Une visite désagréable

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Une visite désagréable

Message  mic01 le Ven 9 Nov 2012 - 14:51

Titre : Une visite déagréable
Auteur : MIC
Classification : tout public - G
Catégorie : S
Mot clé : ship ++ et MSR
Disclaimer : Les personnages de Mulder et Scully ne m’appartiennet pas. Ces personnages ainsi que la série sont la propriété de Chris Carter et de la Ten Thirteen Productions.
Résumé : Scully vient de mettre au monde William et Mulder n’a pas encore quitté Washington (fin saison 8 – début saison 9). Lors d’une promenade avec William, Mulder rencontre une personne qu’il aurait préférée ne pas croiser


Une visite désagréable


William avait tout juste trois jours, lorsque Scully et Mulder le ramenèrent à la maison. Margaret, la mère de Scully, avait fait le nécessaire pour que tout soit prêt pour l’arrivée de son petit fils.

Ce jour là, Scully avait rendez vous chez le médecin et Mulder devait passer chez lui pour ramener ses dernières affaires dans l’appartement de Scully. Margaret s’était proposée de garder William et ensuite ils s’étaient tous donnés rendez vous dans le parc en face pour aller déjeuner ensemble au restaurant italien qui se trouvait à quelques pas.

Margaret était assise sur un banc avec William endormi dans sa poussette lorsqu’elle se mit à penser à sa fille. Jusqu’ici, chaque fois qu’elle pensait à Dana, un sentiment d'angoisse l’envahissait entre sa profession et les épreuves qu’elle avait connues ces dernières années. La vie avait été dure avec elle mais aujourd’hui elle ressentait autre chose. Du bonheur, de la joie, elle ne savait pas quel mot donner à ce sentiment mais elle était apaisée car maintenant Dana allait avoir une nouvelle vie avec ce petit garçon et Fox. Margaret les imaginait tous les trois vivant sous le même toit et être enfin heureux. De toute façon, pour elle, il était inconcevable qu’ils continuent à prendre autant de risques qu’auparavant, il fallait bien qu’un jour tout cela s’arrête Il est vrai que la vie que menait Dana n’était pas celle qu’elle avait espérée. Lorsque sa fille était en médecine, elle la voyait exercer dans un hôpital en chirurgie, épousant un de ses collègues médecin avec une belle maison en banlieue et avec deux ou peut être trois enfants. Tout ce qu’un parent souhaite à son enfant. Mais au lieu de ça, Dana avait préféré rentrer au FBI, pourchasser des criminels avec un collègue peu ordinaire. Margaret ne trouvait pas de mot pour qualifier Mulder. C’était un original mais elle l’adorait, ce que son fils Bill avait beaucoup de mal à comprendre. Lui seul parvenait à comprendre et à rassurer Dana. Ils avaient réussi à s’apprivoiser mutuellement.
Elle fut sortie de ses pensées par un homme âgé marchant difficilement avec une canne et se déplaçant avec une bouteille d’oxygène lui permettant de respirer plus facilement.

L’homme : « Je peux ? » lui demandant la permission de s’asseoir près d’elle.

Margaret : « Je vous en prie »

L’homme : « Votre petit fils ? » lui demanda-t-il tout en regardant l’enfant.

Margaret : « Oui, c’est le premier de ma fille »

L’homme : « Il est mignon, il me rappelle un de mes fils »

Margaret : « Vous avez plusieurs enfants ? »

L’homme : « Deux garçons et vous ? »

Margaret : « Deux fils et deux filles qui m’ont donné trois petits fils et une petite fille. Des petits enfants ? »

L’homme « Juste un petit fils mais je ne le connais pas, pas encore. J’ai des relations difficiles et compliquées avec mon fils ainé. En réalité, je devrais plutôt dire conflictuelles.»

Margaret : « C’est toujours compliqué avec les enfants, j’ai toujours pensé que cela deviendrait plus simple lorsqu’ils deviendraient adultes et c’est tout l’inverse. Ma fille, Dana, est une femme indépendante et secrète. Parfois j’ai la sensation de ne pas faire partie de sa vie, d’être mise à l’écart »

Puis William se réveilla et sa grand-mère le prit dans ses bras.

L’homme : «Il est vraiment très beau et comment s’appelle-t-il ? »

Margaret : « William comme son grand-père maternel et paternel » dit elle fièrement. Elle ne savait pas si Scully avait appelé le petit bonhomme William en mémoire de son père ou de celle du père de Mulder ou peut être des deux.

L’homme prit la main de l’enfant et fit comme si il lui serrait la main : « Enchanté William » mais il vit Mulder s’approchant de l’entrée du parc.

