Et la nuit fut....

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Et la nuit fut....

Message  mulderette le Mar 30 Mar 2010 - 11:49

Et la nuit fut ….

Ce jour-là, Mulder avait craqué dans les bras de Scully, sa douleur était insupportable. Sa mère avait mis fin à ses jours, cela avait été si soudain et l'avait frappé de plein fouet. Il ne pouvait pas accepter qu'elle se soit suicidée. Cela demeurait inconcevable. Sa peine était si immense quand Scully lui avait annoncé la nouvelle. Elle ne lui avait jamais rien dit sur sa maladie et ne s'était pas confiée à son propre fils, le seul enfant qui lui restait. Il avait voulu tout foutre en l'air, sa colère avait devancé sa peine. Comme toujours, sa partenaire avait été présente pour l'apaiser avec des mots le ramenant à sa peine. Enfoui dans les bras de Scully, il avait laissé éclater son chagrin! La perte de sa mère était une souffrance beaucoup trop grande aprés avoir vainement espéré que Samantha était en vie.

En l'espace d'une journée, la noirceur de tous les drames subis avait envahi son existence. Sa famille était décimée à jamais et en ce moment même, il se demandait si la vie valait la peine d'être vécue. Il ne voyait pas la lumière au bout du tunnel, tant d'épreuves pour découvrir la vérité, tant de mensonges sur son passé. Puis dans ce moment d'infinie tristesse, il sentit la chaleur émanant de Scully, cette douce chaleur d'une amie, non bien plus que ça de la seule femme qui comptait dans ce monde de fou. Il n'avait pas le droit de penser à cesser de vivre, pour elle, après tout ce qu'elle avait enduré avec lui, pour lui au cours de sept dernières années. L'étreinte de ces deux personnes se prolongea un moment jusqu'à Scully prenne la parole lui conseillant fermement de l'accompagner dehors. L'appartement de Mulder lui semblait beaucoup trop renfermé pour lui, l'air lui ferait du bien. Il acquiesça sans broncher, le ton déterminé de Scully ne lui laissait pas le choix. Prenant leurs manteaux, ils quittèrent le territoire d'un homme désemparé par le malheur qui avait frappé à nouveau sa famille.

Dehors, Alexandria était étonnamment calme comme si la ville s'était mis au diapason de la souffrance d'un de ses habitants, les personnes qui y demeuraient n'avaient pas fini leur journée de travail. Excepté quelques bruits de voiture, ce calme apparent arrangeait les quelques personnes qui se promenaient sur le bord du Potomac dont nos deux agents. Ils marchaient l'un à côté de l'autre silencieux, mais d'un même pas, Scully lui tenait le bras et Mulder appréciait ce geste d'affection. Autour d'eux, seulement quelques étudiants faisaient leur jogging suivant ce fleuve qui rendait cette ville plus humaine. Sans un mot, Scully et Mulder allèrent s'asseoir sur un des bancs qui trônaient au milieu de ce coin arboré. L'air frais de ce mois d'automne fit frissonner nos deux agents qui se rapprochèrent inconsciemment. Ils ne disaient rien, Scully savait qu'il était inutile d'en dire davantage, seule sa présence aux coté de Mulder lui était suffisant. Son partenaire et elle observaient le soleil descendre sur le Potomac, prés du Capitole. L'astre solaire achevait sa course se colorant de rouge et d'orange. Ses rayons éclairaient d'une lumière réconfortante le visage marqué de Mulder. Ce fut lui qui rompit le silence de ce moment.

- Je n'arrive pas .. Je ne comprends pas qu'elle ait fait ça !
- Mulder, je sais que c'est difficile à accepter, j'ai aussi connu ces drames mais tu aurais préféré voir ta mère s'éteindre dans d'atroces souffrances, d'assister à sa déchéance au jour le jour. Tout en disant ces mots, elle posa sa main sur celle de son partenaire;
- Je n'ai plus personne, cela a commencé avec ma soeur, puis mon père et maintenant ma … mère.
- Je suis vraiment désolée Mulder. Mais tu n'es pas seul, je suis là, ne l'oublie pas !

