Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

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Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

Message  mulderette le Jeu 13 Mai 2010 - 16:17

Titre : Sur la piste de Gordon Shumway
Auteur : Mulderette
Avertissement : G
Catégorie : C et X
Mots-clés : H
Le degré de Shipperisme : = / Pour l'instant, 19 pages.

Résumé :
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas et je ne tire aucun bénéfice si ce n'est le plaisir de les emprunter.

Banlieue de Los Angeles.
Un soir printanier
.

La journée avait été harassante et encore une fois, elle avait eu droit à des clients détestables qui n'avaient pas cessé de râler sur leur assiette. Ce n'était pas de sa faute si le cuisinier n'était pas un chef étoilé! Ils s'attendaient à quoi ! C'était pas un restaurant trois étoiles, mais le pire de la journée c'était cet affreux individu qui lui avait osé lui mettre la main aux fesses, elle avait eu envie de le gifler ! Mais elle ne pouvait pas se permettre d'être renvoyée, elle avait un loyer à payer. Alors une nouvelle fois, elle s'était tue et avait prié pour que la journée se termine très vite, très très vite ! Et elle arriva enfin à la fin de sa journée. Elle s'était empressée de ranger son tablier et avait quitté son lieu de travail avec soulagement.

Sur le chemin du retour, elle avait croisé quelques ados plutôt fortunés vu leur habits et très insouciants. Ils riaient ! Elle les enviait ! Cela faisait longtemps qu'elle avait perdu cette insouciance, elle avait beau être jeune, elle en était pas moins blasée. Alors qu'elle avait toujours voulu percer dans le monde du cinéma, elle n'avait rien décroché et était obligée de servir des plats à longueur de journée à des personnes qui ne montraient aucun signe d'humanité ni de gentillesse. Rarement, elle obtenait des pourboires, peut-être qu'elle n'était pas une si bonne serveuse que ça au final. J'en ai marre de cette vie ! J'en peux plus...

Elle décida alors de changer de direction et emprunta le sentier de la plage pour méditer sur ce qu'elle allait faire d'elle. Une fois sur le sable, elle s'approcha de l'eau, le visage marqué par des larmes qu'elle essuya du revers de sa manche. Alors qu'elle scrutait l'océan, elle butta sur un objet enfoui dans le sable et ressentit une vive douleur qui l'envahit immédiatement.

- Qu'est-ce que c'est.... !

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle s'écroula foudroyée sur le sable encore chaud ! L'objet se désintégra aussitôt sans laisser de trace. Un couple d'amoureux courut pour lui venir en aide mais il était déjà trop tard !

Quelques instants après à la tombée du jour, le policier et ses subordonnés entouraient le lieu de l'accident tandis que le médecin légiste constatait l'heure du décès. La nuit vint à son tour apportant un voile obscur et respectueux sur la mort brutale de cette jeune femme .

Bureau du FBI
Washington DC.
Quelques jours après.


Au sous-sol du bureau fédéral, l'agent Fox Mulder aux cheveux hérissés était assis plongé dans la lecture du Washington DC News quand il tomba sur cet article qui signalait un fait-divers très étonnant . Voici ce qui attira son attention.

__________________________________________________________________________

FAIT DIVERS : La mort étrange d'une jeune femme !

Los Angeles Banlieue Sud : Lundi soir, sur la plage très fréquentée de Santa Monica où de nombreuse personnes flânaient,, une jeune femme, Melle Alison Hazel, 24 ans, a perdu la vie dans des circonstances encore inconnues. Alors qu'elle observait l'océan Pacifique, selon des témoins présents au moment du drame, elle serait tombée inanimée comme frappée par la foudre. Or, le temps était au beau fixe. D'après l'autopsie pratiquée par Dr Noisette, un médecin légiste français très réputé, installée dans notre pays depuis des années,« les causes de la mort restent inexpliquées, cela serait une crise cardiaque mais rien n'est sur, des examens complémentaires doivent être faits avant de tirer une conclusion hâtive ». L'enquête concernant cette affaire est toujours en cours, en espérant que la mort d'une femme aussi jeune soit rapidement élucidée.

Journaliste : Amandine Lane
__________________________________________________________________________

Intéressant ! Vraiment étrange en effet ! S'enthousiasma Mulder. Il faut que j'aille là-bas pour savoir ce qui a pu lui arriver. Il décrocha son téléphone pour réserver deux places sur un prochain vol pour Los Angeles sans se rendre compte que sa partenaire venait de faire son apparition dans le bureau sombre. Elle déposa sa serviette et attendit qu'il ait fini avec le téléphone pour lui demander le pourquoi du coup de fil. Signe de son agacement, elle tapota légèrement sur le bureau. Qu'est-ce qu'il a encore inventé ? Je déteste quand il fait ça dés le matin ! Où est ce qu'il veut aller ! Et Pourquoi ! Je sens que ca va me plaire.

Mulder finit par raccrocher ignorant toujours la présence de sa partenaire. Ce n'est que lorsqu'elle prit la parole qu'il s'aperçut enfin qu'elle était arrivée.

- C'est quoi cette histoire, Mulder ! Tu peux m'expliquer !
- Bonjour à toi aussi , Scully.
- Bonjour, répondit plus calmement Dana.
- Ca va ? Tu as l'air d'avoir mal dormi ?
- Oui, à cause d'un abruti de voisin qui agit comme s'il était seul ! Mais bon ca va, il le faut bien. Alors pourquoi tu réservais des billets d'avion pour Los Angeles ?
- Je suis tombé sur une affaire intrigante, une femme est morte sans raison apparente.
- On ne meurt pas sans raison, il y a forcément une explication. Tu peux me faire voir le dossier de ton affaire ?
- Je n'ai pas de dossier à proprement parler.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- J'ai entendu parler de cette affaire dans le journal.
- Quel journal ? Ne me dis pas que c'est encore un de ces tabloids dont tu raffoles.
- Non, ca vient des Lone Gunmen !
- C'est quoi la différence, Mulder ? Railla Scully !
- Nos amis seraient pas très contents, surtout Frohike qui ne jure que par toi !
- Je sais, je suis parfois très cruelle mais c'est pour son bien, répondit Scully d'un ton pince-sans-rire.
- Tiens, si tu veux lire, je t'en prie.

Quand elle vit que c'était le journal de la ville, elle jeta un regard à son partenaire qui signifiait Tu ne peux pas être sérieux deux secondes ! Du coup, elle diminua sa méfiance vis à vis de cette affaire d'autant plus quand elle vit le nom du médecin légiste. Elle connaissait très bien les travaux du médecin légiste.