L’homme : « Je vais devoir vous laisser et merci d’avoir partagé ce moment avec moi. Ce fut un plaisir de vous rencontrer ainsi que ce petit William. Bonne journée »

Margaret : « Au revoir et bonne journée »

L’homme laissa Margaret et sortit son paquet de cigarette de Morley. Mulder venait tout juste de passer le portillon du parc et cherchait du regard la mère de Scully lorsqu’il crut apercevoir l’homme à la cigarette se diriger vers la sortie opposée. Il se mit à courir vers Margaret et l’enfant.

Mulder : « Est ce qu’un homme vous a abordé ? »

Margaret : « Oui, il est juste resté cinq minutes. Pourquoi ? »

Il ne prit pas le temps de lui répondre et partit en courant pour rattraper GCB Spender. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il l’agrippa furieusement par le bras. Il avait la même silhouette mais avait vieilli d’au moins quinze ans. Ses cheveux noirs avaient laissé place à des cheveux blancs, ses rides déjà nombreuses étaient devenues beaucoup plus abondantes.

GCB Spender « Bonjour agent Mulder » fit-il avec un grand sourire

Mulder : « Que faites vous ici ? Et d’ailleurs, je vous croyais mort.»

CGB Spender : « Moi mort ? J’ai plusieurs vies et je ne les ai pas encore toutes consumées. Et pour vous dire la vérité, j’avais envie de faire connaissance avec mon petit fils. Vous avez un beau petit garçon, agent Mulder et d’ailleurs il vous ressemble énormément, c’est votre portrait au même âge »

Mulder : « William n’est pas votre petit fils. Et ne vous approchez plus de lui ni de mon entourage»

CGB Spender : « Voyons Fox, tu connais la vérité entre ta mère et moi. Une seule fois a suffi pour que tu sois conçu. D’ailleurs, j’ai toujours été plus fièr de toi que de ton demi frère, Jeffrey. Tu me ressembles plus : tu es déterminé, tu es un fonceur. Si seulement tu avais accepté ma proposition de travailler auprès de moi...»

Mulder : « Travailler avec vous? Mais pour cela j’aurai du tourner le dos à toutes mes croyances, mes convictions et arrêter ma quête de la vérité. Non, je vous ne ressemble pas du tout : moi je tente de mettre la vérité à jour tandis que vous l’enterrez. Et que les choses soient bien claires entre nous, mon père s’appelait William Mulder. »

CGB Spender : « Penses-tu qu’il ait été un homme meilleur que moi ? As-tu oublié que ce que tu me reproches, ton père l’a fait aussi ? Il a travaillé avec moi. Ce que je savais, lui aussi en avait connaissance»

Mulder « Il a arrêté et il l’a surtout regretté »

CGB Spender « Pense-le si cela peut t’aider mais tu ne peux pas nier tout ce que tu me dois. Si tu n’as pas fait partie des « disparus » comme ta sœur, c’est grâce à moi. Nous devions tous donner un membre de notre famille, tes parents étaient incapables de choisir entre toi et ta sœur. J’ai fait le choix pour eux. C’est aussi grâce à moi que ta partenaire est encore en vie. Sans parler de William. C’est vrai que je n’aurai jamais imaginé il y a huit ans en arrière lorsque j’ai décidé d’affecter Scully aux affaires non classées que vous deviendriez amants. Notre erreur, c’est que jamais nous n’avions imaginé qu’au début une amitié allait naitre entre vous pour ensuite se transformer en autre chose. Tu vois : je suis aussi un faiseur de miracle. D’ailleurs, je suis assez curieux de savoir quand tout a commencé entre vous ?»

Mulder « Pour un peu, j’allais croire à votre histoire de faiseur de miracles et j’allais sortir les mouchoirs. Mais vous avez oublié plusieurs détails. C’est à cause de l’enlèvement de ma sœur que vous avez détruit ma famille : le divorce de mes parents, l’assassinat de mon père. Vous êtes aussi coupable de l’enlèvement de Scully, de son cancer, sa stérilité, la perte de sa sœur. Et la liste est encore longue….Je ne vous dois rien du tout mis à part des mensonges et des malheurs. »

CGB Spender : « Et toi, que crois-tu apporter à ton fils et à sa mère ? Penses-tu que tu pourras les protéger ? Tant que tu seras près d’eux, ils seront toujours en danger. Qu’espères-tu toi aujourd’hui ? Jouer au père de famille ? Penses-tu réellement qu’ils te laisseront tranquille ? Tu en sais trop et surtout tu leur fais peur. Si tu souhaites qu’ils puissent avoir un minimum de vie normale, quitte-les. Tu as beau dire ce que tu veux, nous sommes pareils. Tu les mettras en danger comme moi j’ai mis en danger Jeffrey et sa mère »

Une voiture s’arrêta à leur niveau, l’homme à la cigarette ouvrit la portière

GCB Spender : « A bientôt Fox »

Mulder n’essaya même pas de le retenir et il retourna dans le parc. Entre temps, Scully était arrivée et sa mère lui avait raconté sa rencontre avec un homme âgé et le comportement de Mulder.

