X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

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X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 17:55

Titre : X-Files Résurrection 1 Le Fils Prodigue

Auteur : Humbug

Avertissement : R (c'est quand même un peu violent)

Catégorie : X

ship : ++

Résumé : Nous sommes en 2015 et le FBI a de nouveau besoin de Mulder et Scully, pour une affaire qui les touche de très très près. Mais seront-ils d'accord et surtout...Ont-ils vraiment le choix ?



Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas.




X-Files



Resurrection






Episode 1





«Le Fils Prodigue»








Chapitre 1 « La Proie»





St Paul - Minnesota
Jeudi 2 Avril 2015 -19h02


Le ciel était rouge sang et le soleil n’allait pas tarder à disparaitre derrière les grands arbres de l’Union Park. La température n’était que de quelques degrés au dessus de zéro. 3 ou 4, pas plus.

Tony Giardelli, un vétéran de la guerre en Afghanistan qui était revenu amputé de la main gauche venait d’en finir avec sa réunion hebdomadaire des anciens combattants. Suite à un choc post-traumatique et à sa mutilation, l’armée lui versait une pension d’invalidité et l’avaient inscrit à un groupe de parole qui rassemblait d’autres vétérans ainsi qu’un thérapeute, le Docteur Edwards. Cette semaine avait été particulièrement difficile pour lui car il avait évoqué au court de la séance la sensation de son membre fantôme. En effet, tous les amputés ressentaient à un moment ou à un autre la présence fantomatique de leur membre absent. Cela se traduisait par des picotements accompagnés de démangeaisons. L’ancien Sergent avait l’impression que sa main était toujours reliée à son bras et qu’il pouvait interagir avec ce membre qui n’était plus là, fermer son poing, par exemple, ou rapprocher ses doigts. C’était une sensation que ressentaient les trois quarts des amputés. C’était relativement douloureux dans la majorité des cas et cela empirait avec le stress ou l’anxiété, mais la fréquence et l’intensité de ces sensations diminuaient heureusement avec le temps.

Giardelli était grand, 1,88m, et il fut le quater back de l’équipe de football de son lycée. Il avait eu une bourse universitaire pour continuer à jouer au football mais il avait tenu à s’engager dans l’armée et à être envoyé au front, en première ligne. L’explosion d’une mine alors qu’il effectuait une mission avec son unité dans les alentours de Kandahar, au sud du pays, avait scellé son destin à jamais. Ce jour là, deux hommes de sa compagnie avait péri et un autre fut amputé, de la jambe droite celui-là. Ils avaient été rapatriés au pays en urgence et les blessés avaient été soignés. Le Sergent Giardelli avait eu une médaille d’honneur qui lui avait été remise par le président des États-Unis mais son ami le Lieutenant Jared Ward n’avait pas supporté la perte de sa jambe et s’était suicidé. C’était à la suite de cet évènement que le vétéran avait souhaité participer à ce groupe de parole. Avant cela, il n’avait jamais voulu y prendre part, pensant pouvoir gérer tout seul son retour à la vie civile. Mais ce n’était pas aussi facile, une infirmité et le douloureux souvenir de la perte d’amis pendant leur devoir, ajoutant à sa difficulté de redevenir un citoyen lambda.

Ce soir là, il portait un épais manteau bleu foncé et remontait St Peter Street pour rentrer chez lui, à pieds. L’association des anciens combattants qui organisait les réunions des groupes de parole se trouvait au bord du Mississippi, le long de Shepard Road, en face de Raspberry Island. Son appartement n’était qu’à quelques centaines de mètres, au croisement de la 6eme rue West et de St Peter. Ses yeux étaient visés au macadam et il ne regardait pas vraiment devant lui. Aux deux tiers du chemin, il se fit légèrement bousculer par une femme, au niveau de son bras amputé.

-Excusez-moi !

Elle ne l’avait pas fait exprès. C’était une femme jeune et blonde avec une apparence plutôt chic. Elle portait un manteau de grande marque et des bijoux. Ses chaussures à talons aux dessous rouges faisaient un bruit répétitif sur le trottoir. La majorité des femmes de sa condition pouvaient avoir peur de circuler, seule et à pieds, le soir, en ville, mais pas elle. En réalité, elle traquait sa proie. Après avoir bousculé le vétéran, elle se retourna et su que c’était lui. Ses yeux changèrent de couleur et devinrent dorés. La proie du prédateur insoupçonnable apparaissait toujours en couleur dans son champs de vision tandis que tout le reste, y compris les autres passants, étaient en noir et blanc .

Son choix était fait. La génétique s’était chargée de ce dernier. Mais l’ancien combattant ne s’était rendu compte de rien. Il continua son chemin et arriva enfin au pied de son immeuble. Il y pénétra dans la foulée, sans savoir qu’il était observé par les yeux dorés d’un prédateur aux cheveux blonds et mi-longs. Il monta les escaliers en bois, poussiéreux et grinçants, jusqu’au quatrième étage et s’arrêta sur le palier, pour reprendre son souffle et trouver ses clés dans sa poche. Il s’en empara enfin, les faisant tinter et repris sa marche jusqu’à la porte de son appartement, le numéro 42. Il déverrouilla la porte et entra, refermant à clé juste derrière lui. Il disposa même la petite chaine qui entravait la porte. Le quartier, plutôt mal famé, lui faisait peur. Il redoutait de se faire prendre à partie ou tabasser par des bandes de jeunes, qui trainaient là et dealaient au pied de l’immeuble, du début de l’après-midi jusque tard dans la nuit. Il était grand et fort mais son handicap l’empêchait de se défendre comme il l’aurait voulu face à de jeunes gens violents, déterminés et très certainement armés.

Après avoir enlevé son épais manteau, il alla dans sa petite cuisine. Son appartement était des plus spartiate, tant du point de vue du confort que de la décoration. Il sortie une casserole et y versa de l’eau puis alluma sa plaque de cuisson. Ce soir, il voulait manger des pâtes, des pennes. Mais le prédateur à l’allure distinguée s’était rapproché de lui. Elle avait réussi à se glisser dans son conduit de ventilation et commençait à dévisser la grille, depuis l’intérieur de la gaine aussi grasse et poussiéreuse qu’étroite. On avait beaucoup de mal a imaginer la jeune femme qui l’avait bousculé quelques instants plus tôt et portant des Louboutin déambuler dans l’étroitesse de son système d’aération mais c’était pourtant le cas. Et pendant qu’il remuait les pâtes dans la casserole, elle s’était extraite du conduit. Il n’avait toujours pas la moindre idée qu’une redoutable prédatrice avait réussi à pénétrer chez lui, malgré le double verrouillage. Elle n’avait plus ses chaussures de luxe, ni son manteau griffé. Elle était à présent en combinaison noire et moulante, sa « tenue de combat ».

Giardelli ne se doutait de rien et eu la peur de sa vie lorsqu’il se dirigea vers son salon avec une assiette et des couverts pour aller manger dans son canapé, devant la tv. Il tomba nez à nez avec l’inconnue aux yeux tout aussi dorés que ses cheveux. Il en fit tomber son assiette sur le sol et elle se brisa. Elle l’attrapa au cou, l’étranglant de toutes ses forces. Sa puissance dépassait de loin l’apparence de sa frêle silhouette. Le vétéran mutilé se débattait comme il pouvait mais il ne pouvait rien face à la force et à la détermination de l’adversaire féroce qui lui faisait face. Au bout de trois minutes de vaine lutte, l’ancien sergent expira et s’écroula sur le sol de son appartement, juste au niveau de la porte qui séparait sa cuisine du couloir menant au salon. La femme mystérieuse se pencha alors sur lui et le chevaucha. Elle le déshabilla en lui arrachant sa chemise puis entreprit de lui arracher le foie à mains nues et de le dévorer sur place, dans un déferlement de barbarie qui contrastait grandement avec son apparence BCBG.

L’homme gisait dans son sang tandis qu’elle dégustait avec gourmandise le foie de sa victime. Ses yeux étaient toujours aussi dorés que le soleil. Quand elle eu enfin fini son festin de glande hépatique, elle ressortie de l’appartement de l’infortuné Giardelli puis de son immeuble en faisant le chemin inverse, dans le système de ventilation, laissant la porte d’entrée fermée et verrouillée, la chainette bien en place. Elle réussi à replacer les vis de la grille d’aération, laissant sa victime exsangue et débarrassée de son foie, tandis que son logement était entièrement verrouillé de l’intérieur, sachant qu’elle allait confronter la police à un mystère digne du « Double assassinat dans la rue Morgue » d’Edgar Allan Poe, à ceci près qu’ici le coupable n’était pas un singe mais un être humain, enfin si l’on pouvait vraiment parler d’être humain dans ce cas là.

Juste avant de repartir par où elle était venue, la bête avait laissé un message, sur le miroir de la salle de bain, écrit avec le sang de sa victime. C’était un simple chiffre : « 1 ».



Dernière édition par Humbug le Mer 19 Aoû 2015 - 8:12, édité 5 fois

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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 17:59

Chapitre 2 « La Secte de Dothan  »






J. Edgar Hoover Building – Siege du FBI – Washington D.C
Lundi 6 Avril 2015

L’agent spéciale Black regardait avec attention les photos de la scène de crime. Un endroit fermé de l’intérieur, une strangulation et un foie humain arraché à mains nues, voilà qui n’était pas banal, même pour elle. Rien qu’avec ces simples clichés, elle avait réussi à entrer dans la tête du tueur, ou plus exactement de la tueuse pour voir à travers ses yeux. Et ce qui la perturba dès les premières secondes ce fut la vision qu’elle eut de la victime, Tony Giardelli, en couleur, avec un environnement en noir et blanc. Elle ne comprit pas pourquoi et cela la troubla. Ce genre de vision était inédit pour elle. Soudain son partenaire apparut. C’était l’agent spécial Darren Wright.

-Déjà au boulot mademoiselle Black ?
-Ouais. Mais cette affaire là est vraiment différente.
-J’ai l’impression que tu dis ça toutes les semaines.

L’agent Black était grande avec les cheveux très noirs et très bouclés, elle était assez jeune pour une agent spéciale du FBI, 24 ans, tandis que son partenaire était plus âgé qu’elle de huit ans. Il était grand et roux avec les cheveux très courts, tel un militaire. Il portait un costume sombre, tout comme elle. Elle n’avait pas de cravate mais portait un pantalon, une veste et un chemisier blanc.

-C’est vrai mais là, c’est vraiment un truc de fou !
-Je te signale que tu dis ça aussi toutes les semaines.

Jordan Black sourit.

-Arrête de me charrier, même si j’avoue que tu as raison. Mais ce n’est pas de ma faute si on est aux affaires non-classées, des dossiers dont personne d’autre ne veut et qui n’ont aucune explication logique ou rationnelle.
-Et oui, nous sommes le dernier rempart face aux mutants en tout genre, aux créatures de tous poils et aux phénomènes inexpliqués. Et vu qu’on vit dans un monde où tout trouve une explication logique et scientifique, je pensais qu’on n’aurait pas beaucoup de boulot mais force est de constater que je me trompais.
-C’est une question d’habitude !
-Ahah, très drôle, agent Black !
-Mais trêve de plaisanterie, regarde ces photos.

Elle tendit les clichés à son partenaire. Les yeux du docteur en épidémiologie sortirent de leurs orbites.

-Mais c’est une véritable boucherie ! C’est un animal qui a fait ça !
-Pour une fois, je suis bien d’accord avec toi.

Soudain, le Smartphone de l’agent aux cheveux noirs se mit à vibrer. Elle venait de recevoir un message de son père. Elle s’empara du téléphone et regarda le sms.

