier et le clapier, Buck les suivant à la trace. Ils leur présenta tous les animaux avec entrain, l'atmosphère se detendant au fur et a mesure. William était enjoué, il adorait ses animaux et c'est à partir de ce moment que leur discussion dévia sur d'autres sujets. William leur fit visiter le reste de la propriété. Ils apprirent qu'il était en sixième et avait une bande de copains avec qui il jouait au baseball tous les samedis. Il se debrouillait bien en classe, avait les felicitations a chaque trimestre et pour couronner le tout pour Scully, c'était que sa matière préférée était la biologie. Elle ne put s'empêcher de regarder Mulder avec un regard de victoire, en souvenir des projections qu'ils avaient fait il y a des années. Mulder était persuadé qu'il serait littéraire mais Scully n'avait pu s'y résoudre. William percut leur amusement et curieux, demanda : « Qu'est-ce que j'ai dit ? »

« Rien... C'est juste qu'avec ton père, on avait parié sur ta matière préférée en quelque sorte. Et apparement, sur ce point, tu as tiré de moi. »

« Vous faites quoi comme métier ? »

« Et bien ta mère est medecin. Quand à moi, je suis dirons nous en restructuration professionnelle. »

« Vous etes au chomage en fait ! »

« Moi qui essayait d'enjoliver ca, tu me gaches tout l'effet William. »

Pour la première fois, ils rigolèrent ensemble.

Une fois la visite terminée, ils retournèrent dans la cour, silencieux, mais sereins. Ils s'approchérent tous les trois de la petite table où etaient encore posées les tasses de café et le verre de sirop à la menthe de William à prine entamé ; Monsieur et Madame Van de Kamp n'etant pas encore revenus.

« Vous etes divorcés n'est-ce pas ? »

« Qu'est-ce qui te fait dire ca William ? »

« Mes parents m'ont dit que vous etiez seule et que c'est très difficile d'élever un bébé seule. »

« C'est un peu plus compliqué que ca William. Viens assis toi... Ton père et moi on a longtemps travailler ensemble, au FBI. On a été amis de lonues années puis nous sommes tombés amoureux et tu es né. Mais nous avions un travail très dangereux. Ton père a du s'eloigner un temps pour notre securité. Malheureusement, ca n'a pas suffit. J'ai pas pu supporter les risques que je te faisais prendre William. J'ai pensé a ta sécurité mais crois moi cette decision m'a detruite. » Scully avait les larmes aux yeux, la voix tremblante. « Ceci dit je suis heureuse de voir que tu vas bien, que j'ai pris la bonne decision, aussi difficile fut-elle... »

« Je ne vous en veux pas, enfin pas trop. J'aime mes parents, je suis bien ici. »

« Et nous en sommes heureux, c'est tout ce qui importe. »

Ils restèrent encore une petite heure en compagnie de William et de ses parents, apprenant à se connaître tout doucement. Sentant qu'il était temps de partir, Mulder et Scully les remercia de cette après-midi, conscients de la chance qu'ils avaient eu. Alors qu'ils s'approchaient de leur voiture, Scully se retourna vers William.

« Si tu veux William et si tes parents sont d'accords bien entendu, nous pourrions revenir te voir. Nous en serions heureux. » William hocha doucement la tête. Scully leva sa tête en direction de Madame Van de Kamp, qui semblait encore un peu méfiante vis à vis d'elle. « Je vous remercie de nous avoir permis de le revoir. Ca compte beaucoup pour nous. J'espère que vous ne verrait pas d'inconvénients à ce qu'on reste en contact. »

« Bien sur que non. J'ai votre numéro de téléphone. » Cest Monsieur Van de Kamp qui avait répondu.

« Merci monsieur. »

« Appelez-moi Franck. Après tout, nous sommes presque de la même famille. »

Scully baissa de nouveau son regard sur William, lui sourit tout en posant ses mains sur ses joues pour la première fois.

« A bientôt William. » Mulder posa son bras sur les épaules de Scully et salua son fils. Après un dernier regard pleins de gratitude envers les parents, ils montèrent dans leur voiture et s'en allèrent.