Scully : « Qui était-ce ? »

Mulder « Personne. Allons déjeuner »

Scully aurait aimé en savoir plus mais la présence de sa mère l’empêchait de questionner Mulder. Mais elle remarqua qu’il était perdu dans ses pensées et même si il tenta d’être souriant pendant le repas, il était préoccupé.

Après le déjeuner, Margaret rentra chez elle et laissa Mulder, Scully et le petit William chez eux. Alors que Mulder donnait le biberon à William dans le salon, Scully en profita pour faire un peu de rangement. Alors qu’elle allait rentrer dans le salon, elle s’arrêta à la porte pour observer cette scène. Pendant longtemps, elle avait pensé qu’elle ne connaitrait jamais ce bonheur de voir l’homme qu’elle aimait avec leur enfant. Il y avait d’abord eu la nouvelle de sa stérilité puis l’échec de sa fécondation et ensuite la disparition de Mulder. Tout était prédestiné pour que William n’existe jamais et que Mulder ne rencontre jamais son fils. Mais elle avait espéré, elle avait continué à croire que l’impossible restait possible et elle avait surtout prié pour le retrouver vivant.

Elle s’approcha d’eux et vit William endormi dans les bras de son père.

Mulder « Il s’est endormi il y a près d’une heure dans mes bras»

Scully « Pourquoi ne l’as-tu pas mis dans son berceau ?»

Mulder « J’avais juste envie de le garder un peu près de moi »

Scully « Je te comprends parfaitement »

Puis Fox se leva, coucha l’enfant dans son berceau et reprit sa place sur le canapé près de Scully.

Scully « Qui était ce type tout à l’heure ? Et ne me dis pas « Personne », je vois dans tes yeux que ce n’est pas vrai »

Mulder « Spender. GCB Spender »

Scully : « Mais Krycek l’a tué ! »

Mulder « Pour un mort, il avait l’air en forme. Pas en pleine santé mais en forme, en tout cas vivant »

Scully « Que voulait-il ? »

Mulder « Rencontrer William et me conseiller. Il m’a dit que pour ta sécurité et celle de William, il valait mieux que je vous quitte»

Scully « J’espère que tu ne l’as pas cru ? Cet homme essaye de nous nuire depuis le début et maintenant il tente de nous séparer... » Mais elle vit dans le regard de Mulder que sa décision était déjà prise.

Mulder « Dana, il a raison ». Il prit le visage de Scully entre ses mains « Toi et William serez en danger si je restais »

Scully « Je ne suis pas d’accord ! Avec toi, nous avons traversé tellement d’épreuves, tellement de dangers et nous sommes encore là »

Mulder «Nous n'étions à l’époque que tous les deux, mais aujourd’hui il faut penser à notre fils. Il doit être notre préoccupation principale »

Scully « Penses-tu réellement nous mettre plus en sécurité en partant plutôt qu’en restant avec nous?»

Mulder « Tu ne pourras jamais avoir une vie normale si je reste »

Scully « Et si nous partions tous les trois ? »

Mulder : « William est bien trop petit et veux-tu qu’il vive comme un fugitif ? »

Scully « Non »

Mulder « J’ai confiance en toi plus qu’en moi. De nous deux, c’est toi la plus forte. »

Scully « Tu pars quand ? » demanda-t-elle résignée.

Mulder « Je fais mes valises cet après midi et je pense partir demain le plus tôt possible. J’ai terminé de vider mon appartement ce matin même si à la base c’était pour m’installer ici avec toi. »

Scully se leva du canapé mais il l’agrippa par le bras pour la retenir. Avec sa main, il caressa son bras puis sa main.