« Comment ça va ma chérie ? »

Elle eut un large sourire. Elle adorait son père, un ancien membre du Bureau, un de ses profiler les plus éminents et célèbres. Elle s’apprêta à répondre quand un agent arriva en trombe, cogna deux coups à la porte et entra sans attendre de réponse dans le bureau des pensionnaires des X-Files.

-La Directrice-Adjointe Raines vous veut en salle de briefing 1 !
-Quand ? Demanda Jordan Black, pour savoir si elle avait le temps de répondre au texto de son père.
-Maintenant !

Et l’agent disparut. Darren Wright se leva, imité par l’agent Black. La Directrice-Adjointe ne pouvait pas attendre, c’était hors de question. Mais la jeune profiler répondit quand même à son père adoré tout en marchant vers la grande salle de réunion.

« Tout va bien pap’s ! 2 grosses affaires en même temps ! Je t’aime. A+ »

Et elle rangea son téléphone dans la poche de son pantalon.


Il y avait plus de 20 agents spéciaux dans la salle de briefing 1, la plus grande salle de tout le Hoover Building. Black et Wright étaient au premier rang. Ils faisaient face à leur supérieur et à un grand écran LED, accroché au mûr. La D.A Raines, une femme brune ayant dépassé la cinquantaine, appuya sur la télécommande et les agents virent des images visiblement prises en caméra cachée. On assistait à la réunion de membres de ce qui ressemblait fortement à une secte. Un homme aux cheveux gris et aux yeux d’acier très perçants, habillé avec une sorte de drap, se tenait sur une estrade et haranguait la foule de ses fidèles. Sa voix affichait un calme et une détermination qui faisaient froid dans le dos.

-L’heure est venue mes frères ! L’heure était proche, mais maintenant le jour est là. C’est la seconde venue et c’est le temps du sacrifice. Notre seigneur nous ouvrira grand les bras de sa miséricorde quand les impies et les infidèles qui peuplent ce monde corrompu périront dans les flammes du jugement dernier et verront leurs âmes errer pour l’éternité dans les méandres de l’enfer.

L’agent Black eut des frissons d’effroi, elle ne connaissait que trop bien ce discours apocalyptique qui avait couté la vie à sa mère lorsqu’elle avait huit ans. C’était pour arrêter ce genre d’illuminés et de psychopathes qu’elle avait rejoint le FBI, comme l’avait fait son père autrefois. Soudain, le prédicateur laissa la place à un jeune homme, un adolescent d’une quinzaine d’années. Il était plutôt grand pour son âge et très mince. Ses yeux étaient clairs et ses cheveux, châtains. Il était monté sur la scène et pointa son bras droit vers une personne au premier rang, en fauteuil roulant.

-Lève-toi, jeune fille ! Asséna-t-il.

Il leva son bras, sa paume dirigée vers le ciel, et la fidèle handicapée se leva miraculeusement. Ses pieds quittèrent même le sol sous les yeux médusés des adeptes et des agents qui regardaient la vidéo.

-Heureusement que William est avec nous. Avec lui, nous sommes les protégés du Seigneur et son envoyé nous guide au cœur du labyrinthe des tentations terrestres.

La Directrice-Adjointe appuya sur « Pause ». L’agent Black regarda attentivement l’adolescent. Son visage lui disait irrémédiablement quelque chose.

-Ce groupement sectaire appelé « Les Enfants du Miracle » est basé dans un ranch de Dothan en Alabama qui a été transformé en forteresse par les membres. Ils sont classés comme Secte Apocalyptique.
-Je croyais qu’après 2012 et la fin des prédictions apocalyptiques du calendrier maya, ce genre de groupuscule n’avait plus lieu d’être ? Demanda l’agent Darren Wright.
-C’est le cas, mais les gourous ne s’arrêtent malheureusement pas tous aux dates et réussissent à fanatiser des fidèles au-delà de toute considération chronologique. Seule compte leur emprise totale sur un groupe de personnes plus ou moins fragiles.
-Et vous pensez que cette secte est dangereuse ? Interrogea Jordan Black.
-Oui ! Notamment à cause des pouvoirs apparemment réels de cet adolescent, William Kennedy.

La jeune femme regarda à nouveau l’image fixe du jeune garçon.

-Comment ? Ses pouvoirs vous semblent réels ?
-C’est une plaisanterie ? Ajouta l’agent Warren.
-D’après notre agent infiltré dans la secte, grâce à laquelle nous avons pu obtenir ces images, il n’y a aucun trucage dans ce que vous venez de voir. Tout est authentique et c’est pour ça que ce groupuscule constitue notre priorité numéro 1. Vous laissez tomber pour l’instant toutes vos affaires en cours, jusqu’à ce que nous ayons évalué la menace avec précision et que tous ces gens dont on a lavé le cerveau soient en sécurité. Quand tout sera fini le jeune William Kennedy devra être soumis à des tests afin de découvrir d’où proviennent ses dons.

Soudain, l’agent spéciale Jordan Black eut une révélation.

-Je suis complètement d’accord avec vous, madame la Directrice-Adjointe, mais je crois savoir qui est ce jeune homme et d’où viennent ses pouvoirs. Il ne s’appelle pas Kennedy et je pense connaitre l’identité de ses véritables parents.


Dernière édition par Humbug le Jeu 20 Aoû 2015 - 8:09, édité 2 fois

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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:00

Chapitre 3 « Les Parents »






Bureau de la Directrice-Adjointe du FBI – Hoover Building - Washington DC
10h30

Les agents Wright et Black faisaient face à leur supérieur, la Directrice-Adjointe Wilhemina Raines, une femme droite comme un « I » qui avait grimpé les échelons du FBI un à un. Elle avait dû son poste à son sérieux, sa dévotion et son opiniâtreté mais aussi à sa disponibilité. Elle était célibataire et sans enfant. Elle avait choisi de privilégier sa carrière au mépris d’une éventuelle vie de famille. Enfin pas exactement. En réalité, elle n’était pas vraiment célibataire, elle vivait avec une femme depuis presque vingt ans mais n’en parlait jamais, cela ne regardait personne au Bureau. Elle faisait une distinction très nette entre sa vie professionnelle et sa vie privée et c’était justement cela qui lui avait valu une carrière aussi exemplaire et d’aussi bonnes notes à ses évaluations. Elle avait été nommée au poste de Directrice-Adjointe par James Comey en Septembre 2013, très peu de temps après la nomination de ce dernier au poste de Directeur du FBI par Barack Obama. L’ironie de l’histoire était que Comey, un républicain, avait été nommé par Obama, un démocrate, tandis que Raines, une démocrate avait été choisie par Comey. Une belle preuve que l’appartenance politique ne faisait pas tout dans une carrière au service de l’État. Une chose était sûre, La D.A Raines méritait son poste et elle était très respectée par ses collègues, ses subordonnés et par sa hiérarchie au sein du FBI. Mais l’une des décisions qu’elle avait prise au bout de six mois d’exercice avait causé quelques remous au sein de l’administration du Bureau. En effet, elle avait décidé de rouvrir le service des affaires non-classées après un abandon de plus de dix ans. La section des X-Files avait été fermée à la suite de la démission simultanée de ses deux enquêteurs, John Doggett et Monica Reyes en 2003. Ils avaient tous les deux quitté le FBI le même jour sans préciser les raisons de leur décision. Mais, dès sa nomination en 2013, Wilhemina Raines avait pour projet de rouvrir ce service car elle avait eu l’occasion de rencontrer le duo le plus fameux de ce service au début des années 90. Ils lui avaient fait forte impression et lorsqu’elle eut enfin la possibilité de proposer la réouverture du service des affaires non-classées, elle le fit immédiatement. Cela fut mis en ballotage six mois mais finalement, elle obtint gain de cause auprès du Directeur. Elle voulait reformer un duo mixte composé d’un ou d’une scientifique et d’un agent ouvert aux phénomènes inexpliqués, comme c’était l’habitude dans ce service. Elle avait mis plusieurs semaines à trier les dossiers de ses agents spéciaux pour trouver les deux perles rares qui intégreraient ce service qui lui tenait tant à cœur. Elle avait fini par jeter son dévolu sur un épidémiologiste qui travaillait pour le FBI depuis cinq ans, le Docteur Darren Wright, et sur la jeune spécialiste des profils et du comportement criminel, Jordan Black. Ils lui faisaient tous les deux face, assis côte-à-côte dans le vaste bureau de la Directrice-Adjointe, tandis que cette dernière posa sur le bois massif quelques feuilles de papier.

-Je suis en train de regarder vos statistiques de résolutions d’enquêtes aux affaires non-classées et elles sont impressionnantes, bravo !
-Merci ! Dit l’agent Black avec un petit sourire et un ton légèrement satisfait.
-Depuis presque un an que ce service est à nouveau actif, vous avez fait un excellent travail mais je ne vous ai pas convoqués pour ça.

Les deux agents se regardèrent, interloqués. Leur supérieure poursuivit.

-Lors du briefing sur la Secte des « Enfants du Miracle », vous avez dit que vous connaissiez le dénommé William Kennedy, agent Black ?

La profileuse aux cheveux de jais fit un nouveau sourire de satisfaction. Elle était fière comme un coq.

-C’est exact !

Son partenaire la regarda fixement et avec étonnement. Elle ne lui avait jamais parlé de cet adolescent qui avait l’air de posséder des pouvoirs paranormaux depuis plusieurs mois qu’ils travaillaient ensemble.

-Pourriez-vous préciser ?
-Bien sûr. Quand je suis arrivée au service des affaires non-classées, j’ai parcouru tous les dossiers et certains m’ont plus marqué que d’autres. Je me suis aussi fortement intéressée aux anciens agents de ce service, mes prédécesseurs et j’ai appris qu’ils ont eu un destin particulièrement tragique.
-Disons que l’époque n’était pas la même ! Répliqua la Directrice-Adjointe. Malgré leur dévotion et leur talent, ceux qui vous ont précédé ont été en quelque sorte, une « Génération Sacrifiée ». Mais qu’est-ce que cela a à voir avec la Secte de Dothan ?
-Je vous ai dit que je connaissais cet ado et que je savais qui était ses parents. Il a eu plusieurs familles adoptives mais je connais ses parents biologiques. Vers la fin de l’année 2012, il a fugué et ses derniers parents d’adoption, les Kennedy ont lancé un avis de recherche. Il avait onze ou douze ans à l’époque mais je suis sûre que cet adolescent de quatorze ans, ce William Kennedy, est bien le même que celui qui a disparu en décembre 2012. Et si c’est bien lui, ses parents vont nous être d’une grande utilité pour établir un contact avec lui.
-Mais qui est-il au juste et pourquoi vous vous êtes intéressée à ce point à cet enfant ?
-Tous simplement parce qu’en 2012, il aurait dû être l’un de nos sauveur si les Extra-terrestres nous avaient envahi et avaient provoqué l’Armageddon.
-Ne me dis pas que tu as cru à toutes ces histoires ? L’interpela son partenaire scientifique.
-En tout cas, certains y ont cru ! Et puis les pouvoirs de l’adolescent sont réels, La Directrice-Adjointe nous l’a dit ! Je pense, personnellement que si l’on veut empêcher le gourou de cette secte de provoquer un suicide collectif de tous ses adeptes ou même pire, le jeune William est la clef ! Or, nous arriverons davantage à le faire basculer de notre coté si ses véritables parents sont avec nous.
-Et vous savez où les trouver ?
-Je pense que oui.
-Alors vous avez carte blanche. Vous avez 48 heures pour retrouver les parents naturels de ce William Kennedy et les persuader de nous aider à faire venir leur fils de notre côté pour que nous puissions arrêter les agissements de Johanes Wotan-Jones, le psychopathe qui sert de gourou et de guide à ce groupuscule ultra-dangereux.
La jeune agent aux cheveux noirs regarda à nouveau son partenaire avec un large sourire et des yeux emplis d’excitation.
-Aucun problème, c’est comme si c’était fait.


