CONCOURS AUTOMNE 2010 - FIC N°6 de Lane et Gouzy

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CONCOURS AUTOMNE 2010 - FIC N°6 de Lane et Gouzy

Message  noisette le Lun 15 Nov 2010 - 11:08

FIC N°6 de Lane et Gouzy


The very first kiss


Le générique final d'un célèbre film des années 60 commençait à se faire entendre. L'agent Scully, calée confortablement entre les coussins de son canapé et l'épaule musclée de son coéquipier, échappa un interminable bâillement. En effet, les derniers jours qu'ils venaient de vivre n'avait pas été de tout repos et ils étaient tous les deux éreintés. Le week-end pointait le bout de son nez et cela n'était pas un mal.
Mulder se leva en s'étirant.
-Je vais te laisser dormir. Tu as besoin de repos.
-Hein !?!? oui… On en a besoin tous les deux. Lui répondit-elle d'une voix éraillée en attrapant la télécommande pour éteindre le magnétoscope.
Son partenaire avait ramassé leurs verres et les restes de leur dîner qui trônaient sur la table.
-Laisse, je m'en occuperai demain! Mais celui-ci était dans la cuisine avant qu'elle n'ait fini sa phrase.
Elle se leva à son tour, abandonnant son petit nid douillé pour le raccompagner.
Il avait déjà enfilé sa veste lorsque qu’elle arriva à ses cotés. Ces soirées partagées ensemble lui plaisaient énormément, elle, comme lui appréciaient de partager un repas, un film, un moment simple, cassant le rythme soutenu de leurs enquêtes.
-Passe un bon week-end, on se voit lundi.
Elle acquiesça d’un mouvement de tête.
-Bonne nuit.
-Bonne nuit Mulder. Finit-elle par articuler alors que les lèvres de son partenaire s’attardaient sur son front.
Il ferma les yeux, s’imprégnant une dernière fois de son parfum.
-Fait de beaux rêves. Lui murmura-t-il à l’oreille, se retrouvant malgré lui dangereusement proche de ses lèvres. Il eut tout à coup une envie irrésistible de l’embrasser.
La tension entre eut à cet instant fut beaucoup trop forte et la fatigue qui les emparait ne leur permettait pas de réagir consciemment. Profitant ainsi de ce moment de faiblesse et n’écoutant alors que leur cœurs, leurs lèvres se rencontrèrent dans un baisser débordant de tendresse.
Le temps parut s’arrêter, les secondes défilant soudainement beaucoup plus lentement qu’à l’habitude. Ses lèvres étaient douces et agréables, au contact des siennes il goûtait alors la tisane qu’elle avait bu quelques instants auparavant.
Il lui passa la main machinalement sur la nuque, caressant sa peau du bout des doigts. Il la sentit frissonner à son contact, s’approchant un peu plus prés pour approfondir leur baiser.
Elle entrouvrit légèrement sa bouche et il en profita pour y glisser sa langue. A ce moment, il s’électrisa, la tête lui tournait presque. Il sentit la paume de sa partenaire glisser dans son dos, descendre le long de sa colonne vertébrale. Leur baiser devint de plus en plus fougueux et urgent comme s’ils avaient perdu tout contrôle de leurs actes.
Mulder eut alors une seconde de lucidité et interrompit brutalement leur étreinte.
-je suis désolé… balbutia-t-il. Je crois que je devrais m’en aller.
Il ne laissa pas le temps à Scully de répliquer, il s’était déjà enfui avant qu’elle ait compris ce qu’il venait de se passer.
Le week-end s’était écoulé sans nouvelles de son coéquipier. Le lundi matin ils s’étaient revus au bureau, son partenaire paraissait plongé dans un dossier. A peine le temps de s’interroger sur la ligne de conduite à tenir envers lui, Skinner les fit appeler tous les deux où ils devaient rendre compte de leur dernière enquête.