Muder « Avant mon départ, j’aimerais profiter du peu de temps qu’il me reste pour être avec toi et William »

Elle aurait aimé crier que ce n’était pas juste, pas juste pour elle, pour lui et surtout pour Wiliam. Elle voulait le garder auprès d’elle, s’endormir dans ses bras, sentir ses mains sur son corps, être réveillée par sa voix. Elle voulait déjeuner, diner avec lui. Elle voulait s’endormir sur le canapé auprès de lui en regardant ses vieux films en noir et blanc que lui seul aimait. Elle voulait avoir ses vêtements trainant dans leur chambre, sa brosse à dent, sa mousse à raser dans sa salle de bain. Elle voulait recevoir son courrier dans sa boite à lettre et même son abonnement à Playboy. Elle voulait ramener ses costumes et chemises du pressing. Elle voulait râler lorsque qu’il ne rabattait pas le couvercle des toilettes ou lorsqu’il oubliait de fermer le dentifrice. Elle voulait être avec lui tout simplement et élever leur enfant ensemble.

Scully : «Laisse moi cinq minutes et ensuite je t’aiderai à préparer tes affaires »

Il lui lâcha la main et vit Scully se diriger vers la salle de bain. Malgré le fait qu’elle ait fermé la porte et qu’elle ait fait couler l’eau du robinet, il entendit ses larmes. Il la rejoignit, elle était devant le lavabo faisant face au miroir, elle essayait de lui cacher ses larmes. Il n’aimait pas la voir pleurer et surtout en être la cause. Il se plaça derrière elle et l’enlaça puis l’embrassa dans le cou.

Mulder « Je suis désolé »

Elle se retourna pour faire face à lui, leurs yeux se rencontrèrent. D’habitude, il se noyait dans le bleu de ses yeux mais cette fois ci, c’était une couleur rouge qui dominait sur sa couleur.

Scully : « Je sais ». Il serra encore plus fort son étreinte, tellement fort qu’elle en eu le souffle presque coupé mais elle ne lui dit rien et voulut profiter de cet instant « Il vaut mieux commencer maintenant tes valises avant que William ne se réveille et réclame son biberon »

Alors qu’ils étaient tous les deux dans la chambre à coucher préparant les valises de Mulder, Fox trouva entre ses habits une des nuisettes de Scully.

Mulder « C’est pour mes nuits froides ou mes nuits en célibataire » lui dit-il en lui montrant la nuisette de couleur violet, tentant de briser le silence qui s’était installé entre eux et surtout de détendre l’atmosphère

Scully : « J’ai toujours trouvé que cette couleur était mieux appropriée à ton teint qu’au mien » lui dit-elle en lui offrant son plus beau sourire.

Alors qu’il allait embarquer dans sa valise un vieux tee-shirt de son université avec lequel il avait passé la nuit dernière, elle le lui prit des mains.

Scully « Non celui ci, je le garde »

Mulder « Tu ne préfères pas un propre ? » comprenant qu’elle voulait garder un de ses vêtements avec elle

Scully « Non c’est celui ci que je veux, il a encore ton odeur »

Mulder « Si tu veux, de temps en temps, je t’enverrai par courrier un de mes tee-shirts »

Scully « N’essaye pas de m’envoyer ton linge sale par courrier afin que je le lave et le repasse »

Alors qu’elle rangeait le tee-shirt de Mulder sous son oreiller, elle vit un magasine de playboy sur sa table de chevet.

Scully « Dis-moi, pour ton abonnement, je fais quoi ? » lui dit-elle en lui montrant le magazine.

Mulder « Garde-les dans une boite, je les lirai à mon retour »

Scully « Depuis quand, il y a des articles dans ce genre de revue? » dit-elle en lui jetant le magazine à la figure

Rapidement toutes les affaires de Mulder se trouvèrent dans deux grandes valises qu’il déposa dans un coin du salon près de son aquarium. Ce même aquarium qui avait été pendant de longues années sa seule compagnie dans son ancien appartement, son ancienne vie. Et même si il avait dû quitter son travail, ce qui avait été pendant de longues années sa raison d’être, il avait espéré ces derniers jours avoir une nouvelle vie auprès de Scully et de son enfant. Mais sa rencontre avec l’homme à la cigarette avait bouleversé tous ses projets. De plus, il s’était rendu compte que sa quête de vérité n’était pas terminée même si il ne faisait plus partie du FBI.

Scully : « Ne t’inquiète pas pour tes poissons, je m’en occuperai comme si c’était les miens » dit elle en s’approchant de lui

Mulder : « Je ne suis pas inquiet pour eux mais pour toi et William. J’ai l’impression de vous abandonner » dit-il en la prenant dans ses bras. « Je te promets de revenir rapidement ».

Il ne savait pas encore quand et comment il tiendrait sa promesse mais il ferait tout pour la tenir et le plus rapidement possible. Il n’était pas encore parti qu’il pensait déjà à son retour.


FIN

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