« Une carte de crédit valable toute la soirée ! »

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« Une carte de crédit valable toute la soirée ! »

Message  stefani le Mer 8 Juil 2015 - 20:56

Titre : « Une carte de crédit valable toute la soirée ! »
Auteur : Stéfani
Date de publication : 08/07/2015

Avertissement : G
Catégorie : S
Mots clés : R, MSR, UST…
Ship : ++
Nombre de pages (approximatif) : 3

Résumé : Hollywood A.D. Ce que j’imagine de la suite de cette soirée.

« Une carte de crédit valable toute la soirée ! »

Leurs rires résonnèrent dans la rue après qu’ils aient quitté le studio, laissant derrière eux les esprits du plateau valser jusqu’au bout de la nuit. Comme un présage.
« Alors, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? » s’enquit Dana alors qu’ils déambulaient lentement, toujours main dans la main, au milieu des passants. « Chinois, japonais, mexicain…Mc Do ? » taquina-t-elle.
Cette façon inédite de se tenir en public leur paraissait ce soir naturelle. Ils avaient tous deux ce même sentiment d’atteindre le point culminant de toute l’amitié qu’ils éprouvaient si fortement l’un pour l’autre. Il allait falloir inventer la suite.
Tout était simple, sans fausse note. Complétement différent de l’horrible projection qu’ils avaient eu de leurs deux contrefaçons se léchant le minois. Non, il ne s’agissait là que de caricature et de mauvais goût. La vérité, c’est que cela pouvait être aussi simple et beau que cela. Une promenade main dans la main sur Hollywood Boulevard…quoique peut-être un peu trop « Bling-bling » ce lieu, mais qu’importe. Ce n’est pas l’image qu’ils renvoyaient qui importait mais les vibrations qu’une telle situation déclenchait au plus profond de leur être. Des vibrations qui leur faisaient entrevoir l’unisson.
Aucune raison de rester sage ce soir. Mulder choisit un grand restaurant aux lustres éblouissants, aux nappes sans faux pli, aux serveurs policés…en apparence seulement…
A peine installés, un jeune homme à l’allure guindée, aux airs efféminés, tiré par quatre épingles – comme tous ses collègues – vint se présenter à la table des deux agents. Tout en leur tendant les prestigieux menus, il se permit une remarque : « je ne vous imaginais pas comme cela dans la réalité ! ». Puis s’éclipsa, non sans adresser à Mulder un clin d’œil, d’un air amusé. Cette courte séquence ne manqua pas de ranimer la fureur de ce dernier.
« J’ai bien entendu ? » demanda-t-il à sa partenaire.
« C’est sans importance, Mulder…champagne ? »
Un grand cru leur fut apporté en guise d’apéritif par le serveur effronté.
« Précisez votre pensée, jeune homme », lui lança Mulder avec défit.
« Hum… » Le serveur regarda autour de lui puis continua, sur le ton du secret : « Eh bien, Tea Léoni, passe encore, mais vous…vous êtes bien plus beau que Gary Shandling ! ». Second clin d’œil. Et Scully approuva avec une tendresse amusée.
Voilà qui calma le brave agent et le détendit pour le reste de la soirée. Tout comme la quantité impressionnante de champagne que lui et sa partenaire descendirent en l’espace de quelques heures. « Sur le compte du patron ! ». Cela les faisait beaucoup rire !
La sortie du restaurant fut nettement plus floue que ne l’avait été l’entrée.
Ils décidèrent de faire un tour en ville avant de s’en retourner à l’hôtel.
Ils se sentaient bien. Bras dessus, bras dessous, ils déambulaient, heureux d’être ensemble dans ce décor édulcoré. Quelque sensation nouvelle faisait battre joyeusement leurs cœurs.
Doucement une petite musique s’insinua au creux de leurs oreilles. Un son de cuivre vibrant et de plus en plus prégnant se mit à résonner. Puis ils arrivèrent à la hauteur de ce trompettiste de Jazz qui donnait à la rue une ambiance poétique…presque surréaliste.
Quelques badauds s’étaient arrêtés pour profiter de ces airs rythmés. Le couple d’agents en fit de même.
Scully se laissa bercer par les douces notes bleutées, tant et si bien que ses yeux se fermèrent, ce qui lui permit d’apprécier encore plus intensément la douceur de cet instant.
