Missing Files 10 Honeymoon

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Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:02

Titre : Missing Files 10 Honeymoon

Auteur : Humbug

Avertissement : R (c'est quand même un peu violent)

Catégorie : X

ship : =

Résumé : Il existe une "faille temporelle" dans la chronologie de la série X-Files. L’épisode pilot se déroule début Mars 1992 alors que l’épisode "Squeeze" (Compressions) se passe en 1993 vu que Tooms tue tous les 30 ans & que ses précédents forfaits remontent à 1963 & 1933. Entre les deux, l'épisode "Deep Throat" (Gorge Profonde), uniquement. Si l'on admet que "Squeeze" se déroule début 1993 et "Deep Throat" en décembre 1992, cela nous laisse environ 8 mois, les 8 premiers mois d’enquêtes de Mulder & Scully passés sous silence par Chris Carter & son équipe. Durant ces 8 mois, Mulder & Scully ont été confrontés à 13 enquêtes (inédites) particulièrement difficiles : voici ces "enquêtes perdues", ces "Missing Files".



Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas.








Missing Files





Episode 10





«Honeymoon»













Chapitre 1 «Love Story»





Niagara Falls
Mercredi 19 Aout 1992 -19h02

Robin et Christopher Love étaient jeunes et beaux. Absolument tout leur réussissait jusqu’à maintenant. Ils avaient 28 ans tous les deux et un amour indéfectible les liait l’un à l’autre. Malgré leur jeune âge, ils étaient ensemble depuis plus de onze ans puisqu’ils se fréquentaient déjà au lycée. Ils s’étaient connus en classe de seconde, en cours d’espagnol. Christopher Love était assis derrière la jolie Robin Grant et il l’avait trouvée attirante alors qu’il ne l’avait vu que de dos. Ses cheveux blonds arrivant jusqu’à ses épaules, ses mouvements de tête, ses profiles droits et gauches, qu’il pouvait apercevoir lorsqu’elle se tournait, ses oreilles percées de deux trous et portant à la fois des petits diamants et de grands anneaux, sa manière de mordiller sont stylo ou même de se tenir sur sa chaise, sa veste en jean’s avec plusieurs pin’s, tout en elle le faisait craquer. Pour voir son visage car sa curiosité avait été trop forte, il avait trouvé une ruse : sortir une plaisanterie. Il fut le plus heureux des hommes car cela avait fait rire l’adolescente. Elle avait ri aux éclats puis s’était retournée pour voir celui qui avait inventé cette réplique si drôle. Leurs yeux s’étaient croisés et elle avait vu que c’était un charmant jeune homme tandis que lui était définitivement tombé sous son charme. Il fut même hypnotisé par ses yeux bleus et son sourire radieux. Quelques jours plus tard, il lui avait parlé à la sortie d’un cours pour lui demander de l’aide à propos d’un exposé. Robin n’était pas seulement jolie, c’était aussi une excellent élève. Christopher, quant-à lui, n’était pas mauvais en espagnol, il était un peu au dessus de la moyenne, c’était avant tout un prétexte pour passer de temps avec elle. Pour la seconde fois, il fut aux anges grâce à elle car elle avait accepté. Ils avaient passé du temps dans la chambre de la jeune fille, dans celle du jeune homme, à la bibliothèque, et ils s’étaient  rapprochés de plus en plus jusqu’à s’embrasser. Une chose était sûre, ces deux là étaient fusionnels. Ils avaient tous les deux eu un « A » à leur exposé d’espagnol, ils avaient leur diplôme haut la main et étaient, bien évidemment, allés à leur bal de promo ensemble. Ils avaient même été élu roi et reine du bal. Ils venaient de Little Rock, Capitale de l’Arkansas, la ville où le candidat démocrate à l’élection présidentielle Bill Clinton exerçait sa fonction de Gouverneur. Ils venaient de se marier après plus de dix ans de vie commune et ils étaient venus à Niagara Falls pour la première fois de leur vie en voyage de noces et notamment pour leur lune de miel. Ils étaient là depuis trois jours et vivaient un séjour extraordinaire dans ce lieu aussi touristique qu’idyllique. Ils séjournaient dans une suite au 19ème étage de l’Hôtel Marriott avec vue sur les impressionnantes Chutes du Niagara. Dix ans, cela faisait longtemps sans être mariés mais ils avaient prétextés à leurs parents avoir tout le temps et privilégier leurs études puis leur carrière avant d’envisager une union légale. C’était très long, surtout dans un pays où le mariage était aussi rapide que le divorce, mais Chris et Robin ne faisaient rien comme tout le monde, ils suivaient leur propre voie, faisaient leur propre choix, dictés par leurs convictions profondes. Ce qui avait entériné leur décision de se marier avait été l’envie d’avoir des enfants. Ils se sentaient prêt à présent, c’était donc le moment idéal de s’unir devant Dieu et les hommes. Grâce à leurs familles respectives qui avaient des situations confortables et à leurs deux travails, ils avaient pu faire un mariage somptueux en extérieur avec plus de deux-cent invités et une magnifique pièce montée, ce qui avait ravie leurs parents. Monsieur Grant était à la tête d’une société d’import-export tandis que les parents de Christopher Love étaient tous les deux pharmaciens. Les deux amoureux avaient également choisi une carrière scientifique. Chris était ingénieur aéronautique chez Dassault Aircraft Services à l’aéroport de Little Rock tandis que Robin était chercheuse en biologique dans un laboratoire pharmaceutique de la capitale de l’Arkansas. Ils étaient enfin prêt à fonder une famille. Ils voulaient deux enfants et si possible un garçon et une fille, le choix du roi. Ils étaient tous les deux face à face, assis dans un restaurant de Niagara Falls, et se regardaient les yeux dans les yeux. Une coupe de champagne dans la main, ils trinquèrent.

-A nous, mon amour ! Dit Chris.
-A nous !
-On peut dire qu’on aura fait patienter nos parents. J’ai l’impression que ce mariage, ils en rêvaient beaucoup plus que nous !

La jeune femme éclata de rire.

-Si ma mère avait pu porter ma robe, elle l’aurait fait !

Ce fut au tour de son mari de rire aux éclats.

-En tout cas, maintenant, nous sommes mariés, nos parents sont au paradis et nous vivons un magnifique moment dans ce cadre somptueux.

Les amoureux trinquèrent à nouveau avec leur coupe de champagne et en burent une gorgé. Ils mangèrent leur dessert, une magnifique coupe glacée, puis retournèrent dans leur suite de l’Hôtel Marriott, enlacés, la main autour de la taille de leur partenaire pour être au plus près de l’être aimé.

Ils entrèrent dans la magnifique chambre qui leur servait de résidence durant cette semaine et se déshabillèrent pour passer au lit. Mais avant, ils prirent une douche et en profitèrent pour faire l’amour sous la chute d’eau de leur salle de bain. Une « cascade » beaucoup moins puissante que celles de la rivière Niagara mais tout aussi romantique. Ils étaient encore humides quand ils s’étaient glissés dans leurs draps pour la nuit et se firent un dernier baiser avant d’enlacer les bras de Morphée.
Soudain, au milieu de la nuit, vers deux heures du matin, Robin Love fut réveillée par un poids sur elle et un souffle rauque, une haleine d’homme virile.

-Humm ! Tu as encore envie mon chéri ? Tu n’es jamais rassasié, toi ?

Mais Christopher ne répondit pas. Le souffle continuait d’arriver sur son visage et un râle très grave se fit entendre. Le poids sur elle la gênait de plus en plus. L’absence de réponse de son époux aussi. Elle ouvrit les yeux et découvrit l’horrible figure qui lui faisait face. Elle hurla de toutes ses forces et tourna sa tête sur le côté. Dans un second souffle elle hurla encore plus fort si cela était possible. Elle venait de voir couché à ses côtés, le corps de son mari complètement livide, ses yeux vitreux et inexpressifs la regardant fixement. La créature était sur elle mais aussi en elle. Il la violait. Le démon avait des yeux rouges et un faciès atroce et grimaçant. Son souffle chaud qui arrivait directement dans les narines de la jeune femme était nauséabond. Elle hurlait toujours, appelait à l’aide. Des agents de sécurités étaient juste devant sa porte car ils avaient entendus les appels au secours et cherchaient le passe pour pouvoir entrer.

Mais tout à coup, le démon disparu, comme par magie. Robin Love était seule dans la chambre, allongée juste à côté du cadavre de son mari Christopher. Les vigiles réussirent à entrer et ce fut exactement ce qu’ils virent : une jeune femme allongée à coté d’un corps blême dans une chambre fermée et verrouillée.


Dernière édition par Humbug le Ven 29 Juil 2016 - 13:11, édité 3 fois

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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:11


Chapitre 2 « Le Mariage »






Annapolis - Maryland
Samedi 22 Aout 1992

L’agent Spéciale du FBI Dana Scully était fière d’assisté au mariage de son frère ainé William junior, surnommé « Bill » et de sa fiancée Tara. Après une cérémonie simple mais particulièrement réussi et touchante à l’église Ste Mary, le cortège avait rejoint une salle de réception. Cette union était placée sous un double thème. L’armée et en particulier la Navy était le premier. Cela était dû à la carrière de Bill et de son père. D’ailleurs le marié était en habit militaire de gala, tout de blanc immaculé, avec son grade au niveau des épaules et ses décorations sur le torse. Il avait beaucoup d’allure. Son père était vêtu avec le même uniforme à ceci près que les grades n’était pas les mêmes et que le patriarche portait un nombre beaucoup plus important de décorations. Le second thème était l’Irlande, pays d’origine des mariés. Dans la salle, le vert était de mise. Il y avait des trèfles et des guirlandes vertes absolument partout. Cela rappela même à Scully sa dernière enquête au service des affaires non classées, une enquête qui avait eu lieu dans le quartier irlandais de Portland dans l’Oregon, tout près de Mill Ends Park. L’espace d’un instant, elle se demanda même si un Leprechaun n’allait pas sortir de la pièce montée. Ce n’était pas un grand mariage, il y avait une cinquantaine de personnes, principalement les deux familles et quelques amis, dont la plupart étaient des militaires proches de Bill, qui portaient exactement la même tenue que lui. Les garçons d’honneur du marié avaient été Steven Hill, son meilleur ami dans la marine et son petit frère Charles, qui était venu avec sa compagne Laureen et ses deux garçons en bas âge qui jouaient avec les autres enfants présents. Bill et Tara n’avaient pas encore de descendant, ils essayaient d’en avoir depuis plus d’un an mais la chose s’était avérée plus compliquée que prévue.
Tara était une très belle jeune femme blonde, très souriante qui portait littéralement la gentillesse sur son visage. Elle avait le calme, la douceur et l’empathie idéale pour faire une excellente mère mais Dieu lui refusait cette chance, c’était ce qu’elle se disait. C’était pourquoi elle priait chaque soir, seule, sans en parler à Bill même si cela la touchait au plus haut point. Pour le plus beau jour de sa vie, elle avait choisie comme demoiselles d’honneur sa propre sœur Gillian ainsi que sa belle-sœur adorée Dana. La mariée portait une robe blanche avec de la dentelle et un voile. Elle était très belle et les yeux de Bill s’étaient écarquillés quand il l’avait vu s’avancer devant l’autel au bras de son père. Le prêtre connaissait très bien les familles des deux mariés et ses paroles avaient été placées sous le signe de la connivence car il avait raconté de courtes anecdotes concernant Tara et Bill lorsqu’ils étaient petits.
Dana Scully ne portait pas son tailleur strict d’agent du FBI pour une fois, elle était vêtue de la classique robe de demoiselle d’honneur. Dans ces vêtements proches de ceux d’une poupée, elle n’était pas très à l’aise et c’était un euphémisme, car même si elle était fière et heureuse que son frère ainé se mari, elle n’avait qu’une hâte, enlever cette maudite robe rose bonbon. Elle avait également apporté beaucoup de soin à sa coiffure. Elle avait relevé l’arrière de ses cheveux en chignon. Vue de devant, elle avait un cran en forme de demi cœur et quelques mèches au niveau du front. Et pour harmoniser le tout, elle avait laissé pendre quelques mèches plus longues bouclées en anglaises sur les côtés.

