Sequel : The End

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Sequel : The End

Message  Chrissaez le Ven 13 Jan 2017 - 21:31

Tout est fini.
Ou du moins ça en a l’air.
Qu’ai-je dis à Mulder, déjà ?
Ah, oui…. « Mulder, quoi que tu puisses penser de tout ça, cette fois j’ai peur qu’ils aient gagné. »
Je lui ai parlé de la fermeture des Affaires non classées et de notre mutation à tous les deux. Il a fermé les yeux l’espace d’un instant et s’est retourné vers moi.
Je savais ce qu’il pensait. Ce qu’il ressentait.

Nous n’avons jamais parlé du fait qu’un jour on pourrait ne plus travailler ensemble. Je crois qu’on avait peur d’en parler tous les deux, comme si on voulait croire qu’une fin était impossible. Peut-être, voulait-on tout simplement ignorer cette possibilité ? Pour ma part, j’y avais déjà pensé par le passé... Mais cette recherche de la vérité qui est devenue la mienne au fil du temps prenait le pas sur tous les échecs et sur toutes les peines que cela impliquait.
Alors je suis restée, fidèle à cette quête, fidèle à moi-même, fidèle à Mulder…

C’est dans ces moments-là que je me rends compte à quel point il a besoin de moi et c’est aussi dans ces moments-là que je réalise, même si je déteste l’admettre, que j’ai besoin de lui. Je ne serais jamais arrivée là où j’en suis aujourd’hui sans sa présence, sans son amitié et son soutien. Elles ont été indispensables pour survivre à tout ce qui m’est arrivé depuis 5 ans.

Nous avons déjà été séparés une fois, auparavant : c’était lors de la 1ère fermeture des X-Files ; j’étais alors revenue à Quantico et on avait assigné à Mulder un nouveau partenaire : Alex Krychek.
Ces jours me semblent être à des années lumières de moi désormais !!

Mais aujourd’hui, quelque chose est différent : Nous ne pouvons pas être séparés maintenant. Je ne peux pas l’accepter. Cette simple idée me parait tellement irréelle, surnaturelle…
Mais peu importe ce que je veux, c’est inévitable à présent.

Le bureau a brulé …  Entièrement. Je suis restée près de Mulder, respirant tant bien que mal cette odeur de fumée qui régnait dans la pièce.  Je suis restée et je l’ai regardé, son visage ne dévoilait aucune expression, ses yeux étaient inertes tout comme ses bras qui restaient ballants le long de son corps.

Je me suis approchée, hésitante, et j’ai placé mes mains sur ses bras, en attendant de voir s’il me repousserait, mais il ne l’a pas fait. Alors, j’ai approché mon corps du sien et j’ai posé ma tête sur son torse.
Ses pulsations battaient contre ma joue. Doucement et régulièrement. Trop doucement même …
Je m’écartai doucement de lui et l’observai. Ses yeux étaient vitreux, inexpressifs, et sa peau était très pale. Je sentis sa peau moite lorsque je lui pris la main pour le diriger vers la sortie.
« Viens, Mulder. On ferait mieux de sortir d’ici. »
“Les dossiers…” Il murmura ses mots si bas que j’eus du mal à les entendre.
« C’est fini, Mulder… » Je lui tenais toujours sa main mais je ne sentais aucune réaction. « Nous devons y aller, Mulder.  Allez viens. »

Il se détacha de moi, retira sa main de la mienne et avança vers les tiroirs recouverts de suie.
« Ne les touche pas Mulder, ils pourraient toujours… »
Etre chauds ? Oui c’est ce à quoi j’ai pensé mais il avait déjà ouvert le tiroir et saisi un dossier qui commençait à s’émietter entre ses doigts.

Mulder ferma les yeux. « Samantha… » Il chuchotait et son corps commença à vaciller.
“Oh mon dieu, Mulder.” Je me suis approché et j’ai essayé de supporter son poids autant que possible. “Nous devons vraiment partir. Maintenant.”

Cette fois, il me laissa l’emmener hors de ce qui était autrefois notre bureau, son sanctuaire, sa vie…

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Comment ont-ils pu faire ca ? Bruler, notre bureau. Jamais je ne les en aurais pas cru capable. Enfin, en y réfléchissant, oui mais je n’y avais jamais pensé. Ils n’auraient pas pu trouver pire pour enterrer à jamais les affaires non classées.  

Toute cette histoire m’attriste. Alors qu’en est-il de Mulder. Si moi, j’ai le moral dans les chaussettes à cause de tout ça, qu’est-ce que Mulder doit ressentir ? En quittant le bureau, il a tenu à rentrer chez lui et à rester seul. Il semblait sur de lui, mais j’ai bien vu que ça n’allait pas. De toute façon, il n’a rien fait pour le cacher. J’ai acquiescé, et je l’ai laissé rentrer tout seul. Mon corps est parti mais mon esprit est resté avec lui. Je n’arrive pas à penser à autre chose. Je n’arrête pas d’imaginer dans quel état il se trouve, et ce qu’il fait pour s’en sortir. Je suis sure qu’il ne fait rien, et qu’il se contente de rester dans un coin de son appartement à déprimer.