Dernière édition par Humbug le Ven 5 Juin 2015 - 21:27, édité 1 fois

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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:01



Chapitre 4 « Le Retour de Mulder et Scully »





Logan, 132 Kilomètres au Nord de Salt Lake City - Utah
Mardi 7 Avril 2015 - 13h10

La petite municipalité de Logan était située à l’extrême Nord de l’Utah. Elle était le chef-lieu du Comté de Cache et avait la particularité d’abriter l’université de cet État. Cette petite localité d’un état qui était avant tout  rural avait également le privilège d’avoir vu naitre Kip Thorne, un physicien théoricien, un expert des applications de la relativité générale d’Albert Einstein. Mais si les agents spéciaux Black et Wright avaient pris l’avion depuis la capitale fédérale pour se rendre dans ce lieu peu connu de l’Amérique profonde, ce n’était pas pour voir sa maison natale, pas du tout. Cela n’avait même rien à voir avec l’astrophysique. Quoi que.

-Comment tu sais que les parents de l’ado vivent bien là ? Demanda Darren Wright.
-T’inquiète, j’ai mes sources !

Ils étaient en voiture, devant une maison isolée, entourée d’arbres et c’était la jeune femme qui était à la place du conducteur.

-Allez, on y va ! Dit Jordan Black en tapant des deux mains sur le volant.

Elle ouvrit la portière et sortit, imitée par son partenaire.

-On va se faire bouler, j’en suis sûr ! Dit-il, sceptique comme à son habitude.
-Comment tu le sais ? Tu as des dons de voyance ? Espèce de rabat-joie.

Ils avancèrent tous les deux vers la petite maison peu entretenue. Devant la porte, ils étaient quelque peu gênés, mais l’agent Black frappa plusieurs coups énergiques. Après une bonne minute d’attente, un homme grand et châtain vint leur ouvrir. Ses cheveux couvraient ses oreilles et sa barbe avait une bonne semaine.

-Nous ne sommes pas intéressés ! Leur dit-il en pensant que c’étaient des vendeurs au porte à porte ou des gens qui faisaient la quête.

Les deux agents sortirent alors leur badge et l’homme écarquilla les yeux.

-FBI ! Agents Black et Wright ! Dit la jeune femme.

Le grand homme commençait à leur fermer la porte au nez.

-Nous ne sommes toujours pas intéressés ! Répéta-t-il d’un air blasé.

L’agent Black paniqua à l’idée de ce refus cinglant.

-Attendez ! Nous travaillons aux affaires non-classées !

L’inconnu arrêta son geste et esquissa un léger sourire.

-Ça, ça m’étonnerait !
-C’est la vérité, je vous assure !

Il les dévisagea.

-Un roux, une brune, effectivement c’est crédible.

Et il recommença à fermer la porte. L’agent Black paniqua à nouveau tandis que son partenaire était résigné.

-Je vous connais, agent Mulder !

Il arrêta de nouveau son geste. Elle profita de l’occasion pour enchainer.

-On s’est croisés quand j’avais 8 ans et demi. C’était le 31 décembre 1999. Je suis la fille de Frank Black, l’homme qui vous a aidé à coincer le nécromancien et à définitivement éradiqué le groupe Millennium de la surface de la terre.

L’homme tenait toujours la porte d’entrée et se retourna, parlant fort.

-Scully, tu ne me croiras jamais. Un fantôme du passé vient de resurgir.

Puis il se retourna vers ses deux interlocuteurs.

-Je ne suis plus agent, au cas où vous ne le sauriez pas !
-Nous le savons, mais pour beaucoup de gens, vous resterez toujours l’Agent Fox Mulder.
-Vous êtes du genre nostalgique, vous !

Le mythique agent des X-Files n’avait pas perdu son gout pour le sarcasme. Soudain, une femme aux cheveux mi-longs et roux fit son entrée, à ses côtés. Le visage de l’agent Black s’illumina.

-Agent Scully !
-Je ne suis plus agent du FBI depuis plus de 10 ans ! Répliqua la femme rousse.
-C’est ce que je lui ai dit ! Dit Mulder. Mais elle reste agrippée au passé comme un koala à son arbre.
-Vous êtes une référence pour moi, et pour beaucoup de gens au bureau !
-Heureuse de le savoir.

Dana Scully avait, semble-t-il, le même gout pour l’ironie que son compagnon.

-Et tu ne devineras jamais dans quel service du FBI travaillent ces deux agents. Au service des affaires non-classées.

L’ancienne agent Scully n’en croyait pas ses oreilles. Elle avait face à elle le nouveau duo qui avait succédé à Mulder et elle-même à la tête de ce service, enfin, plus exactement à Doggett et Reyes, mais ce duo n’avait pas fait long feu, malgré un certain potentiel. Elle était de plus en plus intéressée.

-Je suis l’agent Black et voici l’agent Wright.
-C’est la fille de Frank Black. Ajouta Mulder.
-Qu’est ce que vous nous voulez ? Demanda la docteur en médecine.
-On a besoin de vous.
-Alors ça c’est vraiment dommage.
-Mulder ! Laisse-les dire exactement ce qu’ils nous veulent.

Puis elle se retourna vers eux.

-Ne faites pas attention à lui, le FBI a fait de sa vie un enfer et a détruit sa carrière.
-Ce n’était pas le FBI, c’était des éléments dissidents et corrompus de cette administration. Ils ne sont plus là aujourd’hui et ce qui vous est arrivé il y a 15 ou 20 ans ne serait plus possible à notre époque. Ou du moins, ça aurait beaucoup plus de retentissement, grâce aux blogs et tout le reste.
-Grâce aux quoi ? Demanda Mulder.

Très loin d’être connecté, il n’avait aucune idée de ce que pouvait être un blog.

-Je vous jure que le FBI d’aujourd’hui est très loin de celui que vous avez quitté.
-Oh oui, c’est indéniable ! Lança Scully. Mulder et moi, on a été mis au ban du bureau parce qu’on voyait des conspirations partout mais aujourd’hui, le FBI les fabrique de toutes pièces pour justifier son augmentation de budget. Et puis on nous reprochait de lutter contres des petits hommes verts, mais le FBI d’aujourd’hui c’est autre chose c’est sûr ! Avec d’autres préoccupations.

Scully avait l’air très remontée contre son ancien employeur, ce qui laissa les agents spéciaux pantois. Et pour une fois, c’est Mulder qui fit preuve de retenue.

-On a besoin de vous ! Le FBI a changé ! Blablabla ! On m’avait déjà dit ça en 2008, pour me faire sortir de ma tanière.
-Sauf que cette fois c’est très différent. Ça concerne votre fils William.

Mulder ne put contenir un rire nerveux.

Elle venait de sortir son arme secrète, d’abattre son atout majeur.
Les yeux pers de Dana Scully, la mère de l’adolescent, venaient de sortir de leurs orbites.


Dernière édition par Humbug le Ven 5 Juin 2015 - 21:31, édité 1 fois

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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:02



Chapitre 5 « Les Nouveaux X-Files »





J. Edgar Hoover Building – Siege du FBI – Washington D.C
Mercredi 8 Avril 2015

Mulder et Scully étaient encadrés par les agents Black et Wright.

Des années que les deux anciens agents spéciaux n’avaient pas fouler aux pieds le sol de ce bâtiment qui avait été leur lieu de travail pendant de si nombreuses années. Ils eurent tous les deux un pincement au cœur. Ils n’étaient plus agents, ils étaient des civils à présent, mais ils ne purent s’empêcher de repenser à tous les moments inoubliables qu’ils avaient passés dans ce bâtiment. C’était, là, au sous-sol du Hoover Building qu’ils s’étaient rencontrés et qu’avaient débutés l’immense majorité de leurs enquêtes. La plupart du temps, Scully arrivait, poussait la porte et Mulder était déjà là, travaillant sur des dossiers qui n’avaient trouvés aucune résolution. Une fois, il y avait même eu le Docteur Adam Pierce, un vulcanologue, qui s’était rendu dans leur bureau pour les entrainer dans les entrailles d’un volcan en activité dans l’état de Washington. Une autre fois, ce fut Jay Gilmore, un homme sans bouche qu’elle vit en arrivant sur son lieu de travail. L’original et l’inhabituelle faisait décidément partie intégrante de leur quotidien à cette époque.

Ils montèrent dans l’ascenseur et l’agent Wright appuya sur le bouton du 2eme étage.

-Je croyais que nous allions au service des affaires non-classées ? Demanda Mulder.
-Nous y allons ! Répondit Jordan Black.

Fox Mulder regarda Dana Scully avec un petit sourire.

-Ce n’est plus au sous-sol. Décidément, on n’est vraiment pas arrivé à la bonne époque.

L’ascenseur s’immobilisa et les portes s’ouvrirent. Ils en descendirent tous les quatre et c’était l’agent Wright qui ouvrait la marche. Ils parcoururent de longs couloirs jusqu’à une porte où une plaque trônait et indiquait « X-Files Office ». Le Docteur Darren Wright ouvrit la porte et ils entrèrent. La Directrice-Adjointe Raines les attendait. Mulder et Scully découvrirent, les yeux écarquillés, une vaste pièce, bien éclairée avec deux bureaux avec  pour chaque agent une plaque nominative.

-Prends-en de la graine, Mulder, ils ont chacun leur plaque, eux.

L’ancien agent Spécial eu un petit sourire. Scully faisait référence au fait que lorsqu’ils travaillaient tous les deux dans ce service, seul Mulder avait un bureau et une plaque à son nom, comme si Scully était une « intérimaire » alors qu’elle y avait passé presque autant de temps que lui.

L’agent Mulder était ravi de ce changement d’orientation dans le traitement des affaires non-classées. Mais ce qui lui fit le plus plaisir, c’était qu’il y avait exactement le même poster que le sien, un OVNI au dessus d’une forêt, sauf que son mantra, la phrase « I WANT TO BELIEVE » écrite en blanc, avait été remplacé par une formule qui montrait à quel point le temps avait passé et les choses avaient changées au FBI. A présent, la maxime sur le poster montrant un OVNI était « I BELIEVE », « Je crois ».

-C’est moi qui ait tenu à ce qu’on ait le même poster que vous, mais avec une légère modification ! L’informa l’agent Black. Au début l’agent Wright m’a traité de folle mais j’ai tenu bon.
-C’est une chose qui m’est arrivé une ou deux fois ! Répliqua Mulder, sarcastique.

Ces nouveaux locaux étaient beaucoup plus spacieux mais également bien mieux rangés qu’à l’époque du duo Mulder-Scully. Rien ne dépassait. Les yeux émerveillés des anciens agents ressemblaient à ceux de ces familles auxquelles on avait reconstruit leur maison, en beaucoup mieux, dans l’une des émissions de tv de ce type qui pullulait. Ne manquait plus que la phrase « Move the bus » pour être définitivement dans cette émission.

La Directrice-Adjointe Raines les attendait comme des sauveurs providentiels, des légendes. Elle leur serra la main, chaleureusement.

-Je suppose que c’est à vous qu’on doit cette revalorisation, à la hausse du service des X-files ? Demanda Mulder.
-En effet.
-Tu vois Scully, même Skinner qui nous aimait beaucoup ne nous a jamais proposé un bureau aussi grand !
-De toute façon, tu l’aurais refusé, tu l’adorais ton sous-sol lugubre.

Plus l’agent Black les regardait et plus elle se disait qu’ils étaient exactement comme dans son souvenir.