Après un repas aux accents résolument irlandais, les invités avaient rejoints la piste de danse. Après les chansons rythmées qui avaient mis une certaine ambiance, c’était à présent le moment des slows et Dana dansait avec son petit frère Charles, celui dont elle était le plus proche, son confident. Il était auteur et vivait dans la région de Washington. Tandis qu’elle tournait lentement, les mains sur les épaules de son frère, elle regardait autour d’elle et vit Bill et Tara, les mariés, qui dansaient collé-serrés eux aussi. Lorsqu’il croisa le regard de sa sœur, Bill lui fit un clin d’œil complice. Elle lui renvoya le clignement ainsi qu’un petit sourire. Elle continua de tourner avec Charles et croisa cette fois le regard de son père, William Senior, qui dansait avec sa femme Margaret, la matriarche du clan Scully, seule et unique brune dans cette famille de roux. Charles, lui, avait les cheveux châtains. Ce qui provoqua un fou rire chez Dana, ce fut quelque chose que fit son père lorsqu’elle croisa son regard, un clin d’œil, exactement le même que venait de lui faire son frère. Elle pensa en elle-même que ces deux là étaient vraiment les mêmes, des espèces de clones, et que la seule chose qui semblait les différencier c’était leurs âges respectifs et la calvitie du père, par encore présente chez le jeune Bill.

-Je suis heureuse pour Bill et Tara. Confia Dana à l’oreille de son frère Charly.
-Moi aussi. Acquiesça Charles. Et puis c’était un très beau mariage. A leur image. Organisé au cordeau à la manière de Bill. Simple et beau comme un cours d’eau à la manière de Tara. C’était vraiment magnifique.

Dana regarda son petit frère dans les yeux.

-Et toi, quand est-ce que tu sautes le pas avec Laureen ?
-C’est une bonne question, chère sœurette. Je dirais même une question piège. Disons que nous nous aimons beaucoup mais j’ai l’impression que nous sommes un peu trop anticonformistes Laureen et moi pour entrer dans ce moule ancestrale dont nous partageons les valeurs mais réprouvons l’hypocrisie.
-C’est à dire ? Lui demanda-t-elle avec un sourire interrogatif.
-Pour faire simple, disons que nous respectons un peu trop les sacrements du mariage pour faire le grand saut nous aussi.
-Si je traduis, ce que tu essayes de me dire c’est « pourquoi vous marier alors que vous êtes très bien comme ça ? »
-Exactement.
-Je suis sûr que tu es tellement superstitieux que si tu te sépares un jour de Laureen, tu mettras tout sur le dos de cette union légale et religieuse.
-On voit que tu me connais vraiment par cœur sœurette. Et toi ? Le mariage, c’est pour quand ?
-Faudrait déjà que je trouve l’homme idéal avant de songer à l’épouser.
-Ça, c’est effectivement une raison meilleure que la mienne pour éviter de passer devant le prêtre.
Les frères et sœurs se mirent à rire de leur complicité.
-Et qu’en est-il de ton nouveau collègue ?
-C’est un moine. Enfin pas tout à fait mais il est à fond dans son boulot, 48h sur 24.
-Ne me dis pas qu’il n’a pas remarqué ces traits magnifiques et ces yeux ravageurs ?

Elle sourit, gênée par le compliment.

-Ce n’est pas impossible. Je suis sûre que si je dansais toute nue autour de lui, il ne le remarquerait même pas.
-Sans rire ?
-Il est un peu trop occupé à trouver des martiens.
-Le pauvre ! Je le plains le pauvre homme, il ne sait pas ce qu’il rate !

Dana sourit à nouveau et la chanson se termina. Charles lui posa un baiser sur la joue pour la remercier de cette danse. Soudain, William senior s’approcha.

-Pardonne-moi mon fils mais permets-tu que je danse avec ma chère fille ?
-Bien sûr papa.

Le Capitaine enlaça sa fille lorsqu’une nouvelle chanson lente se mit à retentir. Les duos de danse avaient changés : Charly dansait à présent avec Tara et Bill était avec sa maman Margaret. Laureen, la compagne de Charles devait très certainement s’occuper des enfants.

-Content de passer un peu de temps avec toi Starbuck.
-Contente aussi Achab.

Ces surnoms étaient des références au roman Moby Dick d’Herman Melville. Un livre où les héros étaient des marins, comme William Scully. Achab était le capitaine du navire, un capitaine tyrannique comme pouvait parfois être le patriarche de la famille Scully, tandis que Starbuck était son second, un officier courageux qui était le seul à tenir tête au capitaine, un peu comme l’avait fait Dana en choisissant de faire des études de médecine plutôt que d’embrasser une carrière militaire comme en avait rêvée son père.

-Bill et Tara sont magnifiques, tu ne trouve pas ?
-Si papa. C’était vraiment une très belle cérémonie et la réception est également très réussie.
-Il ne manque qu’une seule chose aujourd’hui. Regretta-t-il.

Dana savait à quoi ou plutôt qui son père faisait référence. Elle baissa la tête tandis que William senior ne pu s’empêcher de préciser.

-Ta sœur Melissa n’est pas là. J’aurais tellement voulu qu’elle voit tout ça, le bonheur de son frère.
-Je sais papa. Missy a choisi de partir.
-Et tu n’as pas pu l’en empêcher ?
-Papa ! C’est à elle de décider seule de sa vie. Elle a fait ce choix et j’ai essayé de l’en dissuader mais tu le sais aussi bien que moi, elle est têtue, c’est une Scully.
-Et personne ne sait où elle est ?
-Non. Elle l’a voulu ainsi. Elle m’a dit que c’était une espèce de voyage intérieur. Elle en avait vraiment besoin pour son propre équilibre et même si je ne l’ai pas comprise quand elle me l’a annoncé, je crois que je respecte de plus en plus son choix, tout simplement parce qu’elle est ma sœur et que je l’aime comme elle est.

William embrassa sa fille d’un long baiser sur la joue qui signifiait qu’il approuvait ses sages paroles même si cela entrait également en conflit avec sa fierté de père.

-Moi aussi Dana. Moi aussi je l’aime comme elle est. Et elle me manque terriblement.


Dernière édition par Humbug le Sam 26 Sep 2015 - 6:53, édité 2 fois

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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:12




Chapitre 3 « Lune de Fiel »






J Edgar Hoover Building – Siège du FBI - Washington DC
Lundi 23 Aout 1992 – 7h45

Quand elle était rentrée chez elle, à Georgetown, après la réception, Dana avait trouvé un message sur son répondeur téléphonique. C’était son partenaire Fox Mulder. Il avait une nouvelle affaire pour eux, une nouvelle affaire non classée. Il fallait donc qu’elle replonge dans le tumulte de sa vie d’agent spéciale au plus vite. Elle n’avait même pas le temps d’apprécier ce moment de grâce et de le prolonger, même un peu. La réalité l’avait belle et bien rejointe alors qu’elle n’avait même pas enlevée ses chaussures à talons hauts. Après une nuit très courte, elle était retournée au travail, au sous-sol du siège du FBI, au service des X-Files. Elle marchait dans les couloirs du Hoover Building mais n’arrivait pas à sortir de sa tête les moments marquants du week-end passé, l’arrivée de Tara au pied de l’autel, les anecdotes du prêtre, l’échange des consentements et des anneaux, le fameux baiser à la mariée, mais aussi la réception , le repas, la musique aux accents celtiques, les danses avec ses frères et son père, même un homme qu’elle ne connaissait pas, un militaire, le garçon d’honneur de Bill. Dana avait soupçonné son frère de tenter de les rapprocher mais elle n’était pas dupe, et puis elle n’avait pas envie de s’amouracher d’un marin si c’était pour revivre le calvaire de sa mère à attendre son mari durant des semaines entière alors qu’il était en mer.
« Tara est une Sainte Femme ! » Pensa-t-elle tandis qu’elle était dans l’ascenseur qui la menait au sous-sol. La porte s’ouvrit et elle allait jusqu’à l’entrée de son bureau, un battant quelconque devant lequel certaines personnes passaient tous les jours sans même savoir que c’était là que ce trouvaient les affaires non-classées. Elle frappa à la porte et entra.
-Bonjour !
-Salut Scully ! Lui renvoya son partenaire, Fox Mulder. Alors, bien passé le mariage de ton frère, dans le Maryland ?
-C’était très bien ! Simple et familiale, tout ce qu’il faut pour une fête réussi.
-Content pour toi. Et tu as rencontré un beau garçon d’honneur là-bas ?
-Non, mais, de toute façon, ça ne te regarde pas !
-Excuse-moi Scully ! Je ne te savais pas aussi soupe au lait sur le sujet. Si je te demande ça c’est parce que toi et moi, on va devoir se marier, je ne voudrais donc que ton éventuel petit ami soit jaloux de la situation.
-Mulder, qu’est ce que tu racontes ?
-Ne t’inquiète pas, nôtre union sera purement intéressée, il n’y aura rien de sexuel !
-Je suis heureuse d’avoir mon mot à dire sur le sujet ! Alors, de quoi s’agit-il ? Pourquoi faut-il que nous nous « marrions » ?
-Une affaire plus qu’étrange à la frontière Canadienne. Des jeunes couples nouvellement mariés sont victimes d’une force qui tue les maris et viole les femmes.
-Une force ?
-C’est ce que pense le Shérif local !
-Et uniquement des jeunes couples ?
-Oui, en Lune de Miel ! Les dernières victimes s’appelaient Christopher et Robin Love, un nom prédestiné à vivre une grande histoire d’amour.
-Et tu veux qu’on enquête sur ces crimes qui, de toute évidence, sont dû à un rodeur comme le tueur du Zodiac … ?
-Ou Richard Ramirez…Tu as déjà sortie cette théorie pendant nôtre affaire sur les boules de feu de Savannah. Tu tournes en rond, Scully.
-Alors vas-y Mulder ! Et toi, quelle théorie vas-tu avancer cette fois ? Tu penses que les responsables peuvent être les petits hommes verts ?
-Il ne faut pas tout leur mettre sur le dos Scully, ils ne sont quand même pas responsables de toute la misère du monde. Tu ne vas pas aussi les accuser du scandale du Watergate pendant que tu y es ?
-Non, ça je le laisse définitivement aux créatures bien de chez nous qui en sont responsables.
-Alors tu es prêtes en convoler en justes noces avec moi, aux Chutes du Niagara, la ville des lunes de miel ? Histoire qu’on identifie cette force ou au moins le coupable !
-Je veux bien aller enquêter là-bas avec toi mais seulement si tu arrêtes avec tes sous-entendus sur le mariage ! On ne va quand même pas se marier, toi et moi, pour une enquête, si ?
-Rassures-toi, Scully, je ne faisais que tester ta réaction. Par contre on devra faire semblant. Le Shérif de Niagara Falls est au courant de nôtre venue. Lui et moi avons pensés que vu la nature particulièrement ciblée des victimes, il serait plus judicieux pour deux agents du FBI de sexe opposé de venir enquêter incognito et de mener toute cette enquête « sous couverture », si je puis dire.
-Toi et lui ? Comme par hasard ! Et vous avez pris cette décision sans même me consulter ?
-Désolé Scully !
-D’accord, j’accepte tes excuses.
-Et tu acceptes aussi de devenir ma femme, juste le temps de cette enquête ?
-C’est vraiment pour faire mon devoir et parce que j’ai envie de coincer ce malade !
Mulder était tout sourire.
-Merci, Scully ! Tu ne le regretteras pas !
-Ca, c’est ce que disent tous les maris sans exception !
-Et si ça peut te rassurer, je te laisserais le grand lit et je dormirais sur le fauteuil ou sur le canapé.
-J’espère bien !
-Alors en route pour nôtre lune de miel, en tout bien tout honneur.
-Par contre Mulder, je te préviens, si tu laisses trainer tes chaussettes, je vais te faire regretter cette enquête jusqu’à la fin tes jours !