- Tu as eu plus de précision avant de réserver ces places. Se reposer sur un simple article n'est peut-être pas très judicieux.
- Non, mais comme tu peux le voir, les noms cités sont ceux de personnes très fiables. Et puis tu n'as pas envie d'aller visiter la cité des Anges au lieu de rester ici.
- Hum, tu n'as pas tort là, et pour une fois, on n'aura pas besoin de lampe torche pour s'y retrouver, se moqua Scully.
- Merci Scully, ca fait plaisir ! Fit Mulder faussement outré. Mais content que tu aies retrouvé ta bonne humeur, donc je ne dirais rien.
- Bon, quand partons nous pour la cité des Anges ?
- J'ai réussi à réserver pour la fin d'aprés-midi !
- D'accord ! Je vais préparer mes valises. Et n'oublie pas de prévenir Skinner !
- Tu crois qu'il va bien le prendre ! S'amusa Mulder. Je le ferais après sinon on ne pourra pas partir.
- Il fait son boulot, Mulder.
- Moi aussi, Scully ! Tu ne veux pas savoir ce qui est arrivé à la victime ?
- Bien sur que si !
- Donc en route pour L. A, baby !
- Je vais faire comme si je n'avais rien entendu ! Répliqua Scully.

Elle était contente de changer de ville même si c'était pour le travail. Le soleil californien lui ferait du bien. Malgré le comportement qu'elle avait affiché, elle sourit aux bêtises de son partenaire mais évita de le lui montrer.

En fin d'après-midi, ils embarquèrent dans l'avion sous le ciel brumeux de Washington. Le trajet dura quelques heures, Scully en profita pour récupérer un peu de sommeil tandis que Mulder préféra lire une revue qu'il avait acheté à l'aéroport. Inutile de préciser ce qu'elle contenait connaissant notre agent.
L'avion les emmena à bonne destination sans encombre, dés qu'ils posèrent le pied sur le tarmac californien, ils sentirent immédiatement la différence de température.

Une fois leurs valises récupérées, ils se mirent à la recherche d'un motel proche de la plage où s'était déroulé le drame. Puis dans une entente parfaite, ils allèrent chacun de leur côté. Scully devait aller voir le Dr Noisette tandis que Mulder alla au commissariat pour se renseigner sur les avancées de l'enquête. Pour une fois, il se débrouilla assez bien avec la police locale et étudia les noms des témoins en place et décida de faire une enquête de voisinage. Il se devait de s'intéresser aux maisons les plus proches du lieu, ses recherches furent infructueuses ! Il s'interrompit et alla rejoindre sa partenaire au motel qui lui fit part de son entretien avec le médecin légiste. Elle avait beaucoup parlé avec elle qui lui avait autorisé à pratiquer un examen complémentaire sur la victime mais elle le ferait dés le lendemain/

Tous les deux se rendirent sur la plage pour analyser l'endroit et ils ne trouvèrent rien que du sable. Ils observèrent du même endroit l'Océan se demandant comment on pouvait perdre la vie ici dans un lieu très agréable! Alors qu'ils rentraient dans leur voiture, une femme d'une cinquantaine d'année vint à leur rencontre. Elle se nommait Rachel Ochmonek et elle affirmait qu'elle savait comment la serveuse avait perdu la vie !

Derrière les rideaux d'une maison, un homme dégarni d'une quarantaine d'année portant des lunettes observait la scène craignant que cette femme ne dévoile leur secret, celui qu'il avait réussi à tenir secret pendant toutes ces années avec sa famille. Une voix d'enfant se fit entendre au loin, il dut quitter à regret son poste et alla rejoindre son fils qui se disputait avec un autre occupant de la maison. Il ne vit pas que sa voisine montrait du doigt la maison plutôt cossue aux agents du FBI qui portèrent toute leur attention sur cette maison.


Dernière édition par mulderette le Mar 1 Juin 2010 - 13:57, édité 2 fois

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Re: Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

Message  mulderette le Mar 18 Mai 2010 - 0:10

Cette Rachel Ochmonek semblait être sure de ses dires et pour une fois qu'elle pouvait parler à des représentants de la loi , elle n'allait pas rater cette opportunité. Hélas, peu de temps après qu'elle ait désigné la maison d'une main fébrile, son mari au physique rondouillard surgit de nulle part et présenta ses excuses à Mulder et Scully pour le dérangement.

- Mais Trevor chéri, je...
- Arrête Rachel d'embêter ces gens, occupe-toi plutôt du déjeuner. S'cusez nous !
- Attendez Monsieur, on n'a pas fini avec votre femme, indiqua Mulder.
- Si, faut pas croire ce qu'elle dit ! Rachel se laisse trop débordée par son imagination !
- C'est vrai ce que je dis !
- Mais oui, mais oui, c'est ça. Quand est-ce que tu arrêteras d'embêter les Tanner ! Ca suffit, on y va ! Dit le mari énervé par le comportement de sa femme.

Le couple Ochmonek s'en alla et rentra dans leur maison qui se trouvait juste en face de celle désignée quelques minutes plus tôt. Dés que la porte se referma, le mari sermonna sa femme qui alla se réfugier dans la cuisine. Trevor ne la croirait jamais, personne ne la croyait. Et pourtant elle avait bien vu de drôles de choses se passer chez les Tanner et le soir de la mort de cette jeune femme, un des occupants de la maison était sorti. Elle n'avait pas pu identifier qui c'était sauf qu'il était de petite taille, c'est tout. Monsieur Ochmonek l'interpella à nouveau sur le déjeuner et comme sa mère le lui avait toujours appris, elle se comporta comme la femme de maison écoutant le moindre désir de son mari. Dans le salon, son mari alluma le poste de télévision s'absorbant complétement dans un jeu télévisé bruyant et stérile. Au dehors, nos agents avaient observé la scène incrédules surtout pour Scully. Mulder ne put s'empêcher de sourire.