Soudain, alors que son esprit s’évadait, une sensation la fit revenir dans son corps. Il s’agissait du contact des bras de son ami contre les siens. Contre le dos de Scully, Mulder était venu s’enrouler doucement. Après une seconde de surprise, Scully se laissa aller, posa la tête sur l’épaule de Mulder, ferma les yeux et sourit légèrement, tout en étant persuadée que Mulder en faisait de même.
La douceur des airs qui s’échappaient talentueusement du cuivre du musicien se mêla à la chaleur que suscitait le geste de Fox. Rien ne pouvait perturber cet instant de parfait harmonie…ou plutôt si, une chose. Enfin, une personne : l’assistant de production ! Lui-même. Il passa une main sur l’épaule de son agent masculin et balança : « Je suis ravi de voir que vous profitez enfin des plaisirs hollywoodiens ! »
Les deux agents firent volte-face et sourirent bêtement, toujours sous les effets de ce que la carte de crédit du FBI leur avait permis de consommer.
« C’est un peu grâce à vous, Skin Man ! » répondit Mulder. Il ne se fit pas reprendre cette fois.
« Nous étions sur le point de rentrer » poursuivit Scully, quelque peu embarrassée par la réplique de Mulder.
Pour le directeur, accompagné de la brune qui avait regardé le film à ses côtés plus tôt dans la soirée, la nuit ne faisait que commencer.
Pour nos deux agents aussi, mais ils ne le savaient pas encore.
Ils quittèrent leur patron ainsi que le jazzman et poursuivirent leur marche en direction de l’hôtel.
En franchissant le seuil de l’établissement, chacun d’eux se demandait comment cette belle soirée allait finalement se clore. Ils n’imaginaient rien. Ils dévoraient le moment présent. C’était tellement inhabituel !
Ils avancèrent silencieusement jusqu’à l’ascenseur. Mulder ayant quelques pas d’avance sur Dana, il appuya sur le bouton d’appel. Une fois à l’intérieur, il se retourna vivement vers sa partenaire et posa sur elle le regard du chercheur de trésor qui vient d’accomplir sa destinée. Scully, toujours sous l’effet des petites bulles et quelque peu gênée par la soutenance de ce regard, laissa échapper un nonchalant « quoi ? ». Ce fut le signal de départ de la course de Mulder vers ses lèvres. Répondant avec impulsivité à l’interrogation de sa collègue, il saisit son visage entre ses mains et posa un baiser vif et fougueux sur ses lèvres. Puis elle agrippa ses mains qui avaient commencé leur descente vers la naissance de son cou. Elle s’écarta de quelques millimètres comme pour reprendre son souffle coupé par la surprise de ce baiser tant attendu et à la fois inespéré. Elle planta son regard dans celui de Mulder. Profondément.
Puis, dans le même élan que celui qui avait animé son collègue, elle vint à nouveau goûter à ses lèvres, dans un baiser empressé.
« Ding ! »
C’est ce moment que l’ascenseur avait choisi pour ouvrir ses deux battants sur le majordome qui se trouvait là.
Comme si la touche « pause » avait été enfoncée, le couple se stoppa net. Le majordome, se raclant la gorge, vint se poster à leur côté. Il leur restait trois étages à gravir avant que la situation ne devienne un peu moins gênante.
« Ding ! »
Ils sortirent de l’ascenseur et avancèrent vers leurs chambres mitoyennes en silence. Ils ne savaient plus. Où reprendre ? Comment se regarder ?
Scully trancha. Elle attrapa la main de Mulder en y exerçant une pression qui l’attira vers elle. Elle caressa alors sa joue et attendit qu’il se penche vers elle pour l’embrasser. Un vrai baiser de cinéma. Long, langoureux.
Elle n’avait pas lâché sa main et, par une pression supplémentaire, accompagné d’un regard éloquent, l’invita à le suivre dans sa chambre…

« Je sais qu’au cours d’une certaine nuit, vous avez invité Mulder dans votre lit »

stefani
Doublure de Diana Fowley

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Date d'inscription : 24/06/2015

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