Alors, il détourna son regard noisette du soleil couchant et scruta Scully. Dans ses yeux bleus, il voyait la détresse de sa partenaire. Elle éprouvait de la douleur pour lui, elle ressentait tout ce qu'il pouvait ressentir aprés ce drame. Il se rendit compte que ses derniers mots avaient été maladroits.

- Pardonne-moi Scully, je n'aurais pas du dire ça, ajouta-t-il en lui prenant la main.
- Ce n'est rien Mulder, je comprends. Tu sais que je serais toujours là pour toi!
- Oui, je le sais.

Les yeux rougis par les larmes, il fixa à nouveau son regard sur le paysage urbain qui avait enfilé son manteau de nuit, le soleil avait déserté le ciel laissant la place aux étoiles qui brillaient au firmament, la température ambiante avait baissé de quelques degrés, Scully eut des frissons et Mulder sentit la fraicheur s'emparer d'eux. D'un commun accord, ils abandonnèrent le vieux banc et empruntèrent le chemin du retour sous les lumières des lampadaires de la ville. Ils étaient à mi-parcours quand une jeune étudiante française en dessin qui écoutait de la musique rock heurta Scully. Elle atterrit dans l'eau froide du Potomac. Mulder déséquilibré vint la rejoindre quelques secondes après.

- Oh, excusez-moi! Vous allez bien, dit l'étudiante atterrée. Elle voulut les aider à remonter sur la rive mais entrainés comme ils étaient, Mulder et Scully ne mirent pas longtemps à regagner le bord.
- Scully ca va ? ! Mais c'est pas vraiiii ! S'écria Mulder en colère ! Vous pouvez pas faire attention ! En d'autres circonstances, il en aurait rit mais là ce n'était vraiment pas le jour.
- Mulder, calme-toi, ca va très bien, on est juste un peu mouillés, ne vous en faites pas, dit-elle à l'étudiante.
- Encore désolée, ajouta-t-elle. Elle ne savait plus où se mettre;
- C'est bon, le mal est fait. Pfff!
- Rhoo Mulder ! T'exagères ! Reprenez votre course ! On a connu pire, lui sourit Scully. L'étudiante rassurée, disparut dans la nuit comme elle était venue.
- On est bien comme ça, ronchonna Mulder trempé de la tête aux pieds.
- Je te signale que je suis aussi mouilée.
- Il ne pouvait pas faire attention !
- Allez, c'est rien! Rentrons !
- Oui, dépêchons-nous ! … Je ne voudrais pas que tu attrapes froid à cause de moi. Scully.
- Ce n'est pas de ta faute! Et on devrait vite rentrer se changer au lieu de râler.

Mulder s'aperçut qu'il avait eu une réaction excessive envers la jeune étudiante. Scully avait raison, il ne réagissait pas comme ça d'habitude. Mais il était déjà trop tard pour faire marche arrière, elle avait filé rapidement reprenant sa vie stressante d'étudiante. Ils n'avaient pas mis beaucoup de temps à rejoindre l'immeuble où se trouvait l'appartement de Mulder. Pendant le trajet, il avait réfléchi à la situation et il en voyait le coté positif : Scully ne rentrerait pas tout de suite chez elle, et là il n'avait pas le courage de rester tout seul ce soir-là. Sa présence était essentielle et il espérait qu'elle resterait avec lui pour le soutenir dans ce moment difficile qui survenait dans sa vie.

Quand ils pénétrèrent dans l'ascenseur, ils croisèrent un vieil homme renfermé qui les dévisageait se demandant pourquoi ces jeunes gens étaient trempés. Mulder et Scully avaient juste envie de se changer au plus vite, ignorant le regard insistant de cet homme. Lorsqu'ils sortirent de l'ascenseur, ils entendirent le vieil homme dire Les jeunes gens d'aujourd'hui ont des moeurs bizarres ! La porte se referma sur lui, Mulder s'empressa d'ouvrir la porte de son appartement tandis que Scully sourit malgré elle au mot final prononcé. Bizarre ! Il savait pas à quel point ca sonnait juste pour les décrire.