- Et bien il n'y a pas qu'en Floride qu'on trouve des illuminés ! On s'amuse bien aussi à L A ! s'écria Scully. Heureusement que sa moitié ait intervenu.
- Malheureusement, je dirais !
- Tu ne vas tout de même pas croire les délires de cette femme !
- Je ne sais pas, elle n'avait pas l'air si dérangée que ça, Scully !
- Bah apparemment si, tu as vu comment ses mains tremblaient. Elle était un peu trop agitée ! Et tu as vu comment elle s'interrompait toutes les secondes. Son discours n'était pas cohérent, Mulder. J'ignore ce qu'il s'est passé avec ses voisins mais cette femme n'a pas toute sa tête.
- Je n'en suis pas si sur ! Peut-être qu'au contraire elle a vraiment vu quelque chose d'étrange et qu'elle a eu très peur.
- Enfin voyons, tu as entendu ce qu'elle nous a dit !
- Oui et alors ?
- Tu vas tout de même pas croire ces sornettes ! Ce qui est certain c'est qu'elle veut nuire à ses voisins !
- Elle devrait plutôt le faire sur son mari, plaisanta Mulder. Ce n'est pas un modèle du mari idéal !
- Parce que tu sais ce qu'est un mari idéal, railla Scully!
- Ouais, parfaitement, je suis abonné au magazine de l'homme au foyer parfait.
- Pfft, bien sur Mulder !
- Tu ne me crois pas ? Continua Mulder d'un ton amusé.
- Disons que vis à vis de ton bureau et du grand désordre qui y règne, j'ai du mal là ! Tu ne m'en voudras pas ! Répliqua sa partenaire en lancant à son partenaire un regard moqueur. Celui-ci ne put qu' acquiescer à la remarque de Scully !

- Pour en revenir à notre affaire, j'ai quand même envie de vérifier ce qu'elle a dit. Et puis au départ, on voulait justement interroger le voisinage alors d'une manière ou d'une autre , il faut qu'on le fasse non ?
- Oui allons y !
- Comment ils s'appellent déjà ? Les Tamer ?
- Les Tanner, il me semble
- Oui c'est ça ! En route pour une enquête impossible ! Un être mystérieux habiterait cette maison !
- Formidable ! Tu n'as pas retenu leur nom mais ces propos absurdes,oui !
- Souris un peu Scully ! On va faire une grande découverte.
- Je suis aux anges ca se voit pas !
- Ca t'intrigue pas ce qu'elle a dit, même pas un peu ?
- Qu'est ce que je devrais trouver d'intéressant dans ses affabulations ? Quand elle nous a affirmé haut et fort que son chat avait disparu et que ces voisins étaient responsables !
- Je pensais pas à cette partie-là ! Elle est peut-être un peu paranoiaque et en conflit avec ses voisins mais elle a aussi dit qu'elle avait vu quelqu'un de petite taille sortir de la maison la veille du drame et que ce n'était pas un des enfants !
- C'était peut-être un adolescent qui se baladait. Je te signale qu'on se trouve dans une des villes les plus fréquentées des Etats-unis et le monde c'est pas ça qui manque dans le coin.
- Elle a dit aussi qu'il avait une drôle d'apparence !
- Hum hum moi je dirais qu'elle a un peu trop bu cette femme !
- Ne la jugeons pas si vite Scully.
- Si tu le dis, il n'empêche que c'est une possibilité. C'est plus réaliste et ça expliquerait aussi le tremblement. Bref je vais tâcher de garder un esprit ouvert !
- Merci, je n'en attendais pas moins de la très respectueuse et vertueuse Dana Scully !
- C'est bon Mulder, faisons notre devoir, cher collègue !

Les agents Mulder et Scully lunettes de soleil vissées sur le visage se dirigèrent vers la maison de la famille Tanner située au 167 Helmdale Street.

Dans la chambre de la maison, l'ambiance était plus mouvementée entre les membres de la famille Tanner !

- Alors qu'est ce qui se passe Brian ?
- Il arrête pas d'embêter Lucky ! R'garde P'pa. Il est caché sous mon lit, il a peur !
- Rhoo ! C'est pas possible, combien de fois je t'ai dit que c'était pas un jeu et surtout pas de la nourriture ! S'emporta légèrement le père de famille.
- C'est plus fort que moi, Willy ! Répondit une voix caverneuse d'une intonation très particulière !
- Et bien il faut que ca cesse tout de suite. En plus c'est pas le moment de te faire remarquer !
- Qu'est ce que j'ai fait encore ! Ah je sais, j'ai fait le bazar dans le garage, je rangerais !
- Non c'est pas de ça !
- J'ai encore ronflé hier ! J'y peux rien à mon âge avancé, Willy! Et puis toi aussi tu ronfles comme un policier !
- Il ne s'agit pas de ça non plus. Et puis on dit ronfler comme un pompier et pas comme un policier.
- Oh bah c'était presque pareil, hein Brian ?
- J'ai pas envie de te parler, répondit le garçon encore fâché.
- Par contre moi, il faut que je te parle, c'est important ! Mais avant promets à Brian que tu ne recommenceras plus !
- Promis Willy !
- Pas à moi ! A lui !
- Je ne recommencerais plus, Brian. Croix de bois, croix de fer, si je meurs, j'ai plus à m'en faire !

Devant la nouvelle bourde de son compagnon de jeu, le petit garçon rit. Et le fait que cet être petit, à l'apparence inoffensive mais très âgé se courba à la manière d'un valet vis à vis d'un grand seigneur, emporta la décision de le pardonner.

- Ok, j'accepte ! Tope là! On va jouer dans la chambre de Kate !
- Ah, ca je veux.
- Pas si vite jeune homme ! Tu as des leçons à faire !
- Je peux les faire après!
- Non, tout de suite. En plus je dois avoir une conversation avec notre adepte de pizza !
- Moi ?
- Oui et c'est important ! Tu as lu le journal ce matin ?
- Ouais j'adore lire la page sport et notre équipe Titch de La a perdu! J'aurais jamais du parier sur eux !
- Cela t'apprendra à jouer de l'argent !
- C'est méchant ce que tu dis là ! Et tu dirais pas ça si tu savais d'où venait l'argent ! Enfin bref !
- Tu n'as lu que la page Sports?
- Ouais, les autres sont nulles !
- Regarde plus attentivement celles-ci.
- Mais Willy pourquoi je dois lire ça ? C'est pas du tout intéressant !
- Je te demande pas si tu aimes ! Lis l'article !
- Après, on commandera une pizza ?
- Peut-être, concentre-toi déjà sur ca !

Il hocha la tête et ses yeux anormalement noirs fixèrent ces lignes !
- Et bien c'est un bon avertissement. La plage peut tuer !
- C'est pas drôle !
- Je vais pas pleurer tout de même, je la connaissais pas moi cette femme !
- Est-ce que tu as un rapport avec cette affaire ?
- Non mais j'aurais bien voulu !
- Oh, tu peux pas être sérieux ! C'est grave !
- Je crève la dalle Willy, Téléphone. Maison !

Des bruits de pas se firent entendre de l'autre côté de la porte et celle de la sonnette fit écho.
- Les voilà !
- Mais qui ça, C'est Kate et Lynn ? Super !
- Non, c'est pas elles ! Cache-toi !
- C'est un nouveau jeu !
- Non, grouille-toi ! PSST ! Disparais !