Et moi, je reste là devant ma tasse de tisane, les cheveux encore mouillés de la douche, et le regard perdu dans le vide. Je ne sais pas quoi faire : dois-je le laisser seul comme il me l’a demandé ou dois-je céder à mon envie de le voir, de le toucher, de le rassurer… D’être là tout simplement. Après tout, n’est-ce pas cela mon rôle ? Il a toujours été là pour moi quand j’en avais besoin. D’un autre côté, quand j’avais besoin de solitude, il me laissait tranquille, comprenant ce désir. Je me sens perdue. Toutes mes pensées se bousculent pour n’en laisser sortir qu’une seule. Alors, je me lève, me rhabille, prends ma veste et pars en direction de son appartement. J’ai besoin de me rassurer et de savoir dans quel état émotionnel il se trouve. Quand je le verrai, je saurais. Je saurais si je dois le laisser tranquille ou si au contraire, j’ai bien fait de venir…

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J’arrivai devant la porte numéro 42. Combien de fois je me suis retrouvée à cet endroit depuis tout ce temps ? Souvent, très souvent… Je frappai à sa porte mais malgré les quelques secondes qui passèrent, il n’y eut aucune réponse… Apres avoir tenté une nouvelle fois, je commençai à m’inquiéter. Ce n’était pas normal. Je sortis les clefs de ma poche et les introduisis dans la serrure. Quand je poussai la porte, je ne vis rien si ce n’est un appartement silencieux et plongé dans le noir… Je m’approchai de la chambre, il était là, assis sur son lit, dos au mur.
- Mulder ?
Il ne réagissait pas.
- Mulder qu’est-ce que tu fais ?
- … Pourquoi es-tu venue ? Je t’avais dit que je voulais rester seul.
- Parce que je m’inquiétais.
Je m’assis sur le lit, quasiment face à lui.
- Ce n’est pas la peine de t’inquiéter, je vais bien.
- Bien ? C’est ça que tu appelles bien ?
Cette question eut l’effet d’un déclic. Son visage, qui était perdu dans le vide changea pour laisser place à un sentiment que j’avais déjà vu : le désespoir.
- Je suis venue là, car je savais que tu n’allais pas bien. Je sais ce que tu ressens Mulder. Crois-moi… Je ne me sens pas bien non plus… Et ce n’est pas en restant seul chacun de notre côté que ça va aller mieux… On doit se serrer les coudes… Sinon, à quoi serviraient les amis ??
Cette phrase le fit sourire.
- Je suis fatigué de tout ça… Me battre à longueur de temps… Je suis fatigué.
- Je sais … je sais.
Plusieurs minutes passèrent sans qu’aucun mot ne soit prononcé. Les mots étaient inutiles en cet instant précis. Le seul fait d’être là tous les deux suffisait à me rassurer.
- Tu devrais dormir, Mulder. Tu m’as l’air épuisé.
- Tu as raison Scully, mais je crains de ne pas y arriver.
- Essaie quand même… Tu en as besoin. Je vais te laisser te reposer…
Je commençai à peine à me lever que sa main se posa sur la mienne. Je tournai la tête pour lui faire face. Je le sentais hésitant… Comme s’il était gêné et que les mots ne parvenaient pas à sortir. Malgré tout, il se lança.
- Tu veux bien rester ici ? Avec moi ? … Je n’ai pas envie de rester seul ce soir…
Après quelques secondes d’hésitations, j’acquiesçai. Après tout, je ne voulais pas rester seule non plus. J’avais besoin d’un ami et lui aussi.

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Mulder se décala pour me faire une petite place. Doucement et sans aucune assurance, j’entrepris de m’allonger sur le lit à ses côtés en prenant soin d’enlever mes chaussures. Quand je lui fis face, je me rendis compte qu’il restait immobile. J’eus un moment d’hésitation mais je sus vite ce qu’il désirait. Son regard ne trompait pas. Il ne voulait pas seulement que l’on dorme l’un près de l’autre dans la même pièce… Non il voulait que l’on dorme dans les bras l’un de l’autre. Je me rapprochai tout doucement près de lui, il passa un bras derrière mon dos dans le but de confirmer son invitation, qui était pourtant déjà acceptée…  Je m’installai de façon à pouvoir le regarder dans les yeux, ma main posé sur son torse.
C’était la première fois où je me sentais aussi proche de lui. On se contentait de se regarder dans les yeux ; cela nous rassurait. Mais malgré la gène que je pouvais ressentir au premier abord, je me détendais progressivement au fil des minutes pour ne sentir plus qu’une sensation de bien-être, depuis trop longtemps oublié. Dans son regard, je pouvais lire la tristesse qui n’était pas prête de partir de sitôt mais aussi la joie d’être tout près de moi. Je sus que je pouvais lui faire confiance comme toujours. Tout ce qu’il voulait de cette nuit n’était qu’une proximité rassurante pour l’un comme pour l’autre. Il n’attendait rien d’autre. On avait pour unique but de consoler l’autre ; uniquement par les gestes, les regards, notre présence tout simplement. Montrer à l’autre que l’on était là dans les bons comme dans les mauvais moments… Je chérissais plus que tout ces moments, et je savais que cette nuit resterait à jamais gravée dans ma mémoire.
Il me caressait les cheveux de temps à autre.  Et malgré mes efforts pour lutter contre le sommeil afin de profiter au maximum de cet instant, je ne pus résister à la lourdeur de mes paupières qui ne demandaient qu’à se fermer. Cette sensation de bonheur et de sérénité me berçait, me rapprochant inévitablement du pays des songes. C’était comme si le monde s’était arrêté de tourner pour qu’on profite de cet instant. Plus rien n’avait d’importance à ce moment-précis.
Mulder me rejoignit rapidement dans les bras de Morphée… Ma présence l’avait peut-être aidé à ne pas cogiter toute la nuit… C’est ce que j’espérais. Si ma présence pouvait, ne serait-ce que lui apportait un quelconque réconfort, alors je serais présente aussi souvent qu’il le désire.

Chrissaez
Cheveux de Scully saison 1

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