Les Etoiles de Noël

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Les Etoiles de Noël

Message  PtiteCoccie88 le Mar 25 Jan 2011 - 10:43

Titre: Les Etoiles de Noël
Auteur: Coccie
Date de publication: Mardi 25 janvier 2011

PG-13
MSR | Angst | S
5 pages


Résumé: Noël 2011... Dans Les Etoiles, il n'y a pas de place pour la souffrance. Seul l'Espoir a le droit d'illuminer notre ciel.

Remarque: FanFiX écrite pour le concours Fan Art XFMemories Noël 2010 - Nouvel An 2011

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas. Je ne m'en sers que pour le plaisir de mon Imagination et celle des Autres.

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LES ETOILES DE NOËL



Le train dérailla. « Ils ne vont pas être contents ! » Il observa son acolyte à la petite voix.
- Ils ne vont pas être contents, mais alors pas du tout, répéta-t-elle.
A quelques mètres de là, une femme rousse les observait depuis une dizaine de minutes.
- Je n’ai pas fait exprès, se défendit Mulder.
- C’est ce que « vous » les adultes vous dites tout le temps… « pas fait exprès » !
- Mais… non ! Je te jure que je…
- Le Père Ybarra n’aime pas que l’on jure dans son hôpital, interrompit une voix particulièrement douce.
Vivement, Rose fit volte-face. Son visage s’illumina, entre émerveillement et fascination.
- Bonjour Dana !
- Bonjour Rose.
- Mulder a fait dérailler le train ! dénonça la fillette.
- C’est ton amie ? s’enquit-il de demander.
- Oui ! C’est le Docteur Dana Scully ! C’est elle qui opère les enfants ! Mais on dirait que vous vous connaissez tous les deux !
Scully esquissa un sourire, presque imperceptible par tous, sauf pour les yeux de Mulder. Et tout en s’avançant vers le sapin, Scully lui demanda :
- Et qu’est-ce qui te fait dire ça Rose ?
- Ya pas besoin d’être un génie ! Il suffit juste d’être « observateur » ! répondit-elle très fièrement, tout en étant incroyablement sûre d’elle malgré son jeune âge.
Puis un peu plus bas, tout en s’agenouillant près de Dana sous le sapin, à l’oreille, elle lui chuchota en veillant à mettre sa main près de sa bouche pour être sûr que Mulder n’entende pas une seule syllabe :
- Je le vois dans vos yeux à toi et à Mulder.
Scully sourit une nouvelle fois, légèrement déstabilisée qu’un si petit enfant puisse décrypter si aisément ce lien tellement précieux l’unissant à Mulder depuis vingt ans.
Rose et Dana avaient enfin remis en circuit le train électrique. Aussitôt il reprit sa course circulaire sous l’arbre de Noël.
- Et voilà ! On a réparé tes bêtises Mulder ! annonça Rose.