Tandis que cet être si spécial qu'il avait si longtemps protégé se dissimula dans le placard à balais, Willy Tanner reprenant ses esprits, s'approcha lentement de la porte d'entrée.

- Qui est là ?
- Agent Mulder et Scully du FBI, ouvrez !
- Oui oui j'arrive !

Je ne sais pas comment je vais m'en sortir cette fois ! Mais je dois le protéger à tout prix ! Et ces agents doivent repartir au plus vite ! Pensa cet homme qui ouvrit la porte avec une expression des plus sereines. C'était bien eux qu'ils avaient entraperçus discuter avec Mme Ochmonek ! Bon sang ! Comment allait-il faire ?

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Re: Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

Message  mulderette le Jeu 20 Mai 2010 - 11:15

Il resserra sa cravate et prit un air surpris devant ces agents qui enlevèrent leurs lunettes par politesse.

- Monsieur Tanner ?
- Oui c'est bien moi. Que puis-je faire pour vous ?
- Nous voudrions vous poser quelques questions …. commença Mulder
- Sur un fait divers qui s'est déroulé pas très loin de chez vous, acheva Scully.
- Je vous en prie, entrez donc ! Dit simplement Willy Tanner s'éclaircissant la gorge.

Quand cet homme brun très grand et cette femme aux cheveux flamboyants mais au regard déterminé franchirent le seuil, il comprit qu'ils ne lâcheraient pas de si tôt. Cela se voyait à la manière dont ils marchaient d'un pas assuré. Il les invita à s'asseoir sur le canapé du salon tandis qu'il jeta rapidement un coup d'oeil inquiet vers le placard. Il était bien fermé, pourvu qu'il ne fasse pas de bruit dans cet endroit confiné.

- Je peux vous offrir à boire ? Vous devez avoir soif avec ce temps magnifique.
- Oui bien volontiers ! Merci! Répondit Scully détaillant le salon.

A côté d'elle, Mulder s'intéressa à la photographie qui se trouvait sur la table basse. Les clichés révélaient parfois beaucoup sur les personnes. Il avait donc deux enfants et formait avec sa femme une famille unie vu le sourire affiché sur les visages. Il reposa la photo discrètement au retour de Willy Tanner avec des boissons fraîches.

- Tenez !
- Merci, Monsieur.
- C'est rien. Alors en quoi puis-je vous être utile ?
- Etes-vous au courant de ce qui s'est passé sur la plage, lundi dans la soirée ?
- Non, il s'est passé quoi ? Mentit-il.
- Une jeune femme a perdu la vie.
- Non, j'en savais rien. C'est affreux, la pauvre. Et on sait de quoi elle est morte ? Demanda-t-il le plus innocemment possible.
- Non, justement on en sait rien. C'est pour cette raison qu'on cherche des témoins qui auraient assisté au drame. Auriez-vous vu quelque chose de suspect ce soir-là ?
- C'était lundi, c'est ça ?
- Oui, Lundi dans la soirée, précisa Dana qui aperçut un enfant dissimulé dans le renfoncement.
- Attendez que je réfléchisse. Lundi soir, j'ai travaillé très tard au bureau, je n'étais pas chez moi.
- Et votre femme était-elle aussi à son travail ? Interrogea Mulder qui ne s'était pas rendu compte qu'il n'étaient plus trois mais quatre dans la pièce sans compter celui qui se cachait mais qui commençait à avoir très faim et à s'ennuyer ferme dans toute cette obscurité.

- Bonjour, toi, dit poliment Scully au fils Tanner. Trop tard, elle l'avait vu. Mince alors, P'pa va me passer un de ces savons.
- Brian, mais qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai soif, Papa.
- Tu ne pouvais pas attendre cinq minutes ! Tu as fini tes devoirs ?
- Oui, p'pa. Bonjour M'dame ! Monsieur.
- Bonjour, Brian je suppose.
- Oui et vous êtes qui ?
- Moi c'est l'agent Mulder et elle c'est l'agent Scully !
- Enchanté, répliqua Brian à l'égard de Dana.

Il la trouva très jolie et s'incrusta à la conversation en s'asseyant à côté de son père. Il but une gorgée de limonade et ne décrocha pas son regard de la jeune femme rousse qui lui sourit gentiment. Brian Tanner ignora totalement Mulder qui donna un petit coude à sa partenaire.

- Et bien tout le monde tombe sous ton charme !
- Mulder, si on en revenait à ce que faisait Madame Tanner.
- Ma femme devait être à la maison mais je ne peux pas vous dire en plus.
- Quand doit-elle rentrer ?
- Surement dans la soirée.
- Nous voudrions lui parler quand ca sera possible.
- Je lui ferais passer le message.
- Merci. Et toi Brian, Lundi soir, as-tu vu quelque chose ou quelqu'un dehors qui allait vers la plage.
- Non, Madame. Désolé. Je jouais dans le garage avec Al...
- Alex, coupa le père rapidement. C'est un de ses copains. Il fit de gros yeux à son fils qui ne comprit pas tout de suite qu'il avait failli dire une bêtise. Et puis il réagit et ajouta :
- Oui avec Alex, on a bien rigolé, Madame.
- D'accord, bon on a posé toutes les questions qu'on voulait, s'écria Scully.
- On va vous laisser, merci de nous avoir répondu, Monsieur Tanner.
- Et mais tu peux rester M'dame, s'écria Brian.
- Non c'est très gentil, sourit Scully.
- On doit continuer notre travail, Brian, tu comprends ? Dit Mulder au garçonnet.
- Mouais, répondit le garçon déçu.
- Allez Brian, va mettre la table.
- Au r'voir.

Le petit garçon se leva du fauteuil avec un air contrarié mais il obéit à son père et alla dans la cuisine. Mulder et Scully quittèrent le canapé et échangèrent une poignée de main avec Willy Tanner qui les accompagna vers la porte. Mulder lui laissa sa carte avec le numéro de téléphone pour qu'il les rappelle afin d'avoir une entrevue avec Mme Tanner. Le père de famille prit cette carte et referma la porte soulagé qu'ils soient sortis de sa maison. Il se retourna, s'appuya sur la porte et regarda la carte de l'agent fédéral où il vit le prénom de Mulder. Fox. Et bien content de voir qu'il existe des prénoms plus étranges que celui qu'il avait donné à cet être exceptionnel.

Il alla vers la fenêtre et vit les deux agents qui poursuivaient leur chemin. Prudemment, il décida de délivrer du placard à balais le petit être qui en avait vraiment marre. Et quand il lui ouvrit, il se rendit compte qu'il avait mordu dans le balais.