-Nous nous sommes déjà rencontré. En 1992, il me semble.
-Désolé mais je ne m’en rappelle plus du tout ! S’excusa Mulder. Cela n’était pas dans ses habitudes, ni de s’excuser, ni d’oublier quelqu’un, lui qui avait une excellente mémoire.
-Pas grave, je ne vous en veux pas.
-Va-t-on enfin savoir pourquoi nous sommes là ?
-L’agent Black ne vous l’a pas dit, Docteur Scully ?
-Non ! Tout ce que je sais c’est que ça concerne nôtre fils William. On est donc venu sans en demander d’avantage.
-J’ai lu plusieurs rapports sur les circonstances pour le moins inhabituelles de vôtre accouchement, mais la véritable spécialiste c’est l’agent Black. Vous pouvez me rappeler pourquoi vous avez confié vôtre fils à l’adoption ?

A ce moment précis, tout un tas de souvenirs beaux et douloureux se bousculèrent et s’entrechoquèrent dans sa tête, de véritables montagnes russes émotionnelles. Les bons souvenirs concernaient l’amour qu’elle ressentait pour son fils, leurs échanges de regards alors qu’il n’était qu’un bébé par exemple, tandis que les mauvais souvenirs concernaient presque tout le reste et notamment la décision irrévocable qu’elle avait dû prendre. La simple évocation de cet événement failli la faire vaciller mais elle se ressaisit et répondit.

-Pour le protéger. Je savais que si je le gardais avec moi, sa vie était en danger. C’était pour cette même raison que l’agent Mulder nous avait abandonné juste après la naissance de William, dans l’unique but de nous protéger.

-En attendant l’invasion de décembre 2012, c’est bien ça ?
-Oui !
-Sauf qu’elle n’a jamais eu lieu.
-Elle est peut être juste retardé, on ne peut être sûr de rien. Mais que ce passe-t-il, à la fin ? Il a besoin de nous ?
Scully n’avait aucunement l’intention d’abandonner son fils une deuxième fois.
-Exact ! Nous pensons qu’il est en danger, c’est pour ça que nous avons fait appel à vous.
-En danger ? S’exclama Mulder.
-Oui ! Répondit laconiquement la Directrice-Adjointe. Venez, il faut absolument qu’on vous montre quelque chose.


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Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:03


Chapitre 6 « Le Messie »





16h18

Les trois membres du FBI et les deux anciens pensionnaires des X-Files sortirent de la pièce et empruntèrent le couloir pour aller dans la salle de briefing 1. L’écran géant était accroché au mûr et Mulder n’arrivait pas à le quitter des yeux.

-Vous n’avez jamais vu une télé ? Lui demanda Jordan Black.
-Ça c’est une télé ?
-Mulder, en vivant un peu comme un Hermite, tu as raté pas mal de progrès technologiques ! Se moqua sa compagne.

La Directrice-Adjointe Raines s’empara de la télécommande et remis le même film qu’à ses agents. On voyait Johanes Wotan-Jones s’adresser à ses fidèles puis il laissa la place au jeune William. Cette fois, la DA appuya sur « pause » avant même que l’adolescent ait accompli son miracle.

Dana Scully dévisagea son fils. Elle ne l’avait pas revue depuis qu’il était bébé. Une vive émotion lui serra la gorge et ses yeux s’embuèrent. Elle essayait de masquer ce qu’elle ressentait du mieux qu’elle pouvait mais les émotions transpiraient littéralement d’elle. Son enfant. Son unique enfant lui faisait enfin face après tout ce temps. Certes, de manière virtuelle, mais son émotion, elle, était parfaitement réelle. Et puis il avait tellement grandit. Elle n’avait pas vu les années passées auprès de Mulder. Quatorze années qui étaient passées comme un éclair, surtout jusqu’à 2012. Après, les choses changèrent un peu mais pas tant que ça. Mulder et elle étaient persuadées que la grande invasion avait juste été un peu retardée et la considérait toujours comme une réalité. Les pensées se bousculaient en elle mais elle n’arrivait pas à défaire son regard de cet adolescent longiligne qui avait hérité d’elle ce regard particulièrement beau et expressif.

-C’est lui ?

Mulder aussi scruta le visage de son enfant sous tous les angles. Il cru se revoir adolescent, alors qu’il avait perdu sa sœur depuis deux ou trois ans. Malgré son apparent détachement, il restait avant tout un père, le père du garçon qui avait visiblement rejoint une secte apocalyptique. Il demeurait blessé par le déchirement de cet abandon auquel ils avaient dû se résoudre, sa chère Dana et lui. La décision la plus difficile de toute leur vie, de très loin. Les trois membres du FBI étaient émus de ces retrouvailles virtuelles, surtout Jordan Black.

-Il s’appelle William Kennedy maintenant. Précisa la DA.
-Kennedy ? J’avais cru comprendre qu’il avait été confié à la famille Van De Kamps ?

Jordan afficha une mine gênée.

-Il y a eu un problème avec les Van De Kamps. Ils sont morts dans l’incendie de leur grange en 2005. William a été le seul survivant. Par la suite il est retourné en foyer puis a été adopté par les Kennedy. C’était une famille très riche de Boston. Mais il y a eu pas mal de soucis.
-Comment ça ? Demanda la mère de William, inquiète.

L’agent Black connaissait vraiment le dossier par cœur.

-Au début, tout se passait bien, William avait de très bons résultats scolaires, mais, à l’adolescence, il a commencé à se faire arrêter pour des petits délits et s’opposa de plus en plus à ses parents adoptifs. Il y a plus de deux ans, au moment des fêtes de fin d’année 2012, sa famille a signalée sa disparition, vraisemblablement une fugue. Mais il est demeuré disparu jusqu’à ce que cette vidéo pirate nous parvienne.
-Et il joue les Messies Cosmiques pour un prédicateur de bas étages ? Demanda Fox Mulder, très inquiet pour son fils.
-Oui ! Répondit le Docteur Wright. Mais on n’a aucune idée de comment ses deux là se sont rencontrés.
-Où est retranchée cette secte ?
-A Dothan, en Alabama.
-« Miracle en Alabama » ! Dommage que ce soit déjà pris comme titre de film.

L’ancien profiler avait le ton sarcastique en toute circonstance. C’était son système d’autodéfense numéro un, surtout lorsqu’il était troublé ou en difficulté. Et de voir son enfant ainsi embrigadé le troublait au plus haut point.

-Ils sont dangereux ? Demanda Scully.
-Très ! Répondit la DA. D’après les informations fournis par l’ATF, « Les Enfants du Miracle » auraient acheté des armes de chasse en très grand nombre, mais aussi des armes de poing, des armes de guerres type M16 ou Usi, des explosifs, des grenades ainsi que divers produits chimiques et toxiques. Pour toutes ces raisons, ils sont nôtre priorité numéro 1. Et nous sommes certains que le jeune William est la clé. C’est pour ça que nous avons fait appel à vous. Nous pensons que vous seuls pouvez le ramener du bon côté pour qu’il nous aide à mettre Wotan-Jones hors d’état de nuire.
-Drôle de nom Wotan-Jones !
-C’est un nom de guerre, un pseudo. Son vrai nom est Heinrich Huysmans. Allemand par sa mère et Néerlandais par son père. Il est arrivé sur le territoire américain en 1999 avec un doctorat en psychologie.
-Et visiblement, il s’en est servi pour contrôler l’esprit de ses semblables ! Remarqua Scully.
-Et pourquoi nous ? Demanda Mulder. Pourquoi pas les Kennedy.
-Parce que vous êtes ses vrais parents, ceux qu’il a très certainement envie de revoir, sa seule véritable famille ! Répondit la DA. Et aussi parce que ceci ne doit pas vous être étranger.

Elle remit la vidéo en route et les parents de William assistèrent au geste de leur fils et au miracle qui s’en suivi, une jeune fille paralysée se mis à léviter. Mulder et Scully regardaient l’écran, les yeux ronds et fixes.

-Je suppose que vous étiez au courant pour les pouvoirs de vôtre fils.
-Oui ! Fini par avouer Scully. William a toujours été très spécial. Et ça ne m’étonne pas qu’il serve de vitrine à un gourou malfaisant car, quand il était bébé, le gourou Zeke Josepho a déjà tenté de s’emparer de lui pour en fait une espèce de messie et de sauveur de l’humanité.
-Et vous avez une idée des raisons de tels pouvoirs Docteur Scully ? Lui demanda le Docteur Wright.
-En 1994, j’ai été enlevé et j’ai disparu durant plusieurs semaines. On a prélevé tous mes ovules et cela m’a rendu stérile. Mais j’ai quand même essayé d’avoir un enfant. On peut dire que la conception de William est déjà un véritable Miracle en soit !
-La mienne aussi, vous savez ? Ajouta l’agent Black. Mes parents non plus ne pouvaient pas avoir d’enfant. Pourtant je suis là.

L’agent Scully fut ravi de ce point commun entre l’histoire de son enfant et celle de l’agent spéciale qui l’avait retrouvée.

-Et pour faire court, qu’est ce que vous attendez de nous exactement ? Voulu savoir Mulder.
La DA répondit.
-Que vous alliez à Dothan avec les agents Wright et Black ainsi que des groupes d’interventions du FBI et de l’ATF et que vous fassiez tout vôtre possible pour convaincre William de quitter la Secte et d’emporter un maximum de membres avec lui. Sans lui et ses pouvoirs, Wotan-Jones n’est qu’un prédicateur, un vendeur de tapis ! Ca peut sauver la vie de beaucoup de gens.

Mulder hésitait.

-Comment allons-nous rentrer en contact avec lui ?
-Par l’intermédiaire d’une taupe placée par nos services au seing de la Secte depuis plus de trois ans.
-Et quel sera nôtre statut ?
-Vous serez consultants officiels du FBI.

Au fond il s’en fichait, il avait posé cette dernière question uniquement pour faire un peu durer de suspense. Mais Scully le regarda droit dans les yeux.

-Allons-y Mulder !

Elle avait beaucoup trop envie de revoir son enfant pour son compagnon lui gâche ce moment, quelque soit la raison. Il fallait qu’elle le revoie et elle était prête à tout pour ça ! Et ça, Mulder l’avait bien compris. De plus il avait beaucoup de mal à résister au regard bleu-vert et ultra-expressif de sa chère Dana.
-OK, on y va !


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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:03


Chapitre 7 « Le Gourou »





Dothan - Alabama
19h57

Heinrich Huysmans, ou plutôt Johanes Wotan-Jones, comme il aimait à se faire appeler depuis 2001, était dans sa chambre à coucher. C’était une pièce de quarante mètres carré avec plusieurs lits de deux mètres sur deux. Il y avait de nombreuses femmes de tous âges, mais surtout des jeunes et le seul homme était le gourou. Le « Saint homme » était bien évidemment polygame et les femmes ou les jeunes filles de la secte avaient interdiction de se refuser à lui sous peine de châtiments corporels. De toute façon, cela était vu comme un honneur suprême de partage sa couche, aucune de ses femmes ne refusait donc, c’était une question de dévotion. Même si l’une d’elle n’était pas d’accord, le bien commun passait avant son bien personnel et si le maitre était énervé, le bien du groupe n’existait plus, il faisait tout pour instaurer une ambiance détestable, par pure vengeance et avec un certain sadisme. Il s’était constitué un véritable harem dont il était le sultan tout puissant. Il y avait des femmes de toutes morphologies et de toutes origines ethniques. Son excuse pour agir de la sorte en 2015 était tout simplement la constitution d’une véritable armée d’enfants vertueux dont il serait le géniteur. A la création de sa secte, il avait privilégié les femmes qui n’avaient pas d’enfants et lorsque ce n’était pas le cas, il forçait ses nouvelles recrues à abandonner leur progéniture simplement par qu’ils étaient impures à cause de leur père, un pêcheur honni par Dieu et non un saint homme comme lui.