Tous les trois regardèrent soudainement autour d’eux. Le hall battait son plein. Une certaine effervescence y régnait. Il ne restait plus que quelques heures avant les douze coups de minuit, ou plutôt avant Noël. Les familles étaient venues voir leurs enfants. Pour une fois, la froideur glaçante imprégnée dans les murs de cet hôpital s’était évaporée, laissant le terrain libre à la féerie. C’est simple, plus personne ne semblait malade. Les enfants vivaient juste l’instant. Les parents, les frères et les sœurs aussi. Ils profitaient. Etre avec leurs proches était si rare pour certains d’entre eux.
- Maman est là ! cria soudainement Rose, manquant au passage de détruire un des tympans de Scully.
Pas plus haute que trois pommes, la jeune fillette se rua dans les bras d’une femme aussi blonde qu’elle. Elles s’étreignirent d’une manière si intense qu’elles semblèrent fondre l’une dans l’autre.
Mulder et Scully se retrouvèrent seuls.
- Quel âge a-t-elle ? questionna Mulder.
- Dix ans.
- Elle a l’air en si bonne santé…
- Ce n’est qu’une apparence.
- Tu n’es pas son médecin pourtant ?
- Effectivement, ce n’est pas moi qui suis son dossier. Ce n’est pas mon rayon, mais… je me suis attachée à cette petite. Elle traîne souvent dans l’aile ouest, là où il y a la salle vidéo…
- Et ton bureau.
Scully croisa le regard de Mulder.
- Mes cheveux…
Il ne sembla pas comprendre où elle voulait en venir.
Scully sourit, amusée, devant l’incompréhension de son amant. Elle reprit :
- Leur couleur ! C’est à cause de leur couleur… Un jour je suis passée devant la salle vidéo justement et d’un seul coup, un « waouh » d’étonnement a arrêté ma course. Et ce « waouh » appartenait à Rose. Je ne l’avais jamais vue avant cette seconde d’émerveillement pour elle. Rose non plus, ne m’avait jamais vue.
Mulder l’écoutait. Quant à Dana, elle revivait cette première rencontre tout en contemplant les retrouvailles de Rose et d’une mère qui se reprochait de ne pas pouvoir passer plus de temps au chevet de sa petite dernière.
- Elle m’a dit : « T’es comme le feu ! » Et elle a continué en me demandant si elle deviendrait aussi forte que le feu si elle commandait des cheveux… « rouges » … pour Noël.
Mulder sourit, lui saisissant quelques boucles rousses entre ses doigts.
Scully s’arrêta. Rose venait d’être prise d’une quinte de toux incroyablement sèche.
- Une maladie qui ne se voit pas mais qui s’entend, reprit Scully à regret, et subitement si triste de lire comme dans un livre ouvert tant d’inquiétude dans le regard de cette mère devant elle, quelques mètres seulement plus loin.
La mère et la fille furent bientôt rejointes par un homme puis tous les trois quittèrent le hall bondé de joie et de bonne humeur, et retournèrent au calme dans la chambre de Rose.
- Je ne pense pas que la force ou l’espoir qui nous pousse à nous battre, à continuer et à se relever lorsque l’on tombe réside essentiellement dans une simple couleur de cheveux… Scully s’esclaffa timidement sous les paroles de Mulder. Je pense au-contraire que la force réside dans les difficultés qui se dressent sur notre chemin. Sans difficultés, avoir une force en nous, nous serait tout simplement inutile. Les épreuves engendrent cette force.
Scully s’était perdue dans les cercles que décrivait le train miniature. Mulder savait pertinemment à quoi elle pensait, « où » l’esprit de Dana s’était embarqué. Leur fils…
- Je suis sûr qu’il est très heureux où qu’il se trouve…
- Oui… moi aussi, répondit-elle simplement.
Mulder remarqua la présence du Père Ybarra à l’opposé, discutant avec des parents. Après un court silence, sur un ton plus léger, il dit :
- Et Ybarra vous a autorisé à installer une telle « fantaisie » sous le sapin du hall principal ? Qui sait où va ce train ?!
- En Enfer ! osa répondre Scully, un rouge enfantin lui colorant les joues.
- Mais c’est qu’il y a comme une vague de rébellion dans l’air ! … Docteur Scully vous me décevez !
Les remarques de son compagnon lui arrachèrent un nouveau sourire.
- Ce sont les enfants eux-mêmes qui ont décidé de la décoration, donc du train électrique sous le sapin !
- Je te crois mais… encore une fois ils se sourirent mutuellement… je pense qu’une conspiration s’est formée au sein de ce corps médical afin de lutter contre l’autorité implacable du Père Ybarra !
- Et comme toujours, on ne peut rien te cacher Mulder. Les yeux de Scully se sentirent une nouvelle fois attirés par le bruit régulier et mécanique du train… C’est juste parfois incroyable d’observer à quel point les yeux des enfants peuvent s’illuminer d’étoiles dès qu’ils passent devant cette « fantaisie »… d’ailleurs, il n’y a pas que les enfants qui semblent prendre un certain plaisir à provoquer des catastrophes ferroviaires !
Elle leva un regard rieur en sa direction.
- Scully ! Je ne vois absolument pas de quoi tu parles !
- Oh si… bien sûr que si !
Un mince sourire s’étira de nouveau sur leurs lèvres.
- Je reviens ! Attends-moi ici tu veux bien.
Il hocha la tête, calmement et nullement inquiet de cette annonce, sachant parfaitement l’objet de son éloignement.