- Qu'est-ce que tu fais ?
- Mmm!
- Enlève-ca de ta bouche !
- Oh t'es jamais content Willy. C'était soit ça soit mon ventre affamé qui grognait !
- Et alors c'était bon ?
- Peut mieux faire !
- Bon, tu sors ou tu comptes t'attaquer aux serpillères ? Plaisanta le père de famille.
- J'ai pas encore testé ! Mais je préfère une bonne pizza !
- Tu l'as mérité, va commander . Attention tout de même ! Ils ne sont pas loin !
- Qui ?
- Tu as déjà oublié ! Les deux agents Mulder et Scully.
- Ah ouais, elle était comment la femelle ?
- Je t'ai déjà dit qu'on disait femme, femelle c'est réservé aux animaux.
- Elle était trop belle, ajouta la voix d'un enfant.
- Bon si on mangeait !
- Ca va Willy, j'ai le droit de me renseigner !
- De toute manière, elle risque de revenir, donc tu la verras mieux. Il est déjà tard , occupe toi de la pizza pendant que je range un peu ton bazar avant qu'elle ne rentre !

Ce drôle de personnage alla composer le numéro tandis que Brian finit son activité et que Willy alluma un vieux poste de radio où on put entendre les Beach Boys et leur chanson Surfin' USA.

Au dehors, le soleil californien brillait de tous ses feux dans un ciel sans nuage, Mulder et Scully n'en avaient pas l'habitude, ils s'arrêtèrent un moment pour déjeuner, déjeuner c'était vite dit. Ils mangèrent une glace, burent beaucoup d'eau et profitèrent de cette pause pour consulter les messages sur les téléphones. Mulder grimaça quand il lut le nom de Skinner plusieurs fois sur l'écran.

Après cette pause bienfaitrice, ils reprirent leur enquête de voisinage qui ne donna rien de fructueux. Personne n'avait vu quoi que ce soit à part un homme qui semble-t-il n'avait pas toute sa raison. Alors qu'ils revenaient vers la maison des Tanner, un chat noir s'enfuit à toute vitesse frôlant de peu Scully.

- Ah j'ai horreur de ces bestioles !
- Ce n'est qu'un chat.
- J'ai un souvenir plutôt désagréable les concernant. Je suis allergique à ces animaux.
- Tu sais Scully quand on voit le postérieur d'un chat noir, cela porte malheur ! Par contre si tu vois leur tête, c'est le contraire.
- C'est ce qui va t'arriver si tu continues avec tes superstitions idiotes.
- C'était peut-être le chat de la mère Michel! Continua son partenaire.
- Mulder !
- Ou le chat de la voisine très attentionnée, Mme Ochmonek.
- Décidément le soleil te tape trop sur la tête !
- Probable. En attendant, on piétine là, on n'a rien appris de nouveau, nada !

Scully ne lui répondit pas visiblement occupée à autre chose. Elle frottait son pantalon qui était couvert de poils marrons.

- Super, les Tanner doivent avoir aussi un chat. Monsieur Tanner devrait aspirer de temps en temps. Encore un homme qui ne rentrerait pas dans ton fameux magazine.

Alors qu'elle se frottait les vêtements, se demandant pourquoi elle n'éternuait pas, Mulder fut bousculé volontairement par une jeune femme élancée brune qui déambulait sur des rollers.

- Oups, désolée. Enfin non, hello beau brun !
- Madame.
- Mademoiselle, plutôt. C'est quoi votre petit nom ?
- Agent Mulder ! Et Scully, on n'a pas le temps de discuter avec vous ! Au revoir !

Dana passablement énervée prit son partenaire par le bras et s'éloigna de cette petite allumeuse qui comprit que cet homme était chasse gardée. Elle remit ses écouteurs sur les oreilles et retourna vers la plage à la recherche d'une nouvelle conquête.

- Et doucement Scully, on faisait connaissance !
- Tu feras ça plus tard ! De toute manière, elle était trop jeune pour toi.
- En tout cas, elle avait l'âge légal contrairement à ton aspirant !
- C'est ça, bien sur, comme tu veux.

D'un commun accord, ils allèrent s'asseoir sur le rebord du muret séparant la plage des habitations. Ils se concertèrent et prirent la décision de se rendre au restaurant où la victime travaillait avant qu'elle ne perde la vie. A l'horizon, le soleil était toujours aussi doré bronzant les personnes qui étaient allongées sur la plage inconscients de ce qui s'était passé quelques jours plus tôt !

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Re: Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

Message  mulderette le Dim 23 Mai 2010 - 22:17

The Fowley's
42, Cesarr Trich Street


- Un autre café, s'il vous plaît ?
- Oui, tout de suite, Monsieur.
- Et serveuse, ca vient ce martini, oui !
- Une minute, madame.
- Cela fait un moment que j'attends moi !

Elle commence sérieusement à me gonfler celle-là ! Elle va l'avoir son martini en pleine tête tout à l'heure ! Reste zen Leyla !

- Je sers Monsieur d'abord, après je suis à vous. Enfin façon de parler, vieille bique ! Fais un joli sourire, Leyla.

La jeune femme blonde aux yeux bleus répondant au nom de Leyla Manners alla chercher un café noir sur le comptoir où la patronne lui jeta un regard noir. Elle l'ignora et alla déposer la tasse de café à la table usée où se trouvait un homme d'une cinquante d'année. Il fixait une feuille blanche avec un stylo à la main gauche. Encore un pseudo écrivain se dit la serveuse, au moins, il était plus patient que l'autre bonne femme.

Cet homme qui était en effet scénariste en panne d'inspiration la remercia, elle abandonna sa table pour aller donner sa dose d'alcool à la femme désagréable. Ma foi, elle a pas un boulot facile pensa le scénariste ! En même temps, moi non plus ! Rien ne me vient ! Pourtant ce restaurant est sinistre à souhait et l'ambiance est tendue, pas même de la musique en fond sonore. Il y avait pourtant un juke box accolé au mur douteux mais il ne fonctionnait plus, il le savait, il avait gaspillé quelques cents dedans, s'était acharné , énervé dessus, sans résultat. Les seuls sons étaient ceux provenant de l'arrière cuisine avec des ordres lancés des patrons Fowleys ou de clientes parfaitement exécrables.


En parlant d'elle, il ne lui accorderait aucune place dans son prochain scénario, fallait-il encore que l'inspiration lui vienne ! Il abandonna le blanc de la feuille pour le noir fumant de son café. Au comptoir très très moche, comme celle qui y était accoudée, Leyla lui versait son second verre de martini quand deux personnes très bien sapés pénétrèrent dans ce lieu peu convivial, un comble pour un « restaurant ».