Ce soir, il avait passé son harem en revue en s’attardant plusieurs secondes sur chacune de ses femmes. Il les dévisageait en regardant au plus profond de leurs yeux. Sa perversité était telle que si jamais il percevait la moindre absence d’envie dans un regard, son choix était fait. Après avoir sondé plus d’une quinzaine de miroirs de l’âme, il arrêta son choix sur Emily Blackhorn, l’une de ses favorites, une toute jeune femme de seulement 19 ans, brune aux yeux bleues et le teint très pâle. Les autres femmes à avoir le droit le plus souvent à ses faveurs étaient Samantha Erickson, une blonde d’une trentaine d’années, Jessy Twonsend, une femme noire de 26 ans, Amanda Stevens, une rousse de 37 ans, la plus vieille à recueillir ses faveurs de manière répétées, et enfin Mathilda Espinoza, une jeune femme de 21 ans originaire du Mexique. Il prit la main d’Emily et tout le monde su que ce soir, c’était elle qui aurait une relation sexuelle avec le prédicateur. Il l’emmena sur son lit sous les yeux de ses autres compagnes.


Au même moment, au bureau d’Etat du FBI à Birmingham, les agents spéciaux étaient arrivés et écoutaient le profil d’Heinrich Huysmans détaillé par Emma Jenkins, une psychologue du FBI aux cheveux châtains et portant des lunettes, spécialiste des sectes et plus particulièrement du statut de Gourou. Les agents Black, Wright, Mulder et Scully, entre autre, l’écoutaient attentivement.

-Dans un mouvement sectaire, le Gourou est un véritable maitre à penser. C’est un maitre spirituel, un guide, d’ailleurs ce terme vient du sanskrit Guru qui signifie maitre ou professeur. C’est un manipulateur spécialiste des techniques de persuasions et de coercitions qui s’appuie le plus souvent sur les faiblesses humaines, à la fois pour recruter ses adeptes mais aussi pour s’assurer un pouvoir totalitaire sur eux. Selon eux et leurs fidèles, ils sont les seuls détenteurs de la vérité absolue, le plus souvent par le biais d’une Révélation. Il est très souvent associé à un culte de la personnalité démesuré qui diabolise systématiquement l’extérieur de son groupe. Tous les gourous obéissent au même type de profil psychologique repérable en plusieurs points. Qu’il se fasse appeler « Messie cosmo-planétaire » ou « Maitre de la vérité », les gourous ont toujours une personnalité paranoïaque. Qu’ils soient poussés par des délires mystiques ou pseudo-scientifiques, tous ces guides sont persuadés qu’ils sont investis d’une mission sacrée. Par le biais de visions, de révélations ou de pseudo-pouvoirs comme celui de guérison ou de prophétie par exemple. Dans le cas qui nous intéresse, Johanes Wotan-Jones délègue cet aspect à son second, William Kennedy, un jeune homme qui aurait fait sa connaissance en 2013. Les gourous se sentent désignés pour mener un groupe d’élus vers une conscience améliorée ou au-delà d’une apocalypse annoncée et déterminée dans le temps.

A l’écoute de cette phrase, Scully se pencha vers l’oreille de Mulder.

-Ce qui faisait de toi le Gourou de l’invasion extra-terrestre jusqu’à 2012 ! Lui lança-t-elle, sarcastique.
-Par exemple Sun Myung Moon, le leader de la secte Moon dite « Eglise de l’unification » prétendait que Dieu lui avait donné pour mission de terminer l’œuvre inachevée du Christ et il était persuader de détenir le monde entier dans sa main. Son message a fait 2 millions d’adeptes.

Ce fut au tour de l’agent Black de faire un commentaire à voix basse.

-Un proche de la famille Bush ! Ca explique quelques trucs !

La psychologue continua.

-Le deuxième point qui les distingue est un esprit brillant. Ce sont le plus souvent des surdoués déviants possédant un discours parfaitement structuré où la force de raisonnement est difficilement contestable, même si c’est la base même de ce raisonnement qui est erronée, ce qui constitue la définition même de la paranoïa. Ils peuvent également s’inventer des titres universitaires pour justifier leurs compétences mais d’autres mettent en avant leur manque d’éducation pour sous-entendre qu’ils ne peuvent qu’être divinement inspiré. Ce sont des mythomanes et des mégalomanes. En 1982, le fils ainé de Ron Hubbard, fondateur de l’église de Scientologie, a déclaré que 99% de ce qu’avait écrit son père sur sa propre vie était faux. Ils visent le plus souvent les biens matériels et financiers de leurs adeptes, pour cela ils se doivent d’être de fins psychologues. Ils sont également reconnus pour être charismatique, condition sine qua non pour attirer des adeptes de tous horizons. Ils utilisent également à outrance le mythe de la persécution. Ils ont une peur panique qu’on leur fasse de l’ombre ou même d’être dénoncé à l’extérieur de la secte, par des associations, des familles de membres ou mêmes par des anciens membres eux-mêmes. Ils craignent aussi certaines réactions à l’intérieur même de leur groupe c’est pourquoi ils multiplient les promesses de récompenses aux membres les plus assidus et dociles. Le gourou aime aussi maintenir une pression permanente sur les autres, accompagnée d’éventuels châtiments corporels pour empêcher toute clairvoyance. Ce qui caractérise également les sectes c’est une agressivité omniprésente. En se croyant persécuté, le leader et ses adeptes deviennent de véritables persécuteurs. Et enfin le dernier point c’est une imagination sans limite. Poussés par l’adulation, les gourous développent un imaginaire démesuré. Par exemple, Gilbert Bourdin, le guide de la secte du Mandarom a dit avoir combattu des milliards de lémuriens et d’Atlantes près à attaquer la terre. Voilà, j’espère que ce profil détaillé vous aidera à mener cette attaque sur la forteresse de Dothan de la meilleure manière possible.


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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:04

Chapitre 8 « Un Deuxième Cadavre »





Milwaukee - Wisconsin
23h15

Wendy Shoonmaker était une adolescente américaine des plus classiques. Elle était dans sa chambre à coucher mais ne dormait pas. Elle était assise sur son lit avec son ordinateur portable devant elle. Du haut de ses 17 ans, elle maitrisait à la perfection les nouvelles technologies et les réseaux sociaux comme tous ceux de son âge. Une génération biberonnée aux ordinateurs, aux consoles de jeux et aux téléphones mobiles. En shorty et long T-Shirt blanc, elle consultait son profil facebook et échangeait avec ses amies tout en surveillant les comptes Twitter et Instagram de ses stars préférées. En même temps, elle avait plusieurs onglets d’ouverts dans son navigateur internet Google Chrome et elle regardait des vidéos sur Youtube. Elle venait de visionner le dernier clip de la chanteuse Sia, « Big Girls Cry » et se l’était repassée plusieurs fois. Elle appuya sur le bouton du pouce levé pour « liker » la vidéo et écrivit un commentaire banal.

« Just an incredible song. <3 It »

Elle écrivait ce genre de chose au moins cinq fois par semaine. Elle changea d’onglet et retourna sur sa page Facebook pour parler avec sa meilleure amie Amy Reed en conversation privée.

« Toujours sur le dossier Shawn Voorhees ? » Lui avait demandée son amie.

« Plutôt 2 fois k’1 » avait-elle répondu.

« Tu vas lui dire ou pas ?
-Wep ! Ki ne tente rien n’a rien ! »

Wendy faisait partie des jeunes filles populaires. Elle était jolie, avait de bonnes notes et un bon train de vie assuré par ses parents qui étaient avocats tous les deux, mais dans deux firmes différentes. Sa mère avait arrêté de travailler quand son petit frère Ryan et elle étaient petits mais lorsqu’ils étaient devenus assez grands pour se débrouiller tous seuls, elle reprit son travail d’avocate au plus bas de l’échelle, mais elle en avait besoin pour son épanouissement personnel. Mère au foyer, Elizabeth l’avait fait mais ce n’était pas pour elle et elle ne se voyait pas rester à la maison jusqu’à la fin de ses jours. Les tous jeunes adolescents avaient vu ça d’un bon œil car ainsi, elle aurait moins de temps pour les surveiller et ils auraient plus de latitude pour vaquer à leurs occupations. Et c’était cela que voulait tous les adolescents du monde : de la liberté.

Ryan avait 13 ans et il était aussi populaire que sa grande sœur mais pour d’autres raisons. C’était un nerd passionné par l’informatique et il passait la majorité de son temps sur son ordinateur ou sur sa console XBoxOne. Il avait même sa propre chaine Youtube où il faisait des tutoriels concernant les jeux vidéo. Il avait plus de 400 abonnés sur sa chaine, ce qui n’était déjà pas si mal pour un ado de 13 ans. Heureusement qu’il était né en 2002 et avait grandit dans les années 2000 et 2010 car si il était né avant, il aurait évolué dans un monde où sa passion n’était pas partagée par la majorité et aurait été rejeté par les autres adolescents de son âge, beaucoup plus préoccupés par le sport ou la musique que par les particularités techniques du dernier Iphone. Mais pour l’instant il était, tout comme sa sœur, devant son ordinateur, mais lui se moquait des réseaux sociaux. Son réseau social à lui c’était le jeu en ligne massivement multi-joueurs « World of Warcraft ». Avec son casque à micro sur les oreilles, il n’entendait rien de ce qui se passait autour de lui, il était véritablement immergé dans son monde d’Heroic-Fantasy.

Au même moment, dans sa chambre, sa sœur Wendy parlait toujours avec son ami Amy de son intérêt pour Shawn Voorhees.

« Quand ça ?
-Quand je serais prête !!!!
-D’ici là tu seras vieille ! LOL
-Vilaine ! »

Soudain, son téléphone portable se mis sonner. C’était Shawn. Elle en était sûre car c’était la sonnerie personnalisée qu’elle avait téléchargée pour lui, « I really like you » de Carly Rae Jespen. Elle paniqua.

« OMG c’est lui au tel !!!
-Bah alors vas-y c’est l’occas’ ! »

Elle décrocha.

-Salut Shawn !
-Salut Wendy.
-Pourquoi tu m’appelles à cette heure ?
-Je te dérange ?
-Nan, nan, tu ne me déranges pas. Répondit-elle, faussement calme.
-J’étais entrain de regarder des vidéos sur Youtube et  j’ai fini par tomber sur « I really like you » de Carly et ça m’a fait penser à toi.
-AAAAAAAHHHHHHHH !!!!!!!!!!! Pensa-t-elle.

Une véritable empathie semblait les lier, à la limite de la connexion paranormale.

-J’ai une proposition à te faire…
-Vas-y !
-Ça te dirait qu’on aille voir Divergent 2 toi et moi. Ça a l’air vraiment bien.
Wendy était tout excitée. Avec ses mots, Shawn venait de lui dire qu’il était intéressé par elle. Elle se mit à onduler sur son lit, la bouche grande ouverte et serra le poing gauche en signe de victoire. Elle ne pouvait y croire.
-T’es sérieux ?
-Bien sûr !

Elle fit un nouveau signe de victoire avec le poing.

-Pourquoi ? Tu ne trouves pas cette saga pourrie, j’espère ?
-Nan, nan, t’inquiète, j’adore Divergent. J’ai surkiffé le 1er et la seule chose que j’attends plus que la saison 5 de Game of Thrones c’est de voir l’épisode 2.
-Super !
-Ouais, c’est clair ! Mais si tu veux on en reparle demain, au lycée ? J’ai grave envie de continuer de parler avec toi mais si mes parents voient encore de la lumière dans ma chambre et entendent du bruit, je vais être privé de sortie jusqu’à la fin de l’année et j’aurais tout perdu.
-OK, ça marche. On se voit demain au lycée. Passe une bonne nuit.
-Passe une bonne nuit, toi aussi.

Elle raccrocha excitée, comme une puce. Pendant la discussion, Amy attendait des infos et avait laissé un message sur le profil de son amie.

« Alors ? »

Wendy répondit d’un simple signe.