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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:13

Chapitre 4 « Niagara »






Interstate 270 - Maryland
9h40

-Mulder, nôtre union commence très mal car tu m’avais caché qu’on ferait le voyage jusqu’à Niagara Falls en voiture ! On en a quand même pour plus de 7 heures de route.
-C’est pour que ça coûte moins cher au bureau, je me suis fais alpagué par la compta pour mes notes de frais. Je croyais te l’avoir dit pourtant !
-Et moi je suis sûre que non !
-Ne fais pas la tête « mamour », ça nous laissera du temps pour faire plus ample connaissance.
-D’accord mais seulement si tu me laisses mettre un peu de musique. Il parait que ça adoucis les mœurs.
-Fais comme chez toi !
-Et arrêtes de m’appeler « mamour ».
La petite agent aux cheveux roux tourna le bouton de l’autoradio et la musique résonna dans l’habitacle de leur voiture Ford de location.

On a dark desert highway
Sur une autoroute sombre et déserte
Cool wind in my hair
Un vent frais passe dans mes cheveux
Warm smell of colitas
La senteur tiède des colitas (petits bourgeons)
Rising up through the air
S'élevant à travers l'atmosphère
Up ahead in the distance
Au loin
I saw a shimmering light
J'aperçus une lumière vacillante
My head grew heavy, and my sight grew dim
Ma tête devint lourde et ma vue s'assombrit
I had to stop for the night
Je dus m'arrêter pour la nuit
There she stood in the doorway

Elle se tenait debout dans l'encadrement de la porte
I heard the mission bell
J'entendais la cloche de l'église
And I was thinking to myself
Et je pensais :
This could be Heaven or this could be Hell
Ça pourrait être le paradis comme ça pourrait être l'enfer
Then she lit up a candle

Puis elle alluma une chandelle
And she showed me the way
Et me montra la route
There were voices down the corridor
Il y avait des voix au fond du couloir
I thought I heard them say
Il me sembla les entendre dire

Welcome to the Hotel California

Bienvenue à l'Hôtel California
Such a lovely place
Quel endroit délicieux
Such a lovely face
Quel visage ravissant
Plenty of room at the Hotel California
Il y a plein de chambres à l'Hôtel California
Any time of year
Tout au long de l'année
You can find it here
Vous pouvez en trouver ici


-Ah ! Hôtel California !
-Tu aimes cette chanson Scully ?
-Tout le monde aime Hôtel California ! En plus, j’ai eu le disque à noël quand il est sorti. Après ça je l’ai passé en boucle dans ma chambre d’adolescente.
-Sans savoir qu’elle contient des messages sataniques !
-Pardon ? Mulder tu racontes n’importe quoi !
-Imaginons que les rumeurs sur le sens satanique de la chanson ne soient pas fondées. Le sens le plus communément admis, y compris par les membres du groupe, c’est une métaphore sur la drogue et le fameux hôtel serait en fait une clinique de désintox fréquentée par les rock stars !
-Décidément Mulder, tu t’enfonces !
-Et la rumeur qui dit que la chanson parle en fait d’une secte, tu la connais ?
-Ca suffit, c’est juste une chanson d’amour pop-rock bien sucrée, rien d’autre !
Et elle tourna le bouton pour changer de station.

There's a lady who's sure all that glitters is gold

Il y a une femme qui est certaine que tout ce qui brille est or
And she's buying a stairway to heaven
Et elle achète un escalier menant au paradis
When she gets there she knows, if the stores are all closed
Et lorsqu'elle y est, elle sait si les comptoirs sont fermés
With a word she can get what she came for
Un mot lui suffira pour avoir ce pourquoi elle est venue
Ooh, ooh, and she's buying a stairway to heaven
Ooh, ooh, et elle achète un escalier menant au paradis

-Stairway to Heaven !  Voilà une autre chanson satanique, écrite par un groupe satanique !
-Oohh Mulder, ça suffit !

Et l’agent aux cheveux roux changea à nouveau de station de radio, c’était plus facile pour elle, elle était du côté passager.

Woman I can hardly express
Femme je peux à peine exprimer
My mixed emotions at my thoughtfulness
Ses émotions confuses que je ressens à cause de ma légèreté
After all I'm forever in your debt
Après tout je te suis redevable à tout jamais
And woman I will try to express
Et femme je veux essayer de t'exprimer
My inner feelings and thankfulness
Mes sentiments intérieurs ainsi que mes remerciements
For showing me the meaning of success
Pour m'avoir montré la signification du succès

-Ne ma gâche pas cette chanson là aussi, Mulder ! « Woman » est un chef d’œuvre !
-Mais John Lennon a aussi été convaincu de satanisme à plusieurs reprises.
-Je m’en fiche ! Laisses-moi écouter tranquillement !

La chanson se termina et une autre chanson lente lui succéda.

I know there something in the wake of your smile.

Je sais qu'il y a quelque chose derrière ton sourire
I get a notion from the look in your eyes, yeah
J'en ai l'idée de par le regard que tu portes, ouais.
You've built a love but that falls apart
Tu t'es construit un amour mais cet amour s'écroule
Your little piece of heaven turns to dark
Ton petit coin de paradis devient sombre

Listen to your heart, when he's calling for you

Écoute ton coeur, quand il t'appelle
Listen to your heart, there's nothing else you can do
Écoute ton coeur, il n'y a rien d'autre que tu puisses faire
I don't know where you're going and I don't know why
Je ne sais pas où tu vas et je ne sais pas pourquoi
But listen to your heart before you tell him goodbye
Mais écoute ton coeur avant de lui dire adieu


« Listen to your heart » du groupe suédois Roxette. Mulder affichait un large sourire. Scully décida de tourner une nouvelle fois le bouton.

I'm not in love
Je ne suis pas amoureux
So don't forget it
Alors ne l'oublie pas
It's just a silly phase I'm going through
C'est juste une phase stupide que je traverse
And just because
Et seulement
I call you up
Parce que je t'appelle
Don't get me wrong, don't think you've got it made
Ne te méprends pas, ne pense pas que ce soit fait
I'm not in love, no no, it's because..
Je ne suis pas amoureux, non non, c'est parce que...

« I’m not in love » de Ten CC. Cette fois-ci Scully avait le sourire mais ce fut Mulder qui décida de changer de station.

Someone to count on
Quelqu'un sur qui compter
In a world ever changin'

Dans un monde qui change tout le temps
Here I am stop where you're standing

Me voilà, arrête toi où tu es
What you need is a lover
Ce dont tu as besoin est d'un amant
A man to take over
Un homme pour te diriger
Oh girl don't look any further
Oh chérie ne cherche pas plus loin


« Don’t look any further » de Dennis Edwards. Scully ne pouvait pas tourner le bouton, cette chanson signifiait quelque chose de trop intime et de personnel pour elle. Elle demanda tout de même à son partenaire de s’arrêter quelque part pour déjeuner afin de reprendre ses esprits, toutes ces chansons avaient remuées beaucoup de choses en elle. Ils s’arrêtèrent dans un snack en bordure d’autoroute et repartirent. La radio resta muette tout le reste du chemin, ils décidèrent d’évoquer un peu leurs vies personnelles pour faire plus ample connaissance, comme cela avait été décidé lorsqu’ils étaient dans leur bureau de Washington. Ils arrivèrent à Niagara Falls en tout début de soirée et se dirigèrent immédiatement vers les chutes.


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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:14

Chapitre 5 « Hôtel »





Niagara Falls – Etat de New York
20h17

Elles étaient véritablement majestueuses. Les deux Agents du FBI en avaient le souffle coupé. Avec un débit colossal de plus de 2800m3/s, les trois chutes de la rivière Niagara étaient les plus puissantes d’Amérique du Nord.  Il y avait le « fer à cheval » qu’on surnommait aussi « les chutes Canadiennes », « les chutes Américaines » et enfin « le voile de la mariée », la plus petite des trois. La rivière Niagara reliait les Lacs Erié et Ontario, le tout formant une frontière naturelle d’eau entre les Etats-Unis et le Canada. Mulder et Scully avaient garés la voiture et regardaient, côte-à-côte, le spectacle fascinant de la nature déchainée.

-La plus haute chute fait 57 mètres de hauteur et les trois chutes s’étendent sur environ 945 mètres de large. Précisa Mulder.
-Tu fais aussi office de guide touristique, Mulder ?
-Même si ça parait saugrenu, ce n’est pas incompatible à la fonction d’agent du FBI. Quand j’ai su qu’on viendrait enquêter ici, j’ai pris tous les renseignements géographiques et historiques. Cet endroit m’a toujours fasciné. Cette puissance ! Le fait qu’il y ait une ville jumelle qui porte le même nom et que se situe juste là, de l’autre côté du Niagara. Et puis certains ont prétendu que ce sont les extra-terrestres qui auraient conçu ce site.
Scully souffla, leva les yeux au ciel et se retourna vers son partenaire.
-Et c’était un dimanche ? Mulder tu es impossible ! Je me demandais quand est-ce que tu allais y venir. Je n’ai même pas pu profiter de ce  spectacle unique plus de cinq minutes avant que tu ne me balances une de tes inepties.
-Je n’ai pas battu mon record !
-Allons à l’Hôtel, tu viens de me gâcher ce moment.
-Pas avant que tu ne m’aies promis qu’on fasse un tour sur le Maid of the Mist avant de repartir d’ici.
-D’accord ! Je t’imagine bien avec ton poncho en plastique bleu et ta capuche sur la tête, dans la brume et sous les trombes d’eau. Je crois que cette image restera gravée à vie dans ma tête.