Mulder et Scully allèrent s'asseoir sur un vieux fauteuil pas très loin du scénariste et à une distance raisonnable de la passionnée de martini. C'est donc là que la victime travaillait, elle avait du avoir du courage de travailler dans un tel endroit malsain. Tout comme cette jeune femme débordée qui arpentait la pièce d'un bout à l'autre, très stressée, elle cassa un verre avant d'arriver sur la terrasse où des étudiants désargentés avaient commandé un simple diabolo menthe.

- Oh toutes mes excuses, s'écria cette jeune personne à Mulder et Scully. Je vais ramasser.
- T'as intérêt, Leyla ! Et dépêche-toi ! Éleva une voix féminine de derrière le comptoir. Cette voix appartenait à la patronne des lieux, une certaine Diana à l'apparence antipathique et austère.
- Oui Mme Fowley. Mille excuses. Elle obtempéra et nettoya le sol rapidement malgré la chaleur et la fatigue.
- Pardon encore une fois.
- Arrêtez de vous excuser. Il n'y a pas mort d'homme, rassura Mulder d'un sourire. Enfin si, il y a eu la mort d'une jeune femme.
- Bien Mulder, très bonne transition, je te félicite, dit Scully à son partenaire.

Parfois, il manquait de délicatesse et se révélait maladroit vis à vis des personnes à interroger. Quand elle saisit l'allusion au décès d'Alison, Leyla marqua un temps d'arrêt, pour une fois qu'elle ne pensait pas à sa collègue disparue, il fallait qu'on le lui rappelle. Elle se redressa et détailla plus précisément ces deux personnes qui lui paraissent bien trop habillés. Ils devaient faire partie de la police. Lorsqu'ils sortirent leur plaque, elle eut confirmation.

Elle changea de ton et se montra sur ses gardes.

- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Nous voudrions en apprendre un peu plus sur Alison Hazel.
- J'ai déjà dit ce que je savais. Et j'ai pas le temps de m'arrêter.
- Ca ne prendra qu'un moment, ajouta Scully.
- Un moment, c'est beaucoup. Et je risque de me faire virer si je perds un temps précieux à parler avec vous !
- Bon je vous propose un compromis, dit Mulder. On vous commande quelque chose … Leyla et vous, vous nous dites ce qu'on veut savoir, d'accord ?

Elle jeta un coup d'oeil vers le comptoir, sa patronne acariâtre était partie en cuisine.

- D'accord, posez vos questions.
- Connaissiez-vous bien Alison Hazel ?
- Non enfin oui … peut-être.
- C'est pas très claire comme réponse, remarqua Scully.
- Oui, je la connaissais en tant que collègue et non je ne la connaissais pas très bien. Elle était très réservée et discrète sur sa vie. Et puis on n'avait pas vraiment le temps de discuter si vous voyez ce que je veux dire.
- Et saviez-vous si elle avait des problèmes de santé ?
- Pas à ma connaissance, mais travailler ici n'est pas de tout repos. D'ailleurs je vais vous laisser si vous ne commandez pas.
- Ah oui pardon, un café noir pour moi... et pour Scully,
- Je prendrais un café avec un nuage de lait sans sucre.
- Vous auriez pas plus compliqué, ironisa Leyla, je suis à vous après que j'en aurais fini avec les clients en terrasse.

Pendant qu'elle se consacrait à son travail, Mulder et Scully regardèrent vers l'arrière cuisine où Diana Fowley était et elle les dévisagea se demandant pourquoi ils avaient discuté autant avec son employée. Cette grande brune au visage marqué et au physique las alla les voir directement, elle leur demanda ce qu'ils voulaient pour déranger sa serveuse. Ils lui répondirent qu'elle ne devait pas s'inquiéter car ils avaient commandé une boisson et qu'elle allait revenir aussi vite qu'elle le pouvait étant donné que Leyla n'était pas un robot. Maussade, elle allait retourner derrière son comptoir quand ils rajoutèrent la raison réelle de leur venue. Elle ne leur donna aucune information utile sur son ancienne employée. Elle dit simplement ses mots dépourvus d'humanité.

Bonne serveuse, pas assez de sourire mais plus douée que celle-ci ! Rarement absente ! Fin tragique
!

Ce fut pour le moins très court, voilà comment une personne qui avait travaillé quelques années dans cet endroit était résumé par sa patronne , c'était tragique au plus haut point. Ils ne l'asticotèrent pas davantage car les retombées seraient pour la serveuse qui revenait déjà avec les cafés. Nos agents lui demandèrent si elle était présente le jour du drame, elle l'était mais elle avait fini plus tôt qu'Alison et avait appris sa disparition le lendemain. Ils la remercièrent, elle les abandonna pour servir un autre « café » à un homme qui sentait revenir son inspiration.

Il était tard dans l'après-midi, le soleil commençait à décliner, les agents finissaient leurs cafés comme Monsieur TANNER qui entendit sa femme rentrer avec leur fille, ils devaient parler de cette journée ensoleillée certes mais stressante et frustrante pour tous les protagonistes liés à cette jeune femme qui aurait le mérite dans sa mort d'intéresser hautement quelques personnes. Sa mort paradoxalement la mettait dans la lumière des projecteurs.

A quelques rues de là, Madame Tanner s'asseyait sur le fauteuil épuisée par sa journée, Lynn alla déposer son sac d'école dans sa chambre, Willy alla embrasser sa femme, Brian regardait un épisode des Simpsons avec comme invité Leonard Nimroy

Alors que ce bon père de famille allait ouvrir la bouche, toute la famille entendit un juron du garage. Toute la petite troupe s'y précipita et constata le désordre qu'avait fait le petit être âgé ! Sur son long nez, des traces noires s'étaient ajoutées à sa couleur marron et sur son oreille droite très grande, de la poussière récupérée de l'établi vide d'outils.