« <3 »

Ce à quoi Amy avait répondu à son tour.

« YEAH !!!!! Goodnight Babe ! »

Elle éteignit son ordinateur, replia l’écran et le déposa au pied de son lit. Elle était si heureuse qu’elle n’avait même pas remarquée la créature aux yeux jaunes qui était dissimulée sous son lit. A présent, toutes les lumières étaient éteintes et elle s’apprêtait à s’endormir le sourire aux lèvres, pensant déjà aux baisers langoureux qu’ils s’échangeraient dans le noir complice de la salle de cinéma. Mais soudain, elle ressenti une vive douleur au niveau du cou et dans le bas de son visage. C’était la créature aux yeux dorés. Elle était à califourchon sur elle, la main gauche sur sa bouche pour l’empêcher de hurler et la main droite autour de son cou pour l’étrangler. Quand la jeune fille expira, la créature lui arracha le foie à mains nues. Les draps de l’adolescente étaient maculés de sang, son sang. La créature sortie de la chambre en un clin d’œil, par la toute petite ouverture laissée en bas de la fenêtre guillotine.


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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:05

Chapitre 9 « La Taupe »





Bureau du FBI – Birmingham- Alabama
Jeudi 9 Avril 2015 - 11h10

Le chef du bureau local, Harrison Krieger informa les agents de D.C et leurs consultants que leur agent infiltrée leur avait fait parvenir de nouvelles informations.

-Grâce à nôtre informateur, nous avons appris que le Gourou de la Secte des « Enfants du Miracle », Johannes Wotan-Jones, s’apprête à sacrifier la totalité de ses adeptes, soit 270 personnes, dont 142 femmes et plus de 50 enfants pour prétendument qu’ils ne fassent plus qu’un avec l’éternité et qu’ils quittent la suffisance et la médiocrité d’une existence terrestre pour rejoindre l’intemporalité des cieux. Ce sont les mots exacts du Gourou. Nous avons également de fortes raisons de penser que les entrées de la forteresse de la secte sont piégées grâce à des explosifs pour empêcher quiconque d’entrer.
-Merci aux nouvelles technologies et à la miniaturisation ! Lança l’agent Wright.

Le Directeur de l’antenne locale poursuivi.

-Il faudra pourtant qu’on entre pour sauver ces personnes. Elles ont subi un lavage de cerveau mais certains individus constituent de véritables menaces et leur engagement envers le gourou est sincère. Ils tenteront de vous tuer alors restez sur vos gardes. L’adolescent William Kennedy est selon nous la clé de cette opération. Hélas, pour l’instant nôtre agent n’a toujours pas réussi à établir un contact solide avec lui. Selon ses dires, il est très solitaire au seing du groupe et ne communique qu’avec le gourou ce qui ne va pas faciliter nôtre tâche. Heureusement nous avons ses parents biologiques avec nous et ce sont d’anciens agents du FBI. Par ailleurs, ils ont déjà participé à des opérations de prise d’assauts de bases retranchés, notamment à New York pour interpeler les membres d’une milice d’extrême droite terroriste ou dans la ville d’Apison dans l’État du Tennessee en 1996 pour arrêter Vernon Warren, alias Vernon d’Éphèse, le leader de la secte du Temple des Sept Étoiles. Nous attaquerons en début d’après-midi, à 14h30. Normalement ce genre d’assaut se pratique à l’aube pour surprendre un maximum les cibles, soit au saut de lit, soit alors qu’ils ne sont pas encore réveillés, soit alors qu’ils viennent de passer une nuit blanche. Sauf qu’ici ce n’est pas possible. D’après nôtre agent infiltré, nous ne pouvons pas attendre demain matin, il faut agir aujourd’hui.
-Vous pensez qu’on va opposer beaucoup de résistance ? Demanda l’agent Wright.
-Oui. Les adeptes de ce groupe sont armés et ils vont se battre. Ils n’ont absolument rien à perdre. L’ancienne agent Scully et vous même êtes médecin, nous comptons donc sur vous en cas d’éventuelles blessures. Je vous rappelle nôtre objectif : il s’agit de prendre cette forteresse d’assaut pour démanteler cette secte apocalyptique et arrêter son Gourou Heinrich Huysmans, alias Johannes Wotan-Jones. C’est un violeur multirécidiviste et un pédophile qui abuse de son statut de leader religieux pour obtenir les faveurs sexuelles de toutes les femmes et jeunes filles de la secte. Il s’est constitué un véritable harem et une bonne partie des adeptes de sexe féminin risquent d’être retranchées dans la même pièce. Il est également primordial d’établir le contact avec l’adolescent William Kennedy le plus tôt possible. Lorsque ce sera le cas, prévenez immédiatement les anciens agents Mulder et Scully par radio. Voici une photo de William Kennedy mais aussi un cliché de nôtre agent infiltré. Elle s’appelle Irena Emerson. Quand l’attaque aura commencé, elle nous aidera de l’intérieur en immobilisant un maximum de membres armés mais avant cela elle ne peut absolument rien faire sous peine de griller sa couverture. Si elle remplace les munitions de la secte par des balles à blanc et qu’ils s’en rendent compte, elle risque de se faire exécuter, voilà pourquoi elle a ordre formel d’éviter de tenter quoi que ce soit qui risque de la mettre en danger tant que l’attaque n’a pas commencé.


Mais à l’intérieur du ranch transformé en forteresse par les membres de la secte, l’agent spéciale du FBI Irena Emerson avait décidée de tenter le tout pour le tout au risque de se faire démasquer, malgré les ordres, mais prenait un maximum de précautions pour que cela n’arrive pas. Elle avait rejoint le FBI en 2010 après avoir obtenu un diplôme de psychologie et s’était spécialisé dans les mécanismes de l’hypnose et de l’endoctrinement. Elle avait obtenu d’excellentes notes à l’académie de Quantico et très tôt, son instructeur lui avait proposé d’infiltrer des groupements sectaires supposés dangereux pour les démanteler de l’intérieur. En raison de son jeune âge et de son apparence fragile, elle semblait être la cible idéale pour les gourous avides de nouveaux membres dociles. Elle avait approchée Heinrich Huysmans en Juillet 2012, plus de six mois avant que William Kennedy ne rejoigne le groupe. Elle avait entendu parler de Huysmans durant ses études car c’était un psychologue réputé. Quand elle avait appris qu’il avait fondé son propre mouvement sectaire, c’était elle qui avait proposée son nom à son chef de Section au seing de l’unité « anti groupements sectaires et terroristes ». Elle avait pressentit que si cet homme qui était une sommité parmi les professionnels de la psychologie devenait un gourou réputé et respecté, il pouvait faire énormément de dégâts car il possédait toutes les clés de la psyché humaine pour manipuler un maximum de personnes plus ou moins faibles. Au début, il avait recruté les membres de son groupuscule parmi ses étudiants et ses clients. Pour les premiers, il avait profité de son aura, de son charisme, de ses connaissances et de son ascendant sur eux, tandis que pour les seconds, il connaissait parfaitement leurs problèmes psychologiques et prétendait les régler en les faisant intégrer son groupe nouvellement créé.

L’agent spéciale Irena Emerson, spécialiste de l’infiltration, était allée discrètement dans la grande salle principale où avait été disposées plusieurs tables sur lesquelles se trouvaient plusieurs centaines de gobelets en plastique et à leurs pieds des jerricans avec un liquide rouge qui semblait sucré et gazeux. La garde rapprochée du gourou avait créée un dispositif qui visait à reproduire le gigantesque suicide collectif des membres de la secte du « Temple du peuple » au Guyana et dont le gourou était Jim Jones. Plus de 900 adeptes de ce culte avaient bu de leur plein gré ou sous la contrainte de la limonade à la fraise contenant du cyanure de potassium, un poison mortel déjà utilisé par Goring et Himmler après la défaite des nazis. Ceux qui n’avaient pas voulu boire le poison avaient été exécutés d’une balle dans la tête. Huysmans avait l’intention de reproduire avec son groupe exactement le même scénario. Et tandis que l’agent infiltrée ouvrit un jerricane et renifla l’odeur qui s’en dégageait, une main se posa sur son épaule.

Elle se retourna et vit Heinrich Huysmans, le gourou en personne.

-Tu m’as fait peur ! Lui avoua-t-elle.
-J’en suis désolé. Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne comptes pas boire sans nous, n’est-ce pas ?
-Non, bien sûr.
-Cette boisson festive c’est pour la fin du repas. On va tous trinquer ensemble.
-Super ! Dit-elle avec un sourire feint.
-Mais pour l’instant, ta place est dans la chambre avec les autres.

Elle sourit une nouvelle fois pour lui ôter le moindre soupçon et approuva puis l’embrassa sur la bouche et repartie à la place qui était la sienne selon le Gourou. Elle avait parfaitement sentit l’odeur d’amande que dégageait le cyanure de potassium et savait pertinemment que le gourou comptait empoissonner tous ses adeptes, pour montrer sa toute puissante domination sur eux. Il fallait vraiment que les groupes d’intervention agissent au plus vite.


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Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:06

Chapitre 10 « Assaut sur la Forteresse »





Dothan - Alabama
14h25

Les agents spéciaux du FBI et de l’ATF, l’agence qui luttait contre le trafique d’alcool, de tabac et d’armes à feux se préparaient pour partir à l’assaut de la forteresse. Tous les agents enfilaient leur gilet pare-balle, fixaient les scratchs et vérifiaient leurs armes. L’attaque était imminente. Dans un coin, il y avait aussi des démineurs en épaisse combinaison protectrice.

-On va y aller ! Vous êtes tous prêt ! Lança le directeur du bureau de Birmingham.

Un immense « Oui chef ! » résonna dans le terrain vague où tout le monde se préparait, à quelques centaines de mètres de la forteresse.

En tant que consultant, Mulder et Scully n’avaient pas eu la permission de porter une arme, ce qui était ironique quand on pensait qu’ils avaient été tous les deux des agents spéciaux armés pendants plus de dix ans et qu’ils s’étaient déjà servi de leurs pistolets, toujours à bon escient. Mais ils étaient protégés, gardé au corps par deux agents du FBI expérimentés. Ces derniers ne devaient pas lâcher les consultants d’une semelle.

Le Directeur, qui commandait l’assaut, rassembla ses hommes.

-Mesdames, Messieurs. Je vous rappelle d’être excessivement prudent. Ces gens sont armés et particulièrement dangereux. Nôtre agent infiltré nous a appris qu’ils possédaient des explosifs, c’est pourquoi nous avons une équipe de démineurs qui doit être appelée au premier aperçu d’un engin suspect. La difficulté de cette attaque consiste dans le fait que dans ce groupe, tout le monde est potentiellement un ennemi mais aussi une victime éventuelle, rien ou presque ne permet de les distinguer. Si vous voyez une arme, faites feu. Toute personne armée est une menace. Grâce à nôtre agent, nous avons également pu obtenir les plans de la forteresse et l’emplacement des principales défenses et de l’arsenal. C’est un avantage primordial qui va nous permettre de réussir cette mission. Nous ne pouvons pas nous permettre un autre Waco, ça remonte à plus de 20 ans et le peuple américain en parle toujours comme d’un véritable fiasco entièrement imputable au FBI. Il est hors de question de récidiver, personne ne nous le pardonnerait et les gens ont besoin d’avoir confiance en nous. C’est clair ?

Un nouveau « Oui chef ! » bien virile et prononcé d’une seule voix arracha à Mulder un sourire nerveux. Il regarda sa compagne et ex-partenaire.

-Je suis sûr que cette ambiance militaire t’excite au plus haut point Scully !