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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Lun 25 Sep 2017 - 19:50

Chapitre 05 :

Ca faisait bientôt une semaine qu'ils étaient rentrés chez eux. Le retour à la réalité avait été difficile pour l'un comme pour l'autre, Mulder étant quand meme celui qui souffrait le plus. Il aurait voulu partager ca pleinement avec Scully, en couple, mais c'était seul qu'il se remettait de ses émotions. Il imaginait Scully partager ça avec son nouveau compagnon et même s'il essayait de s'en empêcher, il était jaloux. Savoir Scully avec un autre homme était douloureux. La seule chose positive dans tout ça, était qu'il allait etre amené à la revoir, William les rapprochant indéniablement. Cela ne voulait pas dire qu'il n'était pas ravi d'avoir rencontré son fils, bien au contraire ! C'était la plus belle chose qu'il n'avait jamais vécu mais ne pas le vivre avec elle ternissait son bonheur. Il était seul, comme toujours. Et malheureusement, il savait qu'il en était seul responsble.

Il passa sa semaine devant son ordinateur tentant veinement de se changer les idées. William. Scully. Il revivait inlassablement la journée qu'ils avaient vécu tous les trois et attendait... Il attendait un coup de fil. De Scully ou de William. C'était la seule chose à quoi il se raccrochait.

Son cœur bondit lorsque le téléphone sonna et c'est avec inquiétude qu'il décrocha.

« Mulder »

« Bonjour Fox, c'est William. »

« Bonjour William, je suis content que tu apelles. Comment tu vas ? »

« Bien. »

Sentant William de nouveau mal à l'aise, il tenta d'engager la conversation afin de le remettre en confiance.

« Tu as fait quoi de beau cette semaine ? »

« Oh, rien de spécial, j'étais à l'école. »

« Tu as vu le match des Knicks à la télé hier soir ? »

« Non, je ne regarde pas beaucoup la télévision. Mes parents n'aiment pas le sport donc je n'ai jamais eu l'occasion de voir un match de baskett ball. »

« Ca, c'est quelque chose auquel il va falloir remédier William. Le jour où tu viens nous voir à Wahington, je t'enmène voir un match en vrai. Si tu tires un tant soit peu de moi, tu vas adorer. »

« Je ne sais pas quand je pourrai venir vous voir. Papa est d'accord mais maman est encore un peu réticente. Elle a peur, je crois. Et puis, je ne cois pas qu'ils aient beaucoup d'argent. »

« Ecoute William, l'argent n'est pas un problème. Si un jour tu veux venir nous voir et que tes parents sont d'accord, ta mère et moi, enfin je veux dire Dana et moi, on s'occupera des billets. Ca n doit pas être un problème. »

« Merci. Je leur dirai. Fox... Est-ce que je pourrai parler à Dana ? Je n'ai pas son numro de téléphone... »

« Bien sur, elle sera ravie de t'entendre. Tu as de quoi noter ? »

« Deux secondes. »

Mulder entendit William demander à sa mère un papier et un stylo.

« C'est bon. »

« C'est le 555-2461. »

« Merci, je vais l'appeler. »

« Je suis content que tu m'aies appelé William, je suis content de t'entendre. »

« Vous pouvez aussi m'appeler. »

« Tu. Tu peux me tutoyer. »

« Oui, je sais, c'est juste que c'est tout nouveau pour moi, ce n'est pas évident... »

« Je sais. Mais tu verras, bientôt tout ca sera naturel. »

« Oui... Je vais devoir raccrocher, nous allons passer à table. »

« Passes le bonjour à tes parents de ma part. »

« Je le ferai. »

« A bientôt William, prends soin de toi. »

« A bientôt. »

Mulder s'affala sur le canapé, le sourire aux lèvres. Son fils avait envie de garder contact. Apparemment, Scully et lui avaient passé le test haut la main. Après tout, il n'avait pas parler d'extraterrestres donc aucune raison de l'effrayer. Et surtout, William vivait une enfance normale. L'injection de magnétite de Jeffrey Spender avait du être efficace. C'était un soulagement, tout enfant méritait une vie normale. Et le leur plus qu'un autre.

Au même moment, Scully était dans son canapé aux cotés de Marc. Malgré tout ses efforts, elle avait du mal à être pleinement avec lui. Son esprit divaguait vers William et parfois vers Mulder.