Les agents du gouvernement retournèrent à leur voiture après cette joute verbale et se dirigèrent vers leur hôtel. Ce dernier n’était qu’à quelques minutes de là. C’était un motel, le Kings Inn Near the Falls. Ils allèrent à la réception avec leurs valises. L’homme à l’accueil avait son registre ouvert juste devant lui.

-Bonjour !
-Bonjour madame, monsieur !

Le réceptionniste s’empara de son stylo.

-Vous avez réservé !
-Absolument. Dit Mulder.
-A quel nom s’il vous plait ?
-Monsieur et Madame Cutler ! Ray et Polly Cutler.
Scully regarda son partenaire avec étonnement.
-Oui ! Vous avez la chambre 27 ! Voici vos clefs.

Il donna le trousseau aux « jeunes mariés ». Mulder s’en empara et les donna à Scully. Les 44 chambres du motel étaient réparties sur 3 étages. Malgré son numéro en milieu de classement, leur chambre, ce petit appartement qui leur servait de sanctuaire durant cette enquête, était située au rez-de-chaussée. Pour une fois Mulder avait eu la délicatesse et la prévenance de porter la valise de Scully et ce fut cette dernière qui ouvrit la porte. Le réceptionniste les avait prévenus que le bagagiste était exceptionnellement souffrant ce soir et cela ne les avait pas dérangé outre-mesure.

-Ne m’en veux pas si je ne te porte pas dans mes bras pour franchir le seuil de la porte, j’ai déjà ta valise et si je ne porte, ne serait-ce qu’un kilo de plus, je crois que je vais défaillir.
-Petite nature ! Se moqua Scully. Si j’avais su, j’aurais épousé un vrai mec ! Un Quater back plus qu’un intello qui a fait Harvard et Oxford.

Scully entra puis ce fut au tour de Mulder qui posa les lourdes valises.

-Ah ! Le Shérif Payne a bien fait les choses. Il a fait remplacer les deux fauteuils du salon par un canapé pour que je dorme un peu mieux.
-Et moi j’ai un grand lit pour moi toute seule. Finalement je ne regrette pas de t’avoir suivi ici. Par contre, j’espère que tu ne ronfles pas sinon tu vas le regretter.
-Je ne ronfle pas, en tout cas personne ne me l’a jamais reproché.
-Peut-être que les jeunes filles ne restent pas assez longtemps avec toi pour s’en rendre compte. Au fait, c’est toi qui a eu l’idée d’utiliser les noms des personnages du film « Niagara » ?
-Oui ! J’espère que tu ne m’en veux pas de ne pas t’avoir donné le nom du personnage de Marilyn Monroe.
-Non, pas cette fois ! Rose Loomis a beau être incarné par Marilyn, c’est quand même la méchante du film. Et puis je n’ai pas spécialement envie de finir comme elle.
-Quand à moi, si je fini comme son mari c’est que j’aurais eu la chance de voir les chutes de très près !

Soudain, Mulder sorti de son sac un petit appareil blanc et le disposa tout près de la porte.

-Mulder, qu’est ce que c’est ?
-Un détecteur d’intrusion. Je l’ai eu au service de l’équipement. On ne sait jamais, après tout, on est là en tant que couple et le tueur peu vouloir s’en prendre à nous.
-Très bonne idée, Mulder. Mais au fait, qu’est-ce qu’on fait ce soir ?
-Il est un peu trop tard pour qu’on aille voir le Shérif, on ira demain matin. Ce soir, on va aller manger un bout et peut être s’endormir devant la télé.

Scully décida d’ironiser, tout comme l’aurait fait son partenaire.

-On est jeune marié et c’est tout ce que tu me proposes Mulder ? Casser la croute et puis une soirée devant la tv. On dirait qu’on est en couple depuis 25 ans !
-Si tu préfères, on peut aussi entériner nôtre nuit de noce et s’atteler à  notre devoir conjugale !
-Mon Dieu, quel mot horrible « devoir conjugal » ! Tu te crois dans les années 50 ?
-Moi qui croyais que demain matin, tu allais me beurrer mes tartines, je crois que c’est raté !


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Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:15



Chapitre 6 « Le Monstre »






Seneca Niagara Hotel-Casino
22h18

Dorothy et Luke Hathaway étaient venus à Niagara Falls pour leur voyage de noces, comme beaucoup d’autres jeunes mariés mais cette destination n’avait pas été choisie au hasard par le marié. Il souffrait d’une addiction au jeu dont il avait tout fait pour cacher la gravitée à sa femme. Elle savait qu’il aimait le poker, comme beaucoup d’hommes mais ne soupçonnait pas l’ampleur de sa dépendance. Ce dernier était intelligent et savait que si il avait choisi Las Vegas ou Atlantic City, elle aurait subodoré la nature déviante de leur Lune de Miel, le lieu aurait été trop évident. Là, il avait été malin, il avait choisi un lieu hautement beau et touristique autant que romantique mais au moment de réserver l’hôtel, il avait opté pour un Hôtel-casino. Machiavélique. Jusqu’à ce qu’elle voit écrit « Casino » accolé mot « Hôtel » sur le fronton du grand bâtiment de verre et d’acier, elle ne s’était absolument pas rendu compte du « piège » dans lequel l’avait précipité son mari. Car on ne pouvait pas vraiment dire que d’emmener sa femme au casino pour une lune de miel lorsque l’on son soufre d’une addiction aux jeux d’argent soit une preuve d’amour indéfectible, bien au contraire.

-Ah tu m’as bien eu ! Avait-elle dit à Luke. Si tu m’as emmené là pour jouer au Poker, nôtre mariage sera fini à peine commencé !
-Oh mon amour ! Je te promets que je vais passé un maximum de temps avec toi. Maintenant, si il y a un casino dans l’hôtel, je ne te cache pas que je risque de faire une partie ou deux, le soir, quand tu seras couché.
-Une partie ou deux ? Seulement ? Tu me le promets ?
-Bien sûr ma chérie. Je te le promets ! Lui avait-il répondu en l’embrassant amoureusement sur la joue.

Ils étaient montés dans leur grande suite, parfaitement décorée, spacieuse et luxueuse. Cela avait légèrement tempérer l’agacement de Dothy, le surnom que Luke donnait à sa femme. Elle avait surtout sauté de joie lorsqu’elle avait découvert l’immense salle-de-bain avec la magnifique baignoire d’angle qui faisait également jacuzzi. A ce moment là, ce fut elle qui embrassa puissamment et amoureusement son mari sur la joue. La pilule amère était à présent digérée, la femme de Luke était radieuse. Il savait que s’il avait envie de descendre dans la partie casino de l’hôtel, il pourrait le faire tandis qu’elle se relaxerait dans un bon bain bouillonnant. Et c’était exactement ce qui s’était passé après le repas qu’ils avaient pris au restaurant de l’hôtel.

-Tu veux qu’on aille se promener ? Avait demandé Luke à sa femme d’une manière faussement innocente et avec une idée très précise derrière la tête.
-Oh non ! Avait-elle répondu. Je préfère me prélasser dans un très bon bain. Ajouta-t-elle avec un petit sourire.
Lui aussi afficha une large mine réjoui. Dorothy avait réagit exactement comme il l’espérait. Il allait pouvoir jouer toute la nuit au poker ou à tout autre jeu d’argent sans que sa femme ne s’inquiète ou lui en veule de ne pas être là, avec elle. Car, il en était persuadé, après son bain qui allait, au moins, duré une heure, elle serait tellement relaxée, qu’en s’allongeant dans son lit king size, elle s’endormirait en quelque minutes seulement. Elle essaierait très certainement d’attendre son mari quelques minutes, dans un déshabillé de soie très sexy, mais de se maintenir ainsi éveillée malgré sa fatigue et les effets relaxants de son bain à bulles allait à coup sûr la faire succomber au sommeil encore plus vite. Luke Hathaway allait donc pouvoir s’adonner à sa passion addictive durant toute la nuit.
Lorsqu’il était rentré de sa partie de poker qui lui avait couté plus de 5000 dollars, vers 4 heures du matin, la télévision de la suite était encore allumée. Cela l’avait fait sourire.

-Tu dors chérie ? Avait-il demandé, par acquis de conscience.

Pas de réponse. Évidemment. Il jeta un coup d’œil au lit et vit une bosse de la taille d’un corps sous les couvertures. Immobile. Sa femme était donc belle et bien endormit dans son lit. Il n’alluma pas la lumière pour ne pas réveiller son épouse. De plus, le halo provenant de la télévision lui fournissait suffisamment de luminosité pour se déplacer dans la grande pièce sans avoir à allumer une autre source lumineuse et sans se cogner dans les meubles de cet endroit qu’il ne connaissait que très peu. Il enleva ses chaussures et sa veste puis se dirigea vers la salle-de-bain. Il se lava les mains, se regarda dans le miroir et se mis un peu d’eau sur le visage, en se tapotant les joues. Il avait des cernes et les yeux rougis par la fatigue. Il n’allait pas faire long feu et serait très certainement dans les bras de Morphée dans moins de dix minutes. Il se déshabilla et mis ses affaires sur le fauteuil qui se trouvait le plus près du lit. Il se glissa sous les couvertures et entreprit de faire un câlin et des bisous à son épouse, ne serait-ce que pour la remercier de l’avoir laissé jouer aux cartes dès la première nuit de leur lune de miel. Rien que pour ça, il avait décidé de lui dédier une bonne partie du reste du voyage de noces. Sous les couvertures, il se rapprocha de Dorothy, tel un serpent, en ondulant entre les draps. Soudain, il toucha la cuisse de sa femme.

-Ouhou ! Tu as froid, ma chérie !

Mais quelque chose semblait clocher, elle était beaucoup trop froide. Et puis elle ne bougeait pas du tout. Malgré son extrême fatigue, il décida d’en avoir le cœur net et alluma sa petite lampe de chevet. Il se retourna et vit que sa femme était exsangue, les yeux vitreux et grands ouverts. Elle avait été égorgée. Il hurla, jura et sauta hors du lit. Il n’arrivait pas détourner les yeux du spectacle cauchemardesque qui lui faisait face : sa femme assassinée.
Il ne se rendit même pas compte qu’il n’était pas la seule personne en vie dans la suite. Soudain, une ombre particulièrement rapide et furtive lui fondit littéralement dessus, à la vitesse de l’éclair. La silhouette avait les yeux rouges et jaunes, un visage grimaçant et un nez très long. Elle semblait équipée d’une longue arme blanche car Luke Hathaway vit s’abattre sur lui ce qui ressemblait à un reflet. Il fut frappé d’une dizaine de coups de poignards et s’écroula.

