Unhappiness

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Unhappiness

Message  Lane le Lun 27 Avr 2009 - 21:22

Unhappiness
Nuit d'ivresse


Auteur : Dana Lane1013
Date d'ecriture : début mars 2004
Avertissement : G
Spoilers : saison9, "William", départ de Mulder.
Mots Cles : Scully, William, Mulder, alcool
Resumer : il y a un mois, Dana s'est séparée de William et ce soir là elle perd les pédales…
Disclaimer : Merci CC d'avoir inventé ces deux merveilleux personnages qui nous font rêver et oublier le monde dans lequel nous vivons ! Je te les empreinte qu'un instant, juste le temps de faire voler mon imagination. Merci 1000x!


Georgetown, 7:12 pm

Cela faisait un mois aujourd'hui qu'elle s'était séparé de son fils.

Dana Scully rentait chez elle. Elle venait de passer une journée longue et épuisante. Les cours qu'elle avait donné à la faculté de médecine s'étaient pourtant bien passé mais son esprit était ailleurs. Elle n'avait ressenti aucune envie d'enseigner, les mots qui étaient sortis de sa bouche étaient vides et sans conviction. Portant les étudiants n'avaient émis aucune réaction négative face à l'inhabituel comportement de leur professeur qui depuis quelque temps se dégradait de plus en plus.

Elle ouvrit la porte de son appartement avec hâte. Elle prit soin de fermer tous les verrous derrière elle. Adossée à la porte elle prit une grande inspiration afin de régulariser son rythme cardiaque qui s'affolait dans ses veines. La sensation d'une boule coincée dans sa gorge lui donnait l'impression d'étouffer comme si l'air qu'elle respirait avait du mal à atteindre ses poumons. Son estomac et ses intestins vides se serraient, elle n'avait rien pu avaler de la journée.

Elle balança son porte document sur la table qui finit sa course par terre sans qu'elle y prête la moindre attention. Puis elle retira ses chaussures et les laissa négligemment tomber sur le sol. Elle jeta un regard vide à son appartement qui lui parut tout à coup glacial et d'un silence macabre. Un immense sentiment de solitude l'enveloppa. Elle se dirigea d'un pas traînant vers la salle de bain en pensant qu'un bain brûlant et parfumé lui ferait du bien. Mais au moment d'y entrer ses yeux tombèrent sur la porte d'à côté. Elle n'y avait pas mis les pieds depuis trente jours exactement. Sa main fut attirait comme par un aimant à la poigner doré de la chambre. Le contacte de ses doigts au métal froid lui provoqua un frisson. Elle tourna avec difficulté la poigner. Elle tremblait de tous ces membres comme si un monstre horrible allait surgir de derrière la porte.

La chambre était sombre et froide. L'odeur de la lotion pour bébé qu'elle avait utilisé pour son fils lui envahit l'esprit. Elle eut l'impression qu'un poignard venait de lui transpercer la poitrine. En allumant l'interrupteur, elle sentit des larmes brûlantes lui brouiller la vue et la douleur s'intensifiait au fur et à mesure qu'elle s'approchait du petit lit en bois vide. Elle fixa pendant de longues minutes le mobile en étoiles suspendu au-dessus. Elle effleura du bout des doigts le contour des motifs sans le faire bouger. Les larmes salées coulaient lentement le long de ses joues et s'écrasaient sur son chemisier blanc. Les images de son petit garçon et les moments qu'ils avaient passaient ensemble défilaient devant ses yeux. Tout lui semblait irréel, elle avait l'impression de vivre un cauchemar sans parvenir à se réveiller.

Le lit était rempli de jouets et de peluches de toutes les couleurs qui n'avaient pas quittaient leurs places depuis le départ de leur propriétaire. Ils ne savaient pas si un jour ils referaient parti des jeux d'un enfant car cela étaient leurs rôles et au cas échéant ils seraient alors complètement inutiles sur cette planète.

Dana prit une petite peluche entre ses doigts. Elle était de couleur bleu ciel et beige et dégageait un sourire tendre et serein. Sa texture était douce mais on ne pouvait devinait si cela représentait un petit ours ou un chaton. Un léger sourire pointant au coin de sa lèvre sous cette interrogation. Elle arrangea machinalement le petit bout de tissu qui lui servait de vêtement et ne put s'empêcher de respirer le parfum merveilleux qui s'en dégageait. Elle n'arrivait plus à retenir ses larmes, et la peine et le désespoir qui l'enivraient lui donnaient l'impression de s'enfoncer au plus profond d'un gouffre. Elle sera la petite boule de poile contre sa poitrine. Elle fut prise de sanglots saccadés qu'elle ne pouvait plus arrêter. Ses jambes devinrent flageolantes et sa tête lui tourna. Elle se laissa glisser lentement le long du mur afin de s'asseoir par terre. La tête contre ses genoux, elle versait toutes les larmes de son corps. La douleur était atroce voir même insoutenable, à un tel point qu'elle l'empêchait pour le moment de se lever et de marcher. C'était comme ci tout à coup on l'avait vidé de toutes ses forces.