Marc avait été d'une compréhension inouie. Dès son retour, elle l'avait appelé pour lui dire qu'elle était de retour, mais étant fatiguée, elle ne souhaitait le voir que le lendemain. Il s'était à peine croisés au boulot mais le soir venu, Marc avait débarqué chez elle avec le repas commandé chez un traiteur italien. Scully s'était lovée dans ses bras, heureuse de le retrouver et culpabilisant aussi de la proximité qu'elle avait eu avec Mulder ces quelques jours. Après avoir déguster leur repas, ils s'étaient installé avec un verre de vin rouge sur le sofa et Scully lui raconta ce qu'elle ne lui avait jamais avouer. Marc avait été très surpris du passé de la femme dont il était tombé amoureux, mais il comprit certains comportements. Sa réticence à parler de son passé, sa réticence à faire confiance. Elle semblait dévastée et heureuse à la fois, c'en était étrange. Les larmes coulaient alors qu'elle souriait. Il la trouva magnifique en cet instant.

« Je suis désolée de ne pas t'avoir raconter tout ca avant Marc, mais c'était une partie de ma vie que je voulais laisser derrière moi. J'avais l'impression que nier ce que j'avais vécu était la seule façon de m'en sortir. »

« Je comprends Dana, ne t'en fais pas pour ca. Je ne t'en veux pas. On a tous un passé et des blessures. Certaines sont plus difficiles à cicatriser que d'autres. Je sais que ca ne fait pas très longtemps que nous sommes ensemble et je ne veux pas te faire peur, mais je suis tombé amoureux de toi. Je ne veux que ton bonheur. »

Les larmes de Scully s'intensifièrent. Même si elle ne voulait pas, ses pensées se dirigèrent directement vers Mulder. Marc était là à lui dire cette chose magnifique et elle, elle pensait à Mulder. Putain, mais qu'est-ce qui tournait pas rond chez elle ?!

« Marc je... »

« Je ne te demande rien Dana. Tu n'as pas besoin de dire quoi que ce soit. Je t'aime c'est tout. Et si tu n'en est pas encore là, ce n'est pas grave. Chacun avance à son rythme. Tout ce que j'ai besoin de savoir, c'est qu tu tiens à moi, et que je ne perds pas mon temps. »

« Tu sais très bien que je tiens à toi. Sans toi, je serai toujours au fond du trou à me lamenter sur mes echecs passés. Tu m'as redonné l'envie de profiter de la vie. »

« C'est bien si je sers à quelque chose. »

Ils rirent ensembe et Scully se rapprocha de lui pour l'embrasser. Rapidement, l'envie et le désir se firent plus fort, si bien que Scully s'installa à califourchon sur lui et ils se donnèrent l'un à l'autre.

Depuis cette soirée, Scully avait reprit son boulot, croisant Marc au travail mais n'avait pas eu l'occasion de repasser une soirée avec lui. Elle n'avait eu aucun contact avec Mulder. Elle s'empêchait d'y penser mais elle avait envie de le revoir, de discuter de William, de faire revivre le moment magique qu'ils avaient vécu. Seulement, elle s'en empêchait car elle savait que si elle repassait plus de temps avec Mulder, elle risquait de craquer. Et elle ne voulait pas, elle lui en voulait toujours pour les mois d'enfer qu'il lui avait fait vivre. Ce n'est pas parce qu'ils s'étaient revus que ca changeait quoi que ce soit. Elle voulait donner une chance à sa relation avec Marc. C'était quelqu'un de bien qui pour l'instant la rendait heureuse ; il lui offrait ce que Mulder n'avait jamais pu : une vie normale. Sans conspiration, sans épée de damoclès au dessu de leur tête...

Son téléphone sonna. Elle ne se doutait pas que c'était à peine quelques secondes après que Mulder ait parler à leur fils.

« Scully. »

« Allo Dana ? »

« William ? »

« Oui c'est moi. »

Scully mit un petit temps de réaction sous le choc mais se reprit vite.