L’ombre mortelle le regarda se vider de son sang, le surplombant tel un dieu du mal.


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Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:16



Chapitre 7 « Massacre »





Kings Inn Near The Falls - Niagara Falls – Etat de New York
7h27

L’agent Mulder secoua légèrement sa partenaire pour la réveiller. Scully ouvrit doucement les yeux et se retourna vers son partenaire.

-Le Shérif Payne a appelé, Scully ! Il y a eu un nouveau double meurtre cette nuit. Un autre couple.

La scientifique avait du mal à émerger.

-Encore un ?

Elle parlait d’une voix lancinante, les yeux mi-clos.

-Oui. Un véritable massacre.

L’agent aux cheveux roux émie un large bâillement qui contrastait par son apparente nonchalance avec ce que venait de lui dire son partenaire.

-Apparemment tu as bien dormi, Scully. Mais, c’est l’heure d’y aller « Belle au bois dormant ». Le shérif compte sur nous.

-J’arrive, Mulder.

Elle ouvrit les yeux complètement et découvrit que son collègue était déjà rasé, coiffé et habillé.

-T’es déjà prêt ?
-Bah oui. Contrairement à toi, je n’ai pas bien dormi, loin de là. J’ai dû dormir trois ou quatre heures, pas plus.
-Ah bon ? Comment ça se fait ?
-Déjà je n’ai pas la chance d’avoir ton lit grande taille, je n’ai qu’un petit canapé, ensuite j’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil parce que tu as émis quelques bruits qui m’ont dérangé.
-Quoi ? Mulder, qu’est-ce que tu racontes ?
-Tu as ronflé.
-Ce n’est pas possible !
-Je t’assure que ça l’est. Ca m’a même fortement surpris qu’un si petit corps puisse faire de si grands bruits.
Après un rejet total de la possibilité qu’elle puisse ronfler, Scully se mis à rire d’autodérision.
-Ce sont les joies de la vie de couple, Mulder !
-Ca c’est sûr ! Allez, il faut vraiment qu’on y aille.
-OK, laisses-moi 30 minutes !
-Je t’en laisse 15 !

A la minute près, Scully était fin prête à se rendre sur la scène de crime et à rencontrer le Shérif Maximilian Payne.
Les agents spéciaux du FBI se rendirent au Seneca Niagara et devant l’entrée les attendait un homme de 50 ans, de taille et de corpulence moyenne. Il avait les cheveux courts mais une barbe très longue qui contrastait avec sa fonction de chef de la police locale et même avec le reste de son apparence. On aurait presque dit une barbe postiche posée sur le visage de quelqu’un à qui ça n’allait pas, ça lui donnait vraiment une apparence curieuse. En les voyant sortir de leur voiture, il les regarda fixement s’avancer et fit un pas vers eux en tendant sa main droite.

-Agents Scully et Mulder ?
-Oui ! Répondit l’ancien profiler. Agent Mulder. Et voici l’agent Scully. Merci pour la chambre.

Le Shérif affichait une mine défaite.

-De rien. Venez ! Je suppose que vous devez avoir l’habitude mais moi je ne vois ça que depuis cet été et c’est un spectacle que je ne veux plus jamais voir de toute ma vie.

Il les emmena dans la chambre des époux Hathaway.

-Oh mon Dieu !

Ce fut l’agent Scully qui s’exclama de la sorte. La vision était cauchemardesque. Il y avait du sang partout sur les murs, une véritable boucherie. Les corps étaient lardés de coups de couteaux. Les agents regardaient autour d’eux et avaient beaucoup de mal à trouver une zone dépourvue d’hémoglobine. Le Shérif Payne, quant-à lui, était dévasté. Depuis plus de vingt ans qu’il était officier de loi et de l’ordre à Niagara Falls, il avait plus l’habitude des disputes de couples relativement violentes envenimées par l’alcool, les mauvais perdants dans les casinos et toute la catégorie de délits qui en découlait mais cela dépassait tout ce qu’il avait pu imaginer. Une telle sauvagerie n’était très certainement pas humaine, pensa-t-il, elle ne pouvait décemment pas l’être. En passant la chambre au crible, Mulder émis l’un de ses habituels sarcasme.

-Cette fois, Scully, je crois que c’est toi qui a raison et que nous avons affaire à un psychopathe qui s’en prend aux couples avec sauvagerie comme Richard Ramirez ou le Tueur du Zodiac.
-Vous avez une idée du profil du tueur ? Demanda le Shérif. Même si, pour moi, il est impossible que ce soit un homme qui ait fait ça !
-Il doit avoir moins de 35 ans. Il est rapide et agile. Sa corpulence doit être moyenne. C’est vraisemblablement un homme solitaire. Le genre d’homme couleur muraille qui se fond dans la masse, un visage anonyme dans la foule.
-Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
-Il a dû repérer ses victimes avant de passer à l’acte, il a fantasmé son geste. Il l’a repassée dans sa tête encore et encore. Pour les voir sans être vu, il doit occuper une place de serveur, de groom ou de croupier, ce genre de chose. Il a dû avoir des antécédents de violence, très certainement dans un autre état.
-La femme a été violée ? Demanda la docteur en médecine.
-Apparemment oui. La brigade scientifique a effectuée les prélèvements.
-C’est un pervers sexuel. Affirma Scully. Il n’en est pas à son coup d’essai. Il a dû violer plusieurs femmes et n’a pas dû être inquiété pour ces faits, ça l’a conforté dans son sentiment d’impunité. Ensuite, il a grimpé les échelons de la violence et de la mise en scène macabre.
-Et je suppose qu’il ne va pas s’arrêter là ?
-C’est peu probable ! Répondit Mulder. Il s’est lancé dans une espèce de croisade sexuelle et meurtrière. Il ne s’arrêtera que lorsqu’il sera sous les verrous et si jamais il est relâché ou s’il s’évade, il recommencera. C’est dans sa nature, c’est un prédateur. Le jour durant son travail, ni vu ni connu, il repaire ses proies et le soir, il frappe ! Il change littéralement de visage.

Le Shérif l’écoutait avec attention. Soudain, Mulder eu une espèce de révélation, le genre d’intuition paranormale qui le caractérisait. Il s’adressa à l’homme en uniforme.

-Excusez-nous Shérif ! Viens voir Scully, il faut que je te parle !

La petite rousse en tailleur strict s’exécuta et suivi son partenaire hors de la chambre, à l’abri des oreilles indiscrètes.


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Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:17



Chapitre 8 « Incubus »





9h50

-Qu’est-ce qu’il y a, Mulder ?
L’agent chuchotait à moitié, sa voix était très basse et il parlait presque à l’oreille de sa partenaire.
-Tu vas croire que je débloque ou peut-être que tu attendais que je sorte tôt ou tard ce genre de théorie mais je pense que ce n’est peut-être pas un être humain qui commet ces crimes. Quand le Shérif parlait de Force, je pense qu’il était proche de la réalité.
Scully souffla.
-Pour être franche, je me demandais quand est-ce que tu allais y venir, pas parce que ces crimes ressemblent à des affaires non classées, juste parce que c’est dans ta nature. Tu n’y peux rien, c’est plus fort que toi. Ill faut qu’il y ait une explication qui tende vers le paranormale sinon l’affaire ne t’intéresse même pas.
-Et toi, tu privilégies toujours l’explication scientifique. Nous sommes donc complémentaires et c’est pour ça qu’on fait un excellent boulot aux X-Files. Par contre j’ai remarqué que parfois, tu fais preuve d’une certaine mauvaise foi.
-Je cherche juste des explications un peu plus logiques que toutes tes divagations.
-Et tu ne veux pas savoir vers quoi tentent mes divagations cette fois ?
-Si tu insiste, vas-y, je t’écoute ! C’est toujours intéressant en tant que médecin d’écouter quelqu’un qui divague, ça permet de juger de manière objective de son état mental.
-A ce que je vois, tu as décidé de me faire payer ma théorie.
-Ca et le fait que tu as osé m’appeler « mamour » ! Ironisa Scully.
-OK ! Alors qu’est ce que tu connais des phénomènes qu’on appelle les Incubes ?
-D’après la Bible ce sont des Anges déchus par le pêché de luxure. Ils font partie de la mythologie hébraïque et d’après la Genèse, se sont d’excellents reproducteurs. Ils aiment particulièrement s’en prendre aux nonnes et aux femmes mariées.
-Comme nôtre tueur ! Fit remarquer Mulder.
-Tu crois sincèrement que c’est un de ces démons de la nuit qui a fait ça. Il tue les hommes et viole les femmes, avec une grande sauvagerie. Il est invisible. Robin a déclaré que l’entité qui l’a violé était sur elle moins de cinq secondes avant que les vigiles de l’hôtel n’enfoncent la porte de sa chambre. Et la force a disparue, comme par magie.
-Elle était sous le choc ! En plus tu as dis toi-même que c’était quelqu’un qui appartenait au personnel d’un des hôtels et que c’était comme ça qu’il repérait ses futurs victimes. Il est invisible parce que personne ne fait attention à lui et il est très bien comme ça. Ne pas être remarquable, c’est la plus grande de ses forces mais cela ne fait pas de lui une entité paranormale !
-Scully ! Il y a aussi la sauvagerie extrême des meurtres, surtout envers les maris.
-L’histoire des tueurs en séries est jalonnée d’assassins tous plus barbares les uns que les autres et tu le sais mieux que personne. C’est un couteau qui a causé la mort de ces personnes et jusqu’à preuve du contraire cette arme blanche a été utilisée par un être humain. Le couteau n’est pas qu’une arme, c’est également un symbole phallique. C’est un prolongement violent de son sexe qui pénètre ses victimes en leur déchirant les entrailles. Ca provoque une jouissance en lui, le pouvoir, l’ascendant et la souffrance de l’autre, c’est exactement ce qu’il recherche.
-Certes, le profile des crimes correspond aux agissements d’un pervers sexuel mais avoue que c’est exactement le mode opératoire et la victimologie d’un incube.
-Peut-être que ce type se prend pour un incube. Il a dû être abreuvé aux lectures ésotériques. C’est surement quelqu’un qui était très croyant et qui a fini par identifier ses pulsions aux agissements de cette créature qu’on décrit dans la Bible comme un démon littéralement habité par la luxure. Cette rationalisation de sa nature profonde et de ses pêchés a dû entériner sa volonté de passer à l’acte. Puis, quand il y a gouté une première fois, il y a certainement pris gout. Cela a donné un sens macabre à sa vie et il a recommencé, en peaufinant son modus operandi.
-Pas mal Scully. Mais ce que tu ignores c’est que cette créature n’est pas présente uniquement dans la bible. Elle est également connue des sumériens sous le nom de Lilù mais aussi des grecs qui l’appelaient Ephialtès. Les romains pensaient, quant-à eux que certains hommes d’exceptions ont pu être engendrés par des Incubes et on a même dit cela de Merlin l’enchanteur.
-Rassures-toi, Mulder, je connais cette croyance. Je sais aussi qu’au moyen âge c’est ainsi qu’on expliquait tout un tas de symptômes psycho-pathologiques dues à l’absence de règles, à la ménopause ou la surexcitation génitale par exemple. C’est aussi par la présence et l’action de ces entités qu’on justifiait les naissances adultérines. Bref, les incubes sont là, partout et depuis la nuit des temps.
-Et je suis persuadé que l’un d’eux à élu domicile dans l’une des villes au monde où il y a le plus de jeunes couples. Un immense terrain de jeu pour lui ! Conclu Mulder.
-Pour un meurtrier pervers sexuel aussi Niagara Falls est une immense réserve de chasse ! Surenchérie Scully.