Elle sourit également. Depuis une vingtaine d’année, elle avait parfaitement intégré l’habitude sarcastique de celui qu’on surnommait à une certaine époque « Le Martien ». Mais au fond, tout ce qu’elle voulait c’était revoir son enfant au plus vite, son fils William qui avait tant grandit. Malgré tout, leur inquiétude à tous deux était palpable. Leurs gestes étaient hésitants. Ils redoutaient particulièrement cet assaut et les conséquences qu’il pouvait avoir. Une éventuelle blessure de William, ou même pire. Cette peur devenait si intense qu’ils en venaient presque à espérer que l’attaque soit remise au lendemain. Pourtant, il fallait tout ou tard faire le grand saut, et le plus tôt serait le mieux. Ils se regardèrent au fond des yeux pour y puiser un peu de la confiance nécessaire dont ils avaient tous les deux grand besoin. Cela marcha et leur redonna le petit coup de pouce nécessaire
.
Certains agents s’armaient de fusils à pompe tandis que d’autres étaient équipés de Glocks ou de Smith&Wessons.
Le directeur déplia un plan des lieux sur le capot d’une voiture pour un tout dernier état des lieux avant l’assaut, tandis que ses équipes se rassemblaient autour de lui.

-Nôtre agent essayera de se tenir à l’écart et s’identifiera en tant que « Samantha » dès qu’il verra un membre du commando. C’est bien compris ? Si quelqu’un se présente à vous comme étant « Samantha », vous ne lui tirez pas dessus car il s’agit de nôtre agent. Ce nom de code n’est pas son vrai nom ni même son identité d’empreint au seing de la secte, c’est un nom de code qu’elle ne doit utiliser qu’en cas d’attaque.

Ce prénom rappela beaucoup de choses à Mulder. C’était le nom de sa petite sœur, celle qui avait été enlevée par les extra-terrestres dans leur salon quand il avait 12 ans. Ce fut cet événement fondateur qui le poussa à s’intéresser aux phénomènes paranormaux et à entrer au FBI puis à enquêter au service des X-Files. En entendant ce prénom, il ne pu s’empêcher de regarder Scully, une nouvelle fois tandis que le directeur poursuivit.

-Grâce à « Samantha », nous avons appris que les défenses de la forteresse sont plus perméables à l’arrière du bâtiment tandis qu’elles sont quasiment infranchissables à l’avant. Ils nous attendent de pied ferme au niveau de la grande porte d’entrée car il y a beaucoup plus de place pour faire pénétrer un maximum d’agents en un minimum de temps en cas d’assaut. Mais nous ne passerons pas par là, nous emprunterons une toute petite porte située à l’arrière. Nous mettrons plus de temps à entrer mais la résistance à cet endroit là sera quasi inexistante, du moins, d’après nôtre agent. Malgré tout, soyez vigilant, des adeptes armés peuvent surgirent de n’importe où. Vous avez appris les plans des locaux par cœur. Vous devez connaitre la moindre coursive sur le bout des doigts. L’Unité Bravo commandée par l’Agent McClintock sera à l’avant poste. Allez !!!! Bonne chance à vous !

Le groupe se dispersa et tous les agents du FBI et de l’ATF avançaient vers l’arrière de la forteresse pour prendre la secte à revers. Ils avançaient, doucement, prudemment et à couvert. Un artificier était avec le groupe de tête pour faire sauter la porte afin d’entrée en un minimum de temps.

L’ancienne agent Dana Scully avait une sensation très étrange. Plus elle approchait du bâtiment et plus elle ressentait distinctement la présence de son fils. Elle le sentait d’une manière paranormale et ce n’était pas que l’instinct maternel et l’envie irrépressible de le revoir. Il était là, à côté d’elle. Car elle pouvait le sentir, mais lui aussi sentit parfaitement la présence de sa mère biologique, la seule et unique qui comptait pour lui. A chaque pas, cette sensation augmentait de manière exponentielle, à telle point qu’au pied du bâtiment, elle ne pu se contenir et se retourna vers le père de son enfan
t.
-Il est là, Mulder. Je le sens !
-Ça va aller, Scully. On va le retrouver !

Elle approuva du regard, en espérant que cela se produise le plus tôt possible et sans encombre.
L’agent spécial McClintock appuya sur le micro de sa radio.

-Bravo 1 à Base Écho. On est en position.

L’artificier en scaphandre de protection déposa la charge explosive au niveau de la serrure de la porte arrière.

-Reculez ! Ordonna-t-il.

Tout le monde obéit et il fit exploser la charge.

-Go, go !!! Ordonna Bravo 1.

Les agents entrèrent les uns derrières les autres, équipés de masques à gaz pour se protéger de la fumée de l’explosion. Dès qu’ils furent dans le couloir, des coups de feu retentirent. Les gros bras de la secte les attendaient aussi près de cette porte arrière.

L’un d’eux hurla à l’adresse de ses comparses.

-FBI ! Les suppôts de Satan ! Feu à volonté les gars !


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Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:07

Chapitre 11 « Miracles »





16h05

Les adeptes étaient armés de M16 et avaient bien l’intention de vider leurs chargeurs avant de succomber face aux agents qui leur faisait face. Mais ils avaient un sérieux désavantages sur les officiers du gouvernement car eux n’avaient pas de masque de protection. Les adeptes continuaient de faire feu malgré le manque de visibilité dû au gaz lacrymogène. Ils commençaient aussi à en ressentir les effets de plus en plus. Gorge irritée, nez et yeux qui les brûlaient. Certains avaient eu le reflexe de mettre un foulard devant le bas de leur visage mais cela ne leur protégeait pas les yeux. Certains toussaient, d’autres vomissaient. Les agents de l’ATF et du FBI, eux, continuaient de tirer, tout en restant à couvert. Le feu des adeptes fanatisés était de moins en moins nourri à cause des effets néfastes du lacrymogène. Leurs tirs étaient de plus en plus sporadiques et les agents en profitèrent pour s’engouffrer dans la brèche, d’autant que leurs armes étaient plus perfectionnées que celles de la secte et étaient équipées de pointeurs lasers. Les victimes commençaient à tomber et s’accumuler dans les rangs des adeptes, malgré les gilets pare-balle que portaient certains membres. Les agents avançaient doucement, pas à pas. Mulder et Scully, les anciens agents devenus consultants étaient bien protégés au milieu du cortège et plus elle avançait dans les couloirs de la forteresse, plus Dana scully ressentait l’indéniable présence de son fils unique William.

Le corridor se sépara en deux et les agents devaient malheureusement faire de même pour couvrir toutes les voies d’accès possible et éviter d’être pris à revers. L’agent superviseur McClintock ordonna la séparation des équipes.

-Bravo, en face, avec moi, Unité Charly, couvrez le couloir de droite.

Il reçu la réponse dans son oreillette.

-Charly 1, bien reçu !

Les unités Bravo et Charly se séparèrent et continuaient d’avancer. Scully et Mulder étaient avec le groupe Bravo de l’agent McClintock. Du côté des adeptes, les morts s’accumulaient à mesure que les groupes d’intervention du gouvernement avançaient. Il y eu aussi des pertes du côté de l’ATF et du FBI, des agents blessés, pour la plupart. Certains n’avaient que des égratignures mais d’autres étaient sévèrement touchés.

Alors qu’il y avait un brouhaha assourdissant à cause des rafales de balles qui fusaient et que l’atmosphère de la forteresse était de plus en plus envahi pour le gaz lacrymogène, dans la cuisine de la secte, une main s’empara d’un Beretta qui était dissimulé dans un sac plastique, dans le meuble sous évier. Il s’agissait d’une main petite et osseuse, une main de femme.

-Samantha ?

Eleonore Atwell, l’une des femmes vivant dans la chambre du gourou sans être une de ses favorites était en fait Irena Emerson, la taupe, l’informatrice, l’agent spécialiste en psychologie sectaire infiltré dans le premier cercle du gourou depuis trois ans environ. Elle était petite, portait des lunettes épaisses comme des culs de bouteille, elle était coiffée d’une tresse et avait des tâches de rousseurs, ce qui la faisaient paraitre encore plus jeune que ce qu’elle était en réalité. Elle eu la peur de sa vie car elle n’avait pas eu le temps d’enlever le pistolet de sa protection de plastique et savait qu’elle était démasquée. Comment l’homme qui avait posé la main sur son épaule pouvait connaitre son nom de code uniquement utilisable en cas d’attaque ? Elle l’ignorait mais se voyait déjà exécutée d’une balle en pleine tête. Elle se retourna, mortifiée et aperçu celui qui connaissait tout de sa véritable identité. William Kennedy. L’instrument surnaturel et paranormal du bonimenteur Heinrich Huysmans. Avec lui, elle ne savait pas si elle devait avoir peur ou être soulagée car, au fond, elle ne le connaissait que très peu. Mais il la rassura immédiatement.

-N’ayez pas peur. Je suis avec vous. Mes parents biologiques sont là. Ce sont d’anciens agents du FBI et ils sont avec vos collègues.

Elle souffla de soulagement, pris l’arme d’une manière un peu plus ferme et enleva le plastique qui la protégeait de l’eau.

-Mais qui êtes vous au juste William ? Comment vous savez pour Samantha ?
-Disons que, dès que je vous ai vu, j’ai su que vous n’étiez pas ce que vous prétendiez être mais je n’ai rien dis car je ne savais pas trop quoi penser de Johannes. Mon intuition me disait qu’il était néfaste mais j’ai tellement voulu croire en lui que cette croyance m’a aveuglée.
-C’est la force d’un gourou. Venez avec moi !
-Non, je ne peux pas. Je vais essayer de guider ma mère. Vous, il faut que vous alliez dans la grande salle. Moi je vous rejoindrais, mais d’abord  j’ai quelque chose de très important à faire.
-Où est-ce qu’on se retrouve, William ?
-Dans la grande salle principale.
-OK, allez-y !

Ils se séparèrent et l’agent Irena Emerson, dite « Samantha » se dirigea vers la grande salle de réception de la forteresse. En chemin elle croisa plusieurs membres armés de la secte et elle dû les abattre, pour sa propre survie. Elle progressait dans les méandres du bâtiment, tout comme les commandos du gouvernement, sauf qu’elle connaissait les lieux par cœur, contrairement à eux. Malgré tout, les agents du FBI et de l’ATF étaient bien préparés et progressaient de manière régulière dans les coursives. Soudain, le long couloir dans lequel ils se trouvaient se sépara de nouveau en deux et l’agent McClintock entreprit d’aller en face. Mais Scully l’arrêta net.

-Non ! Arrêtez ! Il faut aller à droite ! Hurla-t-elle.

Bravo 1 la regarda circonspect. Elle était sûre d’elle, c’était son fils qui venait de la guider mentalement.

-Je vous en pris, écoutez-moi ! Je suis certaine que la grande salle est sur nôtre droite ! Insista-t-elle.

Devant tant d’opiniâtreté, McClintock fini par céder et alla à droite. Le groupe Bravo continuait sa lente avancée et fini par déboucher sur une immense salle de réception. Les membres du commando entrèrent un à un dans la pièce et eurent une véritable vision d’horreur, digne du Jugement Dernier peint par Michel-Ange dans la chapelle Sixtine du Vatican. Il y avait des hommes, des femmes et des enfants, tous étendu morts sur le sol de la pièce, le recouvrant comme un tapis de cadavres. La scène était insoutenable. Les victimes n’étaient pas alignées, elles étaient disposées n’importe comment, comme dans un charnier. Le gaz lacrymogène s’était dissipé et plus aucun coup de feu ne raisonnait dans l’édifice. Tous les membres de la secte semblaient avoir succombé à l’attaque ou à la volonté de suicide collectif du gourou. Scully, comme tous les autres agents du gouvernement, retira son masque à gaz et passa la pièce au crible pour essayer de retrouver son fils. Elle sentit et reconnue l’odeur d’amande si caractéristique que dégageait le chlorure de potassium, un poison mortel. Elle cru son fils mort un instant, parmi le monceau de cadavre qui s’accumulait dans la salle puis entendit distinctement le son de sa voix dans sa tête.