« Je suis heureuse de t'entendre. Commnt vas-tu ? »

« Bien. J'ai eu Fox au téléphone tout à l'heure. Il m'a donné ton numéro de téléphone. J'espère que je ne te dérange pas. »

« Tu ne me dérangeras jamais William. Mulder a très bien fait. »

« Mulder ? Tu l'appelles par son nom de famille ? »

« Oui, c'est une vieille habitude du temps on l'on travaillait ensemble. Difficile de s'en défaire. »

Scully souriait, se demandant à quel point cela pouvait semblait bizarre à un enfant que leur deux parents qui avaient été ensemble de nombreuses années s'appeller encore pas leurs prénoms.

« C'est bizarre... »

« Oui c'est vrai. Tu as raison. »

Ils continuèrent un peu la conversation, Scully lui demandant également comment s'était passé sa semaine, comment aller ses parents.William se détendit et s'ouvrit un peu plus, le deuxième coup de fil était plus facile à passer que le premier...

« Tu sais William, si tu veux que l'on revienne te voir, tu n'as qu'un mot à dire. Mais ne te sens surtout pas obligé surtout. C'est toi qui décide. »

« Merci. Oui je serai content. Peut-être pendant les prochaines vacances scolaires ? Je demanderai à papa maman s'ils sont d'accord. »

« Très bien, ca me ferai plaisir. »

Scully sentit une gène chez son fils, il ne parlait plus comme s'il hésitait à lui poser une question.

« Ca va William ? Tu as quelque chose à me demander ? »

« Oui, non je... Ca n'est pas important. »

« Tu n'as pas à te géner tu sais... »

« Non, je... On en parlera quand on se reverra. »

« Très bien, comme tu veux. »

« Je dois y aller, le repas est prêt. »

« Tu as raison, ne fait pas attendre tes parents. Salue les de ma part. »

« Ce sera fait. »

« A bientôt. »

« A bientôt William. »

Scully garda le combiné près de son oreille de longues secondes après que son fils ait raccroché. Heureuse. Sans réfléchir, elle comosa un autre numéro de téléphone.

« Mulder. »

« Tu l'as eu au téléphone ? »

Mulder sourit, Scully le sentit.

« Oui. Toi aussi ? »

« Oui... Mulder... »

« Je sais Scully, je sais. »

Un silence reposant se suivit. Ils avaient l'impression de revenir des année en arrière, quand tout allait bien entre eux et que le silence n'avait rien de génant.

« Tu voudrais boire un café avec moi demain ? »

« Demain, ca risque d'être compliqué... J'enchaine une journée de consultations jusqu'à 20h. Vendredi soir ? Je n'ai rien de prévu.»

« Parfait pour vendredi. »

« 20h ? Au resto habituel ? »

« Au resto habituel... »

« Bonne nuit Muder. »

« Bonne nuit Scully. »

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Re: La lettre (AU pré revival)

Message  Chrissaez le Sam 30 Sep 2017 - 21:03

Chapitre 06 :

« Le Gustave Café ? C'et une très bonne idée Marc ! »

« Oui, ca faisait longtemps. Leur burgers commençait à me manquer. » »

« Essais de changer pour une fois... Au moins change de burger. »

« Mouais... Je sais pas. Leur franc-comtois est juste trop bon. C'est rare de trouver du bon comté dans le coin. »

« C'est sûr, c'est pas la France... »

Ils commandèrent comme à leur habitude : burger Franc-Comtois pour lui ; Tagliatelles au saumon pour elle, le tout accompagné d'une bouteille de vin rouge, un bordeaux. Ils étaient dans un restaurant assez huppé de Washington, là où tous les bourges de la ville se donnait rendez-vous. Scully avait toujours apprécié ce genre d'endroit, même si c'était tape à l'oeil. Elle n'avait jamais eu trop l'occasion de les fréquenter. Pendant ses études de médecine, elle n'avait pas les moyens et même si ça c'était un peu amélioré en bossant au FBI, elle n'en avait pas eu le temps. Quand elle avait repris la médecine, elle y avait songé mais elle n'aurait jamais réussi à convaincre Mulder à fréquenter ce genre d'établissement.

« Ah au fait, il fallait que je te raconte, tu sais, le patient de la 5, monsieur... » Marc commença à lui raconter le dernier potin de son service mais très vite, l'esprit de Scully divagua. Elle se replongea dans la soirée de la veille, mais surtout sur un moment en particulier. Le sujet « Marc » avait été abordé...