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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:18



Chapitre 9 « Confidences »






22h10

Après le diner, Scully et Mulder s’étaient assis sur un banc, juste devant leur Hôtel, non loin de leur chambre qui était au rez-de-chaussée. Il y avait eu l’autopsie des corps des époux Hathaway, la vue du corps de Christopher Love, à la morgue du comté, ainsi que l’interrogatoire de sa veuve. Bref, une journée ultra chargée pour les agents spéciaux.
-Plus j’y pense, Mulder, et plus je me dis que c’est un serial killer qui a déjà tué dans d’autres villes et qu’il est de passage à Niagara Falls parce que c’est touristique et parce que nous sommes en haute saison.
-De toute façon, Scully, c’est ça ou un incube !
La partenaire de Mulder ne releva pas, elle avait l’habitude des provocations de son partenaire.
-Tu en as arrêté plein des types comme ça quand tu étais à l’unité des sciences du comportement ?
-Des dizaines, Scully ! Des dizaines. D’ici demain, le Shérif nous fera parvenir un listing de tous les employés des hôtels qui ont été embauchés en début de saison.
-Ca c’est excellent ! Par contre ça va prendre un temps fou à tout éplucher !
-Le Shérif Payne m’a assuré que tous ses hommes nous aiderons sur cette affaire. C’est leur priorité numéro un. Il ne veut surtout pas que la psychose s’installe à Niagara Falls.
-Les jeunes couples, en plus, c’est une cible particulière ! Ils symbolisent l’amour, le bonheur et le renouveau.
-Ce type s’attaque au bonheur ! Il s’attèle a annihiler l’amour dans la vie de ses victimes. C’est pour ça qu’il a laissé Robin Love en vie, pour qu’elle revive le cauchemar de cette nuit indéfiniment.
-Alors pourquoi il a tué madame Hathaway ?
-Parce que sa fureur et sa détermination ont grimpé d’un échelon. Il ne contrôle même plus sa perversité, ni sa force. Je suis sûr qu’il aurait préféré la laisser en vie mais il complètement basculé. Il avait deux visages, comme Jekill et Hyde, mais aujourd’hui il n’y a plus que Hyde.
Scully secoua la tête.
-Tu sais, j’ai déjà été marié, Scully.
-Pardon ?
Mulder venait de s’ouvrir à sa partenaire, pour la deuxième fois. La première fois c’était dans un motel de Bellefleur dans l’Oregon lorsqu’il lui avait avoué ce qui l’avait poussé à s’intéresser avec passion et dévouement aux affaires inexpliquées, l’enlèvement de sa sœur par une vive lumière lorsqu’ils étaient enfants. Là, ils étaient devant un hôtel de Niagara Falls, à l’extrême nord de l’état de New York et il venait de lui confier qu’il avait déjà été marié. Lui, le renard solitaire avait eut une épouse. Scully fut soufflé par cette révélation. Mulder avait la tête baissée et sa partenaire était focalisé sur ce qu’il venait de lui dire. Elle avait un voile de pensées devant les yeux, les images s’entrechoquaient. Tous les deux n’avaient même pas vu qu’ils avaient été repérés par un jeune porteur de valises au service de l’hôtel. Tout en faisant son travail, il les fixait et se demandait pourquoi ces nouveaux mariés en lune de miel discutaient sur ce banc alors que la nuit était tombée. Cela l’interpela fortement.
-J’ai été marié.
-Toi ? Mulder le Martien a eu la bague au doigt ?
-C’était avant que je n’arrive aux affaires non-classées. J’étais aux sciences du comportement. On traquait un tueur en série dans la région d’Albany et j’étais numéro un sur cette affaire. J’étais le référant, le contact avec les familles des victimes. D’après le profil qu’on avait établi avec toute l’équipe, le tueur correspondait à la catégorie qui m’a servit de référence pour ma thèse, on s’est donc fortement appuyé sur ma monographie concernant les tueurs en série et l’occultisme.
-Monty Props ?
-Oui, c’était lui ! George MacKenzy était sa huitième victime. Il avait une sœur cadette, Abbie. Petit à petit, l’enquête nous a rapprochés. Malgré son travail d’infirmière, elle était là, à Quantico, au moins une fois par semaine, pour connaitre tous les progrès de l’enquête. Quand on a fini par arrêter Monty Props, elle a craqué dans mes bras. J’éprouvais une immense tendresse pour elle, elle me rappelait ma sœur. Et pour elle, j’étais un héros. Le rapprochement s’est fait petit à petit. Un jour, elle a proposée qu’on se mari et j’ai accepté. C’était quelque chose de très intime.
-Et comment ça s’est fini.
-On s’est éloigné petit à petit, comme beaucoup de couple. Le travail, la routine, les causes de nôtre séparation sont multiples.
-Ca ne doit pas être facile pour toi d’en parler ?
-C’est vrai mais c’est du passé maintenant. J’ai eu de ses nouvelles et elle est heureuse, mariée avec un pédiatre et maman. J’ai reçu un faire part de naissance il y a une semaine. Andrew. 3,5 kg, 52 cm.
Les partenaires se mirent à sourire.
-Le mariage est un sacrement parmi les plus importants mais donner la vie c’est autre chose. Mon grand frère vient de se marier mais n’arrive pas à avoir d’enfant tandis que mon petit frère à deux enfants mais vit en concubinage.
-Comme ça, dans la famille Scully, on a pu fêter dignement tous les sacrements. Et qu’en est-il de Dana ?
-Je veux des enfants et je veux me marier mais j’ai tout le temps pour ça. Ce n’est pas quelque chose qui m’obsède pour l’instant. Mon horloge biologique doit retarder.
-C’est une excellente conclusion à cette conversation à bâtons rompus, Scully. Allez viens, on va se coucher, il est vraiment très très tard et une dure journée nous attend demain, on a un psychopathe à arrêter.






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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:19



Chapitre 10 « Ad Noctum  »






Blue Moon Motel – Niagara Falls
02h25

Le Blue Moon était à l’opposé du Mariott Hôtel ou du Seneca, ce n’était pas un palace, ni un casino, c’était tout le contraire, un petit motel tout ce qu’il y avait de plus simple. Mais c’était exactement pour ça qu’ils l’avaient choisi, c’était ce que recherchaient Ashley et Patrick Kettering avant tout, un tout petit hôtel simple et discret pour passer une lune de miel en amoureux, très loin de toutes les tentations matérielles. Leur unique but était d’être ensemble dans un cadre naturel et majestueux. Ils étaient tous les deux écologistes et ne voulaient surtout pas d’un environnement trop urbain durant tout leur voyage de noces, très peu pour eux. Ils ne devaient rester que quelques jours à Niagara Falls avant de partir en randonnée quatre jours en pleine foret. L’ironie du sort était qu’ils travaillaient tous les deux dans la publicité, à New York. Elle était responsable de communication et il était créatif. Ils gagnaient beaucoup d’argent, travaillaient énormément et vivaient toute l’année dans le stress et la pollution de la grosse pomme alors très tôt après leur rencontre, ils avaient décidés de passer leurs vacances de manières sportives et écolo.

Ashley venait d’une petite ville du New Hampshire et ses ancêtres avaient émigrés du Pays de Galle avant l’indépendance et ses parents étaient tous les deux géologues. Patrick Kettering, lui, était un self-made-man de Boston, Massachusetts, et ses souches irlandaises ne faisaient aucun doute. Ne travaillant pas dans la même agence de pub, ils s’étaient rencontrés lors d’une présentation de projet après l’appel d’offre d’une grande chaine de télévision nationale qui était arrivée au bout de son contrat avec l’agence de communication qui les représentait. C’était l’équipe de Patrick qui avait remporté le marché face à celle d’Ashley et elle avait très mal pris cette défaite. Mais Patrick avait été galvanisé par sa victoire et il avait repéré une faille au fond des yeux d’Ashley lorsque les résultats avaient été connus. Malgré son apparente froideur, cette blonde Hitchcockienne semblait avoir des émotions et Patrick semblait être l’un des premiers à l’avoir percé à jour. Il était allé la voir, la main en avant pour « faire la paix » après s’être livré une bataille acharnée. Après une immense déception parfaitement légitime, ce geste absolument désintéressé avait réussi à lui redonner un petit sourire. Par la suite, elle n’avait plus cessé de penser à lui, le jour, la nuit, au travail et dans le taxi. Et justement, un jour qu’elle se rendait à son agence en taxi, elle aperçu celui qui occupait toutes ses pensées, sur son vélo, et qui se rendait lui aussi à son travail. Elle ne pu s’empêcher de hurler de joie et de surprise dans l’oreille du chauffeur de taxi. La divine providence avait enfin frappée à sa porte. Elle demanda vivement au taxi de suivre le vélo et il s’exécuta. Patrick n’avait même pas remarqué que l’amour le suivait, tel Cupidon voulant planter sa flèche. Le taxi le pris en chasse et le fila comme il pouvait dans la circulation dense de Manhattan. Quand les voitures furent à l’arrêt, elle descendit précipitamment de la voiture jaune et le chauffeur lui rappela qu’elle devait régler la course. Elle le fit en vitesse et se lança à la poursuite du seul homme qui avait réussi à la faire vibrer depuis plusieurs années, elle qu’on surnommait dans son agence « cœur de glace ». Elle courait après lui, comme dans les films et réussi enfin à le rejoindre après une course effrénée. Lorsqu’elle arriva jusqu’à lui, elle se planta devant le jeune homme et le regarda droit dans les yeux, avec un grand sourire. Elle était essoufflée et échevelée. Lui était très heureux de la voir. Il se rappelait parfaitement d’elle mais ne se doutait pas une seule seconde qu’elle puisse faire une telle chose pour lui, courir à perdre haleine derrière un vélo. Elle décida de faire le grand saut sans perdre une seconde de plus, de peur qu’il ne s’envole à nouveau, et posa ses lèvres sur les siennes, d’un baiser fougueux et passionné. Et depuis ils ne s’étaient plus quittés. Avant leur mariage, au bord du Grand Canyon, dans ce cadre sauvage et majestueux, ils avaient fait énormément de randonnées et d’escalade mais également du rafting, du saut en parachute et du ski extrême. Deux véritables piles électriques, fans de sensations fortes et en recherche perpétuelle d’adrénaline avec un fort attrait pour la nature et les grands espaces. C’était leur dernière nuit au chaud avant les quatre jours de camping sauvage et ils avaient bien l’intention de profiter encore un peu du confort de la civilisation. Alors qu’Ashley venait de sortir de la douche, Patrick lui fit une petite surprise. Il avait emmené dans ses bagages un lecteur de cd portatif et y glissa une galette argentée et réfléchissante. La jeune femme blonde était en peignoir et avait les cheveux plaqués en arrière. Elle s’avança dans la chambre et elle entendit les premières notes d’une chanson qu’elle ne connaissait que trop bien puisque c’était LEUR chanson. Cette chanson qui signifiait tellement pour un couple et que tout le monde ou presque possédait, un moment unique de grâce et de complicité. Il s’agissait de « Wonderful Tonight » d’Eric Clapton. Une chanson qu’il avait écrite en 1977 pour Pattie Boyd, son aimée, qui venait juste de quitter son mari George Harrison pour lui.