Scully poussa la porte des vestiaires et se débarrassa de sa blouse blanche qu’elle entreposa au fin fond de son casier. C’était aux blouses à la couleur cadavérique que revenaient sans cesse cette lourde tâche, si ingrate, d’annoncer la terrible nouvelle, le point de non-retour, le diagnostique provoquant autour de lui l’effet d’une « bombe » et aujourd’hui, en cette veille de Noël, Dana aurait voulu donner tout l’or du monde pour plus qu’aucune blouse fantôme n’ait à circuler dans les couloirs et les chambres des hôpitaux en cette période où seul le plaisir de donner et d’offrir à l’autre comptait.

Quelques heures plus tard

La porte de son bureau s’ouvrit. Il aimait entendre la fine et savoureuse résonnance de ses talons contre le parquet de son antre. Elle glissa ses mains autour de son cou. Mulder en profita pour les attraper et les envelopper dans les siennes, les faisant descendre doucement le long de son torse, interrompant par la même occasion sa lecture.
- Je vais y aller, murmura Scully au creux de son oreille.
- Tu en as pour combien de temps ?
- Une heure ! Une heure et demie grand maximum.
- Rentre vite.
- Je rentre vite, le rassura-t-elle.
Mulder déposa un tendre baiser sur ses deux mains qu’il tenait toujours prisonnières contre sa poitrine, puis il les lui libéra. Scully s’amusa de cette liberté retrouvée pour lui ébouriffer en un court instant sa tignasse brune. Il lui faisait dos mais elle l’entendit sourire. Puis dans un soupir, elle tenta :
- Tu es sûr que tu ne veux pas m’accompagner ?
- Non, je préfère rester ici… Je ne me suis jamais senti très à l’aise dans ce genre d’endroit… mais je te promets que je t’emmène dans les étoiles dès que tu rentres !
- …
Il se retourna, se redressant debout devant elle.
- Dans les étoiles, murmura songeuse Scully. C’est une idée qui me plaît assez.
Il attrapa une dernière fois les mains de Scully, et tout doucement, il s’empara aussi de ses deux lèvres. Après quelques secondes d’un long et profond baiser, il lui rendit enfin toute sa liberté. Un sourire en coin, il dit :
- Allez file ! Le bon Dieu n’aime pas que son élue soit en retard !

***

Elle plongea ses doigts dans le bénitier, s’avança légèrement vers l’allée centrale puis se signa en toute discrétion. Elle choisit le dernier banc situé au fond sur la gauche. Un couple, avec un bébé dans les bras de la mère vint prendre place près d’elle. Scully leur adressa un sourire timide, mais assez chaleureux, leur glissant ainsi le message qu’elle n’attendait personne.
Elle n’avait pas voulu se rendre à la messe tenue par le Père Ybarra dans l’enceinte même de l’hôpital. Scully avait préféré partir en terrain inconnu, comme pour rencontrer de nouvelles têtes et ainsi recharger ses poumons d’un air neuf et vivifiant. Sortir de son hôpital en cette nuit de Noël était son credo. Elle aimait par-dessus-tout son travail, mais depuis quelques temps, certaines choses l’alourdissaient, la rendant moins efficace, moins « objective » dans ses prises de décisions au sein de l’équipe médicale avec laquelle elle travaillait depuis pratiquement déjà dix ans, surtout depuis Christian. Certes, elle lui avait sauvé la vie et elle avait eu raison de batailler contre les autres qui au même moment le reléguaient à la case « plus aucun espoir » mais,… (L’orgue commença à envahir l’église d’une aura chaleureuse de confiance)… Dana éprouvait de plus en plus cette difficulté à maintenir cette barrière fondamentale, entre le médecin et ses patients. Elle s’attachait… Autant la pédiatrie pouvait être un service rempli de douceur, autant il pouvait soudainement flirter avec une cruauté exemplaire prenant un malin plaisir à jouer avec la souffrance de ces petits êtres innocents, et pourtant possédant de manière innée en eux une telle « niaque » de vivre. Mais parfois, cela ne suffisait pas.
Elle s’était attachée à Rose. Et elle sentait parfois ce même sentiment dans les yeux de Mulder, même s’il était habilement très doué pour lui dissiper toute trace d’une quelconque faille. Plus tôt, dans l’après-midi, elle l’avait observé à la dérobée. Elle s’était d’abord sentie surprise de le trouver au milieu du hall, près du sapin, qui plus est auprès de Rose. Il avait une heure d’avance pour la ramener à la maison. Puis la tristesse l’avait submergée sans qu’elle ne puisse rien y faire quand elle avait cru lire un vide dans les yeux de son compagnon au moment où le père de Rose avait pris sa fille dans ses bras. Et c’était ce même « manque » qui rendait Scully si fragile devant le protocole. « Ne pas éprouver de sentiments pour ses patients ! Règle numéro un ! » Seul moyen trouvé à ce jour pour rester le plus neutre possible et surtout se préserver des erreurs médicales … … Le cri l’extirpa de ses pensées anesthésiantes et si engourdissantes de douleurs. Dana tourna la tête vers la droite. Elle capta l’attention de l’enfant dans un sourire. Ce dernier se calma aussitôt, comme aimanté par les yeux bleus qu’elle lui offrait.
- Quel âge a-t-il ?
- Six mois. C’est notre petit Léo, répondit la mère.
Le père passa une caresse délicate sur le front de son enfant.
Les deux femmes échangèrent un dernier sourire, puis le prêtre commença son sermon.