« Ecoutes, je sais que tu n'as pas de compte à rendre, mais ca fait combien de temps toi et lui ? »

Scully hésita, elle ne savait pas bien comment aborder le sujet, elle ne voulait pas le faire souffrir plus que nécessaire.

« C'est assez récent, ça fait seulement quelques mois. » Mulder baissa le regard et osa poser la question qui le hantait depuis qu'ils s'étaient revus.

« C'est sérieux ? »

« Je sais pas trop... C'est tout récent mais... Je me sens bien avec lui. C'est quelqu'un de bien. »

« Tant mieux... Je suis heureux pour toi. »

Scully ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire et d'hausser un sourcil.

« Ne te forces pas Mulder... Tu sais... Même si nous deux en tant que couple c'est fini, j'en garde d'excellents souvenirs. Je crois que je n'aimerai personne autant que je t'ai aimé. Et même si je t'en veux encore un peu, je suis toujours ton amie. »

« Je sais, je suis désolé, j'ai merdé. J'aurai du accepter ton aide. Tu avais raison sur toute la ligne. »

« Est-ce que tu vas mieux ? »

« Oui, je crois. Les deux dernières années ont été très dures, mais j'ai survécu. Je remonte la pente petit à petit... »

« C'est bien. J'en suis heureuse. »

Ils poursuivirent leur verre par un repas. C'était étrange, la dernière fois qu'ils y étaient venus, ils étaient encore au FBI. Autant dire que cela faisait une éternité !

A la fin du repas, Mulder raccompagna Scully à sa voiture. Il la retint au moment où elle alla grimper dans sa voiture. « Ecoutes Scully. Je sais que j'ai merdé et que tu as ta vie maintenant, mais je refuse d'abandonner. Je vais remonter la pente, retrouver un travail et redevenir l'homme dont tu es tombée amoureuse. Je ferai tout ce qu'il faut pour arranger les choses entre nous. Je t'aime... C'est la seule chose dont je sois absolument sur dans ce monde. Et j'espère que ce jour-là, tu m'accorderas une seconde chance. » Scully était sous le choc. Jamais, elle n'aurait imaginé que Mulder lui ferait une déclaration de ce style ; ce n'était pas son genre. Il profita de son inertie pour poser ses mains sur ses joues et pour déposer un baiser sur son front, avant de se détacher d'elle et de tourner les talons.

Depuis la veille, ces mots résonnaient dans sa tête ; elle n'arrivait pas à penser à autre chose. Elle était touchée. Elle n'avait pas imaginer que Mulder avait pu souffrir de son départ tellement il avait été invivable à la fin. Il ne lui parlait presque plus ou quand il lui adressait la parole, c'était systématiquement des reproches. Ils ne dormaient plus ensemble, Mulder préférant dormir sur le canapé. Ils se croisaient à peine, devenant de simples collocataires. Scully avait tout tenté : la manière douce et la manière forte. Un jour où elle n'en pouvait plus, elle l'avait menacé de partir et sa seule réponse avait été « et ben va-t'en ». Ce jour-là, Scully n'avait pas su comment réagir tant elle ne s'attendait pas à cette réponse. Elle avait commencé à se dire qu'il n'était pas seulement dépressif et mélancolique. Non, si elle ne pouvait pas l'aider, c'était peut-être parce qu'il ne l'aimait plus et que par conséquent, il ne voyait pas pourquoi il devait faire des efforts avec elle.

« Qu'est-ce qu'il se passe Dana ? Tu n'as pas écouté un seul mot de ce que je viens de te dire. »

« Si si, je t'écoute. »

« Ah oui ? Vraiment ? Et de quoi je viens de te parler ? »

« Excuse-moi, Marc... Je pensais à mon fils. » Le ton de Marc s'adoucit, ne se doutant pas une seule seconde qu'elle était en train de lui mentir.

« Tu as eu des nouvelles ? »

« Non, pas depuis le dernier coup de fil.  Je n'arrive pas à penser autre chose depuis une semaine. Mais promis, je vais essayer de laisser ça de côté pour ce soir. »

Elle eut beaucoup de mal à se changer les idées mais fit l'effort, pour Marc. Il passèrent la nuit ensemble puis Marc se leva tôt pour aller assurer sa garde à l'hopital.