L'espoir, qui l'alimentait depuis le début, de revoir un jour son fils ou Mulder s'évaporait peu à peu. Les idées noires se bousculaient dans sa tête et la plongeaient de plus en plus dans son désespoir. Par ses visions, cette nouvelle étape lui semblait insurmontable.

Tant bien que mal, elle réussit à se relever. Elle devait quittait cette chambre où chaque chose lui rappelait l'abandon de son fils.
Tout ce qu'elle avait voulu, c'était de le protéger. Auprès d'elle, il était en danger et elle n'avait trouvé que cette unique solution. Cela fut la décision la plus difficile qu'elle eut à prendre de toute sa vie.

Et maintenant il lui manquait horriblement. Le plus dure dans tout ça était qu'elle ne savait pas dans quelle famille il se trouvait et s’il allait s’y sentir bien. Elle qui ne faisait confiance à personne, elle avait confié son bébé tant désiré à de parfaits étrangers. Au plus profond de son être, son âme priait pour son bonheur.

Elle se dirigea péniblement vers la cuisine en tenant toujours entre ses doigts la petite peluche. Elle se raccrochait à elle comme si elle représentait son unique bouée de sauvetage dans cet océan de mélancolie.

Elle ouvrit un à un tous les placards comme poussé pas une force extérieure. Ses yeux sans vie étaient à la recherche d'un quelque moyen qui parviendrait pendant un moment à la faire s'évader de cet enfer qui était devenu son quotidien.
Elle s'arrêta net, son regard venait de se pauser sur une bouteille de Whisky non entamé trônant au fond du placard. Elle tendit la main avec hésitation vers le pécher défendu. Son esprit était loin, bien plus loin que cette pièce, bien plus loin que cet appartement, n'arrivant plus à contrôler ses gestes.

Sa conscience lui hurler de faire demi-tour mais malheureusement elle ne l'entendait plus. Elle attrapa un verre et se servie une dose importante d'alcool. Puis sans honte et sans scrupule elle le porta à ses lèvres et bu d'une traite le contenu. Au contacte de sa langue, le liquide ambré lui donna l'impression que sa bouche était en feu. Elle sentit l'alcool lui brûler tout le long de son œsophage ce qui fit naître sur son visage une grimace de dégoût. Elle fut prise ensuite d'un violent vertige qui lui fit perdre pendant une fraction de seconde l'équilibre. Le verre lui glissa des mains et vint s'éclater avec violence dans l'évier, s'accompagnant d'un bruit d'enfer qui se répercuta entre les quatre murs de la pièce.

Ceci ne l'arrêta pas pour autant, elle attrapa fermement la bouteille et se dirigea d'un pas décidé vers le canapé. Elle pensa qu'elle n'avait pas besoin de verre finalement. Elle s'assit lourdement entre les coussins en posant triomphalement son trophée sur la table basse. Son regard était vide et perdu dans ses pensées embrumés par l'alcool. Sa main porta machinalement la bouteille de verre à sa bouche et en bu une autre lampée. La sensation de ce liquide brûlant sa gorge la rassurait et lui offrait un plaisir immense presque virtuel.

L'euphorie qui la gagnait peut a peu faisait sécher ses larmes les remplaçant par un rire nerveux et saccadé. elle ne se rendait pas compte qu'elle avait bu une quantité affolante de whisky en si peu de temps.
Mais elle se sentait bien, sa peine c'était envolé comme par magie.

Son téléphone se mis à sonner mais elle l'ignora complètement. Puis son répondeur s'enclencha : vous êtes bien chez Dana Scully je ne suis pas là pour le moment alors laisser moi un message. Bip.

Une voix familière s'éleva dans la pièce : Agent Scully c'est John Doggett! Vous deviez passer au bureau après vos cours mais je ne vous ai pas vu et comme je n'arrive pas à vous joindre sur votre portable je voulais m'assurer que tout allé bien!

_Désolé mais il n'y a personne ici sauf la femme la plus mal aimée du FBI! Elle fut prise d'un fou rire incontrôlable. Cette phrase ne pouvait que lui rappeler les premiers mots qu'elle avait entendu de la bouche de Mulder lors de leur première rencontre.
Elle continua sa folle ascension entre mélancolie et hystérie sans porter la moindre attention à ses propres limites.
Elle commença même un discours incompréhensible avec la petite peluche ramener de la chambre de son fils. Les mots étaient saccadés de gloussements et leurs sens en étaient complètement changés. Ce qui rendaient cette scène encore plus absurde.
Elle entretenait son délire par de grandes gorgées d'alcool que la fréquence avait habitué son gosier aux sensations de brûlures
Son goût amer et acre ne pouvait l'empêcher d'être emparer d'un frisson à chaque lampé.
Elle sentait ses muscles s'affaiblir et ses membres devenaient aussi souples que ceux d'une poupée de chiffon. Quelles sensations étranges! Elle ressentait des picotements aux extrémité de ses mains et sous ses doigts la texture de ce qui l'entourait lui paraissait différente. Cela l'amusait de voir ses mouvements ralentis et son corps obéissant à des lois inhabituelles.

Des coups à la porte la fit plus ou moins sortir de sa rêverie. Mais elle mit plusieurs secondes avant de comprendre d'où cela provenait.
-toc toc… agent Scully vous êtes là? La voix de Doggett semblait inquiète.
-Dana? C'est Monica! Ouvrait la porte!
-Heinnn! … vous êtes qui vous …là! Sa voix était déformé presque étrangère.
-Dana vous allait bien???
-y'a persssonne! Alors …partez!! Elle éclata un rire nerveux.
-c'est l'agent Doggett! OUVREZ!!… vous m'entendez?
-mais quoi faut qu'jouvre!! Elle continuait de rire.
-OUVREZ LA PORTE DANA!
-mais ouiiiii!

Elle tenta avec beaucoup de mal de se lever du canapé. Elle réussit quand même à se tourner, roula sur le coté et se retrouva à plat ventre sur le sol en provoquant un bruit sourd.

-DANA!
-ouai ouai ouai!!!

Elle tendit un bras vers l'accoudoir pour s'aider à se mettre debout. Les rire saccadés quelle émettaient ne facilitaient pas ses efforts.
Tant bien que mal elle se retrouva sur ses deux jambes. Elle fit ensuit le tour du fauteuil, il ne lui restait que quelques pas pour atteindre la porte. Mais le sol était mouvant et le mur la fuyait ce qui rendaient encore plus difficile son ascension.
Par miracle elle finit par s'accrocher à la poigné avant que ses jambes se dérobent sous son poids., ébranlant la porte au passage.

-je… j'arrive!

Elle tourna un verrou puis deux, elle essaya d'ouvrir mais celle-ci resta close. Elle la secoua plusieurs fois en prenant le risque de perdre l'équilibre.

-je pense que vous avez oublié d'ouvrir un verrou!
-ah oui!!!!!

Elle déverrouilla le troisième et défit la chaînette. La porte s'ouvrit enfin sur une Scully complètement ivre.
-mais qu'elle bonne surpriiiiiise! Dana s'écroula sur les deux agent.

-j'suis désoléééée!
-mais qu'est ce qui vous a pris Dana?
-C'est bien la première fois que l'on vous voit dans cette état.
-au mon dieu ça sent l'alcool ici!!! Du whisky!! C'est pas étonnant!

Ils l'aidèrent à réintégrer le canapé. La bouteille trônait, miraculeusement intact, sur la petite table. Doggett la saisi afin de stopper nette l'inhabituelle comportement de sa coéquipière.

-vous voulez que j'vous serre un verrrre agent Doug… euh… Doggr…Dog…oula!!!!!…
-DOGGETT! Agent Doggett!!
-ouiiiiiiiii c ça!!!!!!!!!!!! (hi hi hi)
-bon stop on arrèt!!

Scully essayait d'attraper le fruit dangereux comme un petite fille à qui on aurait confisquée sa poupée préférée.

-Dana soyez raisonnable! Monica n'avait pas beaucoup de mal à la maîtriser.
-oulalala!!! Ça touuuuuuuurne!(hi hi)

Elle réussit à la maintenir sur le sofa afin que son partenaire mette la bouteille loin de ses yeux.

-non attendez!! Laissez la moi encore!! Juste une goutte! non!! j'en ai encore besoin!

Voyant son trophée s'en aller, Dana se mit à s'agiter.

-il n'en ait pas question!! vous en avez assez bu pour la soirée il me semble!!!!
-Dana calmez-vous! Monica n'arrivait plus a la retenir.

Libérée, Scully se leva d'un coup. Malheureusement pour elle, elle ne pu faire un deuxième pas et elle s'écroula sur le sol, le long du fauteuil.

-vous ne vous êtes pas fait mal!
-laissez moi!! Ses yeux étaient remplis de larmes. J'en ai besoin! Vous pouvez pas comprendre!! Son comportement venait de changer. Les rires avaient laisser la place aux sanglots.
-calmez-vous!
-Monica! Qu'est ce qui se passe?
-je ne sais pas! Elle vient de perdre l'équilibre en se levant!
-Dana regardez moi! Vous comprenez ce que je vous dit?! John lui attrappa ses mains pour qu'elle revienne dans la réalité.
Scully continuait à pleurer et à hurler
-j'veu qu'on me les rendent!!!!!! J'vous en pris…. J'vous en pris… rendez-les moi…

Doggett et Reyes se regardèrent, impuissant face à la douleur de leur amie.

-…j'en peux plus…(sanglots)
-on comprend se que vous ressentez, Dana, mais ce n'est pas l'alcool qui va faire changer les choses!
-…j'me sens pas bien… j'ai mal, c'est trop dure… (sanglots)… j'ai l'impression de mourir.

Ses sanglots étaient de plus en plus forts.

-…Mulder… MULDER… WILLIAM… WILLIAM… Dana continuait à hurler.


FIN
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Lane
Cheveux de Scully saison 1

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Date d'inscription : 27/04/2009

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