-Je vais bien maman !
-Mais où es-tu ! Hurla-t-elle, sans que personne ne sache à qui elle s’adressait.
-Je suis là mais on ne pourra pas se voir pour l’instant !
-Pourquoi !

Elle était désemparée. Elle voulait tant revoir son fils unique.

-Ne t’inquiète pas maman, tous les miracles du Seigneurs ne peuvent pas avoir lieu le même jour.

Et la voix de l’adolescent se tût dans sa tête. Elle ne comprit la portée de la dernière phrase de son fils que lorsqu’elle vit, petit à petit, tous les morts de la secte se relever, tranquillement, comme si ils émergeaient paisiblement d’un sommeil réparateur. Mulder n’en croyait pas ses yeux, tout comme l’agent McClintock et l’ensemble de ses hommes.


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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:07

Chapitre 12 « Le Tunnel »






18h30

Toutes les victimes se relevèrent, y compris les membres de la secte qui étaient armées et avaient été tué par balle par les commandos d’assaut. Le sang de leur blessure avait séché, l’impact de la balle avait disparu sans même laissé la moindre cicatrice au niveau de leur peau. Les seules preuves matérielles que cela avait bien eu lieu étaient les balles aplaties par les impactes et rougit par le sang des victimes. Tous ces projectiles qui n’étaient plus dans les corps des victimes jonchaient à présent le sol de la forteresse, lieu des combats qui, du coup, n’avait pas fait la moindre victime dans un camp comme dans l’autre. Les membres qui étaient armés s’étaient vu passer les menottes, à une exception près, Eleonore Atwell.

Elle était arrivée dans la grande salle juste après l’unité Bravo, au moment même ou tous les adeptes qui avaient bu le poison s’étaient relevés comme si ce poison mortel n’avait été qu’un somnifère. Son arme avait fait peur à un membre du commando mais elle eu le réflexe de hurler « Samantha », son nom de code d’agent infiltré et l’homme qui la tenait en joue, au bout de son pointeur laser, baissa son arme. Elle avait été horrifiée devant tous ces morts puis l’horreur avait laissée place à l’incompréhension quand elle les avait tous vu se relever comme après une simple sieste. Elle était allée voir McCintock ainsi que Mulder et Scully.

-Vous êtes Samantha, l’agent infiltrée ? Lui avait demandé Mulder.
-Oui mais mon vrai nom est Irena Emerson.
-Où est William ? Lui avait demandé à son tour Dana Scully.

La jeune femme la regarda avec insistance.

-Vous êtes sa mère ?
-Oui. Où est-il ?
-Je l’ai vu durant l’assaut…
-Vous l’avez vu ! La coupa Fox Mulder.
-Oui. Et on devait se retrouver ici.
-Qu’est-ce qu’il vous a dit ? Questionna Scully.
-Qu’on se reverrait ici, dans la grande salle mais qu’avant il avait quelque chose à faire.

Scully était quelque peu désemparée.

-C’est étrange Mulder, je ne le ressens presque plus.
-Vous ne le « ressentez presque plus » ? Qu’est ce que ça veut dire ? Demanda la jeune agent.
-Dès que je me suis approché du bâtiment, j’ai eu une espèce de connexion empathique avec lui. Il m’a parlé et il m’a guidé dans les corridors.
-Ça alors ! Il vous a dit autre chose ?
-Oui. Il a dit qu’on ne pouvait pas se voir pour l’instant et que tous les miracles ne pouvaient pas avoir lieu le même jour.
-C’est dingue ! Ça voudrait dire que c’est grâce à ses pouvoirs qu’il n’y a eu aucun mort aujourd’hui ?
-Ça ne m’étonnerait pas du tout ! Répliqua Mulder. Vous avez été témoins de ce qu’il peut faire n’est-ce pas ?
-Oh oui et j’ai jamais trouvé la moindre supercherie dans toutes les démonstrations qu’il a faites depuis plus de deux ans.

L’agent McClintock ramena tout le monde à la triste réalité avec une remarque des plus pragmatique.

-En tout cas, cela ne nous dit pas ou est passé Heinrich Huysmans, alias Johannes Wotan-Jones.
-Vous ne l’avez pas retrouvé ? S’étonna l’agent Emerson.
-Non et cela ne me dit rien qui vaille ! Il doit se cacher quelque part, dans un placard ou quelque chose comme ça ! Agent Emerson, vous qui connaissez les lieux, vous allez nous guider pour essayer de le retrouver.
-Bien sûr !

Et tout le monde se mit à la recherche du gourou malfaisant tandis qu’on emmenait ses adeptes les plus dangereux, menottes aux poignets dans des fourgons de polices et que les autres membres, ceux qui avaient bu le poison, étaient soignés par des équipes de médecins, dans des ambulances garées juste devant la forteresse.
Après plusieurs minutes de recherches infructueuses, un agent de l’ATF vint voir l’agent McClintock avec précipitation.

-Venez voir ! On a trouvé quelque chose !
-Le gourou ? Demanda-t-il.
-Hélas, non. Mais venez, ça va vous intéresser.

L’agent de la lutte anti-trafics emmena les agents du FBI et les consultants Mulder et Scully dans un petit cagibi où étaient entreposé des balais, des seaux, des chiffons et tout un tas de produits ménagers. C’était vraisemblablement leur local d’entretien.

-Regardez ! Dit l’agent de l’ATF en soulevant une trappe qui se trouvait sur le sol de la petite pièce. Il y a un tunnel et il est surement sorti par là.

-Si il est sorti dès le début de l’assaut, il doit être loin maintenant.
-Et William doit être avec lui ! Ajouta Scully, les yeux embués par l’inquiétude.
-Mettez des barrages sur toutes les routes alentours, à 20km autour de Dothan. Et prévenez les US Marshals. Ce psychopathe ne doit surtout pas nous échapper.



Dernière édition par Humbug le Ven 5 Juin 2015 - 21:47, édité 1 fois

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Re: X-Files Resurrection 1 Le Fils Prodigue

Message  Humbug le Mer 3 Juin 2015 - 18:08

Chapitre 13 « Générations »





J. Edgar Hoover Building – Siege du FBI – Washington D.C
Lundi 13 Avril 2015

Mulder et Scully était revenu au Hoover Building pour revoir les nouveaux pensionnaires du bureau des affaires non-classées, les agents Jordan Black et Darren Wright.

En prenant l’ascenseur pour monter au deuxième étage, Mulder avait encore beaucoup de mal à croire que les affaires non-classées n’étaient plus au sous-sol.

-2eme étage ! C’est vraiment la classe, tu ne trouves pas, Scully ?

Sa compagne et ancienne partenaire avait retrouvé un semblant de sourire grâce à cette boutade.

Ils n’y avaient été qu’une seule fois mais connaissait l’emplacement des nouveaux bureaux consacrés aux affaires non-classées par cœur. Ils déambulaient dans les couloirs vraiment comme si ils étaient chez eux et arrivèrent devant la porte du X-Files Office. Scully frappa comme elle en avait l’habitude à l’époque où elle travaillait dans ce service avec Mulder.

-Entrez ! Dit l’agent Wright.

Les deux anciens agents qui portaient toujours leur badge de consultant s’exécutèrent et Mulder referma derrière eux. Les deux nouveaux pensionnaires étaient chacun derrière leur bureau respectif.

-La nouvelle génération chasse l’ancienne ! dit Fox Mulder, toujours aussi pince-sans-rire malgré les années.
-Mais la nouvelle génération a toujours besoin de l’ancienne pour la guider. Ajouta Jordan Black.
-C’est une maxime qui fait chaud aux cœurs des vieux de la vieille que nous sommes !
-Parles pour toi ! Protesta Scully.

L’agent Black sourit et l’agent Wright les regarda droit dans les yeux.

-Vous êtes venu pour savoir si nous avons retrouvé votre fils William ou même le gourou Heinrich Huysmans ?
-Oui ! répondit Scully dans la seconde, les yeux pers pleins d’interrogation.
-Hélas non ! Répondit la jeune agent Black. Les deux hommes restent introuvables.
-Nous avons pourtant placé des barrages sur toutes les routes et passé la région au peigne fin mais rien !
-Huysmans s’était très certainement préparé à l’éventualité d’un assaut de son ranch fortifié depuis des mois. Hasarda Mulder.
-C’est plus que probable. Acquiesça le Docteur Darren Wright. Dans le tunnel nous avons retrouvé de l’eau et des vivres et à la sortie, qui débouchait en pleine forêt à plus de 400 mètres de la forteresse, il y avait plusieurs véhicules camouflés sous des bâches kaki. A l’intérieur des voitures, des SUV pour la plupart, on a retrouvé également de l’eau et des provisions mais aussi des armes, des faux papiers et du liquide, au moins 40 000 dollars.
-Effectivement, le gourou avait bel et bien préparé sa fuite. Mais pourquoi avoir emmené William avec lui ? Demanda Mulder.
-Parce qu’il est son seul atout et parce qu’il est…magique.
-D’accord mais pourquoi William l’a suivi ? Questionna Scully à son tour.
-Ça, nous n’en savons rien. Répondit l’agent Black. Peut-être qu’il était toujours sous son emprise.
Sa mère biologique eue beaucoup de mal à souscrire à cette explication.
-En tout cas, promettez-moi que vous n’abandonnerez pas les recherches !
-Comment le pourrions-nous si vous êtes à nos côtés pour le chercher ? Demanda l’agent Wright.
-J’ai peur de ne pas comprendre. Avoua Mulder.
-Nous avons discuté avec la Directrice-Adjointe Raines et elle est d’accord pour que vous gardiez vos badges de consultants du FBI et que vous soyez détachés à nôtre service le temps qu’on retrouve vôtre fils. Comme ça vous pourrez aussi nous aider à améliorés nos statistiques d’arrestations car mêmes si ils sont exceptionnels pour un service comme celui-là, c’est encore vous qui tenez le haut du panier. Vous avez une telle expérience des affaires non-classées que nous pourrons boucler les dossiers en court en un temps record et consacré d’avantage de temps à la recherche de William.

Scully et Mulder n’en croyaient pas leurs yeux, ils étaient de retour aux X-Files mais cette fois comme consultants officiels placés sous la houlette des agents spéciaux détachés à ce service à temps plein, les agents Wright et Black.

-J’espère que vous acceptez la proposition ? Ajouta la fille de Frank Black.

Scully et Mulder se regardèrent et ce fut Dana Scully qui parla pour le couple.

-Bien sûr que nous acceptons.
-Les affaires non-classées c’est toute ma vie ! Conclu l’ancien agent Fox Mulder.
-Ah bah, justement, vous ne croyez pas si bien dire ! Leur dit l’agent Wright.
-Comment ça ? Demanda Mulder.

Une fois de plus ce fut l’agent Black qui répondit à la place de son partenaire. Ils faisaient un excellent duo, très complémentaire, tout comme Mulder et Scully à leur époque.

-Le bureau de Minneapolis nous a transmis le dossier d’un crime qui s’est produit à St Paul dans le Minnesota et cette affaire m’a curieusement rappelé l’une de vos premières enquêtes ensemble !

Elle transmit à ses nouveaux consultants les photos du meurtre de Tony Giardelli. Le sang, les portes closes, le foie arraché. Dana Scully en frissonna d’horreur. C’était impossible. Elle reconnu ce mode opératoire mais c’était absolument impossible.

-Mulder, regarde !

Lui non plus ne pouvait y croire.

Mais la question que leur posa le Docteur Wright acheva de leur glacer le sang.

-Est-ce que le nom d’Eugène Victor Tooms vous rappelle quelque chose ?




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