Les semaines passèrent ; Mulder et Scully ne s'étaient pas revus, ils s'étaient juste passé quelques coups de fil, se demandant s'ils avaient eu des nouvelles de William. Ce dernier les avait contacté à deux reprises. Scully avait elle tenté un jour de le contacter mais sa mère lui avait prétexté des devoirs et n'avait pu lui parler que le lendemain. Elle ne savait pas si c'était la vérité ou un simple prétexte pour limiter les contacts, mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Elle protégeait son fils. C'était son rôle. Puis un jour, alors que Scully travaillait, elle reçu un coup de fil de Madame Van De Kamp pour lui annoncer qu'ils pouvaient venir le voir pendant les vacances scolaires s'ils en avait toujours envie.

Dix jours plus tard, Mulder et Scully refirent la route pour passer le week end en compagnie de leur fils. A leur arrivée, madame Van de Kamp s'était montré un peu plus ouverte que la fois précédente. Elle était souriante et avait même engagé la conversation. Ils enmenèrent William au zoo. Le trajet dans la voiture avait été plutôt calme ; chacun attendait de pouvoir discuter et apprendre à se connaître dans de meilleures conditions que dans une voiture. Ils se baladèrent pendant une heure, s'arrêtant à chaque partie du parc où ils pouvaient voir des animaux. C'était un petit parc, mais les animaux courants étaient là. Seuls les éléfants manquaient à l'appel. A l'heure du déjeuner, ils s'installèrent autour d'une table pour manger des hot dogs. William ne tergiversa pas et demanda sans préambule de lui raconter leur histoire.

« En quoi consistait votre travail ? »

« Et bien, nous étions au FBI comme tu sais. Nous étions en charge d'un service appelé les affaires non classés. Notre rôle consistait à mettre à jour la présence de phénomènes paranormaux. »

« Sérieux ? » Willliam sourit, amusé. «  Vous vous moquez de moi ? »

« Non, et crois-moi, on en a vu des choses étranges. Demande à ta mère, même elle a finit par y croire. »

« Et c'était quel genre de phénomènes paranormaux ? »

« Et bien c'était très varié. Ca pouvait être aller des pouvoirs psychiques que certaines personnes ont jusqu'aux monstres ou aux extraterrestres. »

« Et c'est ca qui était dangereux pour moi ? Les extraterrestres ou les monstres ? »

« Pas exactement, William. On a mis à jour une conspiration de certaines personnes très haut placés et ca a dérangé... » Mulder et Scully se regardèrent ; ils savaient qu'ils marchaient sur des œufs. Ils ne savaient pas bien ce qu'ils pouvaient lui dire, jusqu'où aller. Après tout, William était encore jeune ; il n'avait pas besoin de connaître tous les détails. Mulder laissa Scully embrayer, comptant sur son instinct de mère pour les guider.

« C'est très compliqué, même moi j'ai du mal encore aujourd'hui à comprendre les tenants et les aboutissants de ce complot. Nous pensons que certaines personnes ont eu connaissance de l'existence des extraterrestres, probablement suite au crash d'un OVNI à Roswell au Nouveau-Mexique dans les années 50. Suite à ça, ils ont acquéri une certaine technologie et ils s'en servait pour faire des expériences sur les gens. Certains ont été comme ça modifiés génétiquement et ont acquéri des compétences particulières, comme par exemple une résistance hors du commun. Ce sont ces personnes-là qui étaient dangereuses pour ta sécurité. »

« Mais pourquoi moi ? » Une fois de plus, Mulder et Scully se regardèrent mais cette fois-ci, William ne les laissa passe concerter silencieusement. « Dites-moi la vérité, je veux savoir. »

« … J'ai été enlevé par ces personnes en 1994, ils ont fait des expériences sur moi et suite à ça, j'ai été déclaré stérile. Je ne pouvais pas avoir d'enfant. C'est pour ca que quand je suis tombée enceinte de toi en 2000, ils se sont interressés de très près à ma grossesse, persuadés que tu ne serai pas normal. Certains ont persisté dans cette idée, même après ta naissance. Ils ont essayé de te tuer... A plusieurs reprises... C'est pour ca que j'ai préféré te confier à tes parents. »

Ils attendirent que William digère l'information, il avait la tête baissé, le regard dans le vide, visiblement préoccupé par un détail.