It's late in the evening,
Il est tard en soirée ;
She's wondering what clothes to wear.
Elle se demande quels vêtements porter.
She puts on her make-up
Elle se maquille
And brushes her long blonde hair.
Et coiffe ses longs cheveux blonds.
And then she ask me : Do I look all right ?
Et puis elle me demande : Est-ce que je suis jolie ?
And I say : Yes, you look wonderful tonight.
Et je dis : Oui, tu es merveilleuse ce soir.

We go to a party
Nous allons à une fête
And everyone turns to see
Et tout le monde se retourne pour regarder
This beautiful lady
Cette belle femme
That's walking around with me.
Qui marche à mon bras.
And then she ask me : Do you feel all right ?
Et puis elle me demande : Est-ce que tu te sens bien ?
And I say : Yes, I feel wonderful tonight.
Et je dis : Oui, je me sens merveilleusement bien ce soir.

L’amour pur et beau, l’amour avec un immense « A ». Ils dansaient enlacés tendrement. A cet instant de magique, ils ne pouvaient pas savoir qu’ils allaient être les victimes suivante du tueur en série qui s’attaquait aux couples en lune de miel à Niagara Falls et qu’ils allaient tous les deux mourir dans d’atroces souffrances


Dernière édition par Humbug le Sam 26 Sep 2015 - 7:06, édité 1 fois

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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:20

Chapitre 11 « Chambre 1408  »






Blue Moon Hôtel
10h20

Lorsqu’elle entra dans la chambre, l’agent Scully ne pu s’empêcher de regarder au passage le numéro de la chambre, « 1408 ». Ses yeux s’attardèrent inexplicablement sur ce numéro. Une fois de plus, la chambre d’hôtel était un véritable carnage et le spectacle, une boucherie. Le tout était difficilement regardable et certains policiers en eurent la nausée. Le premier commentaire fut exprimé par Mulder.
-Sa fureur et sa rage ont encore grimpé d’un échelon. Cette fois, il ne se contrôle plus. Il faut qu’on l’arrête coûte que coûte. Il se pourrait que la prochaine fois il s’attaque à d’autres sortes de victimes comme des enfants ou des vieillards, plus seulement des couples de jeunes mariés.
-Et que deviens ta théorie de l’incube, Mulder ?
-Mais je parlais de lui, à l’instant !
-Mulder ! Ce tueur doit absolument être appréhendé dans les plus brefs délais.
-Là-dessus nous sommes complètement d’accord.
Puis il se retourna vers le Shérif Payne, qui était là lui aussi et écœuré par le spectacle atroce qui s’offrait à lui.
-Où en est la recherche des suspects éventuels ?
L’homme de loi local regardait autour de lui et n’en croyait toujours pas ses yeux. Il pouvait percevoir l'échelonnement dans les degrés de perversité et la mise en scène des crimes de l’assassin. Ceux-ci étaient de plus en plus élaborés. Cette fois, il s’était laissé aller à un véritable déchainement de fureur, de violence et de haine. La tête de Patrick Kettering avait été découpée avec un long couteau de cuisine et trônait sur la commode tandis que les viscères de son épouse Ashley avaient été prélevés et disposées tout autour de la pièce, tels des indices pervers pour un jeu de piste macabre. A cet instant, il ressentait le plus profond des dégouts.
-On continue le tri dans les profils mais c’est un travail de fourmi. Il y a énormément de personnes qui correspondent à vôtre description dans cette ville. Des gens jeunes qui sont grooms, réceptionnistes, porteurs de bagages, chauffeurs, serveurs ou vendeurs et qui peuvent repérer des jeunes couples, ça pullule dans cette ville ultra-touristique. C’est pire que de chercher une aiguille dans une botte de foin.
-Vous pouvez éliminer les asiatiques, les latinos et les afro-américains. Le tueur est très certainement blanc car, en général, ils aiment chasser dans leur propre groupe ethnique. Précisa Scully.
-Pourquoi vous ne l’avez pas dit plus tôt ? S’étonna le Shérif.
Mulder répondit.
-On ne voulait négliger aucune piste. Gary Heidnick était caucasien mais n’enlevait et ne tuait que des femmes afro-américaines, ce n’est donc pas systématique, bien que Heidnick constitue la plus notable de ces exceptions. On ne vous à donc pas précisé ce fait pour éviter un profil trop précis qui pouvait s’avérer faux et nous faire passer à côté du tueur. Mais vu la vitesse à laquelle son mode opératoire évolue, il faut que nous aussi nous faisions évoluer nos méthodes de recherches. Il faut qu’on prenne des risques pour affiner le profil au maximum afin qu’il reste un minimum de noms dont on devra vérifier l’emploie du temps.
-OK ! Répondit le Shérif Payne.
-Vôtre liste comporte combien de noms, à l’heure actuelle ? Demanda Scully.
-Plus de 200 ?
-C’est beaucoup trop. Répliqua Mulder. Il faut que d’ici ce soir, il ne reste qu’une trentaine de noms pour qu’on puisse vérifier leurs emplois de temps discrètement et interroger leur patron sans éveiller les soupçons. Car s’il nous sait proche de lui, il disparaitra sans laisser de trace. Comme, nous le savons déjà, son allure passe-muraille est son meilleur atout.
Le Shérif Maximilian Payne pris la parole à son tour.
-Je pense que les caucasiens doivent représenter la moitié de la liste.
-Ca nous laisse encore une centaine de suspects.
-C’est encore au moins trois fois trop ! Répéta l’agent spécial comme une cinglante litanie. Si nous nous rendons dans tous les hôtels de la ville et tous les restaurants en interrogeant les gérants sur les emplois du temps de leurs employés ces derniers jours, on va se faire repérer à coup sûr et ce psychopathe va quitter la ville, recommençant dans un autre endroit à forte tendance touristique.
-Le problème c’est qu’il y a beaucoup de villes touristiques dans ce pays. Il y en a même partout. New York, Atlantic City, Las Vegas, La Floride, la Californie…Les cibles de choix ne manquent pas.
-C’est pour ça que nous devons le trouver et l’arrêter absolument avant son prochain forfait !
-Et vous pensez qu’il a déjà choisi ses prochaines victimes ? Demanda le Shérif, de plus en plus inquiet.
-Cela ne fait aucun doute. Et je pense même qu’il passera à l’attaque une nouvelle fois cette nuit. Il y a peu de chances que nous arrivions à sauver ses prochaines victimes mais il ne faut surtout pas qu’il en fasse d’avantage.


Dernière édition par Humbug le Mar 3 Jan 2017 - 18:09, édité 2 fois

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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:21



Chapitre 12 « Agression »