Pas un seul instant Scully ne desserra ses lèvres, ne serait-ce que pour accompagner les chants. Quand vint le moment de recevoir la communion, elle s’efforça de faire table rase du poids qui compressait son cœur, serrant sa gorge, rendant ses jambes horriblement pesantes, martelant son âme telle une torture, et surtout gonflant ses yeux de larmes hurlant sans voix. Elle voulait qu’on lui rende. William ! S’il vous plaît ! Qu’on me rende mon fils ! implora-t-elle dans un silence déchaîné. Mais comment Le Seigneur pouvait-il rendre quelque chose dont on s’était délibérément séparé ? La plainte intérieure, sans voix de Scully s’engouffra dans toute l’église. Revenue à sa place, elle finit par s’agenouiller, ses jambes devenant subitement trop lourdes pour la soutenir, appuyant ses coudes sur le banc devant elle, tout en prenant sa tête dans ses mains… Scully pria pour William.

***

- Tu n’as pas froid ?
- Non, tu sais très bien que je n’ai jamais froid.
- Oui… je sais que tu n’as jamais froid.
Un sourire naquit sur les lèvres de Mulder. Même si un grand nombre de fois, elle lui avait donné la preuve que les basses températures n’étaient rien pour elle, il remonta précautionneusement la couverture qui l’emmitouflait en plus de ses bras qu’il lui offrait. Le ciel était dégagé. Tous les deux avaient pris place sur le banc installé sur la terrasse ouverte, juste devant la maison. Lui, était assis, elle, reposait contre lui. Scully regardait droit dans le ciel, tout en se laissant bercer par la poitrine de son partenaire se soulevant à intervalle régulier. Sentir les battements du cœur de l’homme qui avait su gagner sa confiance résonner en elle l’apaisait. Seul un calme majestueux les enveloppait.
- Margaret a appelé pendant que tu te trouvais à la messe, tout à l’heure… tu lui manques.
Scully ne répondit pas. Imperturbable aux derniers mots prononcés par Mulder, elle fixait toujours les étoiles.
- Tu manques à tes frères aussi.
- C’est que… je ne peux pas m’empêcher de penser à…
Elle s’arrêta. Sa voix ne s’était pas brisée, mais il avait fallu qu’elle s’arrête.
Ce vide qu’elle ressentait, revenant sans prévenir, pareil à un boomerang, lui aussi le partageait. Un néant allant jusqu’à les engourdir, leur enlevant parfois toute énergie de s’ouvrir au monde, de passer du temps avec les autres, ne serait-ce qu’avec la propre famille de Scully, lui n’en ayant plus.
- Notre fils me manque terriblement…
Cette fois-ci, Scully, sous ces nouveaux mots de Mulder se troubla, fermant un court instant ses yeux, quittant le ciel étoilé. Il ajouta :
- Mais ce qui est bien avec les étoiles… c’est que peu importe où on se trouve, pour deux endroits distincts, les étoiles qui s’offrent à nous sont toujours les mêmes. Nous nous réunissons tous dans le ciel… … William nous reviendra Scully, fais-moi confiance.
- Je te fais confiance.
Elle avait répondu posément. Mulder l’enserra dans ses bras encore plus intensément, puis il l’admira reprendre sa contemplation céleste.