Toute la journée, un malaise c’était installé. L’impression que son partenaire évitait toute discussion était désormais bien présente. Cette situation, augmentait à son tour la gêne qu’elle ressentait. Les yeux rivés sur sa cheminée, elle repensait à la douceur de l’échange du Vendredi soir. A ce stade, ne sachant pas quoi penser de cette situation, le constat que la dernière barrière fut franchie était inévitable. Elle s’en voulait de ne pas avoir résisté comme ça avait toujours été le cas. Elle ne comprenait pas la réaction de Mulder, cette surprotection qu’il avait dorénavant à son égard, son manque de communication, son détachement, lui présageait une possible altération de leur amitié.
Son coté cartésien reprit le dessus, il fallait crever l’abcès. Le sommeil tardant à arriver, elle décida d’aller voir son ami.
Avachi dans son canapé devant le petit écran, la télécommande à la main, Mulder ne dormait pas non plus. On frappait à la porte, ce qui le fit sortir de sa léthargie. Il était presque minuit mais il savait exactement qui était sur le seuil de son appartement. Il l’attendait.
Un brin embarrassée, elle commençait à lui parler tout en entrant dans le salon :
-Mulder, que c’est il passé l’autre soir ?
-Rien… rien du tout… je voudrais d’ailleurs que l’on efface cet épisode de notre mémoire.
-Comment ça que j’oublie ?
-Ecoute, je ne sais pas ce qui m’a pris… je devais être fatigué…
Scully le regardait incrédule. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle entendait.
-Mulder…
-Excuse-moi Scully, je n’aurais pas du…
Son regard la fuyait.
Elle était prête à s’en aller, blessée par sa façon d’éviter la confrontation. Mais finalement elle se ravisa, et se planta devant lui, les bras croisés sur la poitrine, attendant une réponse un peu plus convaincante.
-Bon, donne moi la vrai explication…C’est à cause du règlem…
-Tu sais très bien que je me contre fout du règlement !
Elle se rapprocha de lui, et, dans un geste amical et rempli d’attention posa sa main sur son avant bras.
-Je ne peux pas… commença t il en se dégageant. Je ne peux pas prendre le risque de te perdre !
-Me perdre ? Mulder, tu ne vas pas me perdre ! dit t elle avec un sourire surpris.
-… -Mulder…
-C’est beaucoup trop risqué, je ne pourrais pas te voir souffrir une énième fois. Je ne veux pas te retrouver en esquimau en plein milieu de l’Antarctique ou te voir agoniser dans un lit d’hôpital. Je ne veux pas te refaire vivre ça !
-Mulder je vais bien. Tenta t elle pour le rassurer.
-Peut être, mais pour combien de temps ?
Elle ne répondit pas.
-S’ils apprennent quoi que ce soit, ils s’en serviraient contre nous. Ce qui c’est passé Vendredi soir, c’est leur servir sur un plateau d’argent une bonne raison de nous détruire Scully. Je suis responsable malgré tout de ce qui t’es arrivé. Ton enlèvement, ton cancer, Emily… Ils t’ont infligé ça pour me punir. C’est pour cela que je n’ai pas le droit de me laisser submerger par mes émotions … ça pourrait te coûter la vie.
Il avait son regard plongé dans le sien, les yeux de sa partenaire étaient brillants de larmes, ébranlés par les paroles qu’il avait prononcées.
-Et je n’ai pas mon mot à dire n’est ce pas ?
-On ne peut pas se permettre de leur laisser une marge de manœuvre à notre égard.
Elle hocha finalement la tête, comprenant qu’il avait totalement raison.
Prisonniers de leur condition d’agents actifs du FBI, toujours impliqués à 300% dans ces affaires non classés qui les avaient rapprochés, Mulder et Scully ne se permettaient pas de rompre la chartre de bonne conduite qu’ils avaient tous les deux, refusant de s’avouer leur attirance commune… mais cela, pour combien de temps ?


FIN.

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