19h30

Tout en déjeunant dans un restaurant situé non loin de leur hôtel, ils observaient discrètement mais avec attention tous les serveurs qui correspondaient au profil. Sans compter qu’il fallait qu’ils affinent ce dernier au mieux et espéraient que d’observer ainsi les éventuels suspects leur apporterait peut-être une révélation, quelque chose auquel ils n’avaient pas pensé concernant l’assassin. Et ce fut Scully qui eu la première intuition qui les fit avancer.
-Tu sais, Mulder. Plus j’observe le balai des serveurs autour de nous et je pense que notre tueur ne fait pas partie des leurs.
-Pourquoi ? Demanda-t-il. Les horaires des agressions correspondent pourtant. Elles ont toutes lieu vers 2 heures du matin et à cette heure-ci le service du soir est fini et nôtre garçon-tueur a tout le temps de rentrer de chez lui, de prendre une douche et d’enfiler sa tenue d’incube.
-Je ne dis pas ça à cause des horaires mais du lieu des crimes.
-Comment ça ?
-Nous avons ciblé certaines professions car elles sont très souvent occupées par des hommes jeunes, ce qu’est nôtre tueur et nous avons inclus les serveurs car ils font parti des corporations qui peuvent observer les gens sans être vu, des gens couleur muraille qu’on remarque à peine et nous savons et c’est exactement ce qu’est l’assassin. Pourtant je ne sais pas, ça ne colle pas. Si le tueur était un serveur, pourquoi les assassinerait-il dans leur chambre d’hôtel plutôt que dans un coin reculé lors d’une ballade romantique ? Et puis comment fait-il pour entrer dans tous ces hôtels sans éveiller les soupçons des vigiles ou des réceptionnistes ? Je pense que l’assassin n’est pas un serveur ni un chauffeur de taxi, il faire partie du personnel d’un des hôtels de la ville.
-Excellente déduction Sherlock ! Reconnu Mulder. Je vais appeler le Shérif Payne en sortant du restaurant. Je pense que ta brillante intuition va encore réduire la liste des suspects de moitié.
-50 personnes, c’est encore au moins 20 suspects de trop Mulder.
-Je sais Scully. Tu veux un café ?
-Non merci, ça ira.
-Alors je paye l’addition, comme tout bon mari qui se respecte, et on y va. J’appellerais le Shérif depuis la chambre d’hôtel.
-OK, allons-y.
Et les deux agents se levèrent. Ils quittèrent le restaurant et continuèrent leur discussion sur le chemin du motel.
-Tu penses qu’on arrivera à le coincer, Mulder ?
-Nous sommes là pour ça et tous les flics de la ville sont sur le coup. Ca ne fait donc aucun ne doute qu’on l’identifiera, le tout est de savoir si on réussira à l’arrêter avant qu’il ne disparaisse dans la nature.
-Et surtout avant qu’il ne fasse d’autre victime.
-Là-dessus, j’ai des doutes. Car il récidivera à coup sur cette nuit et nôtre liste est encore bien trop étoffée. Mais dès demain matin, nous ferons le tour des hôtels, discrètement, et nous découvrirons lequel des employés qui corresponds au profil était en repos la nuit des crimes ou s’était fait porté pâle, bref, nous saurons lequel n’avait pas d’alibi les nuits des crimes.
-Pourquoi demain ? Pourquoi pas tout de suite ? Demanda Scully.
-A cette heure-ci, je ne pense pas que les patrons soient très coopératifs ! On va perdre nôtre temps !
-Mulder, je te croyais un peu plus pugnace que ça !
-Ca doit être la vie maritale qui me ramolli !
Ils étaient entrés dans leur chambre et, comme à chaque fois, Mulder avait allumé le détecteur d’intrusion aussitôt après avoir refermé la porte.
Comme il l’avait dit, l’agent spécial avait appelé le Shérif de la ville avec le téléphone de la chambre et lui avait transmis les dernières déductions de sa partenaire. Le Shérif était très content car sa liste de suspects diminuait comme de la peau de chagrin.
-Qu’est-ce que tu comptes faire ce soir, Scully ? Demanda-t-il à sa partenaire.
-Mulder, si tu me parles encore de cette histoire de devoir conjugal, je sors mon arme et je m’en sers contre toi.
-Non, non pas du tout, ma question était des plus innocente.
-Voilà quelque chose qui m’étonne au plus haut point. Mais je compte prendre une douche et regarder un peu la tv.
-Excellent programme ! Enfin tout dépend de ce qu’il y a à la télé ce soir.
-Je te laisse avec tes sarcasmes et je vais dans la salle de bains.
La docteur en médecine s’exécuta et Mulder alluma la télévision de la chambre. Lorsqu’elle sortie et retrouva son partenaire dans la chambre, ses cheveux étaient encore mouillés et elle avait enfilée un pyjama.
-Heureusement que tu ne dors pas avec une de ces crèmes verte et horrible.
-Disons que pour ce soir j’ai décidé de ne pas trop t’effrayer.
Dana Scully se glissa dans les draps de son grand lit king size tandis que Mulder pris ses quartiers dans le canapé. Ils regardèrent des documentaires animaliers sur la chaine du National Geographic et s’endormirent tous les deux un peu après minuit.
Mais soudain, un buzz répétitif et très désagréable se fit entendre. C’était le détecteur d’intrusion qui s’était mis en route. L’agent aux cheveux roux ressentit une très forte gêne au niveau de sa poitrine. Elle étouffait littéralement et ne pouvait plus respirer. Elle ouvrit les yeux et la lumière de la télévision encore allumée mais le son inaudible lui permis de distinguée une figure grimaçante qui la chevauchait. Des yeux jaunes, une figure horrible et un nez exagérément long. Le tueur-violeur se moquait du bruit, continuant son office sans paniquer le moins du monde.
-Muuldeer. Tenta-t-elle d’articuler.
Le bruit du détecteur réussi à réveiller son partenaire. Il vit une silhouette menaçante à califourchon sur sa collègue et brandissant un long couteau, tandis que sa partenaire émettait de faibles supplies.
-Scully !!!!!!!!!!!!!! Hurla-t-il.
Il se leva et s’empara du revolver de secours qu’il portait à la cheville car son arme de service était bien trop loin. En disant que l’assassin avait déjà repéré ses prochaines proies, il ignorait qu’il s’agissait d’eux, de leur faux couple, qui avait déambulé en ville et avait dû attirer l’attention du meurtrier. Le tueur portait un masque de carnaval vraisemblablement vendu pour halloween et c’était ce qui lui donnait cette allure menaçante et surnaturelle. Dans un réflexe quasi-paranormal, le tueur se retourna vers l’agent du FBI et lui sauta dessus, prêt à le transpercer de sa lame. L’arme de Mulder voltigea dans la chambre et les deux hommes se battirent sauvagement. L’agent spécial essayait de retrouver son souffle. Elle le regagnait à chaque seconde mais ressentait toujours cette gêne au niveau de la poitrine. Le tueur avait dû lui compresser les poumons en s’asseyant sur elle. La bagarre entre Mulder et le tueur au couteau continuait encore et toujours. L’agent réussi à désarmer son opposant mais ce dernier lui balança un coup de poing dans la mâchoire qui le sonna. Il reprit son couteau qui gisait sur le sol et surplombait Mulder. Il était à cheval sur lui comme il était sur Scully un peu plus tôt. Il leva son arme blanche avec la ferme intention de poignarder l’agent du FBI en plein cœur. Il tenait la lame très haute et à deux mains. Mulder, encore sonné, était à sa merci. Le couteau allait s’abattre sur lui lorsqu’une détonation résonna dans leur chambre. L’assassin s’effondra sur Mulder. Scully avait réussi à s’emparer du revolver de secours de son partenaire et avait rassemblé toutes ses forces pour sauver la vie de ce dernier. Une balle avait suffit pour tuer le monstre, la bête sanguinaire.
Une chose était sûre à présent, le tueur était hors d’état de nuire et la petite cité touristique de Niagara Falls allait pouvoir retrouver sa sérénité et dormir à nouveau sur ses deux oreilles.





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Re: Missing Files 10 Honeymoon

Message  Humbug le Mer 23 Sep 2015 - 17:22

Chapitre 13 « Les Survivants »






Appartement de Dana Scully – Georgetown – Washington DC
Jeudi 27 Aout 1992 – 21h11

L’agent Dana Scully et son partenaire avait tous les deux fait un séjour à l’hôpital à la suite de cette affaire. Ils avaient été soignés pour leurs blessures respectives : Scully pour un écrasement du thorax et Mulder pour de multiples contusions. Ils s’étaient sauvés mutuellement la vie mais cela n’avait pas été sans conséquences. Lorsque l’ancien profiler avec déclaré être sûr que le tueur en série avait déjà choisi ses prochaines victimes, cela ne lui avait pas traversé la tête une seconde qu’il s’agissait du faux couple formé par lui et sa partenaire. Ils avaient déambulés en ville, avaient été au restaurant ensemble et ils avaient dormi dans la même chambre et c’était comme ça que le meurtrier les avait repéré. Leur stratégie avait fonctionné, bien malgré eux.

La soirée était à peine entamée mais elle était déjà au lit, encore très faible après son agression. Elle ne dormait pas mais somnolait. Ses parents étaient venus la voir pour prendre de ses nouvelles mais elle les avait rassurés et ils étaient retournés chez eux. Charles lui avait téléphoné et elle l’avait également rassuré sur son état de santé. Bill et Tara, eux, ne savaient toujours pas qu’elle avait été agressé durant son travail car ils étaient en voyage de noces, à Hawaii. Elle était encore faible et avait eu un arrêt de travail d’une semaine délivrée par le médecin. Une gêne la perturbait toujours au niveau de la poitrine à la moindre respiration et encore plus si elle toussait ou baillait.
Soudain le téléphone sonna, c’était son partenaire Fox Mulder. De son côté, il avait refusé l’arrêt de travail du médecin, malgré ses blessures et était retourné au sous-sol du Hoover Building pour fouiller d’avantage cette affaire qui était demeurée bien nébuleuse jusqu’à leur agression. Il avait passé beaucoup de temps au téléphone avec le Shérif de Niagara Falls, Maximilian Payne.
-Scully ? Ca va ?
-Ca va Mulder. Quoi de neuf ?
-J’ai eu le Shérif Payne. Il m’a donné plein de nouvelles concernant nôtre affaire.
-Vas-y je t’écoute !
-Le tueur s’appelait Simon Peter Green. C’était le porteur de valises de notre motel et il est arrivé à Niagara Falls en début de saison.
Scully écoutait, silencieuse. Mulder enchaina.
-Il était originaire d’une petite ville du New Jersey et avait 26 ans. Mineur, il présentait toutes les caractéristiques du psychopathe classique. Vol avec violence, coups et blessures, pyromanie, plaintes pour tentatives d’agressions sexuelles et j’en passe. Nôtre profil est rigoureusement exact, Scully, nous avions vu juste sur tous les points. C’est un cas clinique et ce type présentaient toutes les caractéristiques de la récidive. Tu as bien fait Scully. Et puis tu m’as sauvé la vie. Merci.
-Tu m’as sauvé en premier, Mulder.
-Alors disons que nous sommes à un partout. Balle au centre. En tout cas je ne suis pas prêt de l’oublier, Scully. Je n’aurais jamais imaginé qu’en allant enquêter aux chutes du Niagara nous passerions tous les deux aussi près de la mort. Cet homme était un prédateur. Le Shérif Payne pense sincèrement qu’il a déjà fait d’autres victimes, quelque part. Des crimes qui étaient restés inexpliqués et impunis.
-C’est maintenant chose faite. Articula Scully, du fond de son lit.
-Oui. Il ne tuera plus personne, ça c’est certain. Et encore une fois, c’est grâce à toi.
-Mulder, ni ce ton reconnaissant ni cette attitude concupiscente ne te ressemblent.
-Je dois très certainement être encore perturbé par ce qui m’est arrivé. A moins que ce ne soit les calmants qui me shootent suffisamment pour m’occasionner un délire verbal.
Cette ironie arracha un sourire à l’agent spéciale.
-Ca doit surement être ça. Alors arrête tout de suite ces satanées pilules que je retrouve le « Mulder tête-à-claque » que j’aime tant détester.
Cette fois ce fut Mulder qui sourit. Malgré sa souffrance, Scully arrivait encore à avoir de la répartie et à lui tenir la dragué haute.
-Il faut encore que je te dise une chose, Scully.
Le ton de Mulder se fit tout à Coup plus grave.
-Quoi ? Si c’est pour me dire que nôtre mariage est un fiasco et que ton avocat me fera parvenir les papiers du divorce dans les prochains jours, c’était inutile de la préciser, je le savais déjà. Et puis avouons que c’était couru d’avance.
Mulder sourit à nouveau.
-Non Scully, ce n’est pas ça.
Elle s’inquiéta soudain.
-Vas-y. Je t’écoute.
-Le shérif a vérifié les emplois du temps de Peter Green pour les soirs des meurtres et il était effectivement en repos ou malade toutes les nuits où le « Prédateur du Niagara » a tué des couples.
-Et ?
Son attention décupla car elle sentait que son partenaire allait lui faire une révélation qui aurait l’effet d’une bombe.
-Il n’a pas d’alibi pour les nuits des crimes, sauf pour une nuit, Scully. La nuit du meurtre de Christopher Love et du viol de sa femme Robin. Et son alibi est du genre irréfutable.
-Il travaillait ?
-Pire que ça. Il était en repos ce soir là mais il est allé au Canada. Jusqu’au lendemain matin, 8 heures. Il a été positivement identifié par un douanier au poste frontière. Et c’est le même homme qui l’a vu à son retour sur le sol américain.
-Il avait surement un complice ?
-Cet homme travaillait seul, Scully.
-Alors tu penses à quoi ? A un incube ?
Mulder ne répondit pas.
-C’est vraiment ce que tu vas mettre dans ton rapport ?
L’agent demeurait silencieux. Sa partenaire avait compris mais il ne pouvait décemment confirmer. Pourtant, pour Dana Scully, ce silence assourdissant équivalait à la plus revendicative de toutes les approbations. Un démon ! Une créature de la nuit ! Telle était l’explication de son partenaire pour l’agression des Love. Il y avait pourtant d’autres solutions possibles, comme la présence d’un autre tueur à Niagara Falls, par exemple, mais non. Une fois de plus, Mulder avait pensé immédiatement à l’explication paranormale. Soudain, l’agent décida de sortir de son silence. Il comprenait l’agacement de sa partenaire.
-Je crois que tout le monde serait déçu si je mettais autre chose.

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