« Donc je ne suis pas normal ? » Scully s'approcha de lui instantannément. « Si, William, tu as été un miracle pour nous mais tu es normal... »

Scully faisant définitivement l'autruche, Mulder ne pu s'empêcher de toutefois poser la question. « William, il ne t'est jamais arrivé de choses étranges ? » Scully fixa William, la peur au ventre. Elle craignait sa réaction, elle ne voulait pas lui faire peur.

« Je... Je ne sais pas trop... Je ne crois pas. » Scully sourit et le rassura.

« Ca confirme que ces hommes se sont trompés. »

« Oui probablement... » William ne savait pas du tout quoi penser de tout ça. Il s'était imaginé beaucoup de choses mais absolument pas ça... Tout ceci lui faisait peur et il se demandait s'il avait bien fait de retrouver ses parents biologiques... « Et ils me cherchent encore ? »

« Je ne pense pas. Ca fait longtemps tout ça. Nous ne savons même pas si ces personnes sont encore vivantes... Tu es en sécurité William. »

Le reste de la journée se déroula dans la bonne humeur ; William rentra chez ses parents en fin d'après-midi. Ils furent invités à diner, ce qu'ils acceptèrent bien volontiers. Le lendemain, ils purent encore profiter de leur fils avant de le quitter en début d'après-midi. Ils repprirent la route pour rentrer sur Washington. Ils arrivèrent tard dans la soirée, mais Scully trop surexcitée par ce week-end refusa d'y mettre fin et proposa à Mulder de venir chez elle, boire un thé.

Ils étaient installés sur le canapé attendant que l'eau boue, un léger sourire sur les lèvres.

« Il tire de toi... »

« Quoi ? »

« Il parle beaucoup. »

Mulder rit à sa blague ; elle avait raison ; ce trait de caractère ne venait pas d'elle, même si lui-même ne se considérait pas comme quelqu'un de particulièrement bavard.

« Mais il a tes yeux. Quand je le regarde, c'est toi que je vois. Il est magnifique. »

Scully sourit et alla chercher leurs thé. Ils restèrent comme ça de longues minutes, sans parler. Ils profitaient de leur bonheur. Du bonheur d'avoir retrouver leur fils et du bonheur d'être ensemble, apaisés.

Au bout d'un moment, Mulder se tourna vers Scully et l'observa. Elle avait le regard dans le vide, un léger sourire sur le visage, elle avait les jambes repliées sous elle et maintenait fermement sa tasse vide dans ses mains. Il approcha doucement sa main de son visage et délicatement repoussa une mèche de cheveux derrière l'oreille après avoir effleurer sa joue du bout des doigts.

« A quoi tu penses ? »

Scully tourna son visage vers le sien et lui sourit.

« Rien. Je suis heureuse, c'est tout »

Mulder lui sourit en retour et rapprocha de nouveau sa main de son visage. Scully ne recula pas au contraire. Mulder hésita mais devant l'absence de réaction négative de sa part, il se pencha et déposa ses lèvres sur les siennes. Le baiser était doux, Mulder sondant gentiment Scully ; il ne savait pas quelle serait sa réaction mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Scully bougeait doucement ses lèvres avant de se figer et de se rétracter doucement. Elle n'ouvra pas les yeux tout de suite, profitant de l'instant avant de reprendre contact avec la réalité.

« Tu devrais y aller Mulder. »

Le regard de Mulder accrocha le sien. Il n'y avait aucune rancoeur dans ses yeux mais il comprit qu'elle voulait se retrouver seule. Il ne savait pas si cette solitude serait en sa faveur ou non mais à ce stade-là, il ne pouvait pas trop profiter de sa position. Il hocha doucement la tête, se leva et se dirigea vers la porte. Il se retourna pour la regarder une dernière fois, lui sourit faiblement et quitta l'appartement.

Chrissaez
Cheveux de Scully saison 1

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