***


Quelque part, dans une maison étoilée, le matin de Noël…

Le bruit du papier déchiré frénétiquement sous la puissance de l’excitation et de l’impatience enveloppa la pièce. Sa bouche mima un « o » de stupéfaction et d’une joie intense.
- Un télescope… murmura-t-il, fasciné et hypnotisé par l’objet tant désiré, et qui grâce à la magie de Noël se retrouvait enfin sous ses yeux.
Le jeune garçon qui ne devait pas avoir plus d’une dizaine d’années sortit progressivement de sa transe d’émerveillement, abandonnant quelques secondes son trésor pour se jeter dans les bras de ses parents.
- Alors ça te plaît William ?
- Oui !
- Tu vas pouvoir observer de près les étoiles maintenant ! lui fit remarquer son père qui étreignait toujours aussi fort son fils, comme par peur qu’on lui enlève. Mais je te dissuade d’observer ta voisine depuis la fenêtre de la mezzanine de la grange !
William sourit, se redressant, regardant ainsi mieux tout l’amour régnant dans les yeux de ses deux parents.
- Promis ! Je ne ferai pas comme Clark avec Lana !
- Et surtout ne disparais pas dans les étoiles…

***

Le lendemain – 26 décembre 2011

- Docteur Dana !
Scully s’arrêta net, et leva la tête de son dossier tout en pénétrant dans la salle vidéo. Scully s’attarda un léger instant sur les images défilant sur l’écran. Un prince délivrait une jolie princesse aux cheveux d’ébène et à la peau blanche comme la neige d’un cercueil de verre.
Dana soupira de nostalgie.
- Je peux rentrer à la maison ! annonça fièrement Rose. Les « bêtes-bêtes » dans mes poumons sont un peu moins nombreuses. Le Docteur François Bremont a dit que je pouvais rentrer !
- Mais c’est une merveilleuse nouvelle !
Scully s’agenouilla près d’elle.
- Beurk ! Mais il l’embrasse !
Rose et Dana levèrent la tête vers l’endroit d’où provenait l’indignation.
- Moi aussi je trouvais que c’était « beurk » quand j’étais petite, Thomas, dit Scully.
- Mais c’est pas « beurk » Thomas ! s’exclama Rose. Le prince a fait ça pour lui sauver la vie ! Triple-andouille !
Le petit Thomas fronça ses sourcils, réfléchissant comme jamais. Puis se tournant vers Rose et Scully, les traits soudainement illuminés par l’espoir, avidement il leur demanda :
- Pour retrouver mes cheveux, il faut que je rencontre une princesse alors !
Le sourire de Scully se crispa.
- Oui ! Voilà ! C’est ça Thomas ! lui confirma Rose, les yeux pétillants de vivacité.
- Et toi docteur Scully ? demanda de nouveau le jeune garçon, tu as un prince ?
- Yep ! Et il s’appelle Mulder ! devança Rose.
Scully, estomaquée par la rapidité et l’incroyable vérité de cette réponse, se sentit profondément ébranlée. Rose n’avait que dix ans, Thomas, deux ans de moins mais, quelle clairvoyance hors du commun habitait leurs yeux.
Scully traçait sa route, guidée par une soif de justice, eux, par une force de vivre qu’ils seraient prêts à aller chercher jusque dans les étoiles, car là y règne l’espoir et nos rêves les plus fous.

Une dernière fois, la voix fluette de Thomas résonna :
- Et ce Mulder,… il vous a sauvé la vie ?



The End. I love you


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