- Qu'est ce qu'il y a Scully ?
- Rien, Mulder.
- Tu n'as qu'à prendre la douche la première. Je peux attendre. Pendant ce temps-là, je vais chercher des vêtements secs.
- D'accord, à tout de suite.

Elle alla dans la salle de bain plutôt spartiate de son partenaire. Quittant ses habits mouillés, elle pénétra dans la douche et savoura l'eau chaude qui coulait sur sa peau. La journée avait été mouvementée et la douche chaude lui faisait un bien fou !
De l'autre côté de l'appartement, Mulder fouilla dans son armoire à la recherche d'un vieux pantalon de jogging, il en trouva un ainsi qu'un tee-shirt des Knicks. Dans son désordre habituel, il repéra une de ses chemises et chercha un vieux pyjama. Mais il n'en avait qu'un et il était avec le linge sale. Il alla frapper à la porte de la salle de bain.

- Scully, je n'ai rien d'autre qu'une chemise. Ça ira ?
- Oui, c'est très bien. T'en fais pas !
- Tu n'es pas contrariante, Scully.
- Jamais, Mulder.
- Je te les pose sur le meuble. Et tu te sers pour les serviettes.
- Oui, j'ai fini de toute façon. Tu vas pouvoir y aller.

Une fois séchée, elle ramassa ses affaires et les mit à sécher sur le porte serviette. En attendant, il s'était débarrassé de ses vêtements et était torse nu. Il était en train de nourrir ses poissons rouges ,il avait le regard perdu, plongé dans de sombres pensées.

- Ca y est, tu peux y aller, dit Scully en rentrant dans le salon. Mulder...

Visiblement, il était ailleurs, présent dans la pièce mais absent par la pensée.

- Mulder, je crois que tes poissons ont assez à manger!
- Quoi?
- Regarde ce que tu fais.
- Et merde! S'écria Mulder. Il enleva le trop plein de nourriture de l'aquarium.
- Comme quoi, être étourdi cela arrive à tout le monde, non ?

A cette parole amusante, il se retourna et vit Scully avec sa chemise. La voir ainsi, le troubla quelque peu. IL n'avait pas l'habitude de la voir dans une tenue aussi légère quoique, quand il l'avait retrouvée dans un vaisseau en plein Antartique, elle était nue comme un vers. Et elle l'avait vu aussi nu quand il avait perdu les pédales. Le fait qu'il soit torse nu ne la dérangea pas le moins du monde En ce qui le concerne, il en fut autrement.. Il resta un moment, se contentant de la regarder. Elle était vraiment magnifique, naturelle, et loin de toutes ces femmes artificielles qui peuplaient le monde. Devant le regard insistant de Mulder sur sa personne, elle se sentit gênée et enchaina rapidement sur un Je vais nous préparer un café !
A l'image d'une étoile filante, elle quitta le salon pour la cuisine. Quant à Mulder, il essaya de reprendre ses esprits et alla prendre sa douche. Un quart d'heure après, il fit son apparition dans la cuisine, une serviette enroulée autour de sa taille, les cheveux hirsutes. Scully était assise tranquillement , deux tasses posées sur la table.

--Tu te sens mieux, la questionna-t-elle, baissant la tête.
- Oui, un peu mieux.
- J'espère que t'aimes le café fort.
- Oui pourquoi ?
- Je n'ai pas trouvé le lait.
- Si j'en ai! Dans le placard en bas à coté des pâtes.
- J'aurais pas trouvé. C'est tout toi !

Ils prirent leur café et puis allèrent s'asseoir sur le fauteuil.

- Scully, tu peux rester là cette nuit avec moi.
- Oui bien sur va te coucher, je dormirais sur le canapé;

Au même moment, ils se levèrent du canapé, Scully se prenant les pieds dans le tapis, atterrit dans les bras de Mulder. Ils échangèrent alors un regard qui en dit long sur leur envie. Et la nuit pour Mulder et Scully fut.... Mais ceci est une autre histoire !

mulderette
Cheveux de Scully saison 1

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