- Par Melmac !!!
- Oh mon dieu, on dirait qu'une mini tornade s'est infiltrée dans notre garage, s'écria l'adolescente incrédule.
- Oui et cette tornade a un nom !
- Tu peux nous expliquer ce que tu as fait, et d'où vient tout ce noir sur toi ! Demanda Willy.
- C'est horrible Willy ! Tout est fichu ! Dit la créature en s'essuyant le nez ressemblant à celui d'un tamanoir avec sa main qui comptait quatre doigts. Je sens que je vais avoir une crise cardiaque !
- T'as pas de coeur, répliqua Brian!
- Ouais t'as raison, alors j'ai perdu un de mes estomacs!
- Il t'en reste sept alors, moi je retourne voir Homer ! Dit le petit garçon en quittant la pièce.
- Y a les Simpsons à la télé ? Pourquoi tu me l'as pas dit ! J'adore Bart !
- Bon tu arrêtes ton cinéma et tu nous dis ce qui t'arrive avant que je t'assomme ! S'impatienta Willy Tanner !
- Un de mes objets a disparu, je l'ai cherché partout et je le trouve plus.
- Il ressemblait à quoi ? Demanda Mme Tanner !
- C'est difficile pour le décrire ! Je vais vous le dessiner ! Il prit un pot de peinture noire déjà ouvert et trempa un de ses doigts dedans. Très appliqué, il posa son doigt sur l'établi en bois.
- Non … PAS là !
- Trop tard chéri !
- Ca y est j'ai fini, dit le petit être qui se lissa la mèche de poils avec évidemment la main sale, résultat, il eut un faux air du King ! Uniquement un faux air ! Car il ressemblait à tout sauf à un chanteur de rock.
- Tu te moques de nous là, un légume ?
- On dirait un navet !
- Bien joué Willy, c'est toi qui a gagné ! C'était un objet qu'on qualifie de navet ce qui a formé le mot navette ! Et je venais de le réparer.
- Admettons, j'ai pas envie de m'énerver. En quoi ce « navet » était important ?
- Il m'aurait permis de transmettre avec les gens de ma planète.
- Je croyais qu'ils étaient tous morts suite à l'explosion de celle-ci.
- Elle l'est. Mais peut-être qu'il y avait un espoir ! Dit-il l'air attristé pour une fois. Et il a disparu !
- Tu es vraiment sur que tu as regardé partout ?
- Oui Willy, en plus c'est pas un objet inoffensif, il n'y a qu'un Melmacien qui peut le toucher sans danger ! Si jamais un humain s'en empare, il perdra la vie et moi toute raison d'espérer !

A cette parole alarmante, Willy devint blanc comme un linge, Kate et Lynn se baissèrent pour chercher cet objet et l'être exceptionnel s'approcha du père de famille et d'une voix tremblante posa cette question :

Ca va pas Willy ? Eh oh, y a quelqu'un là dedans ?

mulderette
Cheveux de Scully saison 1

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Re: Sur la piste de Gordon Shumway (en cours)

Message  mulderette le Lun 31 Mai 2010 - 21:26

La nuit tomba subitement sur Los Angeles, apportant un peu de fraîcheur à cette journée particulièrement étouffante. Les agents rentrèrent au motel passablement frustrés par l'avancée de l'enquête ou plutôt la non avancée de celle-ci. Quand ils faisaient le bilan de la journée, ce n'était pas glorieux. La mort de la jeune femme restait toujours inexpliquée, et leurs interrogatoires n'avaient mené nulle part. Mulder perçut la frustration de sa partenaire, lui aussi la ressentait mais ils n'abandonneraient pas sans avoir analysé tous les éléments de l'affaire.

Dans leur chambre, ils commandèrent à dîner. Scully fut la première à terminer son repas, prit une douche et rejoignit son lit après avoir plié ses vêtements de la veille. Il ne restait plus de poils de chat dessus et au moins cela la satisfaisait. Mulder mit plus de temps à dormir, il réfléchit longuement à l'affaire dans une obscurité relative. A travers la fenêtre, les lumières de la ville s'infiltraient venant colorer de jaune et de rouge le plafond et les murs de celle-ci tel un feu de joie rougeoyant.

Une ampoule fatiguée éclairait l'intérieur du garage de Hemdale Street, un silence inhabituel régnait dans cette maison d'ordinaire plus animée. Le père de famille venait de faire le lien entre la mort de Melle Hazel et l'objet disparu d'Alf. Ce ne pouvait pas être une coincidence.

- Non, j'ai besoin de m'asseoir.
- Chéri, dis-moi ce qui ne va pas.
- Oui chéri, dis nous tout, répéta la créature qui n'avait pas compris ce qui se passait dans la tête de Willy mais il ne résistait jamais à plaisanter sur les surnoms affectueux que les humains pouvaient se donner.
- Alf c'est grave. Je crois qu'on sait maintenant de quoi est mort cette jeune personne sur la plage. Enfin moi je sais.
- Quelle mort ? Je comprends rien. Quelqu'un peut m'expliquer de quoi on parle.
- On était en train de chercher un simple objet que notre vieil ami a encore égaré et voilà que tu parles d'un fait tragique ! S'écria la maitresse de maison.
- Oui, chérie, je vais te le dire. Et tout cela ne serait pas arrivé si Monsieur Shumway alias L'étourdi ici présent faisait attention à ses affaires.
- Ouh, Willy, j'aime pas quand tu m'appelles par mon vrai nom. A plus tard Tchao !
- Où tu vas ? Reste ici, s'écria la fille Tanner. Elle bloqua le passage au petit être qui voulut passer entre les jambes de l'adolescente. Il aurait réussi si elle n'avait pas été plus rapide que lui, l'attrapant par la fourrure.
- Aie euhh ! Tu m'as fait mal.
- C'est ça oui. Assis-toi Alf et écoute ce que Papa va dire. Moi ca m'intéresse.
- Pfff! J'ai rien fait moi !
- Je n'en suis pas sur, répliqua Willy Tanner. Bon je vous fais le résumé, lundi, une femme est morte sur la plage qui se trouve à quelques mètres de notre maison. Et aujourd'hui, on a eu la visite de deux agents du FBI qui enquêtent sur ce fait. Apparemment, elle serait morte d'une crise cardiaque mais on ne sait pas vraiment la raison. Maintenant, on sait, et cela a un lien avec l'objet qu'a perdu Alf.
- Attends deux minutes là, que j'assimile. Tu as vu des agents du FBI et pourquoi ils sont venus juste chez nous. On n'avait rien à se reprocher !
- C'est grâce à notre chère voisine ! Elle les a mis sur notre piste.
- Donc Alf serait responsable de la mort de cette femme.
- Je peux dire un mot? Dit Alf levant le doigt.
- Non, j'ai pas fini, s'énerva Willy.
- Mais comment l'objet a -t-il pu atterrir sur la plage ? Qui a pu le prendre et l'abandonner sur la plage ?

Tous les regards se convergèrent vers un seul endroit, celui où était assis Alf.

- C'est pire que dans les interrogatoires qu'on voit à la télé.
- Alors Alf ?
- Ah, j'ai enfin le droit de parler. Et bien si c'est moi que vous accusez, vous vous trompez.
- Ne mens pas !
- Je ne mens pas. Je ne suis pas sorti de la maison ce jour-là.
- J'ai du mal à te croire, répliqua Willy. Tu es déjà sorti de la maison alors qu'on te l'avait interdit.
- Oui c'est vrai mais pas cette fois.
- Si ce n'est pas toi, qui cela peut-être ? Demanda Kate.
- J'en sais rien, moi ! C'est peut-être cet imbécile d'animal qui a voulu se venger de moi.
- Lucky ? Tu es en train d'accuser le chat. Tu nous les auras toutes faites.
- Pourquoi pas lui ! En tout cas, j'y suis pour rien.
- Bon Chéri, Alf me semble sincère. Et après on n'a aucune preuve que ce soit lui.
- Ca marche dans les deux sens, on n'a pas de preuve de l'inverse.
- Ce qui prime c'est de protéger Alf de toute manière.
- Hum, oui et qu'est ce qu'on va dire aux agents s'ils reviennent t'interroger.
- Je leur dirais la vérité.
- C'est-à-dire ?
- Je n'ai rien vu d'exceptionnel ce Lundi. Ce qui est vrai.
- Merci soupira la créature.
- Ne me remercie pas, Alf. Je ne fais ce qui est juste.
- Je peux aller voir Brian ?
- Non, ce soir tu vas dormir ici à l'abri des regards indiscrets. Et on va tous aller dormir.
Mais j'ai peur dans le noir !
- Mon oeil Alf, dit Willy.
- Quoi ton oeil ? Tu veux que je le regarde ? Demanda-t-il.
- C'est désespérant ! Arrête de dire n'importe quoi. Tu es capable de te repérer dans le noir sans aucune lumière.
- J'aurais essayé. Je peux avoir au moins quelque chose pour dormir même les prisonniers ont droit à un lit.
- Bien sur, je vais te chercher ça.

La famille Tanner donna le nécessaire à ce petit être âgé pour qu'il passe la nuit de manière confortable. Les filles quittèrent le garage un peu tristes de le laisser ici, Willy un peu moins car il savait qu'ici, personne ne pourrait le voir. Il n'y avait qu'une seule fenêtre en hauteur, ce qui limitait l'intrusion d'un être humain et les regards curieux des voisins Ochmonek toujours à l'affut.

- Bonne nuit Alf .
- Bonne nuit, Cruella.
- N'en fais pas trop quand même ! Tu sais que c'est pour ton bien. A demain.
- Si je suis encore en vie !

Le père de famille eut un sourire devant le jeu d'acteur comique de cet être dont la vie était menacée. Ils devaient le cacher jusqu'à ce que ces agents repartent dans leur contrée. La peur qu'il soit découvert un jour le tenaillait, néanmoins il ne le faisait pas voir et referma la porte doucement sous les faux ronflements d'Alf se moquant des parents Tanner. Il avait beau avoir 230 ans comme il leur avait dit, parfois il se comportait comme un adolescent qui apportait beaucoup d'ennuis à leur famille, cependant il avait aussi apporté énormément de joie et d'affection et cela était plus important que toute dispute ou ennuis provoqués involontairement.

Cette nuit-là, toute la famille Tanner eut du mal à s'endormir, surtout les parents qui réfléchissaient à l'affaire et aux conséquences. Il était minuit passé quand ils plongèrent tous dans un profond sommeil. Tous ? Non ! Un être apparemment endormi se leva, grimpa inconsciemment sur l'établi et ouvrit cette fenêtre unique qui donnait sur l'extérieur. Cette solution n'avait pas été envisagée par le père de famille, la créature extraterrestre souffrait d'insomnies et dans la moiteur de la nuit californienne, il se dirigea vers la plage les bras devant lui, inconscient du danger qui rodait autour de lui.

En effet dans le salon d'une maison voisine, un certain Mr Ochmonek une bière à moitié vide à la main droite veillait devant son poste de télévision quand il entendit des pas, il regarda à travers la fenêtre et vit une forme bipède curieuse passer, il courut chercher son téléphone portable pour filmer cet être entraperçu à la lumière des lampadaires. Et si sa femme avait toujours eu raison ! Non non, il avait du boire un peu trop. Il resta immobile ne sachant quoi penser, dans le doute, s'il hallucinait, il le verrait demain sur son téléphone après sa nuit de sommeil. Ayant bu quelques bières, il tomba comme une masse dans son lit gênant sa femme qui faisait un joli rêve.


Le Lendemain matin :

L'agent Dana Scully alla rejoindre le Dr Noisette pour l'autopsie de Melle Hazel tandis que Mulder se rendit de très bonne heure à la maison des Tanner pour interroger la femme de Willy Tanner. A peine eut-il le temps de sortir de sa voiture, qu'un homme déjà rencontré vint l'aborder très agité, son téléphone portable dressé en l'air. Oh non pas encore ce charmant mari ! Il pouvait pas rester au lit comme tout le monde ! Pouvait-il l'éviter ? Mulder regarda dans toutes les directions et ne trouva aucun échappatoire. Trevor Ochmonek les yeux mi-ouverts et la tête défraichie fonça sur lui sous le regard hagard de sa femme.

- Eh, Monsieur l'agent ! MONSIEUR ….
- Mulder, Fox Mulder, informa Fox.
- Il faut que .. je vous ... montre quelque chose !
- Qu'est-ce que vous voulez me montrer, Monsieur Ochmonek ? Je dois aller voir Mme Tanner. Je n'ai pas beaucoup de temps.
- Justement. C'est … Ils … Enfin, hier …
- Quoi ? Prenez un moment pour vous calmer.
- Oui …. Tenez,... regar...dez !

Mulder, la tête penchée, vit alors ce que ce voisin très fouineur avait filmé. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il fut surpris par les images.


A l'autre bout de la ville, Dana Scully arrivait à la morgue où reposait le corps de la victime. Le Dr Noisette, une femme brune très jolie, portant des lunettes, l'accueillit de manière spontanée mais elle avait visiblement mal dormi. La veille, elle avait souffert de nausées. Néanmoins en grande professionnelle qu'elle était, elle était venue travailler. Les deux femmes ayant échangé une poignée de main, revêtirent une blouse blanche et tout ce qu'il fallait pour ce genre d'examen. Elles se penchèrent sur le corps de cette femme. Au moment où elle prit les mains de la victime pour montrer les marques étranges sur celles-ci à Scully, elle fut prise d'une nausée incontrôlée et très douloureuse qui la força à se réfugier dans les toilettes. Abandonnant le corps, Scully alla prendre des nouvelles du Docteur à travers la porte.

- Est-ce que tout va bien ? Dr Noisette, vous m'entendez ? Docteur